Le groupe NSIA ambitionne de faire partie du Top 5 du secteur financier au Togo où il est présent à travers ses filiales NSIA Assurances et NSIA Banque. Il nourrit la même ambition dans les 4 autres pays de son implantation. A savoir la Côte d’Ivoire où le groupe est né, au Bénin, en Guinée Conakry et au Sénégal.
A l’occasion de son 25ème anniversaire, l’ex-société familiale de 10 personnes devenue NSIA, avec un effectif de plus de 2 800 employés aujourd’hui, affine sa stratégie autour de l’innovation et de la croissance interne.
En termes de croissance interne, « la prochaine étape pour NSIA Banque sera de renforcer ses positions dans les 5 pays de présence et d’étendre son implantation dans les pays couverts par l’offre assurances », annonce Janine Kacou Diagou (photo), Directrice Générale du Groupe NSIA. Celle-ci ne cache pas sa visée de « participer activement à la bancarisation des populations d’Afrique Occidentale et Centrale, fer de lance de l’inclusion financière ».
Notons que pour renforcer sa présence au Togo, le groupe NSIA a procédé à l’acquisition de la filiale togolaise de Diamond Bank pour se doter d’un pôle bancaire. Il évolue désormais dans la bancassurance.
Séna Akoda
WeLight, la joint-venture d’Axian Group et de Sagemcom dédiée à l’électrification rurale, devrait s’intéresser au Togo dans un proche avenir, pour l'expansion de ses projets en zone subsaharienne. Il s’agit d’un des trois pays considérés par le groupe à cet effet (avec ses voisins d’Afrique de l’Ouest : le Burkina Faso et le Niger).
En effet, « Nous souhaitons développer une cinquantaine de projets par pays pour des questions d'économie d'échelle et nous regardons actuellement du côté́ du Burkina Faso, du Togo et du Niger », précise Laurent Roineau, DGA et directeur des opérations de WeLight.
L’information émane d’une récent communiqué, où la Joint-Venture informe de son partenariat d’investissement signé en novembre 2019 avec le fond d’investissement norvégien Norfund spécialisé́ dans le développement d’entreprises durables; en vue d’équiper davantage de villages reculés en Afrique subsaharienne et Madagascar. WeLight bénéficie ainsi « d’un investissement majeur », pour étendre ses activités.
Rappelons qu’Axian Group, un des propriétaires de la JV, est actuellement présent dans le secteur des télécom au Togo, via la société Togocom, après le cession de 51% des parts par le gouvernement togolais ( détenus par Agou Holding, formé du tandem Axian Group et Emerging capital Partners).
Plus globalement, outre les télécom et l’énergie, le groupe malgache est également actif dans l’immobilier, les services financiers, et l’innovation.
Ayi Renaud Dossavi
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Togo : le secteur énergétique, principal pôle d’attraction des Partenariats Public-Privé
Vital pour l’économie togolaise, le secteur énergétique se distingue par son dynamisme, depuis que les autorités togolaises ont décliné leur vision en la matière dans « la stratégie nationale d’électrification 2018-2030 ». Un document dans lequel les ambitions gouvernementales phares sont d’une part, la couverture universelle en énergie à l’échéance 2030 et d’autre part, l’augmentation à 50% de la part du renouvelable dans le bouquet énergétique national.
Le Togo lance alors de grands chantiers, avec comme mode de financement privilégié, le Partenariat Public-Privé (PPP). Comme dans le cadre du déploiement depuis 2017, de l’initiative CIZO qui mobilise des géants du secteur énergétique comme BBOXX, EDF, Mitsubishi et, le Togolais Soleva. CIZO, programme présidentiel, permet la couverture en énergie au profit des populations rurales via la technologie Off Grid, notamment la commercialisation des kits solaires individuels « Pay as you go ».

Modèle de réussite saluée à l’échelle mondiale, ce type de partenariat entre les autorités togolaises et le secteur privé va inspirer d’autres investisseurs, notamment ceux intéressés par la construction de la Centrale thermique à cycle combiné Kekeli Efficient Power dont Eranove va assurer l’exploitation.
