Togo First

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Titulaire d’une Licence en Marketing Stratégie à l’Université de Lomé et d’une formation en Entrepreneuriat, Akuété Degbé, à l’opposé de ses promotionnaires, n’a pas cherché à rester dans le schéma classique Formation-Recherche d’emploi. Se mettre au service d’une entreprise, n’a jamais été dans son plan de carrière professionnelle, a-t-il confié à Togo First au cours d’un entretien exclusif.

Rompre avec tout ce qui est susceptible de le confiner dans sa zone de confort, c’est le point de départ du jeune Akuété qui rêve d’une carrière d’entrepreneur. Le déclic viendra d’un coup de fil quasi-anodin mais qui a eu pour le jeune entrepreneur, une résonance bien particulière.  A la suite d’une publication sur Facebook en lien avec des prestations de conciergerie d’entreprise (projet d’entreprise jusque-là pas très bien ficelé),  un homme le sollicite pour un entretien-nettoyage, alors qu’il était occupé à rédiger un projet à soumettre en réponse à un appel à projets.

ACN, une réponse à des besoins réels

Avec conviction, Akuété Degbé et l’un de ses promotionnaires montent alors une société, ACN (Africa Conciergerie et Nettoyage) après avoir réalisé toute la difficulté qu’ils ont eu à exécuter le contrat. Par ailleurs, dit-il, «  nous avons constaté que des gens éprouvaient dans des entreprises, un réel besoin, notamment pour leur faire des courses, des livraisons, des services d’entretien-nettoyage, etc. Nous avons donc décidé de leur  proposer une réponse en créant notre société ».  

Mais pour faire plus simple, et se rendre plus accessibles, Akuété et son associé ont rebaptisé la société « Vadom » qui en Mina, langue parlée au Sud du Togo, veut dire « Envoie-moi ». Le 15 mai 2015, la société est enregistrée ; en 2016, le concept « Vadom » a été lancé.

Les prestations du jeune entrepreneur se classent en deux catégories : entretien et nettoyage de bureaux ; et les courses d’ordre général (livraison, recherche immobilière, gardiennage, recherche de prestataires de services).

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Organisation du travail

Celui qui allie qualité de la prestation au respect des délais dit disposer, à défaut de moyens logistiques, d’un réseau de professionnels indépendants qu’il appelle des points-relais, dans chaque quartier de Lomé. « Dès que nous décrochons des marchés, nous entrons en contact avec eux, en tenant compte de la géo-localisation », informe-t-il.

« Le dispositif des points de relai permet de réduire les coûts et le délai de nos prestations, en même temps qu’il contribue à générer des revenus au profit des jeunes auxquels nous recourons dans les quartiers », explique le jeune entrepreneur.

Du succès oui, mais ...

S’il revendique être le N°1 à lancer cette initiative au plan national, Akuete Degbe a en revanche, le succès modeste :« faire 5 ans sur le terrain et ne pas avoir de référence, ce n’est pas le type de réussite auquel on s’attend ». A-t-il fait remarquer, avant d’évoquer le poids des pesanteurs socioculturelles : « la culture de se libérer et de confier à une société les actes de la vie quotidienne n’est pas vraiment ancrée dans les mœurs des Togolais.

Si sa principale cible se constitue de jeunes entrepreneurs, Akuete Degbe est toutefois loin d’être un minimaliste. Comme perspectives, il ambitionne d’étendre ses prestations aux grandes entreprises sans perdre de vue la nécessité de relever tous les défis que ce niveau d’ascension pose.

Séna Akoda

Ainsi que le rappelle le média d’information économique Agence écofin, Six pays des unions économiques utilisant le Franc CFA, la future ex monnaie communautaire, affichent des perspectives stables ou positives de leur profil émetteur pour l’année 2020, selon les critères de notation de l’agence de notation américaine Moody's.

Dans son rapport de juin 2019, l’agence attribuait au Togo la note B3 avec perspectives stables, là où S&P pour sa part délivrait une cote de crédit B.

Dans l’Uemoa (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine), des pays comme le Mali et le Niger affichent également des perspectives stables, selon Moody’s. Le Bénin, également noté, s’en sort avec des perspectives positives pour son profil émetteur en 2020. Selon l’évaluateur américain, « Le statut de membre de l'UEMOA a contribué à maintenir une inflation faible grâce à la parité fixe avec l'euro et à des réserves communes, et a renforcé la stabilité extérieure malgré des déficits courants élevés et soutenus ».

