Le Togo est, à nouveau, dans le top 10 des pays les plus ouverts aux citoyens africains, selon la tout dernière mise à jour de l’Indice d’ouverture sur les visas en Afrique, Africa Visa Openness report 2019.
Le document publié hier, lors de l’Africa Investment Forum organisé par la Banque africaine de développement (BAD), souligne que les pays africains sont de plus en plus ouverts aux visiteurs de tout le continent. Pour la première fois depuis 2016, les Africains ont un accès libre à 51% du continent.
Plus précisément, ils n'ont plus besoin de visa pour se rendre dans 25 % des pays (25 % en 2018, 22 % en 2017, 20 % en 2016), et peuvent désormais obtenir un visa à leur arrivée dans 26 % des autres pays (contre 24 % en 2018 et 2017, et 25 % en 2016).
Selon la Banque panafricaine, pour aller de l'avant, « la promotion d'une plus grande ouverture des visas en Afrique aidera à tirer parti des gains qui seront réalisés grâce au lancement de la Zone de libre-échange continentale africaine, du Marché unique africain du transport aérien et du Protocole sur la libre circulation des personnes. » Des initiatives auxquelles le Togo est partie prenante.
Dans la course vers cet objectif, Lomé a pris la mesure des enjeux, bien que des efforts restent à fournir pour hisser le pays aux rangs du Bénin, libre d’accès à tous les voyageurs africains ; ou encore les Seychelles, le Rwanda, le Sénégal, le Ghana, qui ont, pour la plupart, lancé une plateforme e-Visa.
On notera que les ressortissants des pays africains hors Cedeao (bénéficiant d’office de la zone d’intégration) peuvent se faire délivrer un visa à leur arrivée au Togo. Seul un pays serait exclu de cette facilitation.
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Dans le but de trouver une solution à la fermeture des frontières entre le Niger, le Nigeria et le Bénin, évoquée lors du sommet extraordinaire de Niamey le 8 novembre consacré en grande partie à la situation politique en Guinée-Bissau, une rencontre tripartite va se dérouler à Abuja le 14 novembre 2019, a annoncé la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) dans le communiqué qui a sanctionné les travaux de cette rencontre politique sous-régionale.
« Les chefs d'Etat ont encouragé à poursuivre les concertations en vue d'aboutir à une solution acceptable pour toutes les parties », précise le communiqué. « En outre, des rencontres ultérieures, notamment avec les ministres en charge du Commerce et des Finances du Bénin, de la Côte d'Ivoire, du Ghana, du Niger, du Nigéria et du Togo sous l'égide du Président du Burkina Faso, Champion de la libre circulation des personnes et des biens, seront organisées pour consolider les échanges commerciaux entre les pays de la sous-région », poursuit le communiqué.
Rappelons que c’est depuis le mois d’août 2019 que le Nigeria a fermé ses frontières terrestres avec le Niger et le Bénin. Selon Abuja, cette décision vise à lutter contre la contrebande du riz. Dans la perspective d'une sortie de cette crise liée à la fermeture des frontières, le Nigeria exige de ses deux voisins (le Niger et le Bénin), entre autres, de prendre des mesures fortes pour le respect des normes en ce qui concerne notamment les emballages ce produit de grande consommation.
SG
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Victoire Sidemeho Tomegah-Dogbe, ministre en charge de la jeunesse, à la tête d’une délégation, effectuera prochainement une tournée d’évaluation du Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs (PAEJ-SP).
Cette nouvelle mission qui va couvrir les régions maritime et des Plateaux, permettra à la ministre, à la coordination du projet ainsi qu’aux partenaires financiers, de recueillir les témoignages des bénéficiaires du PAEIJ-SP. Notamment sur leurs succès et les difficultés qu’ils rencontrent dans la mise en œuvre du projet.
Ces échanges avec les entrepreneurs agricoles baliseront la voie pour dégager des approches de solutions, indique-t-on, et tabler sur un meilleur impact du projet. Des clusters, notamment, AGROKOM, GOLD FOOD AFRICA, VIOTO BUSINESS, et AUDELA.