A ce jour, la mobilisation du financement à hauteur de 65,4 milliards FCFA au profit de cet ouvrage est bouclée. Et si les investisseurs ne semblent pas trop se bousculer pour de grands projets structurants du Plan National de Développement (PND 2018-2022) comme le dédoublement de la Nationale N°1, le tableau est tout autre, s’agissant du secteur énergétique.
En témoigne la bonne dynamique de mobilisation des fonds en mode PPP pour l’installation de la centrale solaire photovoltaïque de Blitta d’une capacité de 50 MW. La BOAD apporte déjà en effet, 11 millions $ tandis que le Fonds d'Abu Dhabi s'engage pour 15 millions $.
"Avec cet engouement des investisseurs privés pour le secteur énergétique, d'heureuses perspectives sont envisageables pour l’appel d’offres Scaling Solar lancé en vue de l’installation de centrales solaires photovoltaïques de 60 à 80 MW", indique un expert.
Certes, le secteur agricole, avec le grand chantier des agropoles, est également bien positionné en matière de PPP. Mais, à l’analyse, le secteur relevant du portefeuille de Marc Ably-Bidamon attire plus d’investisseurs étrangers.
Selon les termes des partenariats déjà conclus ou de ceux envisagés, le secteur privé bénéficiera d'une concession en vertu de laquelle il exploitera les ouvrages pendant 25 ans. Au terme de la concession, un transfert de propriété est prévu au profit de l’Etat.
Séna Akoda
Une production plus importante du coton pourrait stimuler l’implantation d’investisseurs étrangers dans le textile, a déclaré Faure Gnassingbé ce lundi 13 janvier 2020, à la faveur d’échanges avec les cotonculteurs à Atakpamé (190 km au Nord de la capitale). Le Chef de l’Etat a clairement affiché ses ambitions pour la filière cotonnière : passer rapidement le cap de la transformation du coton en fils et des fils en tissus et des tissus aux vêtements.
« Notre rêve, c’est de passer à l’étape supérieure : la transformation du coton en fils et des fils aux tissus et des tissus aux vêtements que nous portons. C’est le défi que nous devons relever aujourd’hui et que nous avons inscrit dans le PND », a-t-il déclaré.
Si d’une part les pouvoirs publics annoncent la réouverture de l’usine textile de Datcha, ils misent également sur des investissements étrangers pour développer la filière textile, d’autre part.
La mise en œuvre de cet ambitieux projet est néanmoins conditionnée par une amélioration de la production cotonnière, a fait observer le Chef de l’Etat, reprenant les investisseurs rencontrés qui déplorent une production cotonnière insuffisante.
Le numéro 1 togolais a saisi l’opportunité de ce contact avec les producteurs de coton pour leur doper le moral et les encourager à produire plus. Objectif à terme : favoriser l’implantation des investisseurs dans le textile togolais et les exportations du textile made in Togo vers les USA, l’Europe, etc.
En rappel, à l’horizon 2022, le Togo envisage d’atteindre le cap des 200 000 T de coton-graine.
Séna Akoda
Des banques actionnaires de la Caisse régionale de refinancement hypothécaire de l'Uemoa (CRRH-UEMOA), et des représentants des Systèmes financiers décentralisés (microfinances) sont en travaux depuis hier à Lomé. Ces acteurs planchent sur les règles de conduite dans les procédures de prêts à l'habitat, en vue de définir un cadre de refinancement dans les normes internationales.
Il s’agit ainsi de discuter, avec ces établissements, des dispositions à prendre pour des prêts moins risqués, tant pour les pourvoyeurs de fonds que pour leurs clients. L’institution financière sous-régionale veut notamment ajuster les conditions d’accès aux crédits avec plus de vigilance et d’exigence de la part des prêteurs, dans le cadre de prêts immobiliers.
A terme, les banques et microfinances devraient ainsi être plus regardantes sur des critères comme l'existence en bonne et due forme de pièces foncières légales, l’emplacement des travaux; en tenant compte des risques environnementaux et sociaux, et des vulnérabilités liées (zone inondable ou encore stockage de déchets).
