Togo First

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L'incubateur Nunya Lab, tient son deuxième Mercredi Talk de l'année, une rencontre d’échanges avec les entrepreneurs et acteurs de l’écosystème togolais, demain mercredi 12 Février 2020. Pour cette occasion, l’orateur convié est Yiva K. Badohu, président du conseil d’administration du Mécanisme incitatif de financement agricole, fondé sur le partage de risques (Mifa S.A.).

Ce grand patron (incidemment PDG de Togo Food S.A., ancien administrateur délégué de SOCOPHARM, et ancien SG du Cercle des Dirigeants d'Entreprises, entre autres), va entretenir les participants sur la « Création et Audace de Création d’Entreprise », à la Maison des Jeunes d’Amadahomé.

La rencontre devrait notamment discuter avec les jeunes porteurs de projets, des difficultés liées à la création d’entreprise en général et donc les défis que connaissent les startups.

Rappelons qu’en janvier dernier, le Talk s’était centré sur les opportunités du Plan national de développement pour les jeunes, avec Kanka Malick Natchaba, ministre-délégué, conseiller du Président de la république, coordonnateur de la Cellule Présidentielle d’Exécution  et de Suivi (CPES) des projets.

Encore quelques heures pour s’inscrire à ce rendez-vous d’échanges. S’inscrire ici

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Alors qu’il avait été élu en Avril 2017 comme président de l’Association des Sociétés de Zone Franche (ASOZOF), Kossi Dahoue Adodo vient d’être reconduit à sa tête, pour cinq ans. La décision émane de la dernière AG élective de cette organisation patronale, qui réunit les chefs d’entreprises agréés au statut de Zone Franche du Togo. 

Petit changement cependant, à l’issue de ces assises qui se sont tenues en fin de semaine dernière : celui qui est également patron de la société de plastiques NOSITO Sarl, est désormais à la tête d’un Conseil d’administration de 9 membres, en remplacement de l’ancien Bureau exécutif. 

Notons que l’association, membre du Conseil National du Patronat (CNP-TOGO) depuis 2011, compte à ce jour une soixantaine d’entreprises (actives notamment dans des domaines comme la plasturgie, l’habillement et confection, l’agro-alimentaire, l’industrie mécanique, la métallurgie, le bois ou les produits pharmaceutiques). 

En tant que pourvoyeur d’emplois, c’est aussi un partenaire de l’Etat. En ce sens, elle confirme sa volonté de contribuer à la mise en œuvre du PND 2018-2022 : « L’ASOZOF accompagnera le gouvernement dans la mise en œuvre de ce programme », souligne à cet effet le président reconduit, « afin de tirer le meilleur profit en continuant de créer encore plus d’emplois dans le pays en faveur de la jeunesse ».

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L’artisanat togolais a bénéficié de 2011 à 2019, des investissements cumulés à 9 milliards FCFA pour amorcer son essor et contribuer à la création d’emplois et de richesses.

Fin 2019, il a été dénombré 11 300 projets financés via différents mécanismes et 10 500 jeunes artisans accompagnés. Sur la période, 25 000 artisans sur 60 000 enregistrés comme tels, ont eu droit à des formations, en ligne avec le développement et la professionnalisation de leur art.

La création de centres ressources en artisanat a été également un axe important de la politique gouvernementale dans le secteur. Près de 950 millions FCFA ont été injectés dans ces centres avec pour vocation de doter les artisans de plus de moyens dans l’exercice de leur art.

Les autres chantiers ouverts pour améliorer le vécu des artisans tournent autour de la couverture assurance-maladie pour plus de 100 000 artisans et leurs ayant-droits à l’horizon 2022, selon les prévisions gouvernementales et l’organisation du  premier Marché International de l’Artisanat (Miato). L’évènement vise à  « promouvoir de véritables entreprises artisanales et renforcer l’attrait touristique du Togo ».

Séna Akoda

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« Le Gabon a beaucoup à apprendre du Togo en matière de promotion du climat des affaires et des investissements… » a déclaré Sayid Abeloko, nouvel ambassadeur du Gabon au Togo, au Bénin et au Ghana, lors d’une rencontre avec la communauté gabonaise au Togo.

L’expérience togolaise a de quoi servir de modèle pour le diplomate dont le pays se perd au bas du classement mondial (169è), après avoir gagné seulement 0,5 point en matière de facilitation des affaires par rapport à son classement en 2019. Il totalisait ainsi 45 points.

