Togo First

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En 2019, les ressources publiques consacrées au secteur de l'éducation s’élevaient à 174 milliards FCFA. Sur les 15 dernières années, elles ont connu une augmentation de 620% (ces dépenses étaient de 25 milliards FCFA en 2005).

Le gros de ces ressources, sur la période, a été dévolu au recrutement (on note une hausse globale de 48% entre 2005 et 2019 des effectifs du personnel éducatif, couplée d'une amélioration du traitement du personnel enseignant, qui est passé de 51 milliards à 163 milliards, soit un accroissement de 317 %).

Dans la foulée, le pays s'est doté de plus de 20 000 salles de classes, selon les informations, et a rehaussé le niveau de vie des professeurs de l'enseignement supérieur (dont les salaires, ont ainsi doublé entre 2012 et 2019, passant de 205 539 FCFA à 518 352 FCFA, pour un assistant délégué).

Des engagements du pouvoir public globalement confirmés par des observateurs extérieurs, notamment sur les débuts de la décennie. Ainsi, si le pays a un des meilleurs taux d’achèvement au cours primaire dans la sous-région, selon les statistiques de la Banque mondiale, « L’éducation représente pour le gouvernement togolais un secteur prioritaire comme l’atteste la hauteur de l’enveloppe budgétaire publique. » selon l'Unicef (dans son Rapport d’état du système éducatif togolais, en date de septembre 2014).

En effet, « en 2011, le financement public pour l’éducation s’élevait à 73,4 milliards de FCFA, soit 27,6 % des dépenses courantes de l’État hors dette, ou encore 4,3 % du PIB ». Des d’engagements qui correspondent « à des niveaux bien au-dessus de ceux observés dans des pays à niveau de revenu par tête comparable ». 

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Au Togo, les Universités publiques de Lomé et Kara disposent désormais d’une solution d’acquisition à grande échelle d’ouvrages et de documents.

Les ministères en charge des innovations technologiques et de l’enseignement supérieur ont mis en marche mardi, un ‘Expresso Book Machine’ (EBM), un système automatisé d’impression à la demande, capable d’imprimer un livre y compris sa couverture en quelques minutes.

Merveille technologique conçue aux USA et composée d’une plateforme de production et d’une interface numérique qui permet d’imprimer à partir d’un fichier PDF, l’EBM peut ainsi imprimer des livres allant jusqu’à 800 pages en 12 min maximum. Elle est exclusivement destinée aux étudiants et aux enseignants des deux universités publiques du Togo, confrontés régulièrement à un souci de disponibilité d’ouvrages et surtout de renouvellement continu de la bibliothèque universitaire.

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La communauté estudiantine pourra désormais acheter n’importe lequel des plus de 7 millions de livres référencés et disponible via la plateforme, au tiers du coût de fabrication initial par la maison d’édition mère.

« L’inauguration de cet outil technologique s’inscrit dans la même logique que les initiatives gouvernementales déjà mises en œuvre dans le système éducatif et universitaire (déploiement du très haut débit internet sur les campus universitaires de Lomé et de Kara, environnement numérique de travail dans les lycées scientifiques du Togo ou encore projet d’implantation d’un campus technologique) afin de mieux outiller la jeunesse togolaise face aux défis de la révolution numérique et des standards internationaux », affirme le ministre en charge du numérique, Cina Lawson.

Le Togo devient par ailleurs le seul pays d’Afrique de l’Ouest et le 3ème sur le continent, après l’Afrique du Sud et l’Egypte, à disposer de l’EBM.  

Octave A. Bruce

 

Le Togo vient de lancer sur la décennie 2020-2030, une initiative pour mieux canaliser les efforts des Racines et des Diasporas Africaines visant à promouvoir l’essor de l’Afrique: "la Décennie des Racines et des Diasporas Africaines" .

Avant-gardiste dans la proposition de projets visant à renforcer la contribution des diasporas africaines à l’essor du continent, le Togo, via son patron de la diplomatie Robert Dussey, a saisi la tribune du 33è Sommet de l’UA pour lancer cette nouvelle initiative.

Le projet qui a recueilli d’ores et déjà l’adhésion d’un certain nombre de pays, se propose de mettre en place une plateforme de préparation et de promotion des projets, des initiatives et événements portant sur les racines et les diasporas africaines.

« À travers ce cadre innovant de coopération entre pays africains, il s'agit de mieux impliquer les africains de l'extérieur et de renforcer les liens entre les afro-descendants, les communautés de racines africaines, les diasporas et leur continent, "terre mère", l'Afrique ».

L'objectif est de faire des diasporas africaines des acteurs stratégiques du développement de l'Afrique, indique un communiqué de l'UA parvenu à Togo First.

Un consensus s’est dégagé au sein de l’UA sur la mise en place d’un comité de haut niveau pour préparer le contenu et les conditions de mise en œuvre de cette plateforme panafricaine, souligne la même source.

