Togo First

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Au cours de la dernière décennie, la SFI a investi plus de 600 millions de dollars au Togo, dans les secteurs de l’énergie, des marchés financiers, de la production de ciment, la logistique et la santé, a confié à Jeune Afrique Ronke-Amoni Ogunsulire (photo) , Représentante-Résidente de l’institution de Washington.

Le bras de la Banque mondiale dédié au secteur privé qui vient d’ouvrir un bureau de représentation à Lomé, entend se rapprocher davantage des PME.

« Le secteur privé au Togo est en croissance. Pour soutenir cette croissance, nous examinons un large éventail de secteurs, notamment l’accès des PME au financement, à l’énergie et à l’amélioration de l’environnement des affaires du pays. » a déclaré la Responsable. 

La stratégie déjà en orbite, consiste en partie, à soutenir les banques locales afin de leur permettre de financer principalement les PME. Sur le terrain, l’institution dont le vice-président, Sergio Pimenta, qui, récemment de passage à Lomé, est allé à la rencontre des Nana Benz, vendeuses réputées de pagnes au Grand Marché de Lomé, pour explorer des pistes de financement, revendique avoir déjà investi environ 30 millions de dollars dans plusieurs banques locales pour financer principalement les PME. 

Son appui aux PME togolaises, moteurs de l’économie, porte également sur un programme de conseil dénommé Local Champions Project. Cette initiative est « destinée aux PME prometteuses afin de les amener à un niveau leur permettant de bénéficier d’investissements d’institutions telles que la SFI. », souligné la Responsable nigériane.

La SFI a accompagné le Togo dans l’élaboration de sa stratégie nationale d’électrification. L’institution a « également contribué au financement de Lomé Conteneur Terminal, de la centrale électrique Contour Global, du Groupe Heidelberg Cement et des institutions financières régionales à l’instar d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI). » Son portefeuille actuel d’engagements s’élève à 330 millions de dollars.

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Il se tient depuis hier, lundi 16 décembre 2019 à Lomé, une rencontre de quatre jours, à l’initiative du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), en partenariat avec la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF-TG).

Ces assises, qui réunissent des experts et des acteurs du secteur, en vue de les familiariser avec les méthodologies d’évaluation, notamment les renseignements des questionnaires, les visites de terrain, et les actions de suivi, s’inscrivent dans le cadre de l’évaluation du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) au Togo. Cette évaluation prochaine, ainsi préparée, fait suite à l’exercice qui s’est déroulée presqu’une décennie plus tôt, en 2010.

Cette évaluation « va impliquer tous les acteurs des secteurs publics et privés intervenant dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme », précise à cet effet Kossi Tofio, représentant le ministre de l’économie et des finances, à l’ouverture des travaux.

Pour le pays, il s’agit notamment de « démontrer le niveau de sa conformité aux normes internationales et le niveau d’efficacité de son dispositif. », ce qui suppose la mise à disposition de « toutes les informations nécessaires pour prouver cette conformité et cette efficacité ».

R.E.D

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Les travaux vont bon train pour l’opérationnalisation du Conseil économiques et social (CES), une institution créée en 2011 avec pour mission de conseiller le gouvernement, le parlement ainsi que toute institution publique, et de participer à l’élaboration de la politique économique et sociale du pays.

Un récent communiqué émanant de la présidence de l’assemblée nationale informe en effet que les candidatures sont ouvertes pour les citoyens désireux de faire partie de cette structure (composée de personnes concourant par leur compétences et leur activité au développement économique social, culturel, scientifique, environnemental et technique  du pays).

Toute personne intéressée doit déposer son dossier de candidature au secrétariat particulier de la présidente du Parlement, sous pli fermé et avec la mention « Acte de candidature au CES ». La date butoir est fixée au Jeudi 19 décembre 2019, à 17h.

Pour être éligible, il faut notamment être un togolais d’au moins trente, en parfaitement possession de ses droits civiques et exerçant dans un domaine professionnel depuis au moins 10 ans.

Notons que le dossier de candidature doit comporter les pièces suivantes: Les pièces à fournir comprennent : Une demande adressée à la présidente de l'Assemblée, une copie légalisée du certificat de nationalité togolaise, un extrait du casier judiciaire datant de moins de 3 mois, un certificat médical datant de moins de 3 moins et attestant la capacité du candidat à exercer ses fonctions de membre du CES, Un CV détaillé et actualisé accompagné de documents justificatifs, une photo d'identité, et une photocopie de la CNI ou du passeport en cours de validité.

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Les universités de Lomé et Kara vont être dotées d’un centre d’excellence régional en Agro-Industrie et Automatisation industrielle, dans le cadre du projet Festo Authorizhed and Certified Training Center in Lomé and Kara (FACT Center Lomé et Kara).

