Pour ce qui est des performances éducatives, de 2015 à 2018, le taux d’achèvement de l’école primaire est passé de 83 % à 89%. De tels résultats font du Togo le pays avec les meilleurs taux dans l’espace Uemoa, selon les statistiques de la Banque mondiale. Le Togo vient devant la Cote d'Ivoire (71,6%, données de 2017), le Burkina Faso (65%), le Sénégal (57%), et le Mali (49,6%, données de 2017). En 2015 déjà, le Togo culminait dans l’espace communautaire avec 83%, devant le Bénin (81%), le Burkina Faso (62 %), la Cote d'Ivoire (60%), le Sénégal (59,66%), et le Mali (50%).
A titre d’illustration, un taux d’achèvement de 100% ou proche de 100%, montre que l’ensemble ou la plupart des enfants ont achevé leur cours primaire. Et ce au moment où ils atteignent 3 à 5 ans de plus que l’âge officiel d’admission en dernière année de ce niveau d’enseignement.
A l'inverse, un faible taux d’achèvement, montre la faible admission ou une entrée tardive dans un niveau d’éducation donné, un niveau important d’abandons, de redoublements, un achèvement tardif ou une combinaison de ces facteurs.
Rappelons par ailleurs que, sur la décennie (de 2008 en 2018), le taux brut de scolarisation dans l'enseignement primaire est passé de 98% à 126,8%, selon les récentes informations du gouvernement togolais. Le pays recense ainsi plus de 155 000 enfants au préscolaire en 2018, contre un peu plus de 86 000 en 2013, en hausse annuelle moyenne de 12%.
Les relativement bonnes performances du pays, vis à vis de ses voisins de l'espace communautaire, sont portées entre autres par les récentes initiatives dans le secteur éducatif (notamment les Cantines scolaires), et qui visaient à augmenter la présence et l’assiduité des jeunes élèves à l’école, ainsi qu’à améliorer la scolarisation dans son ensemble.
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Du haut de ses 35 ans et ses neuf ans d’expériences effectives dans la gestion d’entreprise agricole, Yao Toyo, est un ingénieur agroéconomiste de formation, mais ce ne sont pas les casquettes qui lui manquent.
Actuellement 2ème Adjoint au maire de la Commune Ogou 1, Vice-Président du Conseil Interprofessionnel de la filière Soja du Togo (filière qui est un des plus grosses pourvoyeuses d’emplois dans le domaine agricole en 2019), il est aussi et surtout entrepreneur et patron de la Jonction de Croissance Agricole au Togo (JCAT), fondée en 2011. La société représente aujourd’hui près de la moitié des exportations dans le secteur du soja bio.
En presque dix ans de vie, l’entreprise a attiré l’attention de nombreux partenaires, comme le PAEIJ-SP, centré sur les agripreneurs, qui les appuie dans leur expansion.
« Après ma formation en agriculture à l'université de Lomé, j'ai travaillé dans une ONG de la place où je donnais des formations aux agriculteurs. Au fil de ce parcours, j'ai constaté qu'il y a un besoin sur le terrain, celui de marchés pour nos producteurs. »
Après une rapide étude de marché, le choix de Toyo se portera sur le Soja, de plus en plus prisé sur le marché mondial. « Nous avons commencé avec 500 producteurs sur 500 ha », confie-t-il.
A ses débuts, JCAT était concentré sur le Soja conventionnel, c’est face aux retours du marché, que le nouveau « filon » du bio va s’imposer comme une évidence.
La Jonction va ainsi recruter des techniciens agricoles, et se renforcer en ce qui concerne la maitrise les normes des techniques biologiques de l'Union européenne.
Mais avec les difficultés de financement, seul 30% de ce qui a été produit a pu être exporté. Des débuts bien difficiles.

PAEIJ-SP, un partenaire à 1 milliard FCFA
Toyo rencontre le PAEIJ-SP en 2017, qui, après une étude de terrain, a sélectionné sa Jonction comme entreprise structurante.
