Togo First

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Un plan opérationnel destiné à mobiliser des investissements en faveur des filières agricoles bios est initié par le ministère de l’Agriculture, de la Production Agricole et Halieutique (MAPAH), indique un communiqué. Ce plan va être adossé à une stratégie nationale en cours d’élaboration pour le développement de ces filières, identifiées comme offrant des opportunités d’investissements.

A cet effet, une rencontre est prévue ce vendredi 31 janvier 2020 dans l'enceinte du MAPAH avec les acteurs qui interviennent  dans ces filières. A savoir les acteurs directs, les fournisseurs de biens et services, les structures publiques d’accompagnement et les partenaires au développement.

Cette réunion devrait s’inscrire dans la logique de faciliter à leur profit, l’accompagnement du Mécanisme Incitatif de Financement Agricole fondé sur le partage des risques (MIFA).

Notons qu’au Togo, le soja bio s’attribue une place de choix parmi les filières ciblées, grâce aux entreprises comme la JCAT et Agrokom, deux success stories du Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs (PAEIJ-SP).

Séna Akoda

C'est le nouveau pari du Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI), six ans après son lancement. Deux nouveaux produits ont été lancés le 16 janvier dernier à Blitta, centre du Togo, par le Président Faure Gnassingbé. 

Objectif, indiquent les autorités locales concernées : « poursuivre la politique sociale en faveur des couches défavorisées et surtout vulnérables ».  

"Kiffe Nkodédé" 

Kiffe, « Kit de Financement Formation et Entreprenariat », la première des deux nouveautés, s’adresse aux jeunes apprentis en formation dans les centres de formation technique reconnus par l’Etat, selon Mazamesso Assih, la Secrétaire d’Etat auprès de la Présidence de la République en charge de l’Inclusion Financière et du Secteur Informel. Ainsi, ils pourront se faire accorder un crédit de 400 000 FCFA pour financer leur formation, puis leur installation professionnelle, indique-t-on.

Quant à « Nkodédé », ce sont les bénéficiaires des produits standard du FNFI, en fin de cycles, devenus entrepreneurs prospères, et souhaitant renforcer et accroître leurs activités afin de les passer à échelle, qui sont ciblés.

A travers ce produit, le FNFI permet à ses bénéficiaires d’obtenir un financement plus consistant auprès d’Orabank. Le montant du crédit pourrait atteindre jusqu’à 5 000 000 FCFA, apprend-on.

Cheville ouvrière de l’explosion du taux d’inclusion financière

Avec un portefeuille de 87 milliards FCFA de crédits distribués à plus d’1 million de bénéficiaires en 6 ans, l’institution est devenue la cheville ouvrière de l’explosion du taux d’inclusion financière au Togo. En effet, selon la banque mondiale, la proportion de Togolais adultes (âgés de plus de 15 ans) ayant accès à des institutions financières est passée de 10% en 2011 à 45,3% fin 2018, soit un peu moins de la moitié de la population adulte. Une hausse de 44%, faisant du Togo, l’une des économies les mieux inclusives financièrement parmi les pays d’Afrique Subsaharienne à faible revenu.

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Plus précisément, selon un récent rapport de la BCEAO, au Togo, le taux de bancarisation élargi, qui prend en compte, outre les utilisateurs des services de microfinance, la population adulte détenant un compte dans les banques, les services postaux, les caisses nationales d’épargne et le Trésor, est devenu, en quelques années, le plus élevé dans l’Uemoa. Il avoisinerait en 2018 85,4%, loin devant le Bénin (68,7%), le Sénégal (51,9%) et le Burkina (41,3%). Des performances qui se sont nettement améliorées l’année dernière, au regard des nouvelles statistiques du FNFI.

Pour la seule année 2019, 35 812 nouveaux bénéficiaires ont rejoint le navire, et plus de 32 000 crédits ont été renouvelés.  Au total, plus d’un million de bénéficiaires, pour plus de 1 500 000 crédits ont été mis en place, à des taux réduits au profit de citoyens exclus du système financier mais porteurs de projets dans les différents secteurs de la vie économique.

