L’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) annonce une campagne de sensibilisation à la mesure de 25% de parts des marchés publics réservée aux jeunes et aux femmes entrepreneurs. Est concernée par cette initiative qui va se déployer du 25 janvier au 04 février prochains, la cible visée, dans 08 localités.
Les villes de Sokodé et Bassar ouvriront le bal le 25 janvier, suivies de Dapaong deux jours plus tard. Les jeunes et les femmes entrepreneurs de Mango apprendront à mieux tirer profit des opportunités qu’offre cette mesure, le 28 janvier prochain.
Dans l’ordre chronologique, Tsévié accueillera les formateurs le 30 janvier et Tabligbo, 24 heures plus tard. Si la délégation de l’ARMP a prévu de poser ses valises à Kpalimé le 03 février, c'est Notsé qui clôturera cette session de formation.
La mesure des 25%, en rappel, se décrit comme un coup de pouce du président togolais à l’entrepreneuriat des jeunes et femmes au Togo. Fixée début janvier 2018 à 20%, la quote-part réservée dans les marchés publics à cette cible a été portée en hausse de 5% en avril 2019.
Séna Akoda
Anié, ville située à 188 km de la capitale togolaise (région des Plateaux), va abriter la 1ère édition de la Foire Agricole, Artisanale et Commerciale dédiée à ce milieu (FACA), du 21 janvier au 03 février prochain. Cette 1ère dans la localité va s’animer autour du thème : « Soutenir le développement des producteurs agricoles et artisanaux en favorisant leur accès aux marchés et aux services financiers ».
Organisée par Solidarité pour le Développement Communautaire Inclusif (SODECI) et ses partenaires sous le parrainage du Sommet de l’Etat, « cette foire a pour objectif de promouvoir et de valoriser les produits et services proposés par les agriculteurs, les artisans et sociétés, et en même temps contribuer à la réalisation du Plan National de Développement (PND) », indiquent ses promoteurs.
L’initiative sera un carrefour de rencontre entre artisans, agriculteurs, commerçants, entrepreneurs, sociétés et opérateurs économiques de la région des Plateaux et d'ailleurs.
Plusieurs activités sont annoncées au cours de cet événement, notamment des expositions et ventes, des rencontres B2B, des soirées culturelles et artistiques ainsi que des visites de sites touristiques.
Séna Akoda
D’abord une agence gouvernementale transformée ensuite en une société anonyme, le MIFA (Mécanisme Incitatif de Financement Agricole) a mobilisé plus de 8 milliards FCFA de financements en faveur des acteurs agricoles.
Cette performance enregistrée a permis à 76 000 agriculteurs et plus principalement les producteurs, de booster leurs activités. Ceux-ci, dans le cadre de cette mission, ont créé près de 140 000 emplois, c’est ce qu’indique Aristide Agbossoumonde, directeur général de la société, face aux gens des médias pour le bilan des activités de l’année écoulée.
Le responsable n°1 du MIFA se félicite des résultats engrangés, qui dépassent les prévisions initiales pour 2019. Concernant le financement du secteur agricole via un mécanisme de partage des risques, la société visait en effet 7 milliards FCFA, dévoile-t-il.
Sur fond de bonnes perspectives, l’institution espère mobiliser 6 fois plus cette année. Plus exactement 50 milliards FCFA pour un secteur agricole qui contribue davantage à la création des emplois et de la richesse.
Séna Akoda
Lire aussi:
5 unités modernes de production du Gari prévues par le Mifa dans le Vo
L’Alliance mondiale pour le karité (GSA, Global Shea Alliance) va faciliter les exportations de Karité et de produits à base de karité à valeur ajoutée, dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest : le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, et le Togo.
L’organisation a récemment lancé à cet effet, le Programme Régional d’Appui au Développement Commercial Inclusif de la Filière Karité (PRADCIFK), doté de 3,6 millions $, sur financement du Cadre Intégré Renforcé (CIR), et qui devrait faciliter les expéditions de l’amande dans les pays ci nommés.
