Togo First

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Le coût global des travaux d’études et de réalisation du mégaprojet de boucle ferroviaire, devant relier les pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), s’élève à plus de 4 mille milliards FCFA (4 000 milliards pour la réalisation, et 11 milliards pour les travaux d’études). 

L’information sur les couts de mise en œuvre ressort de l’ouverture de la réunion des ministres en charge des Transports de l’Union, hier jeudi 7 novembre 2019, à Abidjan. Elle est révélée par l’ivoirien Paul Koffi Koffi, commissaire chargé du département de l’aménagement du territoire communautaire et des transports de l’UEMOA.

Selon le commissaire ivoirien, cette boucle ferroviaire devrait à terme, permettre de booster le niveau des échanges commerciaux entre les pays concernés (actuellement entre 12 et 14 % seulement), de réduire le coût des transports, et d’améliorer la compétitivité des économies de la région dans le commerce mondial.

Rappelons que cet ambitieux projet doit en effet relier cinq capitales ouest-africaines (Abidjan-Ouagadougou-Niamey-Cotonou-Lomé), sur un itinéraire total de 3 034 km, dont 1 946 km à réhabiliter et 1 088 km à construire.

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vendredi, 08 novembre 2019 10:50

L'ENA se forme au développement durable

Les enseignants chercheurs de l’Ecole Nationale d'Administration (ENA) se forment et renforcent leurs capacités depuis hier, jeudi 07 novembre 2019, sur le développement durable et ses objectifs dans leur curricula de formation.

L’initiative vise à permettre aux formations octroyées dans ce Centre aux apprenants, qui sont à terme appelés à accompagner l'Etat dans ses réformes et politiques, de se renforcer sur ces enjeux, notamment dans la mise en œuvre du PND.

Cette session de formation se tient avec le soutien de l’Institut de la Francophonie pour le Développement Durable (IFDD). En effet, pour la Francophonie, il s’agit « d'accompagner les écoles nationales d'administration publique des pays membres à intégrer le développement durable dans leurs curricula de formation ».

Un ensemble de mises à jour qui visent à faire de l’ENA, « un centre d'excellence pour l’administration publique ».

A noter que ce centre de formation des acteurs publiques du Togo, renforçait aussi récemment son équipe éducative, sur les questions de décentralisation.

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Le gouvernement togolais donne un coup de pouce aux produits locaux, en imposant des taux minimums à utiliser, dans le domaine de la boulangerie et dans la pâtisserie.

L’intention a été matérialisée par un arrêté interministériel, datant du mois dernier, signé par les ministres en charge, de l'agriculture, de la santé et de l'hygiène publique, ainsi que du commerce et de la promotion de la consommation locale.

Ainsi, les boulangeries, pâtisseries et autres acteurs sont désormais tenus « d'incorporer pour la fabrication du pain français et autres denrées alimentaires, de la farine panifiable de manioc, d'igname, de céréales locales ou tout autre produit agricole local dans la farine de blé ».

Cet ajout de farine à base de produits locaux doit se faire « à des proportions variant de 15 à 50% selon la nature du produit », précise la note officielle.

Du reste, apprend-on, des institutions étatiques spécialisées, notamment l'Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA), et l'Institut National d'Hygiène (INH), se chargent d’assurer le contrôle, et de veiller au respect de la mesure, qui devrait concourir à la promotion de ces produits locaux.

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Le géant nigérian Dangote est parvenu à deux accords avec les autorités togolaises pour des investissements massifs de l’ordre de 2,060 milliards $ dans la cimenterie et la transformation du phosphate en engrais.

Une partie des  ressources (environ 2 milliards $) servira à la valorisation et à la transformation par Dangote Industries Limited du phosphate togolais en engrais phosphatés destinés à être exportés vers la région ouest africaine. Cette activité de développement minier débutera avant la fin de cette année 2019, indique un communiqué de la Direction de l’Information et de la Communication de la Présidence togolaise.

L’autre partie des investissements annoncés, 60 millions $, selon un 2è accord paraphé par Marc Ably-Bidamon, ministre togolais en charge des mines et le milliardaire Nigérian, sera affectée à la création d’une nouvelle cimenterie au Togo. Objectif : produire 1,5 millions de tonnes de ciments à partir du clinker togolais et nigérian pour satisfaire la demande locale ainsi que celle des pays limitrophes et créer 500 emplois.