De fait, à la lumière du rapport DB 2020, le Togo a validé 5 indicateurs à savoir, raccordement à l’électricité, création d’entreprises, obtention de prêts, permis de construire, transfert de propriété. Il devient du coup, le 3è Top Reformer au monde et le 1er en Afrique.

Le Togo qui est en pleine phase de transformation structurelle de son économie à travers son Plan National de Développement (PND 2018-2022), passe ainsi du 137è rang un an plus tôt à la 97è place mondiale. Le pays qui pointait à la 156è place mondiale réalise ainsi une percée de 59 places en seulement deux ans.

Depuis 2018, notons que pour la mise en œuvre du PND dont le financement repose aux 2/3 sur la contribution du secteur privé (près de 3 000 milliards FCFA), les autorités togolaises multiplient des business forums, et promeuvent sans discontinuer, le Togo comme la destination privilégiée des affaires en Afrique.

Séna Akoda

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Félix Auger-Aliassime (photo), le jeune prodige du tennis canadien d’origine togolaise, veut s’engager pour l’éducation au Togo, dans la région de la Kara, à travers le programme dénommé EduChange. Dans cette initiative, rapportée par Eurosport, le tennisman (un des plus jeunes à avoir intégré le Top 20 mondial) bénéficie de l’appui d’acteurs de premier plan, comme la BNP Paribas et l'ONG CARE.

Ainsi, en fin de semaine dernière, il a annoncé sur internet le lancement du projet, qui vise à contribuer à l'éducation et à la protection des droits de l'enfant au Togo.

« Je suis un joueur de tennis, mais également un citoyen du monde. Je souhaite apporter ma contribution à l'avenir des jeunes générations, notamment les plus défavorisées, et je suis heureux de le faire grâce au tennis. », Soutient Félix Auger-Aliassime, à propos de cette initiative.

Concrètement, tout au long de la saison, Félix Auger-Aliassime donnera 5 dollars à chaque point gagné en match officiel pour contribuer à EduChange. La BNP Paribas, pour sa part contribuera à hauteur de 15 dollars. Ce qui porte la somme totale à 20 dollars par point.

Les sommes récoltées serviront notamment à fournir du matériel scolaire (livres, cahiers, stylos, mobiliers), et viendront en appui aux adolescents togolais déscolarisés, pour leur faire bénéficier d'une formation professionnelle. Les fonds serviront également à la rénovation de terrains de sports dans la région. 

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Le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF), vient de bénéficier d’un appui de l’Agence française de développement (AFD), à hauteur de 2 millions € (1,3 milliard FCFA), pour stimuler le développement du marché financier de l’espace UMOA.

Un accord de financement a été signé en ce sens la semaine dernière ( le jeudi 06 février 2020) entre cet organe de l’Union monétaire ouest africaine en charge du marché financier régional, basé à Abidjan, et l’AFD.

Cet appui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’accélération du développement durable du marché financier régional (PACDEM). Ce projet qui vise la consolidation, la protection et l’éducation financière dans l’UMOA, s’articule autour de 3 composantes essentielles. Dans le détail, il s’agira notamment de renforcer la surveillance du marché – pour la prévention et la gestion des risques– renforcer la protection et l’éducation financière des investisseurs.

Notons que le PACDEM s’inscrit dans le cadre des nouvelles priorités de développement du marché financier régional de l’UMOA pour la période 2020-2024.

Pour Mamadou Ndiaye, le président du CREPMF, « cet appui qui bénéficie au marché financier régional, renforcera les efforts considérables déployés par les Etats de l’UMOA dans le cadre du projet de réforme du marché et contribuera au renforcement de la sécurité de notre système financier».

Créé en juillet 1996, le CREPMF comprend les huit pays de l’UMOA, à savoir : le Bénin, le Burkina-Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

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L’agriculture togolaise a connu de 2010 à 2019 un essor sensible, porté par la politique nationale dans le domaine ainsi que les différents programmes et projets mis en œuvre.

Les investissements dans ce secteur ont permis de créer, de 2010 à 2019, des richesses qui ont bondi de 644 milliards FCFA à plus de 1 350 milliards FCFA. C’est ce que révèlent les documents officiels consultés par Togo First.