Dans une récente interview, Mazamesso Assih, s’est également félicitée du taux de remboursement de près de 95% (100% dans certaines zones) enregistrés. 

Fiacre E. Kakpo

Selon la Bceao, à fin juin 2019, le Togo représentait seulement 3,06% des émissions, en termes de transaction par monnaie électronique au sein de l’Uemoa (Union économique et monétaire ouest africaine). Pour un ensemble de transactions établies dans l’Union, respectivement à 156,12 milliards francs CFA au premier trimestre (en hausse annuelle de 29,50%), et à 143,58 milliards de francs CFA au deuxième trimestre.

Si, en proportion, le pays vient tout de même devant la Guinée-Bissau (0,99% des émissions) et le Niger (0,54%), il vient juste derrière son voisin le Bénin (3,07% des envois) et le Sénégal (3,95%). De son côté, le Burkina Faso et le Mali totalisent respectivement 11,66% et 15,14% des émissions de fonds électroniques au sein de l’espace communautaire. 

L’un dans l’autre, c’est la côte d’Ivoire qui tire le train de la monnaie électronique au sein de la Zone, avec plus de 61% des émissions, notamment vers le Burkina-Faso et le Mali.

Ayi Renaud Dossavi

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Implantée dans la localité d’Anié (à 200 km au nord de Lomé), la coopérative les Femmes vaillantes d’Anié, fondée en 2007, a vu au fil des années sa production de riz étuvé s’améliorer en quantité et qualité, surtout avec l’appui du Projet de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPPAO). Ce groupement de 12 femmes, a fait l’objet d’un zoom, sur le Blog de la Banque mondiale.

Cette organisation qui produit « un riz étuvé de qualité supérieure », a été dotée, par le PPAAO, non seulement de formations aux techniques pour améliorer leur production, mais également d’une étuveuse.

« Avant on faisait de l’étuvage en versant directement du riz non décortiqué dans une marmite remplie d’eau, ce qui occasionnait beaucoup de pertes et de résidus », explique Ebiro Kadokalih, présidente de l’association. « Mais aujourd’hui, nous avons une vraie étuveuse qui nous permet d’avoir un riz sans brisure et plus propre. »

Ces outils leur ont permis de presque tripler  leur rendement, produisant actuellement 800 kilos de riz étuvé par semaine, apprend-on. Leur production fait aujourd’hui l’objet d’une commercialisation, sous le label Riz étuvé de la Coopérative femmes vaillantes d'Anié. De plus, informe la Banque, « Grâce aux bénéfices tirés de l’augmentation de son volume de ventes, la coopérative a acquis un domaine de deux hectares dans le hameau de Sevia, à une dizaine de kilomètres d’Anié. ». Leur objectif, continuer à augmenter les rendements.

Notons que le Projet pour la productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO), financé à hauteur de 32,8 millions $ par la Banque mondiale, est inscrit dans le Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire (PNIASA), qui vise à accroitre la productivité des exploitations agricoles de la sous-région. Au Togo, le PPAAO, qui a déjà appuyé 10 coopératives d’étuvage de riz gérées par des femmes, revendique un impact direct sur plus de 227 000 Togolaises.

Ayi Renaud Dossavi

Lire ici l’article complet sur le Blog de la Banque

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Confortée par la progression du Togo sur l’indicateur « raccordement à l’électricité » dans le Doing Business 2020, la CEET tient ce mardi 28 janvier à Lomé, une rencontre d’échanges avec ses principaux partenaires  notamment le patronat du Togo. Les discussions tournent en général autour du Doing Business 2020, notamment des performances du Togo, en tant que 97è mondial, 3è Top reformer mondial et 1er en Afrique.

Mais plus spécifiquement, sur l’indicateur  « Raccordement à l’électricité », il est rappelé que le pays qui était 105è un an plus tôt avec 70 points, a grappillé quelques places pour occuper le 99è rang mondial avec une note de 72,6 points ; soit une marge de progression de 2,6 points.