Outre cela, l’initiative entend favoriser l’accès des petites et moyennes entreprises (PME) aux marchés internationaux, et booster les recettes liées au commerce pour les collectrices ainsi que les transformatrices.
Parmi les principaux résultats attendus, figurent notamment une hausse du commerce annuel de karité de 28 880 tonnes, le renforcement des capacités de 30 660 femmes ramasseuses et transformatrices de karité ainsi que l’appui à l’exportation de 2 180 PME.
Du reste, cette initiative sous-régionale devrait venir en appui à ce segment agricole au Togo, 7ème producteur mondial du karité.
Rappelons que la filière s’est dotée, en octobre dernier, d’une faitière, la Fédération Inclusive du Karité du Togo, qui regroupe des pépiniéristes, des collecteurs, et des transformateurs de l’amande dans le pays.
R.E.D
Lire aussi :
Que s'est-il passé dans le secteur agricole au Togo en 2019?
Au Togo, la filière Karité se dote enfin d’une faîtière
La Banque mondiale dévoile les 9 filières agricoles les plus porteuses pour les jeunes togolais
Vers la mise en place d’un système de traçabilité des chaines de valeurs Ananas, Anacarde et Karité
Une délégation d’opérateurs économiques suisses, responsables du groupe GLOSYA (Global Synergy Africa) a rencontré ce mardi des responsables de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT). L’information émane du portail officiel du gouvernement togolais.
En séjour à Lomé dans le cadre d’une mission de prospection, cette délégation a présenté les activités du Groupe, basé à Genève et fondé par un groupe d’entrepreneurs suisses et africains, et a affiché son intention d’explorer des pistes d’investissements et de s’implanter dans plusieurs pays sur le continent dont le Togo.
GLOSYA évolue dans les secteurs des infrastructures, de la santé et de l’éducation entre autres, à travers le développement de projets, la formation et la gestion.
Pour sa part, Germain Meba, Président de la CCIT, a exposé aux investisseurs helvètes, les potentialités du Togo, les ambitions du pays déclinées dans le PND, et les multiples opportunités d’investissement sur le territoire ; à l’instar des projets Lomé Croisière, des centres de formation en mécanique automobile et aux métiers de bouche, ainsi que l’agro-business.
Lire aussi:
Vers le développement d'un pôle moderne d’activités économiques à Lomé
Togo, première destination africaine de nouveaux projets d’IDE en 2019
L’Union européenne vient de débloquer la somme de 16 millions € (plus de 10 milliards FCFA) au profit du Trésor Togolais. Une opération qui s’inscrit dans le cadre d'un programme d’appui budgétaire 2019-2020, dont la convention, couvrant une somme globale de 33 millions €, a été signée entre les deux parties en début novembre 2019.
Pour la délégation européenne, cette facilité est « fondée sur les nombreux efforts soutenus et les résultats récents en matière de réformes, notamment le bond du Togo dans le classement Doing Business, les performances économiques et la mise en œuvre de la politique macroéconomique dédiées à l'assainissement budgétaire et à la baisse de la dette publique ».
Outre cela, ce fonds vient saluer la satisfaction de certains critères de performance, notamment les progrès du pays dans les secteurs prioritaires, dont les avancées dans le processus de décentralisation ( point important qui, de fait, couvre le tiers des 33 millions alloués) ; l’amélioration de sa stabilité macroéconomique, les réformes des finances publiques ; ou encore la mise en œuvre du Plan national de développement.
Rappelons que cette première tranche, sous forme de don, compte pour le budget 2019. Le prochain décaissement, comptant pour 2020, aura lieu en décembre prochain.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi :
Togo: Près de la moitié des ressources budgétaires de 2020 sont affectées aux secteurs sociaux
Titulaire d’une Licence en Marketing Stratégie à l’Université de Lomé et d’une formation en Entrepreneuriat, Akuété Degbé, à l’opposé de ses promotionnaires, n’a pas cherché à rester dans le schéma classique Formation-Recherche d’emploi. Se mettre au service d’une entreprise, n’a jamais été dans son plan de carrière professionnelle, a-t-il confié à Togo First au cours d’un entretien exclusif.