L’implantation de cette usine d’ici à la fin de l’année prochaine, portera à 4 le nombre de cimentiers au Togo où déjà, HeidelbergCement (CIMTOGO à Lomé et Kara), WACEM et Diamond Cement se disputent le marché.

Séna Akoda

A deux mois de son 2ème anniversaire, la Cellule Climat des Affaires (CCA) dont les activités ont été lancées le 30 janvier 2018, peut se targuer de résultats remarquables. Coordonnée par la ministre-conseillère Sandra Ablamba Johnson (photo), cette institution a été au cœur des actions et initiatives gouvernementales visant à gommer l’image de pays « non propice aux investissements ».  

Cette réputation peu glorieuse collait au Togo, surtout après avoir enregistré une très modeste performance sur fond de régression dans le Doing Business 2018. « Il y a deux ans, nous étions 156è, et quand le rapport est sorti,  les ministres savent que le jour-là, le conseil des ministres a été chaud. Nous n’étions pas du tout content.  Je n’étais pas du tout content, Nous avons régressé dans l’espace UEMOA », reconnaît Faure Gnassingbé.

De fait, la création de la CCA fut la réponse toute trouvée, après des concertations entre les autorités togolaises et leurs partenaires en développement, évoque le N°1 togolais : « Nous avons mis en place la Cellule du Climat des affaires que conduit admirablement la ministre Johnson  et puis nous sommes allés à l’assaut de nos difficultés ».

C’est par un atelier visant à valider le Plan d’actions en vue de l’amélioration du climat des affaires que la CCA a lancé ses activités. Pour le Premier ministre Komi Sélom Klassou, « la CCA poursuivra dans la lignée des importantes réformes entreprises ces dernières années, au rang desquelles la réduction des coûts et délais de création d’entreprise, la facilitation pour l’obtention du permis de construire et de transfert de propriété, la réduction du temps de raccordement à l’électricité, la réduction de l’impôt sur le revenu des sociétés et sur la masse salariale, ou encore le renforcement du partenariat privé-public ».

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Ces réformes étaient nécessaires, au regard de « toutes les tracasseries que les populations vivaient, des difficultés d’obtention du permis de construire et en matière de raccordement à l'électricité », rappelle Faure Gnassingbé.

Et les efforts des uns et des autres, coordonnés par la ministre-conseillère Sandra Ablamba Johnson, ont permis au Togo d’enregistrer en deux ans, un bond de 59 places, et de passer du 156è rang au 97è mondial.

En image la progression du Togo sur les 12 derniers mois où le Togo a enregistré un bond de 40 places pour se hisser au rang de 3è Top Reformer au monde et de 1er Top Reformer en Afrique.

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Makhtar Diop (photo), directeur adjoint de la Banque Mondiale chargé des infrastructures a annoncé lundi dernier, un financement de 12 millions $ pour la construction à l’Université de Lomé de deux centres régionaux de recherches. 

C’était au cours de la cérémonie inaugurale du bâtiment du « Centre d’Excellence Régional sur les Sciences Aviaires » (CERSA). Avec le CERSA, le Togo crée, selon Professeur Koffi Akpagana, ministre de l'Enseignement supérieur, un cadre favorable au développement des activités de recherche autour des thématiques comme les techniques de production, les procédés de transformation, la sécurité alimentaire, la biosécurité, la génétique, et des aspects socio-économiques.

L’un des deux centres dont la construction est annoncée, sera dédié à la maîtrise de l’électricité Centre d’Excellence Régional pour la Maîtrise de l’Electricité (CERME) et l’autre aux villes durables en Afrique (CERVIDA).

Diop déclare espérer que «ces nouveaux centres prendront l’exemple sur le Centre d’Excellence Régional sur les Sciences Aviaires, pour doter l’Afrique de scientifiques de haut niveau qui contribueront à la transformation économique du continent », a ajouté Diop. Ces centres devraient accueillir des jeunes Africains.

« L’entrepreneuriat : comment passer du rêve à la réalité ? », c’est le thème sous lequel se place la 1ère édition du « Salon des jeunes entrepreneurs » prévue du 15 au 16 novembre prochain à Lomé (Canal Olympia Godopé).