La magie opère : La société passe ainsi d’un financement entre 100 millions à 150 millions FCFA en 2017, à 400 millions en 2018, puis 600 millions en 2019. Pour la campagne en cours, JCAT bénéficie d’une enveloppe de 1 milliard FCFA, pour la collecte de Soja auprès des producteurs.
Son chiffre d’affaire, en trois ans, est passé de 235 millions FCFA à 3 milliards. Il se situerait actuellement autour de 6 milliards de francs CFA.
Sur cette période, « Nous sommes passés de 2 000 tonnes à 15 000 tonnes en 3 ans grâce au PAEIJ-SP et le nombre de producteurs est passé de 1000 à plus de 10 000 ». Dans la foulée, la société a pu considérablement augmenter sa capacité de collecte, en vue d’exporter vers l’Europe, où JCAT exporte principalement vers la France, et livre quatre gros clients dans l’industrie.
Le nombre d’emplois permanents est passé de 8 à 49 (Techniciens et équipe administrative compris), en plus des jeunes chargeurs, présents presqu’en permanence au magasin, et qui sont au nombre de 50 ; et d’une cinquantaine de femmes qui aident au nettoyage du soja (le défi est d’avoir un taux d’impureté inférieur à 1%).
Plus globalement, l’ensemble des acteurs intervenant dans la production du soja biologique est passé de 800 à 4 542 personnes. La jonction travaille avec 142 villages dans la région des plateaux, et 6000 exploitants agricoles organisés en 402 coopératives, et aide les petits producteurs à obtenir du crédit auprès des microfinances.
Un magasin de 6000 tonnes en construction

« A ce stade, nous avons le défi de mécaniser la pratique agricole. Nous sommes dans une chaîne de valeurs assez sensible à la main d’œuvre. » Souligne-t-il.
Le principal défit de ce nouveau roi du soja bio togolais, est la formalisation et la structuration d’un cluster, rassemblant l’ensemble des acteurs avec qui il travaille, dans une logique de partenariat, pour un « partage de risques et de bénéfices ».
Enfin, pour répondre au défi du stockage, à un moment où la société passe à l’échelle, un plus grand magasin est en construction (JCAT utilisait jusqu’à alors un magasin de 3 000 tonnes de capacité, loué à l’usine textile de Datcha). La nouvelle infrastructure, visitée par Faure Gnassingbé en janvier dernier, a une capacité de 6000 tonnes. « Le prochain cap, sera de passer soi-même à la transformation. » Précise Toyo.
Au Total, en 2019, le Togo était classé 1er exportateur ouest africain et 5ème en Afrique de soja bio avec 22 000 tonnes. Globalement, les entreprises appuyées par le PAEIJ-SP ont contribué avec 13 863 tonnes, soit 63%.
Ayi Renaud Dossavi
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Que s'est-il passé dans le secteur agricole au Togo en 2019?
CimMetalgroup, le groupe dirigé par l’homme d’affaires burkinabè Inoussa Kanazoé, pourrait injecter environ 100 milliards FCFA (152,4 millions €), dans les secteurs du ciment et du fer togolais. Un accord aurait ainsi été signé avec les autorités togolaises, en fin de mois dernier, pour implanter dans le pays un complexe industriel, rapporte Jeune Afrique.
Le groupe Burkinabè aurait été autorisé à financer des unités de fabrication de fer et de ciment au Togo.
Si aucun détail officiel n’a encore filtré de la part des deux parties, une telle transaction, si elle se concrétisait, constituerait pour le secteur une importante facilitée, inscrite, incidemment, dans la perspective du Plan national de Développement (PND) et son ambition de développer des pôles industriels dans le pays.
Ces quelques 100 milliards FCFA viendraient grossir le portefeuille des investissements extérieurs engrangés par le Togo depuis ces derniers mois, dont, notablement, les investissements massifs de plus de 2 milliards $, du milliardaire nigérian Dangote.
Ce dernier a pour sa part, jeté son dévolu sur le secteur de la cimenterie, ainsi que la transformation du phosphate en engrais.
