L’hôpital de référence Saint Pérégrin, dont les travaux ont été formellement lancés en Février 2019 par Faure Gnassingbé, devrait être prêt pour le début du mois de juillet.
L’information est rapportée par le portail officiel de la République togolaise, reprenant à cet effet Christian Trimua, ministre en charge des relations avec les institutions de la république, qui a assuré récemment que « L’hôpital sera livré début juillet ». En effet, s'ils devaient originellement s'achever en février 2020 (après 12 mois), les travaux ont, apprend-on, accusé un retard au démarrage (pour commencer en mai 2019), en plus d'être ralenti par les intempéries qui ont frappé le pays en septembre 2019.
Rappelons que l’infrastructure, d’un coup estimé à 17 milliards FCFA, financé par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), occupe un site de 6 hectares au Nord de Lomé. Ce centre, de niveau 4, sera un hôpital de référence dans la sous-région, répondant à tous les standards internationaux et doté d’un vaste plateau technique, d’un hôtel 4 étoiles et d’un héliport entre autres.
Pour le gouvernement, sa mise en place s’inscrit dans le 3ème axe du PND, visant à renforcer l’inclusion sociale.
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Au Togo, la cour constitutionnelle a proclamé ce mardi 03 mars la réélection de Faure Gnassingbé.
Avec un score revu à 70,78% des suffrages exprimés, le président togolais est plébiscité pour conduire les destinées du pays pour les cinq prochaines années.
Vote de confiance pour la continuité
Ce nouveau quinquennat sera surtout marqué par la mise en œuvre du PND. Ce programme de plus de 8 milliards $ vise à transformer structurellement l'économie togolaise pour une croissance inclusive, et créatrice d'emplois durables. Sur ce dernier terrain ayant trait au social, le n°1 togolais est très attendu, alors que le précédent mandat, placé sous le sceau du « social » a été fortement perturbé par les tensions socio-politiques qui ont émaillé le pays à partir du second semestre 2017.
A juste titre, sa campagne s'est appesantie en priorité sur des promesses sociales notamment, dans les domaines de la santé maternelle, l'état civil, l'éducation, l'électrification rurale.
Alors que la menace terroriste se fait ressentir de plus en plus, les questions sécuritaires semblent aussi un chantier sensible.
Les recours d'Agbéyomé Codjo rejetés
Faure Gnassingbé arrive en tête d'un scrutin contesté par l'opposition, avec à sa tête Agbéyomé Codjo. Des contestations que le camp présidentiel balaye de la main, les jugeant infondées.
Alors qu'il continue de contester les résultats proclamés il y a un peu plus d'une semaine par la Céni, Agbéyomé Codjo qui s’est dans la foulée, autoproclamé "président démocratiquement élu", a vu l'ensemble de ses recours rejetés par la cour constitutionnelle. La plupart, pour « manque de preuves ».
L’ancien Premier ministre de Gnassingbé Eyadema, a préféré passer outre les institutions compétentes, en nommant lundi soir son propre premier ministre. Un bras de fer qui fera long feu selon plusieurs experts.
L’accès aux financements notamment bancaires constitue jusqu’à ce jour, un réel défi pour les PME/PMI et les jeunes entreprises qui se créent.
Conscient de cette réalité qui empêche les jeunes entrepreneurs de dérouler leur plan de croissance et d’atteindre des marchés internationaux, le Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes (FAIEJ) se penche sur le sujet.
Il a prévu comme thème pour le N°4 du « Mercredi Talk », son initiative d’éducation financière et entrepreneuriale, « le financement des PME et Startups par les banques, exemple de la BOA ».
Le thème va être développé le mercredi 11 mars prochain par Khalid Yacoubou Boukari, directeur Pôle Engagements à BOA.
Ce rendez-vous d’échanges se tiendra, comme à l’accoutumée, à Nunya Lab (Maison des Jeunes à Amandahomé), banlieue nord ouest de Lomé. Il devrait permettre entre autres aux participants de mieux connaître les conditions d'accès aux financements bancaires en général, et de façon plus spécifique, les conditions d'accès aux financements de la BOA.
Séna Akoda
Le Togolais Midnight Sun GROUP, spécialisé dans les BTP, a démarré les travaux de bitumage de la rue qui va de la Pharmacie la Nation (Totsi, banlieue nord-ouest Lomé) à la Pharmacie Vigueur à (Agbalépédogan).
Dénommée Rue 267 AGP ou Rue Livingstone et longue d’1,1 km environ, elle sera bitumée et aménagée en 2X2 voies, selon le ministère de la ville, de l’urbanisme, de l’habitat et de la salubrité publique.

