Le mois dernier, le ministère de l’Action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation, a remis à jour la Politique Nationale d’Action Sociale (PNAS). C’était à la faveur d’un atelier de validation, avec l’appui de partenaires comme l’UNICEF.
Cette nouvelle approche actualisée, vise entre autres à entrer en cohérence avec le nouveau contexte économique et administratif du pays : notamment l'évolution de la pauvreté au Togo sur la dernière décennie, la mise en branle du Plan Nationale de Développement (dont l’Axe 3 fait la part belle au social), et le processus décentralisation, qui a connu un tournant important en 2019 avec les élections locales.
Ainsi, informe la Direction générale de l'action sociale, « beaucoup de projets sont déjà déclinés dans cette politique, et l'ensemble des projets ne sont que des déclinaisons de ce que nous trouvons déjà dans le Plan national de développement ».
De fait, dans le nouveau document, qui ne rentrera effectivement en vigueur qu’après son adoption en Conseil des ministres, par le gouvernement, intègre des projets déjà entamés, comme les systèmes de filets sociaux de sécurité, ou encore le programme de transferts monétaires pour les populations vulnérables.
R.E.D
Lire aussi:
Développement humain : l'espérance de vie des Togolais a augmenté de 3 ans dans la dernière décennie
Togo: Près de la moitié des ressources budgétaires de 2020 sont affectées aux secteurs sociaux
Togo : 7,9 milliards FCFA pour le volet social du Projet CIZO
Le Togo va se doter d’un outil de suivi physique des investissements publics. Un manuel va être élaboré pour servir de guide en matière de suivi des investissements de l’Etat, des Etablissements publics et / ou des collectivités publiques.
Ce guide « devra expliquer la démarche d’analyse et de contrôle de l’utilisation des ressources financières, techniques et humaines, la qualité des résultats obtenus et le niveau d’atteinte des résultats par rapport aux objectifs visés et aux délais impartis ».
Destiné à appuyer le gouvernement togolais dans le cadre de l’amélioration de la gouvernance économique, ce manuel sera élaboré par un consultant.
En ligne avec sa mission, le consultant devra définir les procédures, rôles et responsabilités des intervenants selon les étapes du suivi physique des projets et programmes d’investissements publics. Il élaborera en outre les outils de collecte des données sur le terrain.
Il devra par ailleurs proposer un canevas de rédaction du rapport de suivi physique des projets d’investissements et une méthode harmonisée d’estimation de leur taux d’exécution physique.
Séna Akoda
Il s’est ouvert aujourd’hui lundi 6 janvier 2020 à Lomé, une session de travail réunissant les acteurs de la Commission nationale de lutte contre la prolifération, la circulation et le trafic illicite des armes légères et de petits calibres (CNLPAL), et l’Union Européenne.
La rencontre vise à mettre en place une feuille de route devant mener à un avant-projet de loi sur le contrôle des armes au Togo. Objectif à terme : Doter le pays d’un instrument législatif pour réguler et contrôler le commerce des armes légères.
La rencontre de 4 jours va ainsi permettre aux acteurs locaux et experts de l’UE, de plancher sur les bonnes pratiques internationales dans le domaine, en plus d'examiner l'avant-projet de loi national sur le contrôle des armes. Le texte, déjà sur la table, porte notamment des dispositions sur leur commercialisation au niveau international : leur exportation et importation, leur transit, leur transbordement et leur courtage.
De plus, informent les experts, l’avant-projet de loi togolais est encore plus ambitieux, dans la mesure où il veut également réglementer et prendre en compte l'entièreté du cycle de vie d'une arme, de sa fabrication à sa destruction, en incluant ainsi le port d’arme, ou encore la session.
Cette rencontre, visant à renforcer la sécurité nationale en maitrisant les flux des armements à l'échelle internationale, fait suite à une précédente qui s’est tenue en Février 2019.
R.E.D
Lire aussi:
Togo: Destruction de plus de 2000 armes à feu à l'occasion de la journée internationale de la paix
Retour sur quelques évènements saillants au Togo en 2019, dans le domaine agricole.
Janvier
24 janvier : Noel Koutéra Bataka est nommé ministre de l’agriculture. A 41 ans, cet ingénieur agronome devient ainsi le nouveau visage de l’agriculture togolaise.

29 janvier : Le FIDA appuie le MIFA. Le Fonds International de Développement Agricole (FIDA) accorde un financement de 20 milliards FCFA au Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA).
Février
05 février : Réhabilitation de 5 retenues d’eau dans la région des savanes. Ces travaux, d’une valeur de plus de 1,3 milliards FCFA, ont été entrepris dans le cadre du programme de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE). Ils visent à augmenter la production maraichère et l’élevage.
07 février : le MIFA devient une société anonyme. Le 2è Conseil des Ministres de 2019 acte cette transformation, en considération notamment des « résultats concluants » enregistrés après six mois de phase pilote. A partir de là, le Mécanisme fonctionne sur le modèle de Partenariat Public-Privé.
26 février : Le MIFA SA appelle tous les acteurs du secteur agricole à s’inscrire dans sa base de données. Peu après sa transformation en S.A., le MIFA se propose de disposer d’une base de données des différents acteurs intervenant dans le secteur agricole, en vue de structurer les chaines de valeur agricole.
21 février : Un an après son lancement, le projet de développement rural de la plaine de Djagblé est réalisé à 32%. Ces travaux ont été constatés par une délégation ministérielle en visite sur site. La mise en œuvre globale du projet (visant à désenclaver la zone