Si 2019 a été ponctué par les nombreuses activités de sensibilisation de la Haute autorité de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (Haplucia), cela n’aura pas suffi à faire remonter la note du Togo, en matière de perception de la corruption.
En effet, dans son dernier rapport sur la question, Transparency International enlève un point au Togo par rapport au précédent (passant de 30 points en 2018 à 29 points en 2019), alors que le pays était resté à la même note depuis 2015 (32 points sur trois années consécutives).
L’un dans l’autre, le tableau général est plutôt terne pour l’ensemble de la zone sub-saharienne, avec une moyenne de 32 points. L’ONG allemande dresse ainsi un bilan assez sévère, caractérisant « l’inaction contre la corruption », dans l’ensemble de la région.
Au niveau continental, ce sont les Seychelles qui obtiennent la meilleure note (66 points), suivis du Botswana (61 points), du Cap-Vert (58), du Rwanda (53) et de Maurice (52).
Enfin, avec les plus mauvaises notes, on retrouve la Somalie (9), le Soudan du Sud (12), le Soudan et la Guinée équatoriale (16 tous les deux); au sommet du classement trônent la Nouvelle Zélande et le Danemark (ex aequo avec 87 points chacun), suivis de la Finlande (86), puis Singapour, la Suède et la Suisse ( avec tous les trois 85 points).
Ayi Renaud Dossavi
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Noël Bataka, le ministre de l'agriculture a donné, ce jeudi 23 janvier 2020 à Kara, le coup d'envoi de la 12e édition du forum national du paysan.
C'est un palais des congrès qui a, pour l'occasion fait le plein, qui accueille cet évènement dont le thème de cette année fait la part belle à la transformation agricole.
"Fini l'agriculture de subsistance", a dit le ministre, après une allocution dans laquelle les performances agricoles de ces dernières années ont été abondamment mises en surbrillance.
"Nous allons maintenant tous ensemble amorcer le chemin du développement de nos exploitations familiales en entreprises. Nous allons tous amener les jeunes togolais à entreprendre dans l'agrobusiness", a lancé le ministre.
Ainsi, a-t-il appelé le secteur privé, dont le Président de la chambre (CCIT), Germain Meba a effectué le déplacement de Kara, à s'investir davantage dans la transformation locale en vue de réduire le déficit de la balance commerciale.
Auprès des producteurs, l'exhortation à plus de dynamisme, et la promesse réitérée du gouvernement à poursuivre son accompagnement à travers les mécanismes déjà en place, ont certainement reçu un écho favorable.
"Aucun sacrifice n'est plus important que l'amélioration de leur revenu et de leur condition de vie", a rassuré le ministre pour qui, "le secteur reste et demeure le principal levier de croissance de l'économie togolaise, du maintien de la sécurité alimentaire, de la création de richesse" partagée.
Des délégations de plusieurs pays notamment le Maroc à travers l'Office Chérifien du phosphate (OCP), Israël, la Chine, l'Allemagne via la GIZ, et l'Afrique du Sud, honorent de leur présence cette 12e édition.
En préparation des prochains « Etats généraux de l’ECO », une rencontre d'intellectuels et d’experts africains annoncée par l’économiste Kako Nubukpo pour fin avril prochain, en vue de discuter de cette monnaie unique de la Cédéao, la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FASEG) de l’université de Lomé, vient de lancer un appel à communications.
Les contributeurs peuvent ainsi proposer un texte de 20 pages au maximum (bibliographie et annexes exclus), sur des questions d’économie politique, de convergence et optimalité de la zone ECO, ou encore des perspectives de développement liées à cette monnaie. Rappelons que le thème de ce colloque sera la « Quelle monnaie pour quel développement en Afrique de l'Ouest: ECO 2020 ».
Du reste, ce rendez-vous d’avril ambitionne notamment de sortir avec une feuille de route à soumettre aux Chefs d’Etats et de Gouvernements de l’espace communautaire, et ceci peu avant le Sommet de la CEDEAO, prévu deux mois plus tard (juillet 2020).
