NSIA, l’assureur qui développe depuis quelques mois, un pôle bancaire au Togo et dans certains pays africains, s’associe avec la Société des Postes du Togo (SPT) pour proposer des produits assurantiels. L’information est rendue publique ce lundi 17 février 2020 par la SPT.
Désormais, les clients ou potentiels clients de NSIA Assurance peuvent souscrire leurs contrats d’assurance aux guichets de la poste. Plus précisément, les polices d’assurance voyage, NSIA Auto et NSIA Dagbe.
Via ces 3 produits, les deux alliés stratégiques vont commercialiser l’assurance voyage, les assurances accident et maladie, l’assurance médicale, l’assurance auto notamment contre le vol, l’incendie et le commerce, etc.
Ce partenariat augure de très bonnes perspectives pour la Poste qui a récemment scellé un accord avec le duopole TogoCom-Moov pour rendre les services Tmoney et Flooz accessibles dans les zones reculées, grâce à ses agents granulaires.
Séna Akoda
Il a été lancé la semaine dernière à Lomé, le sous-projet d’assainissement de la plage, sous pilotage de l’Agence Nationale d’Assainissement et de Salubrité Publique (ANASAP).
L’initiative s’inscrit dans le cadre du Projet d’investissement de résilience des zones côtières de l’Afrique de l’Ouest (WACA ResIP), appuyé par la Banque Mondiale, pour résoudre le problème d’érosion côtière, d’inondations et de pollutions dans l’espace côtier ouest africain.
D’un cout global d’environ 168 millions FCFA (dont près de 115 millions financé par le projet WACA ResIP) pour une durée de trois ans, l'initiative va permettre d’assainir la plage de Lomé sur une bande de côte de 7 km (de la frontière avec le Ghana jusqu’à la limite de l’Hôtel Sarakawa).
Les capitaux débloqués permettront notamment d’acquérir : une machine pour nettoyer rapidement et quotidiennement la plage, des poubelles adaptées, des toilettes modernes, et un château d’eau, équipés de panneaux solaires.
Du reste, apprend-on, le projet s’appuiera également sur le volet sensibilisation, pour impliquer la population dans la préservation de la plage et sa propreté.
Quant à sa mise en œuvre, « Toutes les dispositions seront prises et des instructions fermes seront données, afin que les activités soient menées avec tout le professionnalisme qui a toujours caractérisé les prestations de l’ANASAP», indique à cet effet le général Béréna Gnakoudè, DG de l’ANASAP.
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L’entreprise togolaise spécialisée dans les opérations d’affacturage et de crédit-bail, met en place une application destinée à stimuler le mobile payment.
Dénommée African Lease Mobile Pay, cette solution de paiement devrait permettre de payer les cotisations à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). Elle offre également la facilité d’effectuer des paiements des impôts et taxes à l’Office Togolais des Recettes (OTR).
La nouvelle application qui facilitera le paiement est téléchargeable sur Google Play et App Store. Après le téléchargement, le client s’inscrit sur la plateforme et choisit la CNSS ou l’OTR en fonction de l’opération qu’il envisage de faire.
Désormais, African Lease Mobile Pay s’ajoute aux solutions de paiement numérique des impôts, taxes et cotisations de la CNSS déjà existantes à savoir Tmoney et Flooz de TogoCom et Moov-Togo.
Notons que de façon globale, le mobile payment est une solution très pratique, en vogue actuellement au Togo.
Séna Akoda
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Censé arriver à échéance en fin de ce mois (le 29 février prochain), l’accord de partenariat ACP-UE de Cotonou, prendra plutôt fin en décembre 2020, il vient en effet d’être prorogé.
Les négociateurs en chef des deux blocs, Robert Dussey (incidemment ministre des affaires étrangère togolais) et Jutta Urpilainen se sont accordés à ce sujet, vendredi dernier à Bruxelles, lors d’une nouvelle session de négociations.
L’entente, en vigueur depuis juin 2000, se poursuivra donc sans aucune modification, avec une continuité juridique et politique assurée.
D’ici-là, les équipes de négociation devraient poursuivre les travaux, « rassemblant les propositions et affinant le texte de l'accord, notamment les dispositions générales, modalités de coopération, le cadre institutionnel et les dispositions finales », comme elles l’ont indiqué.
Rappelons que les négociations pour un nouvel accord ont été lancées en septembre 2018 à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. La nouvelle entente, devrait notamment redéfinir le cadre de partenariat entre le groupe ACP, fort de 79 pays, et l’Union Européenne.
