Des journées portes ouvertes des maisons de justices sont actuellement organisées dans plusieurs localités du Togo.
Ce mercredi 13 novembre, certaines localités des environs de Lomé ont reçus la délégation chargée de ces journées portes ouvertes. Les habitants ont été sensibilisés sur la nécessité de recourir aux maisons de justice pour régler les conflits de voisinages. Il s’agit de parvenir à renforcer la cohésion sociale.
Cette démarche a été très appréciée des populations qui ont salué ces initiatives visant à rapprocher la justice des citoyens.
Le directeur de l’accès au droit et à la justice TCHAGNAO Mama-Raouf, a appelé les populations à être plus nombreux à faire confiance aux maisons de justice. Il a aussi insisté sur l’accès libre et gratuit des maisons de justice pour toutes personnes.
Les maisons de justices ont été instituées par un décret pris en conseil des ministres le 27 février 2018. Il s’agit de structures non juridictionnelles qui servent de relais aux juridictions traditionnelles.
Les maisons de justices sont proches des populations, rapides et gratuites. Elle sont adaptées aux litiges de la vie quotidienne et exercent des activités telles que la médiation et la conciliation. Le tout, dans le but renforcer la cohésion sociale.
« Nous sommes en mesure de travailler avec les entreprises togolaises sur les moyens de paiement électronique pour pouvoir autonomiser les PME », a déclaré Jack Ma hier jeudi, à l’issue d’un entretien avec le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, à Lomé.
Le fondateur d’Alibaba était dans la capitale togolaise dans le cadre d’une rencontre avec les jeunes entrepreneurs d’Afrique francophone.
Il a, en compagnie du Président togolais, exploré les potentiels apports du géant du commerce en ligne au Togo.
« Nos discussions ont tourné autour de la vision du chef de l’Etat de développer le secteur de l’éducation et de l’économie numérique. Nous avons discuté de ce que nous pouvons faire ensemble de façon concrète. Nous avons défini les opportunités, et pensons revenir dans un bref délai », promet le milliardaire chinois.
Rappelons qu’Alibaba a formé, en mai dernier, 14 jeunes cadres togolais de l’administration publique à l’e-commerce, aux opportunités autour du Big-Data, aux paiements en ligne et à l’inclusion financière. Cette formation s’inscrivait dans le cadre du « New Economy Workshop » d’Alibaba.
Lire aussi:
A Lomé, Jack Ma dévoile ses recettes miracles aux jeunes leaders africains
Lomé, la capitale économique du Togo, concentre à elle seule 72,3% des dépenses nationales ; selon des statistiques fournies par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), dans un récent document.
Le Togo affiche ainsi un phénomène de très forte concentration de l’activité économique dans une seule ville, incidemment la capitale économique. Dans la zone Uemoa, trois pays présentent cette configuration où la principale agglomération représente plus de 60% des dépenses de consommation: il s’agit du Togo (qui affiche la plus forte concentration), de la Cote d’Ivoire (68% des dépenses engrangées par Abidjan, contre 31,2% pour le reste du pays), et du Sénégal (Dakar concentre 62% des dépenses, contre 38 % pour le reste du pays).
En comparaison, les choses semblent moins « centralisées » en Guinée Bissau (53,7% pour la principale agglomération du pays, contre 46,3% pour les autres régions économiques), au Bénin (52,9% / 47,1 %), au Mali (52,1 % / 47,9 %). Les pays les plus décentralisés, de ce point de vue, sont le Burkina (30,2% / 69,8%), et le Niger (30% / 70%).
Rappelons que cette semaine, l’assemblée nationale togolaise a voté une loi pour faire de Lomé une entité autonome au niveau communal ( « Le district du grand Lomé », une collectivité territoriale particulière dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière, regroupant les municipalités de Lomé-commune et d’Agoè-Nyivé.)
R.E.D
Lire aussi:
Togo : le parlement adopte la loi sur le fonctionnement du district du grand Lomé
Togo : Lomé adopte un budget en hausse de 6% à 1466,2 milliards FCFA
Pendant environ 1 heure, le fondateur d’Alibaba, la plateforme mondiale de commerce électronique a eu des échanges avec 21 jeunes leaders africains à Lomé ce jeudi 14 novembre sur l’entrepreneuriat.
Ces jeunes parmi lesquels on comptait 11 Togolais dont Dona Etchri, promoteur de la plateforme E-agribusiness et de la formation des pilotes de drones agricoles et en agriculture de précision, Nathalie Kpante, cofondatrice de ChocoTogo, Ismaël Tanko de Tanko Timati et Dashmake, ont eu droit au partage de la success story de Jack Ma.
Qui est Jack Ma ? Comment a-t-il fondé Alibaba ?
