Togo First

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Il s’est ouvert hier mercredi 22 janvier 2020 à Lomé, une rencontre de deux jours réunissant les acteurs de la protection de l'environnement, autour des questions d’utilisation rationnelle du bois-énergie (bois de chauffe) et la restauration du paysage forestier. 

Ce dialogue national vise à faciliter la sensibilisation de la population, à échanger entre acteurs, et partager les connaissances sur le système de bioénergie reproductible, afin de réduire la pression sur les ressources forestières.

« La dégradation est en partie due à des fins d'utilisation de bois-énergie. », rappelle Aboudoussissamilou Issifou, facilitateur national du mécanisme Forêt et Paysan. Ainsi, « Il est question de réfléchir ensemble sur les nouvelles sources pour que tous les acteurs puissent s'investir, et que nous continuons à réduire les pressions sur les forêts par l'utilisation de bois-énergie ».

Il s’agit donc à terme de rassembler autour de la table, les acteurs de la recherche (contributeurs au niveau technologique) ainsi que les partenaires techniques et financiers, en vue de trouver des alternatives viables et adaptées au pays.

La rencontre, à l’initiative de la Fao, en collaboration avec le ministère en charge de l’environnement, du développement durable et de la protection de la nature, est appuyée par l’agence de coopération allemande GiZ.

A cette occasion, le ministre de tutelle, Wonou David Oladokoun, a notamment rappelé les initiatives du Togo dans le secteur forestier, dont « l'actualisation du plan forestier national et du cadre stratégique d'investissement pour la gestion de l'environnement et des ressources naturelles, la réalisation de l'inventaire forestier national, et l'élaboration du programme national de reboisement ».

R.E.D

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Le Togo pourrait participer au forum économique de Dakar (Forum des Opérateurs pour la Garantie de l’Émergence Economique en Afrique), annoncé pour le 1er février prochain.

Au cours d’un tête-à-tête avec Amadou Diagne (photo), émissaire de Macky Sall à la Primature ce mercredi 22 janvier, le Premier ministre togolais Komi Sélom Klassou a reçu l’invitation du Togo pour cet événement.

Cette rencontre qui sera à sa 13ème édition, devrait réunir des hommes d’affaires et des hommes d’Etat, des opérateurs économiques africains, des représentants d’institutions et de sociétés publiques. L’objectif, à terme, est de stimuler tous ces acteurs à travailler ensemble afin de « traduire en actes leur vision commune du développement et de l’intégration économique de l’Afrique ».

Les thèmes qui seront abordés cette année sont variés et concerneront aussi bien les ressources naturelles, le transport aérien et maritime que le financement de la construction de logements et les télécommunications.

En 2018, Laurent Comi Tamegnon, Président du Conseil du Patronat togolais (CNP-Togo) avait décroché le Prix d’Excellence de ce forum. Une distinction qui récompensait son engagement en faveur de l’entreprise en Afrique.

Séna Akoda

Le Togo retourne sur le marché financier pour tenter de collecter à nouveau 25 milliards FCFA, jusqu’au 1er février prochain. Ce sera sa deuxième prise de contact avec le marché financier régional, quelques jours seulement après le succès de sa 1ère émission au titre de l’année 2020.

Si l’objectif financier est le même que lors de sa récente opération, soit 25 milliards FCFA,  l’instrument pour l’atteindre n’est plus l’émission de bons assimilables du trésor (BAT).

Selon l’avis d’appel d’offres publié ce mercredi  22 janvier 2020 par l’agence UMOA-Titres, c’est à des obligations assimilables du trésor (OAT) que l’Etat togolais va recourir.

Les titres, dont le nominal est fixé à 10 000 FCFA, ont une maturité de 3 ans. Ils prendront de la valeur à partir du 03 février prochain au taux d’intérêt annuel de 6,15%.

Les fonds qui seront mobilisés, permettront de combler les besoins de financement du budget de cette année.

