Les six premiers mois de cette année sont porteurs de grandes opportunités d’affaires pour les entreprises de BTP. Après l’annonce de travaux d’entretien visant plus de 200 km de pistes rurales, de plus de 340 km de routes et autres, le gouvernement met le cap sur l’entretien de plus de 400 km de routes nationales transversales revêtues.
Ces travaux pour lesquels un avis d’appel d’offres (AAO) vient d’être émis jusqu’au 19 mars 2020, concernent la région maritime (57,6 km de route) et les Plateaux (40,9 km). La région centrale se taille la part la plus importante avec 193 km de routes devant bénéficier des travaux annoncés, suivie de la région de la Kara (112 km).
Le financement de ces travaux sera assuré par le ministère des Infrastructures et des Transports (MIT) grâce à des fonds de la Société de Financement de l’Entretien Routier (SAFER) dédiés à l’entretien annuel du réseau routier.
Selon l’avis d’appel d’offres du MIT, les entreprises attributaires de marchés publics dont le taux d’exécution n’a pas atteint 70% et qui sont en retard par rapport au planning d’exécution sont exclus du processus. Elles ne peuvent pas soumettre de dossiers de candidature.
Séna Akoda
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Le ministère togolais en charge de l’agriculture vient de conclure avec la Fondation OCP (de droit marocain), une entente dénommée la « Convention Spécifique n°2 », afin de consolider son appui aux efforts du pays, dans la mise en place de sa carte de fertilité des sols.
OCP devrait participer pour un peu plus de 150 millions FCFA dans le cadre d’un Programme de coopération (d’un cout globale de 695 millions FCFA), aux côtés des 541 millions FCFA du gouvernement togolais.
Objectif de ce programme d’une durée de 2 ans: évaluer le niveau de fertilité des sols sur une superficie totale d’1,8 millions d’hectares, ainsi que les besoins précis en éléments fertilisants. A ce jour, la moitié du territoire national (50,46%) a été déjà échantillonnée par l’Institut togolais de recherche agronomique (ITRA) et des cartes thématiques sont disponibles pour les Régions Savanes et Kara. Il s’agira également de mettre en place une plateforme informatique de la carte de fertilité des sols agricoles.
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Après avoir élaboré son Plan stratégique de lutte contre la corruption (qui couvre la période 2019-2023), la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (Haplucia) veut enrichir ce document, en associant ses différents partenaires et acteurs impliqués, afin notamment de le rendre conforme standards internationaux. L’organe togolais a organisé à cet effet une rencontre en fin de semaine dernière.
« Nous sommes à l'heure de la planification (...) nous devons élaborer un Plan pour que la lutte puisse se mener de façon méthodique, secteur par secteur, ministère par ministère », souligne Essohanam Wiyao, président de la Haplucia.
Ce dernier rappelle également que le pays « a engagé plusieurs réformes dans le sens de la bonne gouvernance économique et financière », illustrées notamment par ses récentes performances en matière de Doing Business, de sa note de 3,2 sur 6 (selon un rapport de la BM évaluant les politiques et institutions en Afrique, « le Togo progresse pour la deuxième année consécutive », souligne à cet effet Wiyao), ou encore son taux de réalisation de plus de 70% des réformes communautaires (Uemoa) en matière d’assainissement de la gestion publique. A contre courant, cependant, notons que Lomé a quand même perdu un point, dans le dernier classement de Transparency International.
Du reste, apprend-on, cette stratégie nationale s’inscrira dans la vision du gouvernement, tel qu’exprimée par le volet Bonne gouvernance du Plan national de développement, promu notamment par le président Faure Gnassingbé, nouvellement réélu (chiffres provisoires). Le Document vise, à terme, à permettre au pays de se conformer aux recommandations de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la corruption, mais aussi de servir de référence à tout projet et programme de lutte contre la corruption et les infractions assimilées au Togo.
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Si le Togo a enregistré des progrès, en ligne avec les Engagements de Malabo pour le développement de l’agriculture en Afrique, il lui reste cependant du chemin à faire, dans un contexte où, globalement, les pays africains sont encore loin du compte. Pour exemple, seuls 4 pays, au niveau continental, répondent aux objectifs de 2019 (c’est-à-dire obtenir ou dépasser la note de référence de 6,66 pour cette année) : le Rwanda, le Maroc, le Mali et le Ghana.
Ces notes émanent du dernier rapport biennal à la Conférence de l’UA sur la mise en œuvre de la Déclaration de Malabo de juin 2014, récemment publié.