Cependant, malgré ces perspectives plutôt positives, les pays des zones économiques utilisant le CFA font face à de nombreux défis. Les plus saillants, en Afrique de l'Ouest, étant notamment les défis de gouvernance, mais aussi des problèmes liés à des questions sécuritaires et sociales. « Le Niger et le Mali sont plus à risque géopolitiquement en raison de la présence de groupes insurgés dans les deux pays. », là où « Le Bénin et le Togo, en revanche, connaissent une montée des tensions politiques internes ». Il faut Rappeler incidemment, qu’on vote en Février prochain au Togo.

Plus globalement, au niveau continental, les perspectives de la zone Uemoa, contrastent avec un contexte où l'Afrique subsaharienne, bien que comptant plusieurs pays qui auront les plus fortes croissances du Monde, affiche dans son ensemble un tableau plutôt sombre. Si la croissance devrait être acceptable pour cette année, elle ne devrait cependant pas pouvoir améliorer de manière significative les revenus par habitant et renforcer la résilience de ses différentes économies.

R.E.D

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Le Togolais Charles Kokouvi Gafan à la tête du Cluster Maritime d’Afrique Francophone (CMAF) et Frédéric Moncany de Saint Aignan, président du Cluster Maritime Français ont scellé mardi 14 janvier une convention de partenariat à l’Institut de Stratégie et de Management International de l’Académie Régionale des Sciences et Techniques de la Mer d’Abidjan.

Selon le N°1 du CMAF, « la convention de partenariat renforcera les actions et la proximité entre les deux organisations. En outre, elle ouvrira la voie à de futures coopérations à l’échelle de l’Afrique francophone que ce soit entre les autorités politiques, les administrations portuaires ou les entreprises ». La signature de cet accord permettra ainsi de développer le commerce intra régional et de défendre les intérêts des acteurs, précise le responsable du CMAF.

En rappel, le  Cluster Maritime d’Afrique Francophone (CMAF)  vise à promouvoir la « place maritime régionale » et soutenir le développement des acteurs économiques du milieu marin et celui des pays de l’hinterland qui dépendent de lui.

Séna Akoda

En 2018, le Togo a été le deuxième fournisseur de biens de son voisin le Bénin, avec 6,3% de ses importations. Selon un récent rapport de la Banque centrale des états d’Afrique de l’Ouest (Bceao). 

Le pays vient juste derrière le très pourvoyeur de bien de la sous-région, le géant nigérian, qui couvre plus du quart des approvisionnements du Bénin. Le Bénin importe essentiellement de l'énergie électrique du Togo, par le biais de la Communauté Electrique du Bénin, et des produits pétroliers du Nigeria, apprend de la Banque centrale. 

Outre d’être son deuxième fournisseur d’énergie, le Togo a été le principal pourvoyeur des flux d’investissements directs nets au Bénin pour la période sous revue ; couvrant plus de la moitié des flux (52,9%), devant la Chine (36,2%), le Sénégal (12,2%) et le Nigeria (8,2%). A noter que ces flux nets d'investissements directs sont essentiellement constitués d'instruments de dette (111,2 milliards FCFA).

A l’inverse, le Togo importe du Bénin les poissons congelés, les produits pétroliers, les médicaments ainsi que de la peinture. Il est son 3ème client dans la zone dans la Zone Uemoa.

Ayi Renaud Dossavi

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Le groupe NSIA ambitionne de faire partie du Top 5 du secteur financier au Togo où il est présent à travers ses filiales NSIA Assurances et NSIA Banque. Il nourrit la même ambition dans les 4 autres pays de son implantation. A savoir la Côte d’Ivoire où le groupe est né, au Bénin, en Guinée Conakry et au Sénégal.  

A l’occasion de son 25ème anniversaire, l’ex-société familiale de 10 personnes devenue NSIA, avec un effectif de plus de 2 800 employés aujourd’hui, affine sa stratégie autour de l’innovation et de la croissance interne.

En termes de croissance interne, « la prochaine étape pour NSIA Banque sera de renforcer ses positions dans les 5 pays de présence et d’étendre son implantation dans les pays couverts par l’offre assurances », annonce Janine Kacou Diagou (photo), Directrice Générale du Groupe NSIA. Celle-ci ne cache pas sa visée de « participer activement à la bancarisation des populations d’Afrique Occidentale et Centrale, fer de lance de l’inclusion financière ».

Notons que pour renforcer sa présence au Togo, le groupe NSIA a procédé à l’acquisition de la filiale togolaise de Diamond Bank pour se doter d’un pôle bancaire. Il évolue désormais dans la bancassurance.

