Togo First

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Tablant sur des recettes fiscales de l’ordre de 669 milliards FCFA en 2019, l’Office Togolais des Recettes (OTR), a réussi à engranger pour le compte de l’Etat, plus de 624 milliards FCFA. Soit plus de 93% des prévisions initiales assignées  à l’institution dirigée par Philippe Kokou Tchodié, en termes de contribution au budget de l’Etat, annonce-t-on à la réunion bilan de l'OTR.

Ce taux de réalisation constitue, selon le responsable n°1 de l’institution en charge de la collecte des recettes des impôts et douanes, une progression de l’ordre de 11 à 12% des performances enregistrées un an plus tôt. L’institution avait annoncé les couleurs de cette performance fin 1er semestre 2019, avec des recettes de 326 milliards FCFA représentant un taux de mobilisation de 48% des recettes totales de 2019.

Cette embellie tirée par les réformes, le renforcement des capacités des ressources humaines et la perception de nouveaux impôts, s’inscrit en droite ligne des objectifs que fixe l’Etat à l’OTR à compter de cette année : 678,4 milliards FCFA en 2020, 723, 3 milliards FCFA en 2021 et 773, 5 milliards FCFA de contribution au budget de l’Etat en 2022.

Séna Akoda

Lancé en 2017 sous le pilotage de l’Institut Togolais de la Recherche Agronomique (ITRA), le projet d’élaboration de la carte de fertilité du Togo (FERTITOGO), est une application de conseil et d’aide à la décision, pour une fertilisation raisonnée des cultures. 

Cette innovation a été, à juste titre, l’une des vedettes du 12ème forum national du paysan togolais (FNPT), qui s’est tenue dans la ville de Kara (420 km au nord de Lomé), à la fin janvier.

En effet, destiné aux acteurs du secteur agricole (producteurs, vulgarisateurs, chercheurs, etc.), l’outil est accessible sur tous les supports (ordinateurs, les tablettes et smartphones), via le lien fertitogo.tg.

« Plus besoin aujourd’hui que le paysan sollicite l’ITRA pour que ses techniciens aillent sur son terrain, pour faire des prélèvements et ensuite faire les analyses. Ceci est un outil que le gouvernement met à disposition pour soulager le paysan qui a besoin de connaitre le statut de son sol avant de procéder à la production. » Souligne le Dr Ganyo Komla, chercheur à l’ITRA, et membre de la coordination du Projet.

Ainsi, si l’initiative – qui résulte d’un partenariat entre le gouvernement, l’APRODAT (Agence gouvernementale en charge des agropoles), et plusieurs partenaires dont la Fondation OCP, et la FAO – s’articule avec le Plan national de développement (dont l’axe 2 veut développer des pôles agroindustriels), elle vient surtout appuyer les producteurs, à grand renfort de technologie, pour un secteur qui occupe tout de même 65% des togolais.

Comment ça marche ?

La carte de fertilité évalue plusieurs paramètres, notamment l'acidité du sol, le PHO, la Salinité, la conductivité électrique, le Phosphore assimilable, le potassium échangeable, et la matière organique. Le tout est testé dans un labo mobile avant d’être validé par les experts, et intégré à la cartographie numérique.

Le système ne se contente pas juste d’évaluer les terrains, ces informations sont accompagnées de recommandations sur les cultures et intrants, en fonction de la fertilité moyenne de la région et des exigences au niveau des cultures.

Suite à ce processus, « Un certain nombre de cultures ont été retenues, notamment des cultures phares, qui font l’objet de promotion dans le cadre des agropoles, et que le MIFA appuie en octroyant des crédits et des facilités de commercialisation. » souligne l’expert.

Avec ces données, le Projet a ainsi déjà « formulé des recommandations pour 9 cultures principales dans la région des savanes, et 12 cultures principales dans la région de la Kara. »

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Près de la moitié du territoire échantillonné à ce jour

A ce jour, Fertitogo a permis d’échantillonner plus 1,8 millions ha, soit 50,46% du territoire national, et de générer 4 cartes thématiques (pH, Matière Organique (MO), Phosphore assimilable (P) et Potassium échangeable (K)) pour les régions des Savanes et de la Kara.

Dans un premier temps, le projet avait procédé à l’échantillonnage sur les zones d’agropoles, couvrant une superficie globale de 130 000 hectares, répartis dans les 05 régions économiques du Togo.

La phase d’extension, quant à elle, cible l’ensemble des régions. A titre d’illustration, le mappage est actuellement concentré sur la région Centrale (après les régions des Savanes, et de la Kara), avec déjà un prélèvement de 76% des échantillons prévus. Le projet se donne l'horizon fin 2020, pour venir à bout de tout le territoire.