Ayi Renaud Dossavi
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Très bas en 2005, le taux d’accès à l’eau potable au Togo a connu une hausse sensible au cours des 14 dernières années, soutenue par les nombreux chantiers ouverts et les nombreux programmes mis en œuvre.
De 21% en milieu rural en 2015, le taux d’accès à l’eau potable a enregistré un bond pour se situer autour de 69% en 2019. Cette progression, visiblement la plus forte sur la période, est la résultante des programmes de réalisation ou de réhabilitation de forages mis en œuvre.
Selon le bilan dressé par le Ministère de l’Eau, de l’Equipement Rural et de l’Hydraulique Villageoise (MEERHV), 3 200 forages ont été réhabilités sur la période tandis que ce sont 5 000 nouveaux forages qui ont été réalisés.
La même tendance d’amélioration de l’accès à l’eau est observée, à quelques détails près en milieu semi-urbain où de 23% en 2005, le taux d’accès à l’eau a enregistré un bond de 26% pour se stabiliser à 49% en 2019. Un résultat porté par la réalisation de 221 mini-adductions d’eau.
Le milieu urbain, dont près du 1/3 de la population avait accès en 2005 à l’eau potable a aussi bénéficié de la bonne dynamique. Sous l’effet d’importants investissements, le nombre d’agences de la Togolaise des Eaux (TDE) dans les villes togolaises est passé du simple (23 agences) à plus du double (53 agences).
Dans la même veine, une baisse de 25% a été notée sur le coût du branchement simple au réseau d’eau potable en milieu urbain. Celui-ci passe de 100 000 à 75 000 FCFA et contribue à booster les branchements d’eau en zone urbaine.
Ces actions cumulées ont permis de booster à 55% le taux d’accès à l’eau potable. Un taux qui était de 30% en 2005, soit une progression de 25% en 14 ans.
Avec le concours des partenaires techniques et financiers et des partenaires en développement, notamment la Banque Mondiale, l’UE, l’AFD, la BOAD, la BAD et la Chine, de nouveaux chantiers sont annoncés cette année, avec pour objectif final de démocratiser l’accès à l’eau au Togo.
Séna Akoda
Faure Gnassingbé, le Président togolais a lancé ce lundi 03 février, à Blitta, localité située dans la région Centrale, à 262 Km de Lomé, les travaux de construction d’une centrale photovoltaïque de 30 MW, extensible à 50 MW.
D’un coût total estimé à 35 millions $, financé partiellement par le Fonds d’Abu Dhabi pour le Développement et la BOAD, la mise en place ainsi que l’exploitation de l’infrastructure énergétique sont confiées à l’Emirati AMEA Power. C’est sa filiale locale AMEA Togo Solar qui sera le bras opérationnel dans ce projet.
« Nous sommes ravis de contribuer à la stratégie nationale d’électrification et à la réalisation du Plan National de Développement, en développant le premier projet solaire à grande échelle dans le pays », a affirmé Hussain Al Nowais, Président du Conseil d’administration de la société dubaïote.
La centrale devrait être opérationnelle d’ici Juin, après une première phase de travaux qui installera sa capacité à 30MW. Une seconde phase dont le terme est projeté à Octobre, permettra de porter sa capacité définitive à 50 MW. L’infrastructure sera gérée par AMEA Togo Solar, dans le cadre d’une concession de 25 ans, période au bout de laquelle elle sera transférée à l’Etat via la CEET, entreprise chargée de la distribution de l'énergie au Togo.
Pour information, AMEA Power, dans sa stratégie d’expansion, est en discussion avec plusieurs autres pays dans la sous-région, notamment le Mali, le Burkina Faso et le Niger, pour des projets similaires.
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Au Togo, les PME/PMI ont globalement besoin de 1000 milliards FCFA en termes d’investissements, selon les estimations d’une dernière étude, dans le cadre de la mise en place d'un fonds d'investissement destiné aux PME/PMI.
Plus encore, selon les informations fournies par ces travaux commandités par la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT), avec l’appui de la délégation européenne, les PME/PMI représentent à peu près 4000 entreprises sur le territoire togolais, pour un chiffre d’affaire cumulé de 500 milliards FCFA par an, soit quelques 16% du chiffre d'affaire global.