Rompre avec tout ce qui est susceptible de le confiner dans sa zone de confort, c’est le point de départ du jeune Akuété qui rêve d’une carrière d’entrepreneur. Le déclic viendra d’un coup de fil quasi-anodin mais qui a eu pour le jeune entrepreneur, une résonance bien particulière. A la suite d’une publication sur Facebook en lien avec des prestations de conciergerie d’entreprise (projet d’entreprise jusque-là pas très bien ficelé), un homme le sollicite pour un entretien-nettoyage, alors qu’il était occupé à rédiger un projet à soumettre en réponse à un appel à projets.
ACN, une réponse à des besoins réels
Avec conviction, Akuété Degbé et l’un de ses promotionnaires montent alors une société, ACN (Africa Conciergerie et Nettoyage) après avoir réalisé toute la difficulté qu’ils ont eu à exécuter le contrat. Par ailleurs, dit-il, « nous avons constaté que des gens éprouvaient dans des entreprises, un réel besoin, notamment pour leur faire des courses, des livraisons, des services d’entretien-nettoyage, etc. Nous avons donc décidé de leur proposer une réponse en créant notre société ».
Mais pour faire plus simple, et se rendre plus accessibles, Akuété et son associé ont rebaptisé la société « Vadom » qui en Mina, langue parlée au Sud du Togo, veut dire « Envoie-moi ». Le 15 mai 2015, la société est enregistrée ; en 2016, le concept « Vadom » a été lancé.
Les prestations du jeune entrepreneur se classent en deux catégories : entretien et nettoyage de bureaux ; et les courses d’ordre général (livraison, recherche immobilière, gardiennage, recherche de prestataires de services).

Organisation du travail
Celui qui allie qualité de la prestation au respect des délais dit disposer, à défaut de moyens logistiques, d’un réseau de professionnels indépendants qu’il appelle des points-relais, dans chaque quartier de Lomé. « Dès que nous décrochons des marchés, nous entrons en contact avec eux, en tenant compte de la géo-localisation », informe-t-il.
« Le dispositif des points de relai permet de réduire les coûts et le délai de nos prestations, en même temps qu’il contribue à générer des revenus au profit des jeunes auxquels nous recourons dans les quartiers », explique le jeune entrepreneur.
Du succès oui, mais ...
S’il revendique être le N°1 à lancer cette initiative au plan national, Akuete Degbe a en revanche, le succès modeste :« faire 5 ans sur le terrain et ne pas avoir de référence, ce n’est pas le type de réussite auquel on s’attend ». A-t-il fait remarquer, avant d’évoquer le poids des pesanteurs socioculturelles : « la culture de se libérer et de confier à une société les actes de la vie quotidienne n’est pas vraiment ancrée dans les mœurs des Togolais.
Si sa principale cible se constitue de jeunes entrepreneurs, Akuete Degbe est toutefois loin d’être un minimaliste. Comme perspectives, il ambitionne d’étendre ses prestations aux grandes entreprises sans perdre de vue la nécessité de relever tous les défis que ce niveau d’ascension pose.
Séna Akoda
Ainsi que le rappelle le média d’information économique Agence écofin, Six pays des unions économiques utilisant le Franc CFA, la future ex monnaie communautaire, affichent des perspectives stables ou positives de leur profil émetteur pour l’année 2020, selon les critères de notation de l’agence de notation américaine Moody's.
Dans son rapport de juin 2019, l’agence attribuait au Togo la note B3 avec perspectives stables, là où S&P pour sa part délivrait une cote de crédit B.