Cette évolution est portée par la réduction de 50% du coût du raccordement, la réduction à moins de 30 jours du délai de raccordement et la réduction à 89 heures du temps de coupures sur toute l’année qui compte 8 700 heures. Soit une performance de 99% en matière de qualité du réseau.

Les réformes en cours pour permettre au Togo de maintenir le cap sur cet indicateur ont également été rappelées. Entre autres, la mise en ligne de la demande de raccordement et des initiatives prises dans le cadre de la satisfaction des clients.

Les échanges de ce jour ont également permis d’apprécier la contribution du secteur énergétique à la réalisation du Plan National de Développement (PND 2018-2022) et à la productivité des agropoles, entre autres.

Séna Akoda

Le trafic conteneurisé au Port de Lomé vient de battre son propre record d’il y a un an. Si avec des performances se chiffrant à un peu moins d’1,4 millions d’Equivalents Vingt Pieds (EVP) enregistrées en 2018, la plateforme portuaire de Lomé s'adjugeait le statut de leader en Afrique de l’Ouest et du Centre, elle fait encore mieux en 2019, avec un trafic conteneurs qui franchit la barre d’1, 5 millions d’EVP. Dans le même temps, le trafic de marchandises est passé de 22,117 millions tonnes à 22, 610 millions tonnes.

Le Contre-Amiral Fogan Adegnon, directeur général du Port de Lomé a fait ces annonces, lors de la cérémonie inaugurale des Journées Portes Ouvertes de la Société d’Exploitation du Guichet Unique du Commerce Extérieur (SEGUCE) ce mardi 28 janvier 2020.

Ces performances enregistrées sont, selon le N°1 du Port de Lomé, portées par le Guichet Unique du Commerce Extérieur. Entre autres avantages, cet outil centralise en un seul point d’entrée, toutes les informations et toutes les formalités liées au commerce extérieur. Avec pour effet induit, de réduire les délais et les coûts des formalités en lien avec le commerce extérieur.

Depuis 2017, le Port de Lomé était crédité d’une série de notations positives qui le portaient au top du classement des plateformes portuaires en Afrique, suscitant l’intérêt de grands projets d’investissements.

A l’instar d’Ammar Kanaan, nouveau patron de Lomé Container Terminal (LCT) qui annonce un plan d’investissements de 500 millions d’euros (328 milliards FCFA) au Port de Lomé avec pour objectif de porter à 4 millions par an le trafic conteneurisé qu’il enregistre.

Notons que les journées portes ouvertes favoriseront des interactions et des échanges avec le public sur ce que fait concrètement la SEGUCE-TOGO, selon Olivier Lederer, son directeur général. Elles se poursuivront jusqu’au samedi 1er février prochain.

Séna Akoda

Le Français Hydrimpex, spécialisé dans la conception, la fabrication et la fourniture des équipements pour l’Alimentation en Eau Potable (AEP) et le domaine Pétro-gazier, étend ses activités au Togo.

Avec un premier bureau ouvert à Lomé au cours du dernier trimestre 2019, le pays est ainsi son premier point d’entrée dans la zone UEMOA et une ouverture stratégique sur l’ensemble du continent Africain.

Avec le même état d’esprit, La PME française sera très prochainement active dans la distribution des équipements d'adduction d'eau potable, du branchement, des forages, du pompage, de l’irrigation et de l’assainissement. 

Les produits labellisés HYDRIMPEX seront disponibles auprès du négoce local et des structures spécialisées telles qu’HYDRAFRIQUE

S’il vient pour les affaires,  Hydrimpex veut également mettre l’accent, dans son intervention, sur sa responsabilité sociétale.

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En effet, selon le Franco-togolais Pascal Ayayi Creppy, actuellement Directeur-Export et cheville ouvrière de la stratégie Afrique du groupe, « en matière de RSE, nous avons visité en décembre une école de Gbenyedji pour les connaître et comprendre leurs fonctionnements. Le patron de cette école est ouvert à collaborer avec nous et Hydrimpex aussi. Nous souhaitons aussi offrir un forage dans les agropoles de la Kozah ».