Depuis le démarrage des travaux, cadres, techniciens et ouvriers de l’entreprise à laquelle l'exécution a été confiée, sont visibles sur le tronçon et s’activent pour tenir le délai d’exécution de 10 mois accordé. Le projet est à l'étape des travaux d’assainissement.
Le financement des travaux est assuré par IDA (Association Internationale de Développement) du Groupe de la Banque mondiale, à travers le Projet d’Infrastructures et de Développement Urbain (PIDU).
En rappel, MNS GROUP a déjà exécuté d’importants projets de BTP au Togo dont la réhabilitation de la voie Notsé-Tohoun-Frontière Bénin (57 km) qui a permis de désenclaver le bassin hydrographique du Moyen-Mono. Ce bassin est reconnu comme une zone à fort potentiel agricole.
Séna Akoda
Avec un trafic annuel en hausse (le trafic conteneurs du Port de Lomé est passé d’un peu moins d’1,4 millions d’Equivalents Vingt Pieds (EVP) en 2018, à plus d’1,5 millions d’EVP en 2019), l'infrastructure continue d’impressionner les experts au niveau national et international, par ses performances et la modernité de ses infrastructures.
C’est le cas de Iju Tony Nwabunike, président de l'Association des agents de douanes agréés du Nigéria (ANLCA), qui, revenant sur le potentiel d’évolution des infrastructures portuaires en Afrique de l'Ouest, n’a pas manqué de célébrer ce fleuron sous-régional, qui, bien qu’étant « un petit port », est « très convenable », souligne-t-il.
Plus encore, « Si vous y allez, vous ne croirez pas que c'est en Afrique, encore moins en Afrique de l’Ouest ». L’infrastructure est ainsi citée en tant que benchmark, pour la modernisation et l’amélioration des plateformes portuaires dans la sous-région, notamment au Nigeria.
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La Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) va créer une zone industrielle à Agbélouvé (62 km de Lomé), plus exactement à Kotso-Kopé. Ce projet consistera à mettre en place une zone industrielle et une centrale solaire de 50 MW.
Dans le cadre de ce projet, l’institution que préside Germain Essohouna Mèba, bénéficie de l’appui technique et financier de son partenaire allemand Sun Farming Food & Energy et d’autres institutions.
Selon ses promoteurs, d’ici à 10 ans, le projet devrait favoriser « la création de 50 000 emplois ». Il permettra en outre, d’assurer la sécurité alimentaire au Togo. Il prévoit par ailleurs un transfert de technologie.
Selon le planning d’exécution, la CCIT et ses partenaires vont procéder à la pose de la première pierre de cette zone industrielle très prochainement.
Notons que ce projet s’inscrit en droite ligne du Plan National de Développement (PND 2018-2022), dans son Axe stratégique 2 dédié à la promotion de l’agro-industrie.
Séna Akoda
Alors que la pandémie à Coronavirus se répand de plus en plus hors de Chine, avec un premier cas de contamination signalé au Sénégal, Nigéria, Maroc et Tunisie, notamment, les pays en développement comme le Togo peuvent compter sur l’appui de la Banque mondiale et du FMI, apprend-on.
En effet, « Le FMI et le Groupe de la Banque Mondiale sont prêts à aider nos pays membres à faire face à la tragédie humaine et au défi économique que pose le virus COVID-19 », annoncent les deux institutions de Bretton Woods, dans un récent communiqué conjoint.
La note, signée par les deux patrons (respectivement la bulrgare Kristalina Georgieva et l’américain David Malpass), indique qu’ils accordent « une attention particulière aux pays pauvres où les systèmes de santé sont les plus faibles et les populations les plus vulnérables ».
Concrètement, il s’agit faire usage des « instruments disponibles dans toute la mesure du possible, y compris le financement d'urgence, les conseils politiques et l'assistance technique ». Sont prévus en particulier, « des mécanismes de financement rapide qui, collectivement, peuvent aider les pays à répondre à un large éventail de besoins ».
Des facilités qui seront certainement sollicités par les pays membres, à un moment où, au-delà du risque sanitaire, qui est significatif, la pandémie devrait peser très significativement sur l’économie mondiale.
Selon les plus récentes informations, le nombre de contamination a franchi la barre symbolique des 90 mille (90 937). Hormis la Chine (plus de 80 mille cas), les principaux foyers sont la Corée du Sud (4800 cas), l’Italie (plus de 2000 cas), et l’Iran (1500 cas).
Outre le Sénégal, la Tunisie et le Maroc, des premiers cas ont été signalés en Nouvelle Zélande et au Luxemburg, notamment.
A ce jour, au cas n’a été signalé au Togo.