Néanmoins, ces entreprises, principalement des société unipersonnelles, n’emploient, à ce jour, que 2,7% des effectifs au Togo.
C’est en vue d’appuyer les PME/PMI, et par là même stimuler la création d’emplois, que la CCIT, veut mettre en place un fonds de garantie et d’investissement (un modèle mixte pour le moins fort peu commun dans le domaine).
En consultation avec le secteur privé
Les résultats des premières études ont fait l’objet, ce lundi 3 février 2020, d’une consultation avec les acteurs économiques et publics (entrepreneurs, investisseurs, banquiers et représentants de fonds d’investissements, élus locaux, et autres acteurs du développement).
Ainsi, selon l’étude, menée par Béatrice Clotilde Jauffrineau, experte française en appui à la CCIT, si les fonds d'investissement ou de garantie sont assez peu nombreux au Togo (notamment les nationaux FAIEJ, ANPGF et MIFA), le pays a tout de même de bons points qui plaident de son côté.
Notamment, selon l’experte, la tendance à la hausse de la création d’entreprises, l’existence d'un conseil national du crédit, mais aussi et surtout, l’amélioration soutenue du climat des affaires, et d’autres mesures encourageantes de la part de l’autorité publique, comme l’octroi des 25% de parts de marchés public aux PME portées par des jeunes et des femmes. De quoi stimuler l’appétit de possibles investisseurs, en dépit d’un milieu plutôt méfiant, vis-à-vis de la conjoncture économique.
Vers la création d’un Mifa, version Industrie et Commerce ?
Du reste, si la rencontre a permis de prendre le pouls et les compléments des acteurs de l'économie présents ; au niveau de la CCIT, on n’exclut déjà pas, à terme, la création d’un Mécanisme incitatif de financement des entreprises industrielles et commerçante industrie et économique, inspiré du Mifa. Un possible MIFEIC, tel que proposé par Germain Meba, président de la CCIT, qui dirigeait ces échanges.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la contribution des recettes fiscales et douanières au budget national a presque quadruplé depuis 2005, sur fond d’une nette amélioration depuis la fusion des deux principales régies financières de l’Etat.
Globalement, depuis 2005 où elles se situaient autour de 162 milliards FCFA, ces ressources domestiques ont performé en moyenne chaque année de 10%, pour atteindre 624 milliards FCFA fin 2019. Le Togo est ainsi resté le seul Etat de l’Uemoa à atteindre un taux de pression fiscale (ratio recettes fiscales sur le PIB) supérieur à 20%, selon une analyse réalisée par la BCEAO.

Plus de 200 milliards de recettes de plus qu’aux débuts de l’OTR
Les mesures mises en œuvre par l’OTR pour renforcer le recouvrement ont payé, rapportant gros à l’Etat. Si avant 2014, les impôts, taxes, et droits de douanes combinées peinaient à décoller, ils ont franchi régulièrement la barre des 500 milliards FCFA dès 2015, pour atteindre un premier pic l’année d’après, avant d’établir un record absolu l’an dernier. En effet 624 milliards FCFA sont entrés dans les caisses de l’Etat. C’est plus de 200 milliards FCFA de plus qu’il y a 5 ans.

Ces résultats, le Togo les doit aux réformes engagées depuis 2014 où l’OTR est devenu opérationnel et une conjoncture économique relativement propice, sauf la période couvrant le second semestre 2017 et le premier trimestre 2018. Les baisses observées sur ces périodes sont surtout tributaires des manifestations sociopolitiques qui ont émaillé le pays.
La Banque africaine de développement (BAD) vient de publier ses dernières prévisions économiques pour le continent. En ce qui concerne le Togo, l’institution panafricaine est globalement optimiste, et identifie notamment le secteur agricole comme moteur d’une croissance estimée à 5,3% pour cette nouvelle année.