Par ailleurs, pour en rajouter aux questions autour de l’avenir de cette monnaie, les pays anglophones de l'espace communautaire, menés par le Nigeria, ont récemment rejeté la direction prise par la zone Uemoa par rapport à l’ECO.
Ayi Renaud Dossavi
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Impossible de se connecter à Internet (3G ou 4G) au Togo via son smartphone et même au réseau fixe, depuis ce mercredi 22 janvier 2020. « Nos services internet mobile et fixe sont sérieusement affectés », indique TogoCom, l’ex-opérateur public de téléphonie mobile.
Selon TogoCom, cette situation inattendue a été provoquée par des problèmes techniques sur les câbles sous-marins au niveau du Portugal et de l’Espagne.
L’acteur de téléphonie fixe et mobile rassure toutefois : «Toutes les équipes techniques sont mobilisées pour un retour rapide à la normale ».
Séna Akoda
Le Projet d’Infrastructures et de Développement Urbain (PIDU) va disposer d’un point de contact sur le web.
Un peu plus d’un an après son lancement, l’initiative visant à améliorer l’accès aux infrastructures modernes dans plusieurs villes du Togo notamment Lomé, Tsévié, Atakpamé, Kpalimé, Sokodé Kara et Dapaong, envisage de se doter d’un site internet.
Le Secrétariat Permanent du projet recherche dans cette lignée, via un avis d’appel à manifestation d’intérêts valable jusqu’au 29 janvier prochain, une personne capable de concevoir et mettre en ligne ledit site.
Les activités du consultant se subdiviseront en 4 étapes phares : d’abord la recherche documentaire sur le projet, les infrastructures urbaines, la planification urbaine, l’assainissement et l’engagement citoyen.
Ensuite, la conception de la maquette et du contenu du site internet. Et enfin, la mise en ligne et l’administration du site.
En rappel, le PIDU est financé à hauteur de 16 milliards par l’Association Internationale de Développement (IDA), du Groupe de la Banque Mondiale.
Séna Akoda
En concertation avec ses partenaires, le ministère chargé de la jeunesse ambitionne de donner un coup de pouce aux bénéficiaires du Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs (PAEIJ-SP), dans le cadre de la recherche des débouchés pour leurs produits.
Il vient d’émettre jusqu'au 10 février prochain, un avis d’appel à manifestation d’intérêts pour recruter un consultant chargé d’accompagner ceux-ci (les PME/PMI), bénéficiaires du PAEIJ-SP pour un meilleur accès aux marchés local, sous –régional et international.
La réussite de la mission qui sera assignée au consultant individuel passera d’abord par la réalisation du diagnostic du système actuel de marketing et de commercialisation mis en place par les entreprises susvisées. L’idée, est d’en ressortir les atouts et les insuffisances.
La personne recrutée devrait identifier en outre, les besoins en renforcement de capacité des PME/PMI sur le marketing et la commercialisation des produits des chaines de valeur.
Entre autres activités, le consultant aura également à élaborer un programme d’accompagnement des entreprises bénéficiaires du PAEIJ-SP pour un meilleur positionnement de leurs produits sur les marchés en ligne de mire.
A terme, l'objectif visé, est de faire du PAEIJ-SP, un programme d'impact plus saisissant.
Séna Akoda
Il s’est ouvert hier mercredi 22 janvier 2020 à Lomé, une rencontre de deux jours réunissant les acteurs de la protection de l'environnement, autour des questions d’utilisation rationnelle du bois-énergie (bois de chauffe) et la restauration du paysage forestier.
Ce dialogue national vise à faciliter la sensibilisation de la population, à échanger entre acteurs, et partager les connaissances sur le système de bioénergie reproductible, afin de réduire la pression sur les ressources forestières.
« La dégradation est en partie due à des fins d'utilisation de bois-énergie. », rappelle Aboudoussissamilou Issifou, facilitateur national du mécanisme Forêt et Paysan. Ainsi, « Il est question de réfléchir ensemble sur les nouvelles sources pour que tous les acteurs puissent s'investir, et que nous continuons à réduire les pressions sur les forêts par l'utilisation de bois-énergie ».