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Le Sénégal devient le 2ème pays d'Afrique de l'Ouest (et de la région subsaharienne) à confirmer un cas de Coronavirus, après le Nigeria en semaine dernière. L'information a fait l'objet d'une réunion d'urgence ce lundi matin à la présidence sénégalaise, à l'issue de laquelle les autorités ont confirmé le cas suspect.
C'est maintenant chose faite. Le sujet, un ressortissant français, en observation à l’Institut Pasteur de Dakar, est revenu via Air Sénégal, il y a deux jours. Les officiels annoncent d'ores et déjà des mesures pour le tracking des passagers du vol, afin d'adopter les mesures idoines.
Rappelons que le Sénégal est l'un des pays d'Afrique de l'Ouest actuellement capable de tester les cas de Covid-19, à côté d'autres comme le Nigéria (qui a annoncé le premier cas) et le Ghana. C'est par ailleurs le premier pays de l'Uemoa (Afrique de l'ouest francophone) à être exposé.
Les prochains jours informeront sur l'évolution de la situation, face à un virus qui a un temps d'incubation particulièrement long (14 jours en moyenne, avec une suspicion de contagion asymptomatique, ce qui complique significativement les mesures de confinement).
Rappelons que si le continent africain est globalement épargné par le virus pour le moment, (4 cas jusque là), au point de susciter de nombreuses interrogations des observateurs extérieurs, la fragilité des systèmes sanitaires dans les pays africains reste l'un des grands "maillons faibles" dans l'arsenal mondial face au virus.
Au Togo, les numéros verts disponibles pour signaler les cas éventuel de Covid-19 sont le +228 22 22 20 73 / +228 91 67 42 42. Les autorités sanitaires, également en alerte ont notamment mis en place un centre d’isolement à l'Aéroport de Lomé, ainsi qu'une cellule de veille.
Ayi Renaud Dossavi
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La startup togolaise eConvivial est un lauréat du Challenge des 1000 entrepreneurs africains lancé pour permettre à des Africains de prendre part au Sommet Afrique- France, et plus précisément au salon « Cité des 1000 ». L’information est diffusée par la jeune pousse via son compte twitter.
La startup togolaise qui évolue dans le secteur de la santé, a développé une application web et mobile du même nom pour favoriser l’accès des adolescents ou des jeunes aux informations et aux services de soins y compris de santé sexuelle et reproductive.
Elle diffuse des informations et des services adaptés en matière de prise en charge des infections sexuellement transmissibles (IST). Elle permet une prise en charge plus rapide des malades en référant ceux-ci à une formation sanitaire plus proche.
En rappel, dans le cadre du salon la « Cité des 1000 » prévu à Bordeaux en juin prochain, un appel à projets a été lancé à l’endroit des porteurs de solutions innovantes pour l’émergence des villes durables.
Hormis la santé, les projets devront cibler 7 quartiers thématiques : "accéder aux services essentiels, nourrir les villes, aménager et embellir la ville, se déplacer dans la ville / visiter la ville, vivre dans la ville, financer et structurer les projets; et enfin connecter la ville".
Hormis la santé, on note entre autres secteurs : la sécurité et l’efficacité énergétiques, les énergies renouvelables, la gestion des risques, l’agro-alimentaire, les commerces. Ou encore la restauration, l’architecture, le mobilier urbain, les espaces verts, le transport, la mobilité, le tourisme, le logement, la santé, l’éducation, la culture, les banques, les assurances et l’innovation digitale.
Séna Akoda
Dans un discours prononcé devant la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique, le Secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a commenté les progrès accomplis par le Togo en matière de création d’entreprises.
« Le Togo a levé les obstacles bureaucratiques pour les entrepreneurs », a reconnu le diplomate américain qui soulignait la nécessité de libéraliser l’économie pour la croissance du continent.
Les progrès du Togo, plébiscités dans le Doing Business 2020 où en un an, le pays a engrangé 69 places sur l’indicateur « Création d’entreprises », se déclinent en plusieurs réformes.
Entre autres, la réduction drastique du délai de création d’entreprise au CFE (Centre de Formalités des Entreprises), la possibilité de créer des SARL par acte sous seing privé, la libéralisation du capital social et de la valeur nominale des parts sociales. Egalement dans ce registre, la suppression des droits d’enregistrement et de timbres à la création d’entreprises, la création d’entreprise en ligne, etc.
Ces réformes du climat des affaires ont permis de booster le nombre d’entreprises créées au Togo (plus de 11 000 en 2019, un record).
Notons que Mike Pompeo, lors du 59è anniversaire de l’accession du Togo à l’indépendance, avait déjà salué la gouvernance politique et économique de ce pays. Il l’avait félicité pour « ses efforts soutenus afin de devenir plus favorable aux entreprises, et améliorer le bien-être de tous les citoyens togolais ».
Séna Akoda