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Jugé très préoccupant en 2006 et affectant la vie économique, l’état des infrastructures routières du Togo a sensiblement été amélioré depuis lors.
Pour remettre sur pied l’économie togolaise, dépendante dans une bonne proportion des performances portuaires, les pouvoirs publics togolais ont entrepris de vastes chantiers de réfection ou de construction d’infrastructures routières sur fond de lourds investissements.
Ce sont, selon les sources officielles, environ 1000 milliards FCFA qui ont été investis, à cet effet, sur 3 principaux axes : le renforcement de la route nationale (RN) N°1, la construction des routes transversales majeures et la construction d’ouvrages d’art.
Les travaux entrepris ont en effet permis de renforcer plus de 430 km de longueur sur la RN N°1, et du coup, d’améliorer l’efficacité de cette voie de transit. Concrètement, il s’agit de la réhabilitation et de la construction de tronçons comme : Lomé – Davié ; Atakpamé –Blitta –Aouda ; Nadjil-Tandjouaré – Cinkassé ; les contournements d’Aledjo et de Défalé, et Kanté – Tandjouaré (en cours de réalisation).
En ce qui concerne les routes transversales majeures construites, elles concernent, entre autres Tsévié-Tabligbo-Aného ; Notsé-Tohoun-Frontière Bénin, Témédja-Badou –Frontière Ghana et la bretelle de Kougnohou et Kouméa ; Pya-Tchariè et Soumdina. L’objectif visé est de désenclaver les sites de production. Dans cette même perspective, il y a eu la réhabilitation de plus de 5 000 km de pistes rurales.
Enfin, sur le 3è axe d’investissements (construction d’ouvrages d’art), sont notables les ponts de 95 mètres linéaires (ml) à Aneho, 120 ml à Alinmondji, 120 ml sur la rivière Kara à Katchamba et 160 ml sur la rivière Koumongou et 93 ml sur la rivière Mô.
Notons que le pays porte plusieurs autres projets d’infrastructures routières dans le cadre du Plan National de Développement (PND 2018-2022), comme le dédoublement de la Nationale N°1.
Séna Akoda
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L'instant était propice et la cible s'y prête, sur fond de cadeau de St Valentin bien emballé. Alors que la campagne pour la présidentielle du 22 février bat son plein, Faure Gnassingbé, le président sortant, continue de faire des grandes annonces, au compte-gouttes. Qu'à cela ne tienne!
Hier à Agbelouvé, un village intercalé entre Notsè, et Tsevié, préfecture de Zio, le président a annoncé une rafale de mesures au profit de la femme.
Ainsi, promet-il, s'il est réélu au soir du 22 février : "La césarienne qui était fortement subventionnée à 98% sera désormais totalement gratuite pour dire merci à nos mamans."
Mieux, selon le n°1 togolais, "la prise en charge des femmes enceintes sera gratuite pour les besoins sanitaires"
Faure Gnassingbé profite de la fièvre de l'accueil pour porter le montant maximum de crédit que les femmes sont susceptibles de contracter auprès du FNFI à 10 millions Fcfa.
Sur la question foncière, parent pauvre du discours de campagne de l'ensemble des candidats, 30% de la superficie de chaque Zaap (Zones d’Aménagement Agricoles Planifiées) sera réservée uniquement aux femmes, a promis le candidat d'Unir.
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Alors qu’il devait arriver à son terme le 30 décembre 2020, le Projet National de Promotion de l’Entrepreneuriat Rural (PNPER), vient de bénéficier d’une année supplémentaire, de la part du Fonds Internationale du Développement Agricole (FIDA), pour en « garantir les acquis ».
Cette prorogation est portée notamment par les récentes performances positives enregistrées, illustrés par la dernière mission de supervision de décembre 2019. A cela s’ajoute les nouvelles synergies développées entre le PNPER – sous le pilotage du Secrétariat d’Etat auprès de la Présidence togolaise chargé de l’Inclusion Financière et du Secteur Informel - et le FIDA, partenaire privilégié sur cette initiative.
Le programme, qui a au total déjà financé environ 160 promoteurs, pour un montant d’1,13 milliards FCFA, a pu compter sur l’amélioration soutenue dans le suivi et la mise en œuvre; dans l’atteinte des objectifs en termes de sécurité alimentaire et par ricochet le bien-être des populations rurales.