Rappelons que la CRRH-UEMOA, basée à Lomé, compte 31 institutions financières sous régionales actionnaires, dont la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’ouest, la Banque ouest africaine de développement, et la Banque d'investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC). En juin dernier, la Caisse a procédé à la première cotation de son 8ème emprunt obligataire à la BRVM, qui lui a permis de mobiliser 30,2 milliards FCFA.
Ayi Renaud Dossavi
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GTA Assurances Vie du marocain Banque Centrale Populaire (BCP) et la filiale togolaise de Coris Bank International entrent dans un partenariat visant à promouvoir la bancassurance.
Leurs responsables, respectivement Claude Daté GBIKPI et Alassane KABORE ont récemment signé une convention de partenariat dans le cadre de la commercialisation et la gestion de Coris Protect, un produit de la bancassurance, indique un communiqué consulté par Togo First.
Ce produit d’assurance vie est adossé, précise le communiqué, à un compte (chèque ou épargne) avec pour objectif d’assister les clients de la banque en leur offrant une solution de prévoyance dans trois cas de survenue de risques : accident, invalidité absolue suite à une maladie ou un accident et enfin décès toutes causes.
En cas d’accident, Coris Protect garantit des frais d’assistance médicaux. En cas de décès, il prévoit des indemnités funéraires. S’il survient une invalidité absolue ou définitive, le produit prend en charge les frais d’assistance en plus d’un montant correspondant au solde moyen sur les six (6) derniers mois du compte sur lequel il est adossé. Mais, dans la limite du plafond de 2, 5 millions Francs CFA.
Coris Protect permet par ailleurs au client, de garantir à ses ayants droit, un capital dans le cas d’un décès ou d’une invalidité totale définitive, pour une prime mensuelle de 1 000 FCFA.
Séna Akoda
L’African Guarantee Fund (AGF), l'importante Fonds africain de garantie pour les petites et moyennes entreprises, annonce avoir reçu un financement supplémentaire de 33 millions $ de la banque de développement allemande KfW Development Bank. Une augmentation de capital qui devrait notablement profiter aux PME du continent, principales structures visées par cette facilité.
En effet, cette entrée de fonds « devrait propulser les efforts d'AGF dans l’accomplissement de sa mission : permettre aux PME africaines de continuer à jouer un rôle essentiel dans la croissance des économies africaines au travers de leur inclusion financière en particulier. », informe l'institution.
A terme, l’objectif pour l’AGF reste de fournir des garanties financières à plus de 10 000 PME chaque année, par le biais des institutions financières partenaires au niveau continental. Au niveau sous régional (Afrique de l'Ouest), le fonds ambitionne d’octroyer ses garanties à 2000 PME en moyenne par an et par pays.
De plus, pour ce qui est du Togo, l'AGF, dont la branche ouest africaine est basée à Lomé, a conclu en juillet dernier une entente avec le Mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage de risques (Mifa S.A.), pour mettre en place un fonds de garantie destiné aux acteurs de la chaîne de valeur agricole.
Ce mécanisme permettra de couvrir 50% des montants des projets soumis par le MIFA S.A. aux institutions financières partenaires. Les deux acteurs travaillent également à fournir des produits financiers mieux adaptés au secteur agricole togolais.
Au total, l’AGF a jusqu'à présent émis plus de 1 milliard $ de garanties, mettant à disposition environ 1,7 milliard $ pour le financement des PME sur le continent. Sur les 20 000 PME africaines de divers secteurs économiques bénéficiaires des garanties AGF, 60% sont détenues par des jeunes, et 30% par des femmes.
Ayi Renaud Dossavi
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Cette semaine, du 17 au 18 Janvier 2020, Lomé va accueillir un sommet autour de la lutte contre le trafic des médicaments falsifiés et de qualité inférieure en Afrique. La rencontre devrait réunir 06 présidents africains, plusieurs anciens Chefs d’Etat et de gouvernement, ainsi que d’éminentes personnalités du monde médical, dont le Directeur Général de l’OMS.