Notons qu’en février 2018, le bilan en termes de facilitation de l’accès au financement, dégage 360 millions FCFA de crédits accordés à deux entreprises de transformation et à 4 agrégateurs ainsi que 48 millions FCFA en faveur des primo-producteurs et des groupements.
Séna Akoda
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CERGI Banking, l’éditeur de logiciels de gestion bancaire basé à Lomé, annonce avoir ajouté deux Groupes de l’écosystème bancaire togolais à son portefeuille clients. Il s’agit d’une part du groupe bancaire panafricain Bank Of Africa (BOA), à travers sa filiale togolaise, et de African Lease Togo (ALT), spécialisé dans les activités de leasing et d’affacturage.
Ainsi, apprend-on, BOA-Togo fait notamment appel à CERGI Banking pour la production automatisée de l’ensemble de ses déclarations règlementaires auprès de la BCEAO. La convention a été signée entre les deux sociétés en début de mois dernier (le 04 octobre 2019), après une phase test concluante, se félicite le fournisseur de solutions informatiques.
Pour sa part, ALT, première filiale de African Lease dans l’espace Uemoa, a aussi également signé avec l’éditeur de logiciels (le 14 octobre 2019); l'opérateur informatique s’occupe également de la totalité de son Core bancaire.
A ces deux acteurs, s’ajoute Bridge Bank Group, qui a rejoint les deux premiers acteurs financiers, en ce mois d’octobre, et va s’appuyer sur l’opérateur basé à Lomé pour la fourniture en logiciels. Bridge Bank Gropu, basé à Abdijan, a aussi confié à CERGI la production de ses déclarations sur base consolidée.
Pour rappel, CERGI est actif au Togo et dans la sous-région depuis 1991, notamment à travers ses solutions de Reporting à la BCEAO et de gestion des divers cycles des créances douteuses et litigieuses. La société dispose actuellement d’une quarantaine de banques et établissements de crédit dans son portefeuille.
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11 sous-projets communautaires vont être financés à hauteur de 1,2 milliards FCFA, au profit des populations exposées de façon récurrente aux risques des aléas naturels. Cette démarche vise à renforcer leur résilience, vis à vis du phénomène d’érosion côtière dans le Golfe de Guinnée.
Ainsi, ces sous-projets portent notamment sur la gestion des herbes communautaires à hautes valeurs écosystémiques, la gestion durable des terres, la réhabilitation de petites infrastructures publiques endommagées par les inondations.
Cet appui, qui s’inscrit dans le cadre du programme d’investissement dans la résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (WACA RESIP), a fait l’objet d'une cérémonie de signature de conventions de financement, en fin de semaine dernière, par Oladokoun David Wonou, ministre en charge de l’environnement, du Développement durable et de la protection de la nature.
Rappelons que pour le projet WACA RESIP, le Togo bénéficie du soutien du Groupe de la Banque Mondiale et du Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM).
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A ce jour, l’opération de levée de fonds en faveur de secteur agroindustriel Telefood, a permis de mobiliser plus de 342 millions (342 413 455 FCFA).
L’information a été rendue publique en fin de semaine dernière par Justin Bitoka, coordonnateur de l’opération, qui a fait un point sur l'évolution du projet. Cette somme représente près de 43% des 800 millions ciblés; il reste donc quelques 458 millions FCFA à mobiliser, pour atteindre l’objectif défini.
Lancée au début du mois d’octobre en marge de la Journée Mondiale de l’Alimentation (JMA) par Noel Koutéra Bataka (photo), ministre togolais en charge de l’agriculture, Telefood vise en effet à mobiliser des fonds destinés à la création de 1 000 entreprises agricoles pour les jeunes et les femmes.
Un peu plus d’un mois après le lancement, l’opération, qui veut ainsi mobiliser des investisseurs, sponsors ou partenaires, pour l’atteinte de cet objectif, suit son cours.
A noter que, pour stimuler plus encore la mobilisation, les autorités du secteur agricole ont organisé dans le même temps une tombola, pour laquelle « Un dispositif sera mis en place, afin de permettre aux donateurs de faire le suivi », selon Noel Koutéra Bataka.