Ayi Renaud Dossavi

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Du 07 au 10 mai prochain, Lomé accueille le Salon International du Bétail et de la Viande de l’Afrique de l’ouest (SIBVAO2020) ; une rencontre sous-régionale, annoncée cette semaine à l’hôtel Eda Oba, dans la capitale togolaise.

Ce salon, dont le lancement constitue un appel de phares des organisateurs aux acteurs et décideurs, privés comme publics, veut notamment répondre aux besoins de valorisation, de promotion, de professionnalisation, et de développement économique de la chaine de valeurs Bétail et viande en Afrique de l'Ouest.

« L’une des particularités de ce salon, voulu et soutenu par le Gouvernement Togolais, est la promotion du partenariat public-privé pour un meilleur développement du sous-secteur porteur de croissance et de richesses. », souligne à cet effet Noel Koutéra BATAKA, ministre togolais en charge de l’agriculture, en plus de convier tous les acteurs « à contribuer efficacement à la réussite de ces cadres de développement de nos filières porteuses. »

Rappelons à cet effet que la filière bétail et viande représente près de 50% du PIB de l'économie ouest africaine, et constitue un important pourvoyeur d’emplois et de ressources de subsistance.

Le Togo sera donc, au mois de mai, le carrefour des acteurs du bétail d’Afrique de l’ouest; le pays  succède ainsi à la côte d’Ivoire, premier hôte de ce rendez-vous, en 2016. L’évènement est porté par la Confédération des Fédérations Nationales de la Filière Bétail et Viande de l’Afrique de l’Ouest (COFENABVI-AO), organisation faitière de la filière dans l’espace Cedeao. 

Ayi Renaud Dossavi 

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Au Togo, le délai moyen pour procéder à un transfert de propriété immobilière est passé à 5 jours à fin 2019 selon des statistiques actualisées  de la Direction du Cadastre, de la Conservation foncière et de l'Enregistrement contre 8, au début de la même année. 

La réduction du délai moyen pour effectuer une transaction immobilière traduit l’impact des réformes opérées sur cet indicateur, afin de rendre l’environnement togolais des affaires plus compétitif et plus attrayant pour les opérateurs économiques.  

« Les réformes ont conduit à une plus grande transparence, à une réduction de la bureaucratie et à un meilleur rapport coût-efficacité dans le transfert de propriété », selon la Banque Mondiale, citant le Togo parmi les 8 pays africains ayant amélioré la qualité de leurs politiques et institutions en 2018.

Même si en 2019 des pics ont pu être observés, pouvant atteindre en moyenne 11 jours en octobre ou 10 en juin, ces délais de mutation totale reflètent de loin une amélioration de la qualité des prestations de l’administration foncière au Togo.

Notons que le pays, dans la poursuite de ses réformes, a récemment mis en place l’E-foncier pour permettre aux notaires et géomètres d’effectuer en ligne les formalités foncières.

Séna Akoda

Un plan opérationnel destiné à mobiliser des investissements en faveur des filières agricoles bios est initié par le ministère de l’Agriculture, de la Production Agricole et Halieutique (MAPAH), indique un communiqué. Ce plan va être adossé à une stratégie nationale en cours d’élaboration pour le développement de ces filières, identifiées comme offrant des opportunités d’investissements.

A cet effet, une rencontre est prévue ce vendredi 31 janvier 2020 dans l'enceinte du MAPAH avec les acteurs qui interviennent  dans ces filières. A savoir les acteurs directs, les fournisseurs de biens et services, les structures publiques d’accompagnement et les partenaires au développement.

Cette réunion devrait s’inscrire dans la logique de faciliter à leur profit, l’accompagnement du Mécanisme Incitatif de Financement Agricole fondé sur le partage des risques (MIFA).

Notons qu’au Togo, le soja bio s’attribue une place de choix parmi les filières ciblées, grâce aux entreprises comme la JCAT et Agrokom, deux success stories du Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs (PAEIJ-SP).

Séna Akoda

C'est le nouveau pari du Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI), six ans après son lancement. Deux nouveaux produits ont été lancés le 16 janvier dernier à Blitta, centre du Togo, par le Président Faure Gnassingbé. 

Objectif, indiquent les autorités locales concernées : « poursuivre la politique sociale en faveur des couches défavorisées et surtout vulnérables ».  