Séna Akoda

mercredi, 22 janvier 2020 13:52

Ogar Assurances Togo : la fin !

Ogar Assurances a quitté le marché togolais des assurances, sonnant ainsi la fin de toutes ses activités en Afrique de l’Ouest. Sa filiale togolaise était en effet la dernière en activité,  et qui tentait vaille que vaille de redresser la barre.

La Commission Régionale de Contrôle des Assurances (CRCA), régulateur de la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances (CIMA) lui a retiré tous ses agréments au cours de sa session tenue en décembre 2019 au Gabon.

Préalablement à ce scenario catastrophe pour l’acquéreur de l’ex-Fédérale d’Assurances (FEDAS), la CRCA lui avait interdit d’enregistrer de nouvelles souscriptions voire de renouveler les polices d’assurances arrivées à terme tant qu’il n’aura pas présenté un plan de financement solide. C’était lors de sa session du 22 au 27 juillet 2019 à Douala (Cameroun).

Cette condition, l’assureur n’est pas parvenu à la remplir. Pour le groupe dont l’ambition était d’être le meilleur dans son secteur d’activités en Afrique de l’Ouest, l’aventure aura tourné court.

Séna Akoda

Au 3ème trimestre 2019, les encours de crédits dans les Systèmes financiers décentralisés (établissements de microfinance) du Togo ont connu une hausse moyenne de 8%, par rapport à fin septembre 2018. Selon les dernières données de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (Bceao).

Dans l’Uemoa, ces encours se sont accrus de 12,1%, en glissement annuel, pour s’établir à 1498,9 milliards FCFA. En proportion, le Togo enregistre une progression relativement plus faible que ses voisins, pour la période considérée ; il vient derrière le Mali (+17,1%), le Burkina Faso (+13,5%), le Sénégal (+13,3%), la Côte d'Ivoire (+12,9%) et le Bénin (+8,2%). Le Niger, pour sa part, a montré la plus faible progression (+3,1%), alors que la Guinée Bissau observe un net recul de 36,7%. 

En ce qui concerne les dépôts, le Togo enregistre la deuxième hausse pour le trimestre, soit 11,4%; juste derrière le Mali (+17,9%). Viennent ensuite le Bénin (+9,8%), la Côte d'Ivoire (+8,8%), le Sénégal (+7,5%) et le Burkina (+6,1%). En contraste, les dépôts ont reculé en Guinée-Bissau (-23,1%) et au Niger (-0,9%).

Sur cette période, le montant des dépôts collectés s'est établi à 1454,1 milliards de FCFA dans l’Uemoa, contre 1335,5 milliards FCFA une année plus tôt, soit une augmentation de 8,9%.

Ayi Renaud Dossavi

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Adiwale Partners, gestionnaire de fonds de capital-investissements co-fondé par les togolais Jean-Marc Savi de Tové et Vissého Gnassounou, vient de décrocher un investissement de 20 millions $, via son fonds Adiwale I, en vue de financer les petites et moyennes entreprises (PME) d’Afrique de l’Ouest. Ce capital est injecté par CDC Group, l’agence d’investissement étranger du gouvernement britannique.

L'annonce a été faite en début de semaine, dans le cadre du UK-Africa Investment Summit.

Dans la foulée, un second fond, Verod Fund III (présent au Nigeria et au Ghana), a également bénéficié d’un investissement de l’agence britannique, à hauteur de 19,2 millions $, ce qui porte à 39,2 millions $ l’engagement de CDC Group en appui au PME ouest africaines.

Fidèle à son ADN, Adiwale Fund I ciblera les pays francophones de la région, principalement de Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso, du Bénin, de Guinée, et du Togo ; avec des financements compris entre 3 et 10 millions $, apprend-t-on. De son côté, Verod Fund III se concentrera sur les l’Afrique de l’Ouest anglophone.

Ayi Renaud Dossavi

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Annoncé depuis 2017, plusieurs fois évoqué par les autorités gouvernementales togolaises, le projet d’identification biométrique E-ID Togo, suit son bonhomme de chemin, et espère démarrer effectivement d’ici la fin de cette année.