L’évènement, « une initiative originale, purement africaine », selon Moustapha Mijiyawa, ministre togolais en charge de la santé, est organisé par le Togo, en partenariat avec Fondation Brazzaville.
La rencontre vise à jeter les bases d’un engagement continental, dans la lutte contre ce fléau qui tue près de 900 000 africains chaque année, dont 120 000 enfants de moins de cinq ans, et à se doter d’un arsenal juridique à la hauteur des enjeux.
En effet, à l’heure actuelle « les faux médicaments tuent beaucoup plus que le paludisme », souligne le ministre, « paradoxalement, l’arsenal juridique pour les combattre est léger, c'est à dire qu'il y a un fossé entre la gravité du problème et les sanctions prises contre les trafiquants. »
La rencontre sera sanctionnée par une déclaration commune, « l’Initiative de Lomé », en vue de criminaliser ce trafic et introduire de nouvelles législations.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la création d’entreprises a atteint un nouveau sommet en 2019, après avoir, un an plus tôt, frôlé de peu son record de 2015. La dynamique observée en 2018 s'est donc poursuivie l’an dernier, tirée par les nouvelles réformes propices à l’environnement des affaires. Ces réformes avaient propulsé le pays au 15e rang sur l’indicateur « Création d’entreprises » du Doing Business 2020. Dans cette édition, le Pays effectuait une percée remarquable de 40 places après le bond de 19 places en 2018.
Au total, 11 482 entreprises ont vu le jour au cours de l’année, un bond de près de 9%, porté par les personnes physiques. Elles représentent, selon les données du Centre des formalités d’entreprises (CFE), plus de 67% des nouvelles entités, soit 7 844 entreprises, relançant de plus beau le débat sur les emplois générés par ces nouvelles créations. Mais surtout l’aversion à l’association des jeunes entrepreneurs togolais.
Les réformes du Seing privé ont continué de porter leurs fruits. 86% des 3 156 SARL qui ont vu le jour en 2019 ont été montées sans recourir à un notaire. De quoi soutenir la réforme, longtemps mis en veilleuse, puis finalement validée l’année dernière par la Banque mondiale.
Autre fait significatif, la dynamique entrepreneuriale locale s’est fortement ressentie au cours de l’année de référence. 80% des nouvelles entités sont portées par des Togolais. Une embellie est également à signaler dans le box des entreprises étrangères. 2349 des entités formalisées en 2019, en hausse de 22%, appartiennent à des étrangers, avec particulièrement quelques grandes entreprises qui ont posé leurs valises sur le sol togolais.
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En fin de semaine dernière, le siège de l’incubateur Nunya Lab (Maison des Jeunes à Amandahomé) a été le point de ralliement des jeunes entrepreneurs togolais qui développent des technologies financières.
Le promoteur de l’Africa Fintech Forum y était, avec le concours des dispositifs institutionnels d’accompagnement des jeunes entrepreneurs, notamment le FAIEJ. L’objectif était de présenter aux startuppers, les opportunités qui existent dans les FINTECHS.
L’organisateur de l'Africa Fintech Forum destiné à donner un coup de boost aux Fintechs en Afrique, visait également à intéresser ses vis-à-vis à l'événement annoncé pour les 26 et 27 mars prochains en Côte d’Ivoire.
Notons que le Togo peut se vanter d’avoir des promoteurs de fintechs à succès, notamment Edem Adjamagbo, devenu au fil du temps un « serial winner » avec sa startup Semoa et ses solutions innovantes comme le whatsapp banking.
Dans le même registre à quelques exceptions près, on peut citer William Amouh, concepteur de "Paychap" et lauréat de la BRVM Fintech Innovation Challenge 2018.
Toutefois, l’écosystème togolais des Fintechs ne connaît pas le même dynamisme que celui des jeunes entrepreneurs spécialisés dans l’agroalimentaire et l’agro-industrie.
Séna Akoda
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