L’initiative  prévoit l’installation de 32 laboratoires et ateliers dans les 2 universités et l'ouverture de multiples filières de formation.  Elle « ambitionne de former au Togo et dans la région ouest-africaine une nouvelle génération d’ingénieurs industriels à la pointe des technologies en vue de faciliter l'employabilité et l'entrepreneuriat des jeunes ainsi que la productivité des entreprises industrielles », informe l’université de Lomé.

Plus exactement, indique-t-elle,  il sera créé « 29 laboratoires et ateliers technologiques, un incubateur (Think Tank Industriel), un laboratoire de mesure et d'analyse pour des projets de recherche et développement et un laboratoire QHSE pour former les industriels togolais aux normes de Qualité, d'Hygiène, de Sécurité et d'Environnement ».

L'idée globale, est de fournir des compétences techniques aux étudiants et aux professionnels de l'industrie à travers l’amélioration de l'offre de formation technique, professionnelle et industrielle.

Une réunion tenue en fin de semaine dernière à l’université de Lomé a permis aux acteurs du projet, d’identifier les besoins en matière de métiers et de filières, d’élaborer une feuille de route, et mettre en place des comités de pilotage et de suivi du projet.

Séna Akoda

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Sur les dernières décennies (de 1990 à 2018), l’Indice de développement humain (IDH) du Togo est passé de 0,405 à 0,513, en amélioration de 26,6%. Selon le récent rapport sur le développement humain (Human developpement report) du Programme des nations unies pour le développement (Pnud).

Dans cette même période, les citoyens du pays d’Afrique de l’Ouest ont gagné 4,9 années de plus, en termes d’espérance de vie, dont 03 années gagnées entre 2010 et 2017. Le PIB par habitant a quant à lui augmenter de 22,4%, dans la même période.

De sensibles progressions cependant loin d’occulter les progrès encore à réaliser. A un plus court terme, le pays a notamment décliné de deux places par rapport au classement mondial précédent, occupant dans ce classement 2019, le 167ème rang sur 189 pays (dans la catégorie des Pays à IDH faible, bien que son IDH soit supérieur à la moyenne desdits pays, qui est de 0,507).

Du reste, le Togo partage la même catégorie que des voisins continentaux, également classés comme pays à IDH « faible », notamment les Seychelles, le Rwanda, le Nigéria, la Côte d’Ivoire ou encore l’Ethiopie.

R.E.D

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Comme annoncé en septembre dernier, la compagnie aérienne Ethiopian Airlines lance ses vols à destination de Houston (Texas) via Lomé. Le vol inaugural se déroule aujourd’hui, 16 décembre 2019. Confirmation en est faite à travers un portail d'information de l’Aéroport de Lomé, son Hub Ouest africain.

Pour la compagnie de la Star Alliance, cette première liaison lance ainsi trois vols directs hebdomadaires vers la ville américaine : les lundis, mercredis et vendredis. Le Boeing 787 du transporteur africain quittera donc Addis-Abeba pour Houston, via la capitale togolaise. 

Cette ligne, vient en remplacement d’une précédente, Addis Abeba-Lomé-Los Angeles. Un repositionnement qui pourrait notamment s’expliquer par le fait qu’une « importante communauté africaine », particulièrement nigériane, se trouve dans la région houstonnienne « où une forte industrie pétrolière et gazière et d'autres compagnies font affaires », selon le transporteur.

Notons que ces vols devraient constituer « les seules liaisons directes et efficaces entre Houston et l'Afrique de l'Ouest », selon Tewolde GebreMariam, PDG d’Ethiopian.

R.E.D.

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Togo: L'Aéroport de Lomé rapporte à l’Etat plus que prévu

Près d'une semaine après la 16è Foire Internationale de Lomé (FIL) et conformément à sa tradition depuis 35 ans, la Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo (CCIT) lance ce lundi 16 décembre, la 35è édition de la Quinzaine commerciale, sur le site d'Agbadahonou.

La manifestation qui vise à promouvoir l'activité économique en fin d'année et ce, pendant 15 jours (15 au 31 décembre 2019) se tient simultanément sur deux autres sites, Baguida et Adeticope. Elle permettra aux opérateurs économiques de se frotter aux clients et devrait soutenir davantage l'activité économique et permettre aux micros et petites entreprises de profiter de l'euphorie des fins d'année.

Selon Jean-Pierre Fabre, maire de la Commune de Golfe 4, ce rendez-vous forain est une tribune où commerçants, chefs d'entreprises, artisans et autres acteurs économiques vont rivaliser d'ardeur en termes de promotion de leurs biens et services.

Ouvrant la manifestation, Kodjo Adedze, ministre en charge du Commerce, du secteur privé et de la consommation locale, déclare que cet événement occupe une place privilégiée parmi les activités cette année. Il salue l'initiative qui est à sa 3è année, d'organiser la kermesse commerciale simultanément sur 3 sites et rassure de l'engagement de l'Etat à améliorer davantage le climat des affaires et le rendre plus propice aux opérateurs économiques.

