La startup Gozem prévoit de s’implanter dans neuf nouveaux pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, au cours des deux prochaines années.
Ces neuf zones d’extension viendront en complément du Togo, du Bénin et du Gabon, où la jeune pousse offre déjà un service de réservation en ligne.
Dans les détails, on note 5 pays ouest africains à savoir le Nigeria (pays d’origine d’Emeka Ajene, promoteur de Gozem), le Ghana, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, et 4 pays du Centre et de l’Est de l’Afrique notamment le Cameroun, la RDC, le Rwanda.
Le « Uber » africain, qui revendique des résultats satisfaisants au bout d’un an et plus de 250 000 téléchargements, a développé au Togo, deux autres segments d’activités.
Hormis le très populaire moyen de transport Zem (moto-taxi) au Togo et au Bénin auquel l’application doit son nom, la société a en effet introduit dans son offre de service, des tricycles, moyen de transport innovant et des véhicules (taxis).
Séna Akoda
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Lancé depuis Mai 2008 avec un coût global de 15,134 milliards FCFA, le projet d’Aménagement et de réhabilitation des terres agricoles dans la zone de Mission Tové (PARTAM) vise notamment à booster la production rizicole dans la vallée du Zio, renforcer la sécurité alimentaire, réduire les importations (essentiellement asiatique), et augmenter les revenus des producteurs.
Le financement de cette grande initiative agricole a depuis été dimensionnée en deux tranches : Une première (tranche ferme) d’un montant global de 5,375 milliards FCFA, et une seconde (tranche conditionnelle), d’un montant de 9,759 milliards FCFA.
Selon les informations du ministère en charge de l’agriculture, la première tranche de ce projet a permis de, réhabiliter le périmètre irrigué existant (360 ha, aménagé dans les années 70 par les Chinois), construire 6 magasins de stockage et 6 aires de séchage ; mettre en place une mini adduction d’eau potable comptant deux forages ; et d’aménager 10,5 km de pistes de désenclavement.
On compte également la fourniture de nombreux équipements agricoles.
Pour sa part, apprend-on, la tranche conditionnelle a permis de financer notamment l’extension du périmètre irrigué (240 ha additionnels), la réhabilitation de 22 km de piste de désenclavement, des aires de séchage, des infrastructures d’adduction d’eau potable, et une trentaine de bassins piscicoles.
Du point de vue financier :
Globalement, plusieurs lignes de crédits ont été mise en place, dont : 447 millions FCFA de lignes de crédit mise à la disposition de la FUCEC TOGO pour le financement des activités agricoles au profit des producteurs de la zone du projet ; 75 millions pour les Activités Génératrices de Revenus (AGR).
Notons l’intervention du MIFA, qui a identifié des producteurs organisés en coopératives, en vue d’organiser leur financement.
Pour 2020
Pour cette année, le projet veut construire un pont et un canal d’amenée situés entre Kovié et Ziowounou, d’une part, et se doter d’une unité de transformation de riz. Au vu de ses ambitions, le PARTAM, qui veut produire 5500 tonnes de riz paddy, a été logiquement logé à l’axe 2 du Plan National de Développement (PND 2018-2022).
La production de riz au Togo était de 145 000 tonnes en 2018, en hausse soutenue depuis 2015 (98 000 tonnes), elle était néanmoins de 148000 tonnes en 2014.
R.E.D
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En cinq ans d’activités (de 2014 à fin décembre 2019), le Fonds National de Finance Inclusive (Fnfi), revendique avoir impacté plus d’1 million de bénéficiaires, pour 87 milliards de volume de crédits accordés.
Sur l'ensemble de ces facilités au profit des populations à la base, le mécanisme d’inclusion financière affiche un taux de remboursement moyen de 93 %, apprend-on.
Dans le détail, l’année 2019 a été marquée par 35 812 nouveaux bénéficiaires enregistrés, et plus de 32 000 renouvellements.
Du reste, apprend-on, ces chiffres incluent également les bénéficiaires d'autres mécanismes connexes, dont le Programme National de Promotion de l’Entrepreneuriat Rural (PNPER).
Ces différents outils sont sous la tutelle de Mazamesso Assih, la Secrétaire d'état auprès du Président de la République chargée de l'Inclusion Financière et du Secteur Informel.
Pour rappel, le FNFI a pour mission d'octroyer des prêts à des taux réduits aux citoyens exclus du système financier mais porteurs de projets dans les différents secteurs de la vie économique togolaise.
De 2014 à 2019, le niveau d’inclusion financière, au sens large, a enregistré un bond de 24%, passant de 50% à 74%.
R.E.D
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Comme annoncées depuis la fin 2019, les 2ème Rencontres du marché des titres publics de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) se sont ouvertes hier mercredi 8 janvier 2020 à Dakar au Sénégal, à l’initiative de l’agence Agence UMOA-Titres.