Dans l’Uemoa (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine), des pays comme le Mali et le Niger affichent également des perspectives stables, selon Moody’s. Le Bénin, également noté, s’en sort avec des perspectives positives pour son profil émetteur en 2020. Selon l’évaluateur américain, « Le statut de membre de l'UEMOA a contribué à maintenir une inflation faible grâce à la parité fixe avec l'euro et à des réserves communes, et a renforcé la stabilité extérieure malgré des déficits courants élevés et soutenus ».
Cependant, malgré ces perspectives plutôt positives, les pays des zones économiques utilisant le CFA font face à de nombreux défis. Les plus saillants, en Afrique de l'Ouest, étant notamment les défis de gouvernance, mais aussi des problèmes liés à des questions sécuritaires et sociales. « Le Niger et le Mali sont plus à risque géopolitiquement en raison de la présence de groupes insurgés dans les deux pays. », là où « Le Bénin et le Togo, en revanche, connaissent une montée des tensions politiques internes ». Il faut Rappeler incidemment, qu’on vote en Février prochain au Togo.
Plus globalement, au niveau continental, les perspectives de la zone Uemoa, contrastent avec un contexte où l'Afrique subsaharienne, bien que comptant plusieurs pays qui auront les plus fortes croissances du Monde, affiche dans son ensemble un tableau plutôt sombre. Si la croissance devrait être acceptable pour cette année, elle ne devrait cependant pas pouvoir améliorer de manière significative les revenus par habitant et renforcer la résilience de ses différentes économies.
R.E.D
Lire aussi:
Après S&P, Moody’s délivre sa toute première note au Togo
Fin du franc CFA dans la zone UEMOA : et maintenant, quels sont les enjeux ?
Le Togo dans le top 10 des plus importants émetteurs de sukuk d’Afrique, selon Moody’s
Le Togolais Charles Kokouvi Gafan à la tête du Cluster Maritime d’Afrique Francophone (CMAF) et Frédéric Moncany de Saint Aignan, président du Cluster Maritime Français ont scellé mardi 14 janvier une convention de partenariat à l’Institut de Stratégie et de Management International de l’Académie Régionale des Sciences et Techniques de la Mer d’Abidjan.
Selon le N°1 du CMAF, « la convention de partenariat renforcera les actions et la proximité entre les deux organisations. En outre, elle ouvrira la voie à de futures coopérations à l’échelle de l’Afrique francophone que ce soit entre les autorités politiques, les administrations portuaires ou les entreprises ». La signature de cet accord permettra ainsi de développer le commerce intra régional et de défendre les intérêts des acteurs, précise le responsable du CMAF.
En rappel, le Cluster Maritime d’Afrique Francophone (CMAF) vise à promouvoir la « place maritime régionale » et soutenir le développement des acteurs économiques du milieu marin et celui des pays de l’hinterland qui dépendent de lui.
Séna Akoda
En 2018, le Togo a été le deuxième fournisseur de biens de son voisin le Bénin, avec 6,3% de ses importations. Selon un récent rapport de la Banque centrale des états d’Afrique de l’Ouest (Bceao).
Le pays vient juste derrière le très pourvoyeur de bien de la sous-région, le géant nigérian, qui couvre plus du quart des approvisionnements du Bénin. Le Bénin importe essentiellement de l'énergie électrique du Togo, par le biais de la Communauté Electrique du Bénin, et des produits pétroliers du Nigeria, apprend de la Banque centrale.
Outre d’être son deuxième fournisseur d’énergie, le Togo a été le principal pourvoyeur des flux d’investissements directs nets au Bénin pour la période sous revue ; couvrant plus de la moitié des flux (52,9%), devant la Chine (36,2%), le Sénégal (12,2%) et le Nigeria (8,2%). A noter que ces flux nets d'investissements directs sont essentiellement constitués d'instruments de dette (111,2 milliards FCFA).
A l’inverse, le Togo importe du Bénin les poissons congelés, les produits pétroliers, les médicaments ainsi que de la peinture. Il est son 3ème client dans la zone dans la Zone Uemoa.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi :
Togo, première destination africaine de nouveaux projets d’IDE en 2019