Cependant, indique le rapport, plusieurs autres Etats (32 au Total), dont le Togo, ont amélioré leurs résultats par rapport à ceux de 2017. Le pays enregistre ainsi une amélioration modeste de 5% (en comparaison, le Bénin est à +34%, le Burkina Faso +13%, le Nigéria +52%, et le Sénégal +36%). On note une régression du score dans d’autres pays notamment au Botswana (-24%), Djibouti (-12%), le Malawi (-2%), la Namibie (-18%) et l’Afrique du Sud (-30%).
Le Togo affiche également un taux de 92,5%, en ce qui concerne l’augmentation durable et inclusive de la productivité agricole, le pays fait partie des 9 qui ont atteint ou dépassé en 2018, l’augmentation minimale de 30% par rapport à 2015 (avec le Botswana (37,4%), le Burundi (38,3%), le Libéria (41,0 %), le Mozambique (35,6%), la Namibie (51,7%), le Rwanda (220,7%), les Seychelles (188,9%), le Soudan (255,9%)).

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En ce qui concerne les efforts pour réduire les pertes après les récoltes (visant à accroître la disponibilité de la nourriture), le Togo fait partie des 10 pays ayant atteint l’objectif de 15% de réduction par rapport au niveau de 2015, avec 21%.
Pour rappel, les engagements de la déclaration de Malabo sur « L’accélération de la croissance et de la transformation de l’agriculture en Afrique pour une prospérité́ partagée et de meilleures conditions de vie » sont au nombre de sept, don notamment : Un Nouvel engagement envers les principes et les valeurs du processus du PDDAA ; le Renforcement du financement des investissements dans l'agriculture ; l’Éradication de la faim d’ici 2025 ; la Réduire de moitié de la pauvreté́ grâce à l’agriculture d’ici 2025 ; la Stimulation du commerce intra-africain des produits de base et des services agricoles ; le renforcement de la résilience à la variabilité́ climatique, et le Renforcement de la responsabilité́ mutuelle sur les actions et les résultats.
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Le mausolée de Sarakawa, site chargé d’histoire, va faire l’objet de réhabilitation. Le gouvernement a doté le ministère des Infrastructures et des Transports (MIT) de 25 millions FCFA au titre du budget, gestion 2020 pour la réhabilitation de ce site qui a été le théâtre de l’accident aérien survenu alors que Feu Eyadéma, président togolais, était à bord.
De fait, un Douglas C-47 Skytrain effectuant avec feu Eyadéma et plusieurs autres personnalités avec à bord, une liaison entre Lomé et Pya, s’écrase en pleine brousse le 24 janvier 1974 à proximité de Sarakawa. Eyadéma s’en sort indemne et reste convaincu que cet accident était une tentative de sabotage de la France avec laquelle le Togo était en froid.
Selon la version officielle, le refroidissement des relations entre le Togo et la France survient quelques jours après la décision du Togo de créer l’Office Togolais des Phosphates (OTP) pour concurrencer directement la Compagnie Togolaise des Mines du Bénin (C.T.M.B à capitaux majoritairement français, dans l'exploitation du minerai). Feu Eyadéma prend alors des mesures fortes contre la France, dont la nationalisation de la CTMB.
Notons que le « Mausolée de Sarakawa » abrite depuis lors, un mémorial établi au centre d'une petite place, qui se compose d'une statue du général-président Eyadéma debout, entouré de trois autels ornés des photographies des trois généraux morts dans l'accident.
Pour l'exécution des travaux de réhabilitation du site, le MIT recherche jusqu’au 10 mars prochain, des candidats qualifiés.
Séna Akoda
La commission électorale nationale indépendante (Ceni) a proclamé dans la nuit de dimanche à lundi les résultats provisoires de l’élection présidentielle de la veille.
Le Chef de l’Etat sortant, Faure Essozimna Gnassingbé est arrivé largement en tête, avec 1 938 889 voix, soit 72,36% des suffrages exprimés, devant Messan Kodjo Agbeyomé du MPDD (18,37%) et Jean-Pïerre Fabre de l’ANC (04,35%).
Le candidat du parti Union pour la République (Unir) est ainsi élu dès le premier tour de l’élection. « Merci pour la confiance renouvelée », a sobrement commenté Faure Gnassingbé quelques instants après la proclamation des résultats.
2 769 286 électeurs ont voté, portant le taux de participation à 76,63% selon les chiffres communiqués par la Ceni.
Ces résultats provisoires seront transmis à la Cour Constitutionnelle qui dispose d’un délai d’une semaine pour proclamer les résultats définitifs.
Suffrages obtenus par les autres candidats :
Aimé Gogué : 2,38%
Wolou Komi : 1,14%
Georges Kouessan : 0,77%
Tchassona Traoré: 0,63%
Un peu plus de 3,6 millions de Togolais ont été appelés ce samedi 22 février à se rendre aux urnes dans plus de 9 000 bureaux de vote ouverts sur tout le territoire, pour le 1er tour du scrutin présidentiel dans leur pays.