A ces questions introductives posées par Cina Lawson qui a enfilé le manteau de « Maître de Cérémonie », l’homme dont la plateforme de E-Commerce enregistre des centaines de millions d’utilisateurs, a répondu en présentant aux jeunes son parcours, avec comme métier de départ, l’enseignement.
Pour réussir en tant qu’entrepreneur dans un pays qui n’offrait pas au départ les conditions optimales de réussite, Jack Ma a dû mettre en action la foi en sa vision et la confiance en ses collaborateurs. Pour lui, l’essentiel en lançant sa plateforme, n’était pas tant de réaliser le maximum de profits mais de proposer quelque chose d’innovant et d’intéressant à la clientèle.
« Il n’est de richesse que d’hommes »
Selon le milliardaire chinois, pour bien réussir, la clé, c’est davantage de miser sur ce qui est produit ou vendu mais aussi et surtout sur les ressources humaines. Il a mis l’accent sur l’investissement dans les ressources humaines et encouragé les jeunes entrepreneurs à ne pas avoir seulement des collaborateurs mais en faire une équipe, voire une famille. Il a également souligné la force du réseautage, notamment en apprenant aux jeunes à travailler en réseau.
La théorie des E, la formule magique !
Abordant spécifiquement le E-Commerce en Afrique qui n’a pas encore connu son âge d’or, il indique les difficultés liées entre autres, aux modes de paiements, à la disponibilité de la logistique adéquate et à la sécurisation. Le richissime homme d’affaires chinois qui reverse une partie de ses gains à des œuvres philanthropiques via sa fondation Jack Ma, conditionne l’émergence de l’E-Commerce à 4 facteurs : E comme Entrepreneuriat pour créer, construire ou produire ; E comme E-gouvernement qui suppose que le gouvernement réussisse sa transition numérique, se transforme et soit efficace. Il ajoute I comme infrastructures et promotion de l’Internet et enfin E comme Education.
Notons qu’en dehors des Togolais, les jeunes venant du Gabon, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et du Bénin étaient présents.
Séna Akoda
Jack Ma va discuter, à Lomé aujourd’hui, avec les jeunes leaders et entrepreneurs du Togo et d’Afrique.
Cette rencontre, une première au Togo, sera l’occasion d’une conversation unique entre le jeune public et ce philanthrope chinois, fondateur du groupe Alibaba.
La conversation, à l’initiative de la présidence de la république togolaise, sera animée par Cina Lawson, ministre en charge de l’économie numérique et des innovations technologiques. Les participants auront ainsi l’occasion de discuter avec le tycoon chinois, notamment sur le futur de la révolution numérique, ou encore de partager avec lui leurs projets.
L’évènement sera retransmis en direct, ce jeudi 14 novembre 2019, à partir de 15h, par la Télévision Togolaise, et sur la Page Facebook de la Présidence togolaise.
Le gouvernement togolais va transférer le réseau numérique E-gouv, à la Société des Infrastructures Numériques (SIN), la décision a fait l’objet d’un décret pris en conseil des ministres, hier mercredi 13 novembre 2019.
Ce transfert, qui représente un apport de l’Etat à la SIN, vise à « mettre à disposition des opérateurs établis sur le territoire national, les infrastructures du réseau E-gouv. », selon le Conseil.
Ce réseau a été mis en place en avril 2017, dans le cadre du programme de digitalisation de l’Etat. Son installation s’est accompagnée notamment de l’extension gouvernementale « gouv.tg » offrant un cadre d’échange sécurisé des informations entre membres du gouvernement, à la charge du Ministère des postes et de l’économie numérique.
Pour rappel, la SIN, dont le décret de création date de novembre 2016, est chargée de gérer le programme d’infrastructures destinées à améliorer la connectivité internet, et faciliter la mise en place d’un environnement favorable à l’économie numérique togolaise. Le projet bénéficie notamment de l’appui de la Banque mondiale à hauteur de 30 millions $, à travers le Programme WARCIP.
R.E.D
Lire aussi :
Le Consortium Agou Holding prend une participation de contrôle dans TogoCom
Le Togo va renforcer son dispositif légal sur la cybersécurité
Au Togo, la tendance baissière du niveau d’endettement, amorcée depuis quelques mois, semble se consolider au fil de l’année. Ainsi, on apprend que le ratio d’endettement du pays est passé à 68% à la fin du troisième trimestre 2019.
En effet, « déjà à fin septembre le ratio de la dette est passé à 68%. », s’est félicité Sani Yaya, ministre de l’économie et des finances, hier mercredi 13 novembre 2019, dans un discours devant les parlementaires, dans le cadre de l’adoption de la loi de finances rectificative du Togo, gestion 2019.
