L'université de Lomé (UL) vient de mettre en place une commission ad hoc pour la recherche de traitements efficaces contre le nouveau coronavirus (Covid-19).
Biologistes, microbiologistes, infectiologues, virologues, pharmaciens, pharmacologues, juristes, économistes, sociologues, psychologues et anthropologues, vont se mettre en ordre de bataille pour trouver, dans de brefs délais, une solution sanitaire à l'épidémie.
Plus précisément, il s'agira pour eux de "découvrir les différentes molécules déjà isolées dans les divers laboratoires au cours de leurs travaux, les tester sur le virus du Covid-19 pour en isoler certains principes actifs, et en collaboration avec la médecine traditionnelle, commencer à faire déjà des essais cliniques", a déclaré le président de l’Université de Lomé, Prof Dodzi KOKOROKO.
Comme pistes de traitement, on évoque notamment la combinaison Chloroquine-Azithromycine du Professeur Didier Raoult, le phytomedicament Apivirine, un anti-rétroviral qui a fait ses preuves au Burkina Faso et la médicine traditionnelle togolaise.
Pour conduire à bon port les recherches, l’UL compte doter la commission d’un soutien financier de quarante millions (40.000.000) de francs CFA.
Elle pourra d’ailleurs s’appuyer sur les laboratoires et équipements de pointe du Centre d’Excellence Régional sur les Sciences Aviaires (CERSA) et du Laboratoire de microbiologie et de contrôle de qualité des denrées alimentaires (LAMICODA) de l’ESTEBA.
Les travaux de cet organe de riposte seront dirigés par le Directeur national de la recherche scientifique, Professeur Kouami KOKOU.
Au 1er avril 2020, elle faisait deux victimes, toutes ayant des antécédents sanitaires. Sur les 36 cas testés positifs, 10 ont guéri. Aucun détail n'a été donné sur le traitement administré à ces derniers.
Les plateformes de dépotage habituelles, à savoir le Terminal, LCT (Lomé Container Terminal) et le Centre de dépotage du Port Autonome de Lomé (PAL) ne serviront plus, « jusqu’à nouvel ordre », de plateformes de dépotage de conteneurs.
La mesure, indique une note d’information signée par le Contre-Amiral Fogan Adegnon, N°1 du PAL, consultée par Togo First, s’inscrit en droite ligne des efforts que déploie Lomé, pour limiter les risques de propagation de la pandémie du covid-19.
De fait, depuis le 20 mars et pendant un mois, tout rassemblement de plus de 100 personnes est interdit en territoire togolais. Désormais, les opérateurs économiques visés par la mesure devraient choisir des sites adéquats en ville pour leurs opérations de dépotage. Fogan Adegnon invite les « partenaires concernés à prendre des dispositions réglementaires" à cet effet.
Séna Akoda
La Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) lance une enquête sur l’impact de la crise sanitaire liée au coronavirus sur les activités des entreprises togolaises.
Elle invite jusqu’au 17 avril prochain, les opérateurs économiques à remplir un questionnaire, à cet effet. L’enquête permettra de connaître l’impact économique réel de la crise sanitaire liée au coronavirus sur les activités économiques.
Les opérateurs économiques fourniront des informations sur leur chiffre d’affaires au 2è semestre 2019 et de janvier à février 2020. L’idée, est de vérifier s’il est en hausse, stable ou en baisse. S’il est en baisse, dans quelle proportion?
L'enquête révèlera également la nature des difficultés auxquelles les entreprises ont été confrontées dans l’exercice de leurs activités. En termes d’approvisionnement, de baisse des ventes, d’accès au financement, de transport des marchandises, d’accès aux informations d’ordre sanitaire et autres.
Outre les mesures que les opérateurs économiques envisageraient pour réduire au minimum l'impact de la crise sanitaire (licenciements, chômage technique ou autres) sur leurs activités, ils feront connaître leurs attentes vis-à-vis du gouvernement.
Séna Akoda
Le groupe Togocom vient d’annoncer la gratuité de toutes les opérations de transfert d’argent opérées via T-Money (le service dédié de Togo Cellulaire, accessible via *145#, et lancé depuis 2016).