Le PNIASA (Programme National d’Investissement Agricole pour la Sécurité Alimentaire) a été doté de 233 milliards FCFA pour le développement du secteur à travers trois sous-projets : à savoir le PASA (Projet d’Appui au Secteur Agricole), le PADAT (Projet d'appui au développement agricole au Togo) et le  PPAAO (volet Togo du Programme de productivité agricole en Afrique de l'ouest).

Sur la période sous-revue, le programme a favorisé une évolution du revenu par producteur, de 217 149 FCFA en 2010 à 336 300 FCFA en 2019. Soit une augmentation du revenu journalier par producteur de 1,19 $ à 1,84 $ par jour. L’objectif est d’atteindre les 2 $ par jour, soit 444 548 FCFA de revenu moyen. Voire de « faire en sorte que chaque ménage ait au moins 500 000 FCFA pour pouvoir se sortir de la pauvreté ».

Pour relever ce défi, le ministre Noël Bataka compte notamment, sur le MIFA qui facilite l’octroi du crédit agricole aux agriculteurs, le PAEIJ-SP qui fabrique des success stories, le programme de mise en place des agropoles et les Instituts de Formation en Alternance pour le Développement (IFAD) entre autres.

Séna Akoda 

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Au Togo, tous les moyens sont bons pour stimuler l’intérêt des jeunes pour l’agriculture. Ainsi, la semaine dernière, Noel Koutéra Bataka, ministre en charge de l’agriculture, a lancé SimulAgri Togo; une application visant à enseigner de manière ludique, de meilleures pratiques agricoles aux joueurs. Pour le moment trois filières sont concernées : le maraîchage, le cacao et le riz.

Pour le département agricole togolais, cet outil numérique développé par la société Simulgames vise d’une part à offrir aux producteurs un ensemble de connaissances et pratiques qui leur permettront d’accroitre revenus, qualité et rendements ; et d’autre part à changer le regard des jeunes sur les métiers du secteur agricole, souvent délaissés pour le tertiaire.

Notons par ailleurs que cette application est le deuxième produit issu de l’opération de levée de fonds Téléfood 2019 - avec en ligne de mire la création de 1000 entreprises agricoles gérées par des jeunes et des femmes  -  outre les « camps du futur », initialement lancés en phase pilote à Kpélé, puis étendus au reste du territoire. Aujourd'hui, la barre a été mise encore plus haute. Il s'agit de former plus de 20 000 jeunes togolais à l'agrobusiness.

Ayi Renaud Dossavi

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Pour la campagne de 2017-2019 dans la région de la Kara, le Projet d’appui à l’employabilité des jeunes dans les secteurs porteurs, a débloqué plus de 730 millions FCFA, pour le financement des projets et entreprises sélectionnés.

L’information émane d’une récente session de partage avec le Comité Régionale de Sélection (CRS) des projets et les Directions techniques partenaires, ce vendredi 07 février à Kara  (416 km au nord de Lomé).

Dans le détail, ces financements ont profité notamment à 171 groupements, apprends-on, et plus de 60 PME de la zone. Du reste, un peu plus de 140 jeunes primo entrepreneurs individuels (PEI) et 337 groupements de primo-entrepreneurs ont bénéficié d’un accompagnement.

Rappelons que le projet, qui prend fin cette année, vise à promouvoir les chaines de valeurs agricoles, et le développement de l'agrobusiness. A l'instar du Mifa (Mécanisme incitatif de financement agricole, fondé sur le partage des risques), il est l'un des outils mis en place par le pouvoir public togolais, pour palier le manque de financement et d'appui technique, dont souffre le secteur agricole togolais.

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Si au départ sa carrière semblait l’emmener loin d’une filière agricole (financier de formation, avec 20 ans d’expérience dans ce secteur), Daniel Komlan, issu d’une famille d’agriculteurs, a cependant gardé l’amour pour la terre. Un amour qui, finalement, en 2011, le tournera vers le Soja.

Aujourd’hui, ce togolais dans la quarantaine, est le promoteur d’Agrokom, une société située à Vakpossito (banlieue ouest de Lomé), spécialisée dans la trituration de la graine de Soja, pour la production de tourteaux et d’huile.

A l’origine, l’idée était de trouver une source de protéines fiables pour les bêtes. 