Séna Akoda

WeLight, la joint-venture d’Axian Group et de Sagemcom dédiée à l’électrification rurale, devrait s’intéresser au Togo dans un proche avenir, pour l'expansion de ses projets en zone subsaharienne. Il s’agit d’un des trois pays considérés par le groupe à cet effet (avec ses voisins d’Afrique de l’Ouest : le Burkina Faso et le Niger).

En effet, « Nous souhaitons développer une cinquantaine de projets par pays pour des questions d'économie d'échelle et nous regardons actuellement du côté́ du Burkina Faso, du Togo et du Niger », précise Laurent Roineau, DGA et directeur des opérations de WeLight.

L’information émane d’une récent communiqué, où la Joint-Venture informe de son partenariat d’investissement signé en novembre 2019 avec le fond d’investissement norvégien Norfund spécialisé́ dans le développement d’entreprises durables; en vue d’équiper davantage de villages reculés en Afrique subsaharienne et Madagascar. WeLight bénéficie ainsi « d’un investissement majeur », pour étendre ses activités.

Rappelons qu’Axian Group, un des propriétaires de la JV, est actuellement présent dans le secteur des télécom au Togo, via la société Togocom, après le cession de 51% des parts par le gouvernement togolais ( détenus par Agou Holding, formé du tandem Axian Group et Emerging capital Partners). 

Plus globalement, outre les télécom et l’énergie, le groupe malgache est également actif dans l’immobilier, les services financiers, et l’innovation.

Ayi Renaud Dossavi

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Togo : le secteur énergétique, principal pôle d’attraction des Partenariats Public-Privé 

Le Togo recherche des investisseurs pour construire deux nouvelles centrales photovoltaïques de 60 à 80 MWac

Vital pour l’économie togolaise, le secteur énergétique se distingue par son dynamisme, depuis que les autorités togolaises ont décliné leur vision en la matière dans « la stratégie nationale d’électrification 2018-2030 ». Un document dans lequel les ambitions  gouvernementales phares sont d’une part, la couverture universelle en énergie à l’échéance 2030  et d’autre part, l’augmentation à 50% de la part du renouvelable dans le bouquet énergétique national.

Le Togo lance alors de grands chantiers, avec comme mode de financement privilégié, le Partenariat Public-Privé (PPP). Comme dans le cadre du déploiement depuis 2017, de l’initiative CIZO qui mobilise  des géants du secteur énergétique comme BBOXX, EDF, Mitsubishi et, le Togolais Soleva.  CIZO, programme présidentiel, permet la couverture en énergie au profit des populations rurales via la technologie Off Grid, notamment la commercialisation des kits solaires individuels « Pay as you go ».

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Modèle de réussite saluée à l’échelle mondiale, ce type de partenariat entre les autorités togolaises et le secteur privé va inspirer d’autres investisseurs, notamment ceux intéressés par la construction de la  Centrale thermique à cycle combiné  Kekeli Efficient Power dont Eranove va assurer l’exploitation.

A ce jour, la mobilisation du financement à hauteur de 65,4 milliards FCFA au profit de cet ouvrage est bouclée. Et si les investisseurs ne semblent pas trop se bousculer pour de grands projets structurants du Plan National de Développement (PND 2018-2022) comme le dédoublement de la Nationale N°1, le tableau est tout autre, s’agissant du secteur énergétique.

En témoigne la bonne dynamique de mobilisation des fonds en mode PPP pour l’installation de la centrale solaire photovoltaïque de Blitta d’une capacité de 50 MW. La BOAD apporte déjà en effet, 11 millions $ tandis que le Fonds d'Abu Dhabi s'engage pour 15 millions $. 

"Avec cet engouement des investisseurs privés pour le secteur énergétique, d'heureuses perspectives sont envisageables pour l’appel d’offres Scaling Solar lancé en vue de  l’installation de centrales solaires photovoltaïques de 60 à 80 MW", indique un expert.

Certes, le secteur agricole, avec le grand chantier des agropoles, est également bien positionné en matière de PPP. Mais, à l’analyse, le secteur relevant du portefeuille de Marc Ably-Bidamon attire plus d’investisseurs étrangers.

Selon les termes des partenariats déjà conclus ou de ceux envisagés, le secteur privé bénéficiera d'une concession en vertu de laquelle il exploitera les ouvrages pendant 25 ans. Au terme de la concession, un transfert de propriété est  prévu au profit de l’Etat.