Avec son objectif de 800 millions FCFA, Telefood prendra fin le 10 décembre 2019.
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Après une 1ère édition à Abidjan, l’agence régionale de planification de la dette annonce l’acte 2 des rencontres du Marché des Titres Publics (MTP) de l’UEMOA du 08 au 10 janvier 2020 à Dakar.
L’événement présentera les enjeux et les défis du marché de la dette souveraine. Selon UMOA-TITRES, il offrira également de nouvelles opportunités d’investissement sur le Marché des Titres Publics de la zone UEMOA.
L'objectif de ces rencontres, indiquent ses organisateurs, « est de favoriser les échanges sur le développement du marché financier régional, de renforcer le leadership du Marché des Titres Publics et contribuer à le positionner comme une véritable option d’investissement ».
Sont attendus à ces rencontres pour lesquelles « les inscriptions seront bientôt ouvertes», des décideurs politiques, dirigeants, cadres et professionnels de la finance provenant de diverses organisations locales, régionales et internationales. Sont prévus, une « session guest-speaking », des « panels de haut niveau » et des sessions dédiées aux émetteurs du MTP de la zone UEMOA et autres.
Séna Akoda
La Délégation à l’Organisation du Secteur Informel (DOSI) organise à partir de ce lundi 11 novembre, des Journées Portes Ouvertes (JPO) sur tout le territoire togolais pour se rapprocher des acteurs de l’économie informelle.
Prévues dans les chefs-lieux de régions (Dapaong, Kara, Sokodé, Atakpamé, Kpalimé, Tsévié et Lomé), ces journées visent à mieux informer et sensibiliser les acteurs de l’informel sur l’existence de la DOSI et les prestations qu’elle fournit.
« L'événement portera sur des sujets tels que les conditions pour bénéficier d’une formation en entrepreneuriat, l’accompagnement à la création d’entreprises, l'accompagnement pour l’obtention des documents administratifs ». C'est la précision que donne l’institution placée sous la tutelle de Mazamesso Assih, Secrétaire d’Etat chargée de l’Inclusion Financière et du Secteur Informel. Il devrait démarrer par l’étape de Dapaong.
Séna Akoda
« La daba et la machette, c'était du temps de nos parents, maintenant il faut innover et se servir de tous les outils qui s’offrent ». La phrase résume à elle seule l’état d’esprit de cette jeune startup créée en 2018 et qui s’est spécialisée dans les travaux agricoles et la location d’équipements. Moins d’un an après sa création, la jeune pousse se retrouve en pleine lumière, à la faveur d’un contrat signé avec le géant indien de la mécanisation agricole, Cosmos International Limited, destiné à propulser l’agriculture locale à un nouveau palier.
TogoFirst a rencontré Blame David son directeur des opérations. Interview.
Togo First : Klingo, qu’est-ce que c’est ?
Blame David : Klingo est une entreprise de travaux agricoles et location d'équipements agricoles de premier plan qui ambitionne d’élever le niveau de mécanisation dans l’agriculture togolaise grâce à la puissance de la technologie et à un réseau de franchise forte, afin de rendre la mécanisation agricole facilement accessible et abordable à tous les agriculteurs du Togo.
L’idée nous est venue à la suite des remarques observées sur le peu ou l’absence de mécanisation à grande échelle dans le secteur agricole togolais. Nous avons donc décidé d’apporter notre contribution à travers l’innovation technologique.
L’agriculture contribue à hauteur de 40% au PIB avec une forte proportion de la population qui y intervient mais d’après des rapports du recensement agricole de 2014 que nous avons consulté, nous avons constaté qu’il existe moins de 200 tracteurs au Togo.
Nous avons donc pensé à intervenir dans ce secteur qui a un potentiel encore inexploité. D’où l’idée de lancer cette startup pour répondre aux besoins en matériel et augmenter la capacité de production avec l’augmentation des surfaces à emblaver.
T.F : Que faites-vous alors concrètement ?
B.D : Nous fournissons des solutions de mécanisation agricole
à la carte pour les agriculteurs et les entreprises agricoles. Nous louons des tracteurs, instruments ou matériel automoteurs.