Séna Akoda

Pour son assurance agricole, les principaux produits proposés par le Mécanisme incitatif de financement agricole (Mifa SA), sont la Couverture Maladie, la Prévoyance Retraite, et l’Assurance Agricole.

Ces produits ont été présentés aux acteurs du secteur, en fin de semaine dernière (vendredi 13 décembre 2019), à la faveur d’une session de travail qui a réuni les représentants du Mifa, avec ses partenaires, et les présidents des organisations paysannes.

La rencontre avait notamment pour but de leur expliquer le contenu de ces mécanismes, ainsi que leurs modalités de souscription, dans le cadre de la mise en place d’une assurance agricole au Togo, un processus enclenché depuis plusieurs mois.  L’objectif est de le mettre en place pour la prochaine campagne agricole.

Au Togo, selon les travaux préparatoires entrepris, les trois filières agricoles qui se prêtent le mieux à la mise en place d’une assurance agricole sont le maïs, le riz fluvial, et le coton.

Rappelons que le projet, piloté par le Mifa SA, bénéficie de l’appui technique et financier de la Banque africaine de développement (BAD).

R.E.D

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Alors que la fermeture de ses frontières avec le Bénin et le Niger continue de peser lourd sur les économies de la sous-région, le Nigeria pourrait corser la facture, déjà salée.

Abuja prévoit de mettre un terme à la fourniture en énergie au Togo, au Bénin et au Niger, si ceux-ci ne soldaient leurs impayés estimés à 16 millions $.

La menace a été proférée par le Directeur Général de la Transmission Company of Nigeria (TCN), Usman Mohammed (photo), qui a expliqué qu'avant son accession à la tête de la compagnie de distribution, les deux pays côtiers à eux seuls devaient à son pays une ardoise de plus de 100 millions $.

« Ils ont payé une partie de ce qu'ils ont consommé et avec les dettes, il ne reste que 14 millions de dollars pour le Bénin [et le Togo via la CEB, Ndlr]. Le Niger doit moins de 2 millions de dollars et nous ne les lâcherons rien », a menacé le Responsable, estimant que « l'approvisionnement en électricité n'est pas de la charité. »

Ces pays voisins « seront déconnectés comme de simples ménages du Nigeria s'ils refusent de régler leur dette », a poursuivi Usman Mohammed, qui préside également le Système d'Échanges d'Énergie Électrique Ouest Africain (EEEOA), une institution spécialisée de la CÉDÉAO ayant pour but d’intégrer les réseaux électriques nationaux dans un marché régional unifié de l'électricité.

La ligne de transport la plus importante de ce marché de 14 pays devrait être opérationnelle, d’ici 2020 pour permettre à l’électricité de traverser l’Afrique de l’Ouest, depuis les pays disposant de ressources énergétiques bon marché, propres et abondantes vers les pays qui en sont dépourvus.

Si la mise en œuvre de ce marché de 14 pays entame son virage le plus décisif en 2020, les paiements irréguliers entre partenaires commerciaux de la région restent encore une autre paire manche. En 2016, les arriérés ont atteint un tel niveau que l’EEEOA a constitué un groupe de travail sur la sécurisation des paiements des échanges d’énergie transfrontaliers.

Par exemple, cela fait la nième fois que le Nigeria somme ces clients internationaux d’honorer leurs engagements. En juillet 2018, suite à une nouvelle série de grognes d’Abuja, le Togo avait enclenché les diligences pour se mettre au diapason auprès du géant de l’Est.

Pour rappel, la Nigeria Electricity Supply Industry (NESI) fournit une capacité de 300 mégawatts au Togo, au Bénin et au Niger.

Le gouvernement adopte un deuxième projet de Loi de finances rectificative en Conseil des ministres tenu ce vendredi 14 décembre. Ce nouveau collectif budgétaire dont le processus d’adoption est ainsi amorcé, prend en compte la privatisation du groupe TogoCom (fusion de Togocel et Togo Télécom) via la cession de 51% des parts de l’Etat à Agou Holding.

Cette transaction qui confine l’Etat, autrefois détenteur de la totalité des actions de la holding Togocom dans une position d’actionnaire minoritaire avec les 49% restantes, a permis d’alimenter le Trésor Public avec plus de 48 milliards FCFA.

De façon globale, le nouveau budget de l’Etat est projeté à 1430,1 milliards de francs CFA contre 1381,9 milliards de francs CFA dans le collectif précédent, soit une hausse de 3,5%.

« Ce second projet de loi de finances rectificative, qui intervient en fin d’année budgétaire, à la suite de l’opération de privatisation de TOGOCOM, répond au souci de transparence et de sincérité budgétaire », précise le Conseil des ministres.

A noter que ce projet devra recevoir le quitus parlementaire pour valoir loi de finance rectificative.

Séna Akoda

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