Un  appel à projets ouvert à tous les pays africains est prévu pour le recensement, l’étude et la sélection de projets pouvant être inscrits dans l'Agenda continental de la Décennie des Racines et des Diasporas africaines.

 En rappel, le Togo prépare le premier « Forum Économique des Diasporas Africaines », avec pour ambition de faire de « Lomé, la capitale des racines et des diasporas africaines ».

Séna Akoda

Plus connue en matière pénale, l’instruction est désormais de règle au Togo en matière commerciale également. C’est l’une des innovations majeures de la loi adoptée le 7 janvier dernier, modifiant celle de décembre 2018 qui a institué les juridictions commerciales.

Toute nouvelle affaire portée devant le tribunal de commerce fera l’objet d’une instruction préparatoire. Cette étape permettra au juge et aux parties de « convenir d’un cadre de déroulement du procès », commente un magistrat affecté au tribunal de commerce. Notamment, de régler certaines questions à savoir les questions de compétence, de preuves et de s’accorder sur un planning des différentes phases du procès au regard de la complexité de l’affaire.

Dans le cadre de l’instruction de l’affaire dont il est saisi, le juge commercial doit, précise-t-on, « tenter de concilier les parties et en cas d’échec, leur suggérer le recours aux autres modes alternatifs de règlement des différends que sont la médiation et l’arbitrage tels que prévu dans la loi de 2018 ».

Notons que cette phase d’instruction contribuera à un règlement rapide des différends commerciaux.

Séna Akoda

Face au problème crucial d’emploi et d’employabilité des jeunes, le gouvernement togolais a mis en place divers mécanismes d’accompagnement des jeunes à l’auto-emploi et promu des programmes d’insertion à l’emploi.

Selon les documents officiels, les dépenses budgétaires consacrées à l’employabilité des jeunes, qui plafonnaient à 5 milliards FCFA en moyenne de 2013 à 2014, ont connu une hausse évaluée au triple en 2018.

En 2018, ces dépenses sont en effet cumulées en moyenne à près de 15 milliards FCFA. Au titre du volontariat national coordonné par l’Agence Nationale de Volontariat au Togo (ANVT), 30 000 volontaires ont été mobilisés dont 30% de femmes. Parmi eux, 16 000 sont Volontaires d’Engagement Citoyen (VEC).

Dans sa mise en œuvre, le projet d’opportunités d’Emploi pour les Jeunes Vulnérables (EJV) a permis de mobiliser 8 000 jeunes. Dans le même registre, THIMO (Travaux A Haute Intensité de Main-d’œuvre) a créé 250 000 emplois temporaires pour les jeunes et les femmes. Le PAEIJ-SP (Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs), lancé en 2017 pour promouvoir les emplois selon l’approche chaîne de valeurs), a créé 125 000 emplois directs et indirects.

Les jeunes bénéficiaires des formations et mécanismes de financement mis en place ont aussi créé un peu plus de 200 000 emplois directs et indirects.

« La position du Nigeria sur l'ECO est que les critères de convergence n'ont pas été remplis par la majorité des pays. », c’est pourquoi, Abuja demande « une prolongation du délai pour le lancement de la monnaie unique ». Cette récente déclaration la Présidence nigériane, marque un nouvel épisode dans le projet de monnaie unique de l’espace communautaire ouest africain, tel qu’impulsé en fin d’année dernière par les présidents Ouattara et Macron à Abidjan.

En effet, si le processus d’instauration de la monnaie commune était dans l’incertitude, depuis la récente volte-face des pays anglophones, menés par le Nigéria (qui représente à lui seul 70% du PIB de la Cedeao), la nouvelle annonce constitue un nouveau coup de frein à la monnaie qui, selon les prévisions, devait être lancée en juillet 2020.

On se rappellera ainsi que les pays anglophones de la sous-région ont critiqué l’initiative d’Abidjan, comme n’étant « pas conforme aux décisions de l'Autorité des chefs d'État et de gouvernement de la CEDEAO pour l'adoption de l'Eco comme nom d'une monnaie unique indépendante de la CEDEAO ». (Zainab Ahmed, ministre des finances du Nigeria).

Notons qu’outre les challenges liés aux critères de convergence (que seul le Togo respecterait, à l’heure actuelle) et aux données macro-économiques, des experts n’excluent pas, en toile de fonds de grippages dans la machine, des questions de leadership et de rivalité internes, particulièrement entre le géant d’Afrique de l’Ouest et la Côte d’Ivoire.

Quoi qu’il en soit, le mouvement de convergence monétaire, amorcé il y a quelque 30 ans déjà, semble encore avoir du chemin à parcourir, en attendant d’autres développements.

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L'incubateur Nunya Lab, tient son deuxième Mercredi Talk de l'année, une rencontre d’échanges avec les entrepreneurs et acteurs de l’écosystème togolais, demain mercredi 12 Février 2020. Pour cette occasion, l’orateur convié est Yiva K. Badohu, président du conseil d’administration du Mécanisme incitatif de financement agricole, fondé sur le partage de risques (Mifa S.A.).