Par ailleurs, le patron des finances a également souligné que pour ce qui est de l’endettement, « les efforts se [poursuivent] pour réduire, à fin décembre 2019, le ratio de la dette en deçà de la norme communautaire au sein de l’UEMOA, fixée à 70% du PIB. »
Pour rappel, la dette publique du Togo est passée en dessous des 70% à la fin du 1er trimestre, selon les sources officielles, alors qu’elle plafonnait encore à plus de 80% à fin 2016.
R.E.D
Lire aussi :
Togo : Lomé adopte un budget en hausse de 6% à 1466,2 milliards FCFA
Togo : la dette publique passe sous la barre des 70% à fin mars
Togo : le gouvernement s'engage à ramener son déficit global à 1,5% en 2019
Ce mercredi 13 novembre, l’assemblée nationale a voté la loi portant sur les attributions et le fonctionnement du district autonome du grand Lomé.
Ainsi, le district sera administré par un conseil composé de 53 conseillers. Les communes composant le grand Lomé seront représentées par 26 conseillers, les 26 autres conseillers seront nommés par le chef de l’Etat. Le gouverneur du district, également, sera désigné par le président de la république.
« La création de cette entité est motivée par la nécessité d'exécuter des actions propres à la capitale dont certains volets d’aménagement, d’entretien, de fonctionnalité et de modernisation vont au-delà des compétences des communes », a indiqué Payadowa Boukpessi, ministre de l’administration territoriale à l’issue du vote des députés.
Notons que le district autonome du Grand Lomé est une collectivité territoriale particulière dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Elle regroupe les municipalités de Lomé-commune et d’Agoè-Nyivé. Elle est l’autorité locale représentant la ville de Lomé dans son ensemble.
M.S.A
Lire aussi:
Le gouvernement précise les attributions du District Autonome du Grand Lomé
Le budget de l’Etat, exercice 2020, est attendu, en ressources et en charges, à 1466,2 milliards FCFA, a communiqué le gouvernement togolais à l’issue du conseil des ministres qui s’est tenu ce mercredi 13 novembre 2019.
Il s’agit d’une hausse d’environ 6%, motivée par une prévision de croissance de l’activité économique des plus reluisantes.
Selon les projections de Lomé, l’économie, tirée par la consommation finale des ménages et des investissements privés, en lien avec les percées remarquables du Togo dans le Doing Business et le terreau fertile offert par le PND, devrait tourner à plein régime en 2020. La croissance économique est attendue à 5,5%, soit une correction à la hausse de 0,2 points de pourcentage comparée à 2019, où elle a été, par deux fois, revue à la hausse.
Pour réussir 2020, année électorale, l’exécutif togolais compte asseoir sa politique budgétaire « sur la poursuite de l’amélioration de la mobilisation des ressources internes, une meilleure allocation des ressources publiques sur la base de l’efficacité des dépenses publiques et la maîtrise du déficit budgétaire», souligne le relevé du conseil des ministres. Ainsi, l’OTR sera mis à contribution, avec des recettes fiscales de plus de 660 milliards FCFA.
En dépit de la cure d’assainissement à poursuivre pour remettre définitivement le pays sur la bonne voie en ce qui concerne son ratio d’endettement, « le Gouvernement s’engage résolument ... à prendre toutes mesures permettant l’accélération de la croissance économique afin d’assurer une prise en charge adéquate de la demande sociale», indique-t-on.
Dans cette optique, un regard particulier sera porté vers les dépenses sociales, avec en toile de fond, les programmes tels que le Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC), le Programme d’Appui aux Populations Vulnérables (PAPV), l’emploi des jeunes des différents secteurs, les agropoles. De même, promet Lomé, « les efforts seront poursuivis et intensifiés en matière d’aménagement des pistes rurales, de réhabilitation des équipements de formations sanitaires et de mise en œuvre de la décentralisation.»
La startup togolaise Dashmake, spécialisée dans la technologie, vient de décrocher 10 000$ (environ 6 millions FCFA), pour son application SOS System. Cette manne a été décrochée à Dakar, suite à un concours de Pitch, organisé par la section Afrique francophone du réseau mondial d'entrepreneurs sociaux Ashoka, en partenariat avec l’USADF (United States African Development Foundation).
« La version 3.0 de l'application SOS System a reçu l'assentiment du Jury au concours du pitch organisé par Ashoka Afrique Francophone en partenariat avec l'organisation United States African Development Foundation. », précise la Startup, qui « rentre de Dakar avec une prime de 10.000 Dollars pour faire avancer le projet. »
La startup fait ainsi partie des 10 jeunes pousses récipiendaires de cette facilité, pour développer SOS System, une solution d’assistance en cas de sinistre, un outil porteur de nombreuses promesses, notamment dans le secteur de la santé.
R.E.D
Lire aussi:
La solution SOS System de Dashmake en attraction à la rencontre "Futur e.s" de Casablanca
Le Togolais Edorh Akpé Kevin Auguste, co-fondateur de Dashmake, lauréat du Anzisha Prize à Cap Town