Désormais, chaque fois qu'un agriculteur a besoin d'un tracteur ou de tout autre équipement agricole, il lui suffit d'appeler Klingo Tracteur ou d'utiliser notre application mobile pour passer sa commande. Ils recevront un tracteur bien entretenu avec un chauffeur professionnel avec la plus grande facilité. Non seulement ils peuvent faire leur travail sans stress, avec une utilisation constante de la mécanisation, mais leur productivité augmentera également.

T.F : Vous avez récemment signé un partenariat avec une société indienne pour la fourniture de 200 tracteurs. Comment cela s’est réalisé ?
B.D : Nous avions postulé pour les projets bancables du Forum économique Togo-UE, et notre projet avait été retenu parmi les 130. Klingo a donc eu à rencontrer lors des rencontres B2B, la société indienne Cosmos Group, qui intervient dans l’innovation agricole, la mécanisation et le transfert des technologies au niveau des semences hybrides ou améliorées. Nous avons échangé et ils étaient intéressés par le modèle entrepreneurial que nous proposions. Ce qui a débouché sur ce partenariat que nous avons conclu il y a quelques semaines.
Cette entente qui est multiforme va dans l’avantage des agriculteurs togolais, dans le sens où ils seront accompagnés financièrement, la fourniture d’équipements et de matériels agricoles (des mini-tracteurs) par la société indienne, l’appui au niveau de la formation des agriculteurs et un transfert de technologies surtout dans l’utilisation des semences améliorées afin d’augmenter le rendement. Cosmos s’engage également à nous aider à développer des projets agricoles.
T.F : Pourquoi avoir opté pour le modèle indien ?
B.D : Nous avons choisi Cosmos parce que l’Inde a pu booster son économie grâce à la mécanisation de son agriculture. L’avantage avec ce partenariat est qu’ils pourront racheter les productions des agriculteurs afin de les exporter. Toute une chaîne sera mise en place afin de trouver en même temps des marchés pour les agriculteurs. L’idée est de sortir les populations rurales de la pauvreté et si du moment que cela leur permet de mieux emblaver et vendre, alors tout le monde s’en sort gagnant.
T.F : Quelles sont vos ambitions ?
B.D : Nous voulons devenir le leader de la mécanisation agricole au Togo. Des projets similaires existent déjà mais nous voulons marquer notre présence sur le territoire. Nous avons déjà signé des contrats et nous voulons conquérir ce marché qui est très énorme. Nous avons fait des études sur le terrain et les bénéfices pour tout le monde seront conséquents si on s’y prend bien. Seule 10% de la superficie arable est emblavée au Togo donc nous comptons avec les tracteurs que nous allons fournir augmenter cette superficie. Nous sommes en contact avec le Mifa et les structures étatiques et nous espérons que cela nous aidera davantage.
Nous remercions vraiment les autorités pour l’organisation de ce forum qui a été très bénéfique pour nous jeunes startups.
Octave A. Bruce
Après la deuxième édition d’ « Ambition Africa » les 30 et 31 octobre derniers, les organisateurs de cet événement annoncent des rencontres entre des hommes d’affaires français et des bailleurs de fonds au Togo, du 25 au 28 novembre prochains.
Ce sera une « opportunité d’affaires », annonce-t-on, pour les investisseurs français. Ceux-ci exploreront avec les bailleurs de fonds au Togo, les possibilités de financements dans ce pays dont l’environnement des affaires, selon le Doing Business (DB) 2020, a connu le plus d’amélioration en Afrique.
Pour ce faire, BusinessFrance, qui organise « Ambition Africa » invite les Français désireux d’investir au Togo à remplir un bon de participation et à le lui soumettre au plus tard le 15 novembre.
Cette mission sera la 1ère de cette entité en Afrique de l’Ouest après la 2ème édition d’Ambition Africa qui se décrit comme « l’événement Business de référence entre l’Afrique et la France ». La mission couvrira également Accra, sur la même période.
La 2ème mission en région ouest africaine est annoncée du 10 au 11 décembre 2019 au Sénégal.
Les inscriptions peuvent se faire via ce lien, Inscrivez-vous !
Séna Akoda