Du reste, le programme peut compter sur l’appui de l’actuel gouvernement, de plus en plus engagé, politiquement et institutionnellement, pour le développement du secteur rural. Au total, avec un cout global de 19 milliards FCFA, sa mise en œuvre devrait permettre la création, de 1800 micros et petites entreprises rurales à travers le pays.
Notons, que dans les coulisses, des acteurs proches du Projet n’excluent déjà pas que cette période de grâce, pour bonne performance, puisse être prolongée de six autre mois.
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Les alertes des plus grandes institutions financières sur le risque politique élevé au Togo, du fait de la tenue annoncée le 22 février prochain de la présidentielle, ne semblent pas altérer la confiance du marché financier régional de l’UMOA vis-à-vis de ce pays. A quasiment une semaine du rendez-vous des Togolais avec leur propre histoire, le pays garde toujours la cote auprès des investisseurs ouest-africains.
A la faveur de sa 3ème émission de titres publics (des obligations assimilables du trésor) bouclée ce vendredi 14 février sur le marché Umoa-Titres, le Togo a obtenu près de 53 milliards FCFA alors qu’il n’en recherchait que 25. Une mobilisation qui correspond à un taux de couverture de 211%.
Le pays aux 8 millions d’habitants, pour la 3è fois consécutive depuis son retour sur le marché financier régional, préfère ne retenir que 27, 5 milliards FCFA. Soit des ressources qui devront servir à financer en partie son budget, gestion 2020.
A noter qu’au-delà d’un enjeu national, le scrutin présidentiel au Togo sera un test grandeur nature pour une sous région ouest africaine où l’année 2020 rime avec scrutins présidentiels dans plusieurs pays. Notamment en Côte d’Ivoire et en Guinée Conakry, sur fond de tensions.
Séna Akoda
Les artistes, autres acteurs et promoteurs culturels peuvent jusqu’au 31 mars prochain, soumettre leurs projets pour espérer bénéficier du Fonds d’Aide à la Culture (FAC). Le ministère de la culture, du tourisme et des loisirs a lancé un appel à projets en ce sens.
L’édition 2020 comporte toutefois des innovations. « Après six ans de gestion axée essentiellement sur le financement des projets individuels, le bilan reste mitigé », constate le ministre Kossivi Egbetonyo qui insiste sur la nécessité de revoir la stratégie d’intervention de ce fonds, en prenant en compte la vision du Président de la République, traduite dans le Plan National de Développement (PND 2018-2022).
L’objectif principal visé au travers de cette définition des nouveaux paramètres est que le FAC contribue mieux à l’essor de la culture. Cette année encore, le Fonds cible ses domaines classiques d'intervention: le cinéma et l’audiovisuel, les arts de la scène, les arts plastiques, le patrimoine culturel et enfin la littérature.
En rappel, le FAC est une subvention budgétaire annuelle moyenne de 300 millions FCFA. Les critères d'éligibilité et autres informations y relatives sont consultables dans le quotidien national Togo Presse.
Séna Akoda
Tel qu'annoncé en début d’année dernière, Lomé devrait débloquer 23,3 millions € lundi prochain (17 février 2020), selon les informations du Fonds Commun de Titrisation de Créances, au titre du remboursement de la marge semestrielle, et du remboursement partiel de son emprunt obligataire islamique Sukuk (« Sukuk Etat du Togo 6,50% 2016-2026 »).
Le pays avait en effet souscrit à cet emprunt, entre le 20 juillet et le 10 août 2016, par appel public à l’épargne sur le marché financier de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA). Le sukuk de l’État togolais avait permis de mobiliser 150 milliards de FCFA (254 millions $), d'une maturité prévisionnelle de 120 mois, assortie de 2 ans de grâce. Le prix de l’émission unitaire était alors de 10 000 FCFA. A ce titre, Lomé fait partie du top 10 des pays africains en terme de mobilisation de ressources via l'émission d'obligations internationales islamiques (Moody's).
Rappelons qu’en finance islamique, le Sukuk est similaire à une obligation conventionnelle, respectant cependant la Charia. Le système de versement d’intérêt est interdit, l’émetteur d’un Sukuk vend le titre à un groupe d’investisseurs, qui le reloue à l’émetteur pour un loyer fixé à l’avance, que l’émetteur s’engage à racheter à une date précise et au prix d’émission.
Pour le cas du Togo, le remboursement global du présent Sukuk est échelonné sur une série de 16 échéances, dont la dernière se situe au 17 août 2026.
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