Séna Akoda

Une production plus importante du coton pourrait stimuler l’implantation d’investisseurs étrangers dans le textile, a déclaré Faure Gnassingbé ce lundi 13 janvier 2020, à la faveur d’échanges avec les cotonculteurs à Atakpamé (190 km au Nord de la capitale). Le Chef de l’Etat a clairement affiché ses ambitions pour la filière cotonnière : passer rapidement le cap de la transformation du coton en fils et des fils en tissus et des tissus aux vêtements.

« Notre rêve, c’est de passer à l’étape supérieure : la transformation du coton en fils et des fils aux tissus et des tissus aux vêtements que nous portons. C’est le défi que nous devons relever aujourd’hui et que nous avons inscrit dans le PND », a-t-il déclaré.

Si d’une part les pouvoirs publics annoncent la réouverture de l’usine textile de Datcha, ils misent également sur des investissements étrangers pour développer la filière textile, d’autre part.

La mise en œuvre de cet ambitieux projet est néanmoins conditionnée par une amélioration de la production cotonnière, a fait observer le Chef de l’Etat, reprenant les investisseurs rencontrés qui déplorent une production cotonnière insuffisante.

Le numéro 1 togolais a saisi l’opportunité de ce contact avec les producteurs de coton pour leur doper le moral et les encourager à produire plus. Objectif à terme : favoriser l’implantation des investisseurs dans le textile togolais et les exportations du textile made in Togo vers les USA, l’Europe, etc.

En rappel, à l’horizon 2022, le Togo envisage d’atteindre le cap des 200 000 T de coton-graine.

Séna Akoda

Des banques actionnaires de la Caisse régionale de refinancement hypothécaire de l'Uemoa (CRRH-UEMOA), et des représentants des Systèmes financiers décentralisés (microfinances) sont en travaux depuis hier à Lomé. Ces acteurs planchent sur les règles de conduite dans les procédures de prêts à l'habitat, en vue de définir un cadre de refinancement dans les normes internationales.

Il s’agit ainsi de discuter, avec ces établissements, des dispositions à prendre pour des prêts moins risqués, tant pour les pourvoyeurs de fonds que pour leurs clients. L’institution financière sous-régionale veut notamment ajuster les conditions d’accès aux crédits avec plus de vigilance et d’exigence de la part des prêteurs, dans le cadre de prêts immobiliers.

A terme, les banques et microfinances devraient ainsi être plus regardantes sur des critères comme l'existence en bonne et due forme de pièces foncières légales, l’emplacement des travaux;  en tenant compte des risques environnementaux et sociaux, et des vulnérabilités liées (zone inondable ou encore stockage de déchets).

Rappelons que la CRRH-UEMOA, basée à Lomé, compte 31 institutions financières sous régionales actionnaires, dont la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’ouest, la Banque ouest africaine de développement, et la Banque d'investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC). En juin dernier, la Caisse a procédé à la première cotation de son 8ème emprunt obligataire à la BRVM, qui lui a permis de mobiliser 30,2 milliards FCFA.

Ayi Renaud Dossavi

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GTA Assurances Vie du marocain Banque Centrale Populaire (BCP) et la filiale togolaise de Coris Bank International entrent dans un partenariat visant à promouvoir la bancassurance.

Leurs responsables, respectivement Claude Daté GBIKPI et Alassane KABORE ont récemment signé une convention de partenariat dans le cadre de la commercialisation et la gestion de Coris Protect, un produit de la bancassurance, indique un communiqué consulté par Togo First.

Ce produit d’assurance vie est adossé, précise le communiqué, à un compte (chèque ou épargne) avec pour objectif d’assister les clients de la banque en leur offrant une solution de prévoyance dans trois cas de survenue de risques : accident, invalidité absolue suite à une maladie ou un accident et enfin décès toutes causes.

En  cas d’accident, Coris Protect garantit des frais d’assistance médicaux. En cas de décès, il prévoit des indemnités funéraires. S’il survient une invalidité absolue ou définitive, le produit prend en charge les frais d’assistance en plus d’un montant correspondant au solde moyen sur les six (6) derniers mois du compte sur lequel il est adossé. Mais, dans la limite du plafond de 2, 5 millions Francs CFA.

Coris Protect permet par ailleurs au client, de garantir à ses ayants droit, un capital dans le cas d’un décès ou d’une invalidité totale définitive, pour une prime mensuelle de 1 000 FCFA.

Séna Akoda 

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