Cette rencontre vise à booster l’entrepreneuriat, à travers la mise en lumière des opportunités d’affaires dans chaque secteur cible à savoir le  numérique et les nouvelles technologies, le marketing et la communication, la culture, l’agroalimentaire, l’énergie et la formation et des ateliers de formation en faveur des porteurs de projets.

Le salon annonce également des ateliers de formation en faveur des porteurs de projets, notamment aux techniques d’élaboration d’un business model. Les jeunes seront initiés au cours du salon, à la création d’un réseau d’affaires pour les startups et les porteurs de projets et à la recherche de financements.

La rencontre favorisera des partages d’expériences et de success-stories entre les jeunes entrepreneurs. Objectif : motiver les jeunes à s’inspirer des réussites de leurs pairs.

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La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a procédé,  hier mercredi 07 novembre 2019, au lancement d'une campagne nationale visant à présenter son nouveau produit, Assurance vieillesse pour tous.

Cette assurance s’adresse notamment aux acteurs du secteur informel au Togo, afin de leur offrir une couverture en matière de vieillesse, d’invalidité, et de décès. 

« Tout le monde peut en bénéficier, que vous soyez commerçant, cultivateur, artisan, artiste, tous ceux-là qui exercent une activité. », précise à cet effet un cadre de l’institution.

Concrètement, le produit se présente sous une forme de pension, que perçoivent les assurés à la fin de leur « carrière professionnelle ». L’idée, pour la CNSS, est notamment d’offrir un accès à une pension minimum, pour pouvoir se prendre en charge durant la vieillesse. 

Ladite campagne à l’échelle nationale vise également à recueillir les propositions et contributions des acteurs du secteur informel concerné, afin d’étendre la portée du produit, et optimiser son utilisation.

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Pour l’exploitation de la mine de manganèse de Nayega, les opérations de Keras Group, présent au Togo à travers sa filiale Société Générale des Mines (SGM), devraient débuter avec une capacité nominale de 6 500 tonnes par mois de minerai, au premier trimestre 2020.

En effet, selon le média d’information économique Agence Ecofin, la compagnie minière a annoncé hier mercredi, qu'elle est en train de finaliser avec le ministère togolais des mines, la documentation relative au permis d’exploitation de son projet de manganèse Nayega. Ce travail devrait être bouclé d’ici la fin de l’année, ce qui permettrait à SGM de commencer la production commerciale au premier trimestre de l'année prochaine.

« Notre stratégie […] a été validée, et sans investir de capitaux supplémentaires, Keras peut passer sans problème du statut d’explorateur à celui de producteur », commente à cet effet le PDG Russel Lamming.

Rappelons que le gouvernement togolais avait récemment octroyé à la SGM le permis d’exploitation à grande échelle du gisement de manganèse de Nayega (préfecture de Kpendjal ouest). Selon les recherches, les réserves de manganèse découvertes sur site s’évaluent à près de 8,5 millions de tonnes, pour une durée de vie d’environ 15 ans.

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Le Togo veut renforcer sa compétitivité économique, en renforçant son arsenal réglementaire en matière de normes et de qualité. Un texte allant dans ce sens, le document de Politique Nationale de Qualité (PNQ), a été approuvé à cet effet, hier mercredi 06 novembre 2019, par le gouvernement réuni en conseil des ministres.

Ce document vient répondre aux exigences de conformité et aux normes internationales en la matière. En effet, la qualité des produits togolais, « devra être démontrée dans le respect des procédures d’évaluation de la conformité internationalement reconnues. », selon le communiqué du Conseil. Ainsi, l’outil ambitionne ainsi de mettre en place un cadre adéquat, pour développer et faire fonctionner « une infrastructure de qualité convenable, pertinente et efficiente. » 

De fait, la PNQ intègre l’ensemble des secteurs de développement, en vue de : promouvoir la culture de la qualité au sein des populations et des organismes publics et privés, de protéger le consommateur et l'environnement, d’assurer la conformité des biens et services aux exigences du marché, et d’établir à terme un système national de métrologie.

Notons que cette démarche s’inscrit dans une dynamique sous-régionale d’harmonisation en matière de qualité.

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