"Kiffe Nkodédé" 

Kiffe, « Kit de Financement Formation et Entreprenariat », la première des deux nouveautés, s’adresse aux jeunes apprentis en formation dans les centres de formation technique reconnus par l’Etat, selon Mazamesso Assih, la Secrétaire d’Etat auprès de la Présidence de la République en charge de l’Inclusion Financière et du Secteur Informel. Ainsi, ils pourront se faire accorder un crédit de 400 000 FCFA pour financer leur formation, puis leur installation professionnelle, indique-t-on.

Quant à « Nkodédé », ce sont les bénéficiaires des produits standard du FNFI, en fin de cycles, devenus entrepreneurs prospères, et souhaitant renforcer et accroître leurs activités afin de les passer à échelle, qui sont ciblés.

A travers ce produit, le FNFI permet à ses bénéficiaires d’obtenir un financement plus consistant auprès d’Orabank. Le montant du crédit pourrait atteindre jusqu’à 5 000 000 FCFA, apprend-on.

Cheville ouvrière de l’explosion du taux d’inclusion financière

Avec un portefeuille de 87 milliards FCFA de crédits distribués à plus d’1 million de bénéficiaires en 6 ans, l’institution est devenue la cheville ouvrière de l’explosion du taux d’inclusion financière au Togo. En effet, selon la banque mondiale, la proportion de Togolais adultes (âgés de plus de 15 ans) ayant accès à des institutions financières est passée de 10% en 2011 à 45,3% fin 2018, soit un peu moins de la moitié de la population adulte. Une hausse de 44%, faisant du Togo, l’une des économies les mieux inclusives financièrement parmi les pays d’Afrique Subsaharienne à faible revenu.

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Plus précisément, selon un récent rapport de la BCEAO, au Togo, le taux de bancarisation élargi, qui prend en compte, outre les utilisateurs des services de microfinance, la population adulte détenant un compte dans les banques, les services postaux, les caisses nationales d’épargne et le Trésor, est devenu, en quelques années, le plus élevé dans l’Uemoa. Il avoisinerait en 2018 85,4%, loin devant le Bénin (68,7%), le Sénégal (51,9%) et le Burkina (41,3%). Des performances qui se sont nettement améliorées l’année dernière, au regard des nouvelles statistiques du FNFI.

Pour la seule année 2019, 35 812 nouveaux bénéficiaires ont rejoint le navire, et plus de 32 000 crédits ont été renouvelés.  Au total, plus d’un million de bénéficiaires, pour plus de 1 500 000 crédits ont été mis en place, à des taux réduits au profit de citoyens exclus du système financier mais porteurs de projets dans les différents secteurs de la vie économique.

Dans une récente interview, Mazamesso Assih, s’est également félicitée du taux de remboursement de près de 95% (100% dans certaines zones) enregistrés. 

Fiacre E. Kakpo

Selon la Bceao, à fin juin 2019, le Togo représentait seulement 3,06% des émissions, en termes de transaction par monnaie électronique au sein de l’Uemoa (Union économique et monétaire ouest africaine). Pour un ensemble de transactions établies dans l’Union, respectivement à 156,12 milliards francs CFA au premier trimestre (en hausse annuelle de 29,50%), et à 143,58 milliards de francs CFA au deuxième trimestre.

Si, en proportion, le pays vient tout de même devant la Guinée-Bissau (0,99% des émissions) et le Niger (0,54%), il vient juste derrière son voisin le Bénin (3,07% des envois) et le Sénégal (3,95%). De son côté, le Burkina Faso et le Mali totalisent respectivement 11,66% et 15,14% des émissions de fonds électroniques au sein de l’espace communautaire. 

L’un dans l’autre, c’est la côte d’Ivoire qui tire le train de la monnaie électronique au sein de la Zone, avec plus de 61% des émissions, notamment vers le Burkina-Faso et le Mali.

Ayi Renaud Dossavi

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Implantée dans la localité d’Anié (à 200 km au nord de Lomé), la coopérative les Femmes vaillantes d’Anié, fondée en 2007, a vu au fil des années sa production de riz étuvé s’améliorer en quantité et qualité, surtout avec l’appui du Projet de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPPAO). Ce groupement de 12 femmes, a fait l’objet d’un zoom, sur le Blog de la Banque mondiale.

Cette organisation qui produit « un riz étuvé de qualité supérieure », a été dotée, par le PPAAO, non seulement de formations aux techniques pour améliorer leur production, mais également d’une étuveuse.