Ce rendez-vous majeur des professionnels du milieu, axé cette année sur les enjeux et les défis du marché régional de la dette souveraine, vise notamment à renforcer la promotion et le leadership du marché des titres publics.
« Ces rencontres sont placées sous le signe de l’innovation financière. », souligne Adrien Diouf, directeur général de cette agence qui a pour rôle d'aider les 8 Etats membres de l’UEMOA à lever des fonds sur ce marché des capitaux Agence UMOA-Titres. « L’idée pour nous est de mobiliser toute la sphère financière de notre sous-région pour innover et attirer l’ensemble des investisseurs qu’ils soient investisseurs institutionnels ou investisseurs particuliers à venir participer à ce marché. (…) Et ainsi permettre à nos pays de lever les montants nécessaires au financement de leurs budgets et de leurs projets de développement ».
A cet effet, plusieurs pistes de réflexion ont été évoquées par les participants en vue d’accroître le dynamisme et la compétitivité du marché régional des titres publics, dont notamment, la nécessité d’une meilleure distribution des titres afin d’élargir considérablement la base des investisseurs, ou de proposer des produits financiers plus sophistiqués.
Au Total, en 2019, ce sont environ 3420 milliards FCFA (environ 5,8 milliards $) qui ont été levés sur le marché des titres publics par les Etats de l’espace UEMOA.
Ayi Renaud Dossavi
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Le groupe allemand HeidelbergCement va injecter cette année 2020, plus de 30 millions $ dans l'extension de sa filiale Cimtogo, productrice de "Ciments du Togo". Eric Goulignac, DG de la multinationale au Togo a fait cette annonce ce mercredi 08 janvier, à la faveur d'une rencontre avec les gens de médias, centrée sur la contribution de Cimtogo au PND.
Avec cet investissement, le groupe ambitionne d'augmenter la capacité de broyage de l'usine Cimtogo Lomé de plus d'un million de tonnes par an.
Via la réalisation de ce projet, l'entreprise qui revendique avoir créé environ 4000 emplois directs et indirects au Togo prévoit une augmentation de 30% des emplois directs créés.
200 voire 300 personnes travailleront sur ce projet, indiquent les responsables de la société.
Le représentant pays de HeidelbergCement group déclare: "Par cet investissement, le groupe HeidelbergCement croit en les perspectives de l'économie togolaise et continue à apporter sa contribution à son développement avec la transformation des ressources nationales dans le cadre du PND".
Ce nouveau financement portera à 250 millions $, le total investi en 9 ans par le géant cimentier au Togo.
En rappel, hormis Cimtogo à Lomé, le groupe a ouvert une station de broyage à Kara et une usine intégrée de clinker "Scantogo" à Tabligbo.
Séna Akoda
En 2019, les efforts de modernisation des infrastructures de transports se sont poursuivis en ligne avec la politique de modernisation de l’économie. Routes, ports, aéroports. Toutes ces infrastructures ont connu d’importantes améliorations. Retour sur les principales réalisations.
Février

Juin
24 juin : Le Port de Lomé élu meilleur hub de transbordement en Afrique de l'Ouest et du Centre.
Juillet
23 juillet : Le gouvernement annonce son intention de réhabiliter et de bitumer près de 600 km de routes d’ici 2022, en vue de fluidifier le trafic routier.
Août
21 août : Au premier trimestre 2019, le trafic total de passagers de l'Aéroport International Gnassingbé Eyadema (AIGE) a connu une hausse de 6,7%.
30 août: Le Japon annonce son intention de soutenir le Togo dans le développement de son potentiel portuaire.
9 septembre : Une rencontre des représentants de l'aviation civile, venus du Continent africain et de l'Océan indien s’est tenue à Lomé.
19 septembre : La BOAD met à la disposition de l’Etat togolais, un montant de 20 milliards FCFA pour le financement partiel du projet d’aménagement et de bitumage du tronçon katchamba-sadori de la RN 17

Octobre
2 octobre : Le parlement togolais ratifie des textes en faveur du Marché unique du transport aérien en Afrique.
8 octobre : La BOAD finance la construction de plus de 162 km de routes dans les régions de la savane et de la Kara.
10 octobre : Les activités de transbordement au Port de Lomé se sont multipliées par presque 50 depuis 2012
29 octobre : Le pont de Zébé qui avait été fermé à cause de dommages constatés suite aux intempéries est rouvert à la circulation.
Novembre
25 novembre : L'Aéroport de Lomé rapporte à l'Etat plus que prévu.

26 décembre : Des équipements permettant d’améliorer l’efficacité L’Aéroport international Gnassingbé Eyadema sont réceptionnés.
150 entrepreneurs agricoles porteurs de projets pourront décrocher des fonds et bénéficier d’un appui technique dans le cadre de leur installation.