Ce grand patron (incidemment PDG de Togo Food S.A., ancien administrateur délégué de SOCOPHARM, et ancien SG du Cercle des Dirigeants d'Entreprises, entre autres), va entretenir les participants sur la « Création et Audace de Création d’Entreprise », à la Maison des Jeunes d’Amadahomé.

La rencontre devrait notamment discuter avec les jeunes porteurs de projets, des difficultés liées à la création d’entreprise en général et donc les défis que connaissent les startups.

Rappelons qu’en janvier dernier, le Talk s’était centré sur les opportunités du Plan national de développement pour les jeunes, avec Kanka Malick Natchaba, ministre-délégué, conseiller du Président de la république, coordonnateur de la Cellule Présidentielle d’Exécution  et de Suivi (CPES) des projets.

Encore quelques heures pour s’inscrire à ce rendez-vous d’échanges. S’inscrire ici

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Alors qu’il avait été élu en Avril 2017 comme président de l’Association des Sociétés de Zone Franche (ASOZOF), Kossi Dahoue Adodo vient d’être reconduit à sa tête, pour cinq ans. La décision émane de la dernière AG élective de cette organisation patronale, qui réunit les chefs d’entreprises agréés au statut de Zone Franche du Togo. 

Petit changement cependant, à l’issue de ces assises qui se sont tenues en fin de semaine dernière : celui qui est également patron de la société de plastiques NOSITO Sarl, est désormais à la tête d’un Conseil d’administration de 9 membres, en remplacement de l’ancien Bureau exécutif. 

Notons que l’association, membre du Conseil National du Patronat (CNP-TOGO) depuis 2011, compte à ce jour une soixantaine d’entreprises (actives notamment dans des domaines comme la plasturgie, l’habillement et confection, l’agro-alimentaire, l’industrie mécanique, la métallurgie, le bois ou les produits pharmaceutiques). 

En tant que pourvoyeur d’emplois, c’est aussi un partenaire de l’Etat. En ce sens, elle confirme sa volonté de contribuer à la mise en œuvre du PND 2018-2022 : « L’ASOZOF accompagnera le gouvernement dans la mise en œuvre de ce programme », souligne à cet effet le président reconduit, « afin de tirer le meilleur profit en continuant de créer encore plus d’emplois dans le pays en faveur de la jeunesse ».

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L’artisanat togolais a bénéficié de 2011 à 2019, des investissements cumulés à 9 milliards FCFA pour amorcer son essor et contribuer à la création d’emplois et de richesses.

Fin 2019, il a été dénombré 11 300 projets financés via différents mécanismes et 10 500 jeunes artisans accompagnés. Sur la période, 25 000 artisans sur 60 000 enregistrés comme tels, ont eu droit à des formations, en ligne avec le développement et la professionnalisation de leur art.

La création de centres ressources en artisanat a été également un axe important de la politique gouvernementale dans le secteur. Près de 950 millions FCFA ont été injectés dans ces centres avec pour vocation de doter les artisans de plus de moyens dans l’exercice de leur art.

Les autres chantiers ouverts pour améliorer le vécu des artisans tournent autour de la couverture assurance-maladie pour plus de 100 000 artisans et leurs ayant-droits à l’horizon 2022, selon les prévisions gouvernementales et l’organisation du  premier Marché International de l’Artisanat (Miato). L’évènement vise à  « promouvoir de véritables entreprises artisanales et renforcer l’attrait touristique du Togo ».

Séna Akoda

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« Le Gabon a beaucoup à apprendre du Togo en matière de promotion du climat des affaires et des investissements… » a déclaré Sayid Abeloko, nouvel ambassadeur du Gabon au Togo, au Bénin et au Ghana, lors d’une rencontre avec la communauté gabonaise au Togo.

L’expérience togolaise a de quoi servir de modèle pour le diplomate dont le pays se perd au bas du classement mondial (169è), après avoir gagné seulement 0,5 point en matière de facilitation des affaires par rapport à son classement en 2019. Il totalisait ainsi 45 points.

De fait, à la lumière du rapport DB 2020, le Togo a validé 5 indicateurs à savoir, raccordement à l’électricité, création d’entreprises, obtention de prêts, permis de construire, transfert de propriété. Il devient du coup, le 3è Top Reformer au monde et le 1er en Afrique.

Le Togo qui est en pleine phase de transformation structurelle de son économie à travers son Plan National de Développement (PND 2018-2022), passe ainsi du 137è rang un an plus tôt à la 97è place mondiale. Le pays qui pointait à la 156è place mondiale réalise ainsi une percée de 59 places en seulement deux ans.

Depuis 2018, notons que pour la mise en œuvre du PND dont le financement repose aux 2/3 sur la contribution du secteur privé (près de 3 000 milliards FCFA), les autorités togolaises multiplient des business forums, et promeuvent sans discontinuer, le Togo comme la destination privilégiée des affaires en Afrique.

Séna Akoda

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