Il s’agit donc à terme de rassembler autour de la table, les acteurs de la recherche (contributeurs au niveau technologique) ainsi que les partenaires techniques et financiers, en vue de trouver des alternatives viables et adaptées au pays.
La rencontre, à l’initiative de la Fao, en collaboration avec le ministère en charge de l’environnement, du développement durable et de la protection de la nature, est appuyée par l’agence de coopération allemande GiZ.
A cette occasion, le ministre de tutelle, Wonou David Oladokoun, a notamment rappelé les initiatives du Togo dans le secteur forestier, dont « l'actualisation du plan forestier national et du cadre stratégique d'investissement pour la gestion de l'environnement et des ressources naturelles, la réalisation de l'inventaire forestier national, et l'élaboration du programme national de reboisement ».
R.E.D
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Le Togo pourrait participer au forum économique de Dakar (Forum des Opérateurs pour la Garantie de l’Émergence Economique en Afrique), annoncé pour le 1er février prochain.
Au cours d’un tête-à-tête avec Amadou Diagne (photo), émissaire de Macky Sall à la Primature ce mercredi 22 janvier, le Premier ministre togolais Komi Sélom Klassou a reçu l’invitation du Togo pour cet événement.
Cette rencontre qui sera à sa 13ème édition, devrait réunir des hommes d’affaires et des hommes d’Etat, des opérateurs économiques africains, des représentants d’institutions et de sociétés publiques. L’objectif, à terme, est de stimuler tous ces acteurs à travailler ensemble afin de « traduire en actes leur vision commune du développement et de l’intégration économique de l’Afrique ».
Les thèmes qui seront abordés cette année sont variés et concerneront aussi bien les ressources naturelles, le transport aérien et maritime que le financement de la construction de logements et les télécommunications.
En 2018, Laurent Comi Tamegnon, Président du Conseil du Patronat togolais (CNP-Togo) avait décroché le Prix d’Excellence de ce forum. Une distinction qui récompensait son engagement en faveur de l’entreprise en Afrique.
Séna Akoda
Le Togo retourne sur le marché financier pour tenter de collecter à nouveau 25 milliards FCFA, jusqu’au 1er février prochain. Ce sera sa deuxième prise de contact avec le marché financier régional, quelques jours seulement après le succès de sa 1ère émission au titre de l’année 2020.
Si l’objectif financier est le même que lors de sa récente opération, soit 25 milliards FCFA, l’instrument pour l’atteindre n’est plus l’émission de bons assimilables du trésor (BAT).
Selon l’avis d’appel d’offres publié ce mercredi 22 janvier 2020 par l’agence UMOA-Titres, c’est à des obligations assimilables du trésor (OAT) que l’Etat togolais va recourir.
Les titres, dont le nominal est fixé à 10 000 FCFA, ont une maturité de 3 ans. Ils prendront de la valeur à partir du 03 février prochain au taux d’intérêt annuel de 6,15%.
Les fonds qui seront mobilisés, permettront de combler les besoins de financement du budget de cette année.
Séna Akoda
Ogar Assurances a quitté le marché togolais des assurances, sonnant ainsi la fin de toutes ses activités en Afrique de l’Ouest. Sa filiale togolaise était en effet la dernière en activité, et qui tentait vaille que vaille de redresser la barre.
La Commission Régionale de Contrôle des Assurances (CRCA), régulateur de la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances (CIMA) lui a retiré tous ses agréments au cours de sa session tenue en décembre 2019 au Gabon.
Préalablement à ce scenario catastrophe pour l’acquéreur de l’ex-Fédérale d’Assurances (FEDAS), la CRCA lui avait interdit d’enregistrer de nouvelles souscriptions voire de renouveler les polices d’assurances arrivées à terme tant qu’il n’aura pas présenté un plan de financement solide. C’était lors de sa session du 22 au 27 juillet 2019 à Douala (Cameroun).
Cette condition, l’assureur n’est pas parvenu à la remplir. Pour le groupe dont l’ambition était d’être le meilleur dans son secteur d’activités en Afrique de l’Ouest, l’aventure aura tourné court.
Séna Akoda