Cette promesse de soutien devrait se concrétiser à l’issue du forum des agripreneurs annoncé pour les 21 et 22 janvier prochains.
Au cours de cette rencontre, 1000 candidats seront présélectionnés pour participer à une session de formation dénommée « Camp du futur ».
A cette étape de la compétition, les 500 concurrents qui se seront illustrés le mieux lors de la présentation de leur plan d’affaires, recevront un quitus pour prendre part à la phase suivante : celle de l’incubation.
Les 150 lauréats, désignés parmi les 500 compétiteurs finalistes, bénéficieront en dehors de l’argent, d’un suivi personnalisé pendant un an.
Ce mercredi 08 janvier, se tient une session d’information sur ce forum. Y prennent part au Palais des Congrès de Kara, les autorités locales et les acteurs régionaux.
Séna Akoda
L’implantation d’une agropole à Kara, une région où l’agriculture se pratique en général jusqu’ici à capacité et rendement humains, est un projet très novateur. Et, selon les informations, l’adhésion des communautés riveraines à cette initiative gouvernementale se fait progressivement.
Pour mieux se rapprocher desdites communautés, l’Agence de Promotion et de Développement des Agropoles au Togo (APRODAT) et la fondation sud-coréenne Saemaul planifient à leur profit, des interventions dans le domaine de la santé communautaire.
Le volet santé communautaire s’intègre, indique-t-on à l’agence gouvernementale dirigée par Akouvi Ari, dans les activités appuyées par cette fondation, dans le but de susciter un changement de mentalité des populations vis-à-vis du concept des agropoles.
Et, in fine, mettre à niveau les communautés avec les exigences de l’écosystème des agropoles.
En rappel, les deux partenaires sur le programme d'installation des agropoles, ont récemment entrepris des tournées de sensibilisation au sein des communautés riveraines de la future technopole agroalimentaire.
Séna Akoda
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Oragroup, le groupe bancaire basé à Lomé, vient récemment d'être introduit à l'indice boursier de la Bourse régionale de valeur mobilière (BRVM): l'indice BRVM 10. L'information émane d'une note de place financière sous-régionale qui à l’issue de sa désormais rituelle révision trimestrielle des indices boursiers, a procédé à la modification de la composition de son indice affichant la performance des 10 valeurs les plus actives du marché.
C'est suite à cela qu'en ce premier trimestre 2020, Oragroup TG, rejoint la figure de proue de la BRVM, en même temps que Total SN, CIE CI. A l'inverse, Bolloré Transport Logistique CI, Cfao Motors CI et Uniwax quittent l'indice. Au final, cela porte à deux, le nombre d'opérateur basés au Togo et inscrits parmi les plus actives du marché, avec Ecobank transnational incorporated (ETI), traditionnellement présent dans cet indice.
A ce jour, le BRVM 10 se présente comme suit:
- ECOBANK TRANSNATIONAL INCORPORATED TG - ETIT
- SONATEL SN - SNTS
- SOCIETE GENERALE CI - SGBC
- TOTAL SN - TTLS
- ONATEL BF - ONTBF
- ECOBANK CI - ECOC
- TOTAL CI - TTLC
- CIE CI - CIEC
- ORAGROUP TG - ORGT
- SOCIETE IVOIRIENNE DE BANQUE - SIBC
Pour rappel, les deux indices de la place financière basée à Abidjan, et qui donne le pouls de l'activité des titres du marché des actions, sont : le BRVM Composite, qui comprend toutes les valeurs admises à la côte ; et le BRVM 10, tenant en compte les 10 sociétés les plus actives du marché. Ce dernier indice est révisé quatre fois par an.
Ayi Renaud Dossavi
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Le ministère de l’Environnement, du développement durable et de la protection de la nature va former 200 acteurs communautaires de la région maritime aux pratiques innovantes de gestion durable des terres, sur une période de deux ans.
Ces formations, pour lesquelles un avis de recrutement a été lancé récemment, s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’investissement dans la résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (WACA ResiP), appuyé par la Banque mondiale. Il s’agit, par cette initiative, d’aider les populations du littoral ouest africain, en l’occurrence des côtes togolaises, à faire face aux défis de l’érosion côtière, de la pollution marine, et aux sinistres qui en découlent.
Rappelons que, dans le cadre du WACA ResIP, des conventions portant sur 11 sous-projets communautaires ont été signées en novembre 2019, entre l’institution de Bretton Woods, le ministre en charge de l’environnement, des organisations de la société civile représentant les communautés bénéficiaires, et les Commissions préfectorales de développement durable (CPDD).
Sur ce segment, les appuis apportés par le Banque au Togo, représentent plus d’1,5 milliard de francs FCFA.
Ayi Renaud Dossavi
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