Appuyé par le groupe de la Banque mondiale, l’initiative veut à terme « attribuer à chaque individu résidant sur le sol togolais, qu’il soit togolais ou pas, un identifiant unique », selon la coordination.

Il s’agit de doter, à l’horizon de 6 ans, tous les résidents du Togo d’un Numéro d’identification unique (NIU), composé de 10 chiffres, totalement aléatoire, qui servira de « base pour les services publiques, les services dans le social et dans le privé », en vue de « permettre aux entités du gouvernement d’avoir un élément pour communiquer ensemble, et être plus efficace dans ses politiques publiques ».

La procédure a également un fort volet social, en ceci qu’elle veut permettre aux couches les plus démunies, ne disposant pas de pièces d’identité conventionnelles (actuellement, seuls 20 à 25% de la population togolaise possède une carte d’identité), d’accéder à un élément d’identification. La biométrie intègre notamment les empreintes digitales, l’iris, et une photo.

A l’écoute de la société civile

Encore dans sa phase d’amorçage, E-ID a fait l’objet, ce mardi 21 janvier 2020, d’un atelier de consultation avec des parties prenantes au projet au niveau national. Cette rencontre, appuyée par la Banque mondiale et le ministère des postes, de l’économie numérique et de l’innovation technologique (le levier gouvernemental sur ce projet de biométrie), a réuni les acteurs de la société civile (OSC), de l’Etat, ainsi que des experts de l’institution de Bretton Woods.

Ces représentants des structures publiques comme non gouvernementales ont ainsi échangé sur le projet, l’importance et les modalités d’implication des différentes parties prenantes. La rencontre a notamment permis aux coordonnateurs d’identifier les contraintes matérielles liées aux réalités du terrain, et d’échanger avec ces acteurs sur les questions afférentes, notamment la protection des données à caractère personnel, et les possibles impacts sociaux d’un tel outil. L’idée étant d’avoir un système le plus inclusif possible, face à la « fracture civile » entre les différentes couches de la société.

biometri

Vers une agence nationale en charge de l’identification biométrique…

Pour la phase opérationnelle, à l’horizon de cette fin d’année, apprend-on, il devrait être mis en place une future agence en charge de l’enrôlement et l’enregistrement biométrique des populations. L’objectif à terme étant d’arriver à des outils comme un registre unique et intégré des bénéficiaires des prestations sociales (inclusion financière, différents mécanismes assuranciels, filets sociaux etc…), ou encore la digitalisation de l’Etat civil.

Des outils en ligne avec le projet affiché d’atteindre, pas à pas, la couverture assurance universelle (par exemple, après ses premières expériences au niveau des fonctionnaires publiques, l’INAM se tourne peu à peu d’autres vers d’autres segments de la population, notamment les étudiants, ou encore les journalistes ; de l’autre côté, le projet d’assurance destiné aux artisans est également dans les tuyaux).

et à terme, une intégration sous-régionale

Du reste, E-ID devrait s’articuler, à terme, avec une dynamique plus vaste et sous-régionale : le projet WURI (West Africa Unique Identification for Regional Integration and Inclusion Project), un programme piloté par la Banque mondiale, visant à « enregistrer » tous les résidants de la sous-région, avec comme horizon, l’interopérabilité des systèmes d’identification dans l’espace CEDEAO.

Si, au niveau national, l’institution de Bretton Woods espère mettre en place le système d’ici 2026, le gouvernement togolais, plus optimiste, table sur les deux ans à venir, avec un lancement d’ici la fin de cette année.

Ayi Renaud Dossavi

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Le cabinet BDO LLP vient de s’adjuger le marché portant sur le recrutement d’un administrateur indépendant chargé de l’élaboration des rapports ITIE (l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives) des années 2017 et 2018.