« Avant on faisait de l’étuvage en versant directement du riz non décortiqué dans une marmite remplie d’eau, ce qui occasionnait beaucoup de pertes et de résidus », explique Ebiro Kadokalih, présidente de l’association. « Mais aujourd’hui, nous avons une vraie étuveuse qui nous permet d’avoir un riz sans brisure et plus propre. »

Ces outils leur ont permis de presque tripler  leur rendement, produisant actuellement 800 kilos de riz étuvé par semaine, apprend-on. Leur production fait aujourd’hui l’objet d’une commercialisation, sous le label Riz étuvé de la Coopérative femmes vaillantes d'Anié. De plus, informe la Banque, « Grâce aux bénéfices tirés de l’augmentation de son volume de ventes, la coopérative a acquis un domaine de deux hectares dans le hameau de Sevia, à une dizaine de kilomètres d’Anié. ». Leur objectif, continuer à augmenter les rendements.

Notons que le Projet pour la productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO), financé à hauteur de 32,8 millions $ par la Banque mondiale, est inscrit dans le Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire (PNIASA), qui vise à accroitre la productivité des exploitations agricoles de la sous-région. Au Togo, le PPAAO, qui a déjà appuyé 10 coopératives d’étuvage de riz gérées par des femmes, revendique un impact direct sur plus de 227 000 Togolaises.

Ayi Renaud Dossavi

Lire ici l’article complet sur le Blog de la Banque

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Confortée par la progression du Togo sur l’indicateur « raccordement à l’électricité » dans le Doing Business 2020, la CEET tient ce mardi 28 janvier à Lomé, une rencontre d’échanges avec ses principaux partenaires  notamment le patronat du Togo. Les discussions tournent en général autour du Doing Business 2020, notamment des performances du Togo, en tant que 97è mondial, 3è Top reformer mondial et 1er en Afrique.

Mais plus spécifiquement, sur l’indicateur  « Raccordement à l’électricité », il est rappelé que le pays qui était 105è un an plus tôt avec 70 points, a grappillé quelques places pour occuper le 99è rang mondial avec une note de 72,6 points ; soit une marge de progression de 2,6 points.

Cette évolution est portée par la réduction de 50% du coût du raccordement, la réduction à moins de 30 jours du délai de raccordement et la réduction à 89 heures du temps de coupures sur toute l’année qui compte 8 700 heures. Soit une performance de 99% en matière de qualité du réseau.

Les réformes en cours pour permettre au Togo de maintenir le cap sur cet indicateur ont également été rappelées. Entre autres, la mise en ligne de la demande de raccordement et des initiatives prises dans le cadre de la satisfaction des clients.

Les échanges de ce jour ont également permis d’apprécier la contribution du secteur énergétique à la réalisation du Plan National de Développement (PND 2018-2022) et à la productivité des agropoles, entre autres.

Séna Akoda

Le trafic conteneurisé au Port de Lomé vient de battre son propre record d’il y a un an. Si avec des performances se chiffrant à un peu moins d’1,4 millions d’Equivalents Vingt Pieds (EVP) enregistrées en 2018, la plateforme portuaire de Lomé s'adjugeait le statut de leader en Afrique de l’Ouest et du Centre, elle fait encore mieux en 2019, avec un trafic conteneurs qui franchit la barre d’1, 5 millions d’EVP. Dans le même temps, le trafic de marchandises est passé de 22,117 millions tonnes à 22, 610 millions tonnes.

Le Contre-Amiral Fogan Adegnon, directeur général du Port de Lomé a fait ces annonces, lors de la cérémonie inaugurale des Journées Portes Ouvertes de la Société d’Exploitation du Guichet Unique du Commerce Extérieur (SEGUCE) ce mardi 28 janvier 2020.

Ces performances enregistrées sont, selon le N°1 du Port de Lomé, portées par le Guichet Unique du Commerce Extérieur. Entre autres avantages, cet outil centralise en un seul point d’entrée, toutes les informations et toutes les formalités liées au commerce extérieur. Avec pour effet induit, de réduire les délais et les coûts des formalités en lien avec le commerce extérieur.

Depuis 2017, le Port de Lomé était crédité d’une série de notations positives qui le portaient au top du classement des plateformes portuaires en Afrique, suscitant l’intérêt de grands projets d’investissements.

A l’instar d’Ammar Kanaan, nouveau patron de Lomé Container Terminal (LCT) qui annonce un plan d’investissements de 500 millions d’euros (328 milliards FCFA) au Port de Lomé avec pour objectif de porter à 4 millions par an le trafic conteneurisé qu’il enregistre.

Notons que les journées portes ouvertes favoriseront des interactions et des échanges avec le public sur ce que fait concrètement la SEGUCE-TOGO, selon Olivier Lederer, son directeur général. Elles se poursuivront jusqu’au samedi 1er février prochain.

Séna Akoda

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