Et pour ce qui est des ambitions d’Hydrimpex en Afrique, « Aujourd'hui le Togo, demain le Bénin, puis toute l'espace UEMOA », souligne le Franco-togolais.

Ayi Renaud Dossavi

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Ecobank, le groupe bancaire panafricain basé à Lomé, a annoncé hier le lancement d’une sandbox, un mécanisme de sécurité informatique, qui permettra aux partenaires et aux Fintechs du continent d’accéder à son interface de programmation d'applications (API), pour le développement de solutions dans les 33 pays africains où elle opère.

L’initiative vise à promouvoir le E-Banking au niveau continental, et fait suite à la nomination, il y a quelques mois en 2019, par Ecobank, de Djiba Diallo en tant que conseillère senior en Fintech du groupe.

Pour Ade Ayeyemi, PDG du groupe, cette sandbox « est une indication supplémentaire qu'Ecobank croit fermement que la banque numérique est l'avenir, et que l'avenir c'est maintenant. D'où notre engagement à faire entrer l'Afrique dans la nouvelle ère de la Banque. » Pour le conseiller principal en Fintech du Groupe, cet outil « créera une grande voie de collaboration entre Ecobank et les Fintechs, et leur donnera la possibilité d'innover davantage tout en développant la capacité d’un écosystème Fintech plus large sur le continent ».

Notons que 5 fintechs africaines ont été présélectionnées pour la phase pilote : InTouch (Sénégal), Flutterwave (Nigeria), Africa's Talking (Kenya), Callme2Work (Kenya), et Esicia Ltd (Rwanda).

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, il s’est ouvert hier lundi 27 janvier 2020, une formation en agribusiness dénommée « Camp du futur Togo 2020 »,  à l’intention de plus de 20 000 jeunes et femmes, simultanément sur 13 sites à travers tout le territoire : Dans les préfectures du Golfe, Agoè, Vo, Notsè, Agou, Atakpamè, Sokodé, Sotouboua, Kara, Bassar, Niamtougou, Mango et Dapaong. Dans la préfecture du Golfe, par exemple, ils sont plus de 1 400 (1 426 jeunes et femmes, représentant 146 coopératives), à être formés.

Cette session de formation de 10 jours, officiellement lancée dans la ville de Dapaong  (621 km au Nord de Lomé) par Noel Koutéra Bataka, ministre de l’agriculture,  de la production animale et halieutique, va renforcer les participants avec les outils modernes de gestion, pour un pilotage de leurs entreprises agricoles.

Notons que cette extension du projet  « Camp du futur » à l'ensemble du territoire, est un passage à l’échelle, après la première expérience pilote de Kpélé-Adéta, en fin 2019, où plus de 1000 agripreneurs ont été formés.

Plus largement, ces acteurs en formation couvrent les filières maïs, soda, manioc, poisson, volailles, petits ruminants, porcines, fruits et légumes.

R.E.D

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Jusqu’au 31 janvier 2020, les entreprises qui manquent à leurs obligations de paiement des impôts et taxes douaniers devront se mettre en règle avec l’Office Togolais des Recettes (OTR). C’est ce qu’indique un communiqué de l’institution en charge de la mobilisation des recettes fiscales et douanières.

Passé ce délai, menace l’institution, une liste des reliquataires (les contribuables non à jour au cordon douanier) sera publiée sur son site web. www.otr.tg.

En accord avec les dispositions de l’article 10 du Livre des Procédures Fiscales, les opérateurs concernés ne pourront plus enlever leurs marchandises lors de leurs opérations d’importation au cordon douanier. A moins de présenter l’original de leur attestation de non créance fiscale. Selon ce texte, « une retenue de 15% de la valeur en douanes sera opérée sur chacune de leurs importations, conformément à la loi ».

Fin avril 2019, l'OTR informait les opérateurs économiques de la publication du répertoire des entreprises fiscalement à jour. Il encourageait ceux qui n’étaient pas en règle au cordon douanier, à se mettre aux normes.

Séna Akoda

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