L’objectif, apprend-on, est de faciliter la vie aux usagers, dans un contexte où les populations sont invitées à réduire au minimum les contacts physiques, pour cause d’épidémie de Coronavirus.
Plus en détail, les opérations désormais gratuites sont le transfert d’argent de compte à compte, le dépôt d’argent, les achats de crédits de communication ou de forfait internet, ainsi que les paiements des factures ou des courses.
Dans la même logique réduction des contacts physiques pour limiter la propagation du virus, la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) privilégie également les moyens de paiement digitalisés, tout comme Ecobank Togo, qui appelle ses clients à plus se tourner vers les GAB.
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Le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF), vient de mettre en place au bénéfice des acteurs du marché financier de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA), un guide pour l’émission d’obligations vertes ("Green, social and Sustainable Bonds") dans l’espace communautaire.
L’outil, établi en partenariat avec le Groupe de la Banque mondiale, veut aider à promouvoir l’utilisation des marchés de capitaux dans le financement de projets répondant aux besoins environnementaux, sociaux et aux impératifs de développement durable dans la sous-région.
Il s’agit également d’élargir l'écosystème d'investissement, de favoriser le développement du marché des "obligations vertes" dans la zone UMOA, et d’attirer de nouveaux émetteurs régionaux et des investisseurs nationaux et internationaux sur ce segment.
Le Guide, apprend-on, s'appuie principalement sur les principes édictés par l'Association internationale des Marchés des capitaux (ICMA), l'un des deux référentiels de finance durable dans le monde. Tout ceci en prenant en considération les spécificités du marché financier régional.
Ayi Renaud Dossavi
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L'Aéroport de Lomé annonce le renforcement des mesures, en réponses à la pandémie de Codiv-19. Ainsi, aucun passager n’est autorisé à débarquer au Togo pour les deux prochaines semaines. Cette restriction, qui s’applique également aux ressortissants togolais venant de l’extérieur, vise notamment à éviter la saturation de l’unique centre d’accueil de la plateforme aéroportuaire.
La mesure est en vigueur depuis la fin de semaine dernière. Les exceptions, informe le pouvoir public togolais, concernent les passagers en transit, qui pourront toujours transiter par Lomé, les appareils en escale, et les avions cargo (pour approvisionner le pays en biens divers, dont matériel médical et médicaments, le cas échéant).
Cette restriction est par ailleurs cohérente avec celles mises en place précédemment, au niveau terrestre, et qui interdisent le déplacement des personnes, mais permet le transport des biens et marchandises.
A ce jour, le Togo cumule officiellement 34 cas de Covid-19, dont 23 sujets sous traitement, 10 guéris, et 1 décès.
« Je salue également les progrès accomplis en matière de gouvernance économique et de climat des affaires, comme attesté par la performance de votre pays dans les derniers classements internationaux ». C’est en ces termes qu’Emmanuel Macron s’est adressé à Faure Gnassingbé, nouvellement réélu à la tête du Togo, dans une note en date du 25 mars.
Près d’un mois après les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 22 février qui a consacré la victoire du Président sortant, dès le premier tour, la réaction du Président français était encore très attendue.
Cette lettre, en pleine crise du Coronavirus, où la France est l’un des pays les plus touchés, intervient comme un vote de confiance de la communauté internationale, hormis les Etats-Unis qui émettent quelques réserves sur le scrutin. Elle a d’ailleurs été suivie par un message de félicitation de l’Union européenne (Ue), et une autre missive de Frank-Walter Steinmeier, le Président allemand.
« La France continuera de soutenir la mise en œuvre du Plan National de Développement dans les secteurs de l’éducation et de l’accès aux services de base », a assuré le chef de l’Etat français.
L’Allemand, quant à lui, promet un soutien en matière de « développement économique et social et en particulier dans les projets de réforme qui promeuvent le renforcement de la démocratie et l’état de droit »
De son côté, l’Ue, tout en renouvelant son engagement à « continuer à accompagner les réformes institutionnelles et économiques, ainsi que les efforts de dialogue et de réconciliation », entrepris depuis quelques années, ont déclaré Charles Michel et Ursula von der Leyen, respectivement Président du Conseil européen et Présidente de la Commission européenne.