En effet, « les perspectives économiques sont encourageantes, avec une croissance qui devrait atteindre 5,3 % en 2020 et 5,5 % en 2021 », selon le rapport. De plus, le mouvement positif devrait être impulsé « grâce aux bonnes performances de l'agriculture et à une gestion monétaire saine. »
Dans cette dynamique, le taux d'endettement devrait être inférieur à 70 % du PIB pour cette année, avec un budget moyen d’un déficit de 2,1 % du PIB, et un déficit des comptes courants à 5,2 % du PIB en 2020 et 5 % en 2021.
Du reste, l’institution dirigée par l’ancien ministre nigérian de l’agriculture Adesina Akinwumi, salue les investissements publics qui ont « contribué à l'amélioration des infrastructures de base et des connexions routières et énergétiques », ainsi que la tenue, l'an dernier, des élections législatives et locales (les premières depuis plus de 30 ans).
A contrecourant, si le contexte politique constitue un des points d’incertitude pour le pays, la BAD ne manque pas de pointer du doigt les faibles niveaux de financement du secteur agricole (« inférieur à une moyenne de 0,5 % des prêts intérieurs, même si l'agriculture emploie le plus grand nombre de personnes »), dans une économie qui a grand besoin de s’industrialiser (ce point, incidemment, constitue un des principaux enjeux du Plan national développement, promu par l'actuel président Faure Gnassingbé).
Du reste, le besoin d'augmenter les crédits aux secteurs porteurs (comme l'agro-industrie) est aussi soulignée par le gouvernement togolais, notamment le ministère des finances, qui, en fin d’année passée, en faisait un des chantiers de 2020.
Pour ce qui est de la BAD, elle indique le levier fiscal (augmenter les recettes), comme un important outil.
Dans ce contexte, soulignent les experts de la BAD, « L'augmentation du financement bancaire pour les secteurs porteurs de croissance nécessite un dialogue systématique avec les acteurs publics et privés. »
Ayi Renaud Dossavi
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Dans le cadre de la mise en œuvre prochaine de l’assurance-maladie pour les artisans, l’Institut National d’Assurance-Maladie (INAM) a lancé une grande opération d’enrôlement des artisans, en cours dans le Grand Lomé jusqu’au 07 février prochain.
Pour s’enregistrer, les concernés devraient se rendre dans les bureaux des mairies du Grand Lomé, au Centre Communautaire de Bè, au Centre Communautaire de Tokoin, aux bureaux des préfectures de Golfe et d’Agoè-Nyivé.
Ils doivent se munir de l'un des documents suivants: une carte nationale d’identité, une carte professionnelle, une carte d’électeur, un permis de conduire, une attestation de fin d’apprentissage, un acte de naissance ou une carte de membre de syndicat.
L’extension de l’INAM aux artisans a été actée en mai 2019. A son lancement, il a été annoncé la couverture maladie au profit de 100 000 artisans, d’ici 3 ans.
Le projet « s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de protection sociale en santé » mise en place par les pouvoirs publics. Il vise à augmenter le taux de couverture santé, estimé aujourd’hui à près de 5% de la population togolaise, selon l'INAM.
Séna Akoda
La Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) travaille à mettre en place un fonds d’investissement et de garantie en faveur des PME/PMI. En ce sens, cette institution bénéficie de l’appui technique de l’Union Européenne (UE).
Elle a commandité une étude de faisabilité de ce projet. Dans la même lignée, il est prévu ce lundi 03 février, une rencontre des acteurs concernés par le financement des PME/PMI, pouvant être impliqués dans la gestion de ce fonds d’investissement et de garantie.
Notons que déjà, pour faciliter l’exécution des marchés publics aux PME/PMI, la CCIT a mis en place un mécanisme de garantie en leur faveur. Comme le souligne l’institution dirigée par Germain Mèba, ce dispositif permettra « aux opérateurs économiques en difficulté, de réaliser des marchés publics ».
Il est doté de 100 millions FCFA déposés dans des banques de la place et offre la possibilité aux PME/PMI dont le montant des projets n’est pas très élevé, d’ «aller vers les banques locales et se faire financer ».
Séna Akoda