« Cela m’a conduit à m’intéresser au soja et par la suite à la transformation de la graine. Ce métier, je l’ai appris non seulement de mes parents, mais aussi de mes amis. », Confie l’ex financier, désormais patron de société agricole.

Tout est parti d’un ami, en particulier, qui apportera au Togo, une petite machine capable de transformer le soja graine en tourteaux et en huile. Daniel sera alors chargé de la commercialisation du produit fini.

« De fil en aiguille, d’année en année je me suis fait la main, ce qui m’a permis en 2011 d’acheter une première puis une seconde machine. ».

Voilà Agrokom lancé.

A ces débuts pourtant, la production peinait tout de même à décoller, culminant à peine à 30 tonnes de soja transformé en tourteaux et en huile par mois, pour un chiffre d’affaires entre 40 et 60 millions de FCFA.

Un régime qui, bien qu’insuffisant aux yeux du producteur et de ses ambitions, lui permettra quand même de se « faire la main », et de connaitre en profondeur le métier et ses challenges.

2017, rencontre avec le PAEIJ-SP

L’aventure d’Agrokom, qui ronge son frein en attendant d’atteindre sa vitesse de croisière, va prendre un tournant majeur en 2017, quand son chemin va croiser celui du PAEIJ-SP (Projet d’appui à l’employabilité des jeunes dans les secteurs porteurs, lancé en 2016).

300 millions FCFA pour booster la production

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Le Projet va surtout permettre à la jeune entreprise d’accéder au crédit et à l’appui des banques, frileuses en général à investir dans le secteur agricole.

A titre d’illustration, « le PAEIJ-SP, par l’intermédiaire de circuits financiers mis en place avec ORABANK, nous a permis de lever pour la campagne en cours, 300 millions FCFA pour nous acheter des graines, faire la transformation à l’usine et envoyer les produits à l’export. »

Depuis, « nous sommes passés à l’échelle, aujourd’hui nous avons légèrement basculé. Nous sommes toujours dans la production de tourteaux et des huiles, mais nous sommes pleinement rentrés dans l’agriculture biologique.»

D’entreprise à Cluster

Le Projet permettra également à Agrokom de se mettre en réseau, et de passer à la structuration d’un Cluster, composé avec 3 autres entreprises basées dans les villes de Kara, Adjengré (région centrale), Atakpamé. (Dont, l’Etablissement « Aide-toi, le Ciel t’aidera » basé à Kara, également appuyé par le PAEIJ-SP).

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Ces partenaires servent notamment d’agrégateur pour Agrokom.

« Nous avons délégué la fonction de production de graines et de collecte à ces entreprises qui, dans leurs zones respectives (régions de la Kara, Centrale et Plateaux, ndlr) agrègent un certain nombre de producteurs. »

Un réseau de près de 8000 producteurs

C’est en tout 226 jeunes primo entrepreneurs individuels et 3601 primo en groupements que réunit l’entreprise.

De plus, pour la campagne en cours, le cluster agrège plus de 7 700 producteurs, pour une production de graines brutes de plus de 10 000 tonnes.

Dans la foulée, la société est passée de 30 tonnes (à ses débuts) à 600 tonnes de soja transformé par mois. Son régime de transformation s’est considérablement amélioré, avec les nouvelles ressources humaines et industrielles, notamment l’usine de production, équipée d’une machine à extrusion, qui permet « en 8 secondes, de cuire la graine allant de 140 à 160 degrés. Ce qui permet de conserver son efficacité protéique ».

Sa propre marque d’huile de Soja

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Sur cette production, on compte 160 tonnes de tourteaux, et de la graine de soja biologique brut vendu en coque, au sein de l’Union Européenne également.

L’huile quant à elle est vendue localement, conditionnée dans des étuis de 1 000 litres. Une petite quantité est également embouteillée dans des bidons de 5l et de 1l. Ils sont vendus au prix final au consommateur à 5 000 et 1 200 francs respectivement. L’huile est vendue sous la marque SOJOR.

Aujourd’hui, la société, qui se taille une place sur le marché du soja bio togolais, jouit d’un carnet d’adresses de plus en plus garni, comptant entre autres, une commande de 1 000 tonnes de tourteau d’un client français.

Il semble clair, pour ce leader sur le marché du soja bio, que l’aventure ne fait que commencer.

Ayi Renaud Dossavi

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