Toutes les dispositions seront prises pour préserver l’emploi, promettent les autorités togolaises au secteur privé, alors qu’en pleine crise sanitaire liée au coronavirus, les activités économiques tournent au ralenti.
C'est ce qu'a déclaré Gilbert Bawara ce lundi 30 mars 2020 au cours d'une rencontre avec les représentants des syndicats et ceux du secteur privé, notamment Germain Mèba, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT).
Entre autres, des possibilités de rotation dans le travail ou des congés techniques, dévoile un porte-parole des organisations syndicales. Les licenciements ne sont pas à l'ordre du jour, dans le cadre des mesures à mettre en œuvre en guise de soutien aux entreprises, selon le gouvernement.
S’agissant en particulier de la situation du transport en commun, Lomé examine les solutions possibles, tout en appelant les acteurs du secteur, chauffeurs et conducteurs de taxis-motos à leur sens de responsabilité.
Le secteur privé, selon Germain Mèba, attend des mesures concrètes pour éviter aux entreprises de payer le plus lourd tribut de la pandémie du covid-19.
Séna Akoda
Le Togo et six autres pays d’Afrique de l’Ouest, vont bénéficier d’une enveloppe globale de 379 millions $ de crédits et de dons, de la Banque mondiale, pour contribuer à l’harmonisation et au renforcement de leur système statistique.
Ce fonds a été approuvé par le Conseil d’administration de l’institution de Bretton Woods, le 26 mars dernier. La facilité s’inscrit dans le cadre d’un projet régional qui va principalement permettre d’accroître la demande de données de qualité, et renforcer les capacités des bureaux nationaux de la statistique dans les pays bénéficiaires.
Au programme, on compte notamment : l’harmonisation des méthodes de la Commission de la CEDEAO ; une production plus accrue de données économiques et sociales vitales, y compris sur la démographie et la pauvreté, les comptes nationaux et les prix ; l’optimisation de certaines statistiques administratives ; le renforcement des capacités et la diffusion des données ; et des réformes institutionnelles. L’initiative devrait contribuer également à améliorer et moderniser les infrastructures matérielles et statistiques en appui à la réalisation des objectifs fixés.
Les 6 autres pays bénéficiaires de cet appui sont le Burkina Faso, le Cap Vert, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Libéria, et la Sierra Leone.
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La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a décidé d'organiser des adjudications sur ses guichets d'appel d'offres, à compter du 27 mars 2020, avec de petites modifications. En effet, apprend-on d’une note officielle, ces adjudications se feront, au taux fixe de 2,50%, le plus faible taux d’intervention de l’organe d’émission.
Ceci dans le cadre de la mise en œuvre des mesures prises le 21 mars dernier, pour contrer l’onde de choc que va provoquer la pandémie du Coronavirus sur le système bancaire des pays membres, et assurer le financement de l'activité économique dans l'Union.
La manœuvre vise en effet à fournir aux établissements bancaires les ressources nécessaires à moindre coût, en vue de conforter leur liquidité et leur permettre de maintenir et d'accroître les crédits à l'économie, à des taux plus bas, notamment en faveur des entreprises et des Etats membres de l'UEMOA.
Naturellement, la Banque centrale s’attend à ce que les banques bénéficiaires de ces relâchements des taux, les répercutent sur les taux d'intérêt des crédits à la clientèle. En particulier dans le cadre des réaménagements des crédits aux entreprises résidentes affectées par la pandémie, et qui rencontrent des difficultés à assurer le paiement de leurs échéances.
Du reste, d'autres mesures devraient suivre, notamment pour réduire les coûts des transactions de monnaie électroniques, pour lesquelles la Banque s'est dite en « négociations » avec les acteurs concernés; en plus de travailler à assurer un approvisionnement satisfaisant en monnaie liquide.
Ayi Renaud Dossavi
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