Objectif : désigner qui de Faure Essozimna Gnassingbé, candidat à sa propre succession après 15 ans au pouvoir ou de ses six concurrents, devra les diriger pendant les cinq prochaines années. A savoir Jean-Pierre Fabre, ex-chef de file de l’opposition, Kodjo Agbéyomé, Me Traoré Tchassona, Dr Aimé Gogué, Prof Komi Wolou et Dr Georges William Kouessan.
Pour l’essentiel, « en termes de problèmes majeurs, il n’y a rien à signaler », selon Ayassor Tchambakou, président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Les opérations de vote se sont déroulées « dans le calme et la sérénité », renchérit Gilbert Bawara, ministre chargé de la Fonction publique et cadre du parti UNIR au pouvoir.
Les résultats provisoires seront annoncés au plus tard lundi 24 février, promet le N°1 de l’institution chargée de l’organisation du scrutin présidentiel. Les Togolais retiennent leur souffle, d'ici-là.
Séna Akoda
Le Projet d’Infrastructures et de développement Urbain (PIDU) envisage d’interconnecter des bassins de rétention d’eau. Les travaux porteront sur l’interconnexion gravitaire des bassins des « deux lions » au bassin « Caméléon » (quartiers Agoè-Nyivé et Adidoadin).
Il s’agira également du drainage du trop-plein du bassin « Caméléon » vers le bassin d’Agbalélépédogan (quartiers Adidoadin et Agbalépédogan).
Le projet porté par le PIDU dans le cadre de l’assainissement dans la ville de Lomé comporte en outre, le drainage des eaux de la zone du Centre culturel Loyola (CCL) et du contrebas du quartier Massohoin (Lomé, quartiers Cacaveli, Massohoin et Agbalélépédogan).
Le projet est actuellement à l’étape des études techniques à réaliser. Aussi, recherche-t-il jusqu’au 10 mars prochain, un consultant en charge des travaux suivants notamment, au titre desdites études : l’état des lieux du système de drainage des zones concernées, des propositions de différentes solutions d’aménagement et de drainage.
Il devrait également faire l’analyse des aspects géotechniques et faire une estimation financière sommaire des solutions techniques proposées.
Séna Akoda
Après le retrait de la totalité des agréments de la société Ogar Assurances et sa dissolution, place à sa liquidation.
Le président du tribunal de commerce de Lomé a récemment désigné, pour ce faire, les organes en charge de la liquidation. A savoir Lucas Kodjo Afantchawo en qualité de liquidateur et Lidaowe Tchilabalo Banizi, juge au tribunal de commerce de Lomé ainsi que Tomféi Yele, épouse Dontema, commissaire contrôleur des assurances.
Un avis vient d’être lancé à l’adresse de tous ceux qui ont des créances vis-à-vis de la société, à les produire avec leurs pièces justificatives auprès du liquidateur, au siège de l’assureur.
Pour être pris en compte, les créanciers sans titres de garantie y compris ceux qui sont munis de garanties, doivent impérativement produire l’état de leurs créances dans un délai de 30 jours à compter de ce jeudi 20 février.
Toutefois, ceux à qui l’assureur doit de l’argent ou une prestation et qui ne résident pas au Togo, disposeront d’un mois supplémentaire pour accomplir la formalité exigée.
Une fois la liquidation faite, Ogar Assurances Togo ne restera plus qu’un souvenir. La société sera définitivement radiée du Registre du Commerce et du Crédit Mobilier (RCCM), en ligne avec les prescriptions de l'OHADA.
Séna Akoda
Habituellement fermées lors des élections, les frontières terrestres du Togo resteront ouvertes ce samedi 22 février, jour du scrutin général pour le premier tour de la Présidentielle.
C’est le fruit d’une mesure, qui veut permettre aux citoyens et aux usagers des trois frontières (Burkina-Faso, Bénin et Ghana) de circuler librement et de vaquer à leurs occupations. La sécurité sera assurée aux frontières, les forces de l’ordre ayant déjà voté par anticipation 72h plus tôt.
L’annonce a été saluée par la Cedeao, dont de hauts représentants sont à Lomé. « Ce sont de bonnes pratiques qu’il va falloir essayer de disséminer dans la sous-région », a déclaré dans ce sens le Commissaire aux Affaires politique, paix et sécurité de l’Organisation, le Général Francis Béhanzin.
Pour rappel, ces présidentielles, dont la campagne s’est achevée hier minuit, opposent 7 candidats en lice, dont le président Faure Gnassingbé, candidat à sa propre succession.