Le 5 ème plus grand cabinet d'audit au monde après Deloitte, Ernest& Young, KPMG et PwC  (PricewaterhouseCoopers), disposera de vingt-quatre semaines dès la notification par ordre de service du démarrage des travaux. La réalisation de ce marché coûtera 90 millions FCFA TTC au Secrétariat Technique de l’ITIE.

« L’ITIE représente un effort commun destiné à prévenir les tractations malhonnêtes, comme le détournement, par des industries extractives, de revenus destinés aux comptes publics de l’État vers des comptes privés. A travers le processus de transparence et de redevabilité (obligation de rendre des comptes), elle tente de prévenir les tractations malhonnêtes et d’éliminer le « fléau des ressources » auquel font face de nombreux pays du monde. La transparence des paiements et des revenus renforce l’obligation de rendre des comptes, car lorsque l’information est accessible au public, il est plus facile d’exercer des pressions sur les gouvernements afin qu’ils affectent les revenus à des services de base clés tels que la santé et l’éducation », relève le Secrétariat Technique de l’ITIE sur son portail web www. itietogo.org.

Sous la double impulsion de l’ITIE et du Projet de Développement et de Gouvernance Minière (PDGM), le Togo améliore progressivement sa gouvernance minière. Une étude récente révèle, que davantage de Togolais ont une perception positive de l’activité minière, même s’ils soulignent qu’il reste encore à faire.

Séna Akoda

Annoncé en juin 2019, le Business forum Togo-Brésil devrait se tenir à São Paulo, dans le courant de cette année. L’information émane de Antoniõ Carlos de Salles Menezes, ambassadeur du Brésil au Togo, en marge d’une audience accordée par Yawa Dzigbodi Tsegan, présidente de l’Assemblée nationale, hier lundi 20 janvier 2020.

Outre les représentants du Togo, et des milieux d’affaires brésiliens, la rencontre devrait également attirer des opérateurs économiques et hommes d’affaires de l’espace Cedeao, apprend-on.  Des développements en ligne avec l’ambition du pays, de devenir une importante plateforme d’échanges et d’affaires en Afrique de l’Ouest.

Pour rappel, l’idée de ce forum est née en milieu d’année dernière, à l’occasion de la visite au Brésil de Robert Dussey, ministre togolais des affaires étrangères et de la diaspora. « On l’a prévu justement pour 2020 et on va le faire », souligne à cet effet le diplomate brésilien.

Du reste, cette initiative, pour attirer les investisseurs du géant d’Amérique latine au Togo, s’inscrit dans le cadre de l’offensive diplomatique du Togo, engagée dans le cadre de la promotion du Plan national de développement depuis le milieu 2019.

R.E.D.

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L’Association Internationale de Développement (IDA) du groupe de la Banque Mondiale va financer via le Projet d’Infrastructures et de Développement Urbain (PIDU), des travaux d’aménagement, d’assainissement et de bitumage de 3, 2 km de route à Kara (450 km de Lomé). 

Les travaux prévus à hauteur de 2,6 milliards FCFA, se subdivisent en deux lots. Le 1er concerne le tronçon Collège Chaminade-tronçon immeuble Matata-Centre Hospitalier Régional (CHR) de Tomdè, soit  1 509,58 mètres linéaires (1,5 km). Le bitumage de ce tronçon coûtera 1, 11 milliards FCFA. 

Le deuxième lot, pour sa part, est distant de 1 691 mètres linéaires (près d’1,7 km) et va du CHR précité au SOS Village d’Enfants en passant par le tronçon Lycée Kara II. Financement requis: 1, 488 milliards FCFA.

Prévus pour être livrés en 12 mois, ces travaux seront exécutés respectivement par le groupement d’entreprises NECBAPS/EEBTP/EGK et le groupement EEBTP/EGK.

L'information est rendue publique via le Procès-verbal d’Attribution du ministère de la ville, de l’urbanisme, de l’Habitat et de la Salubrité publique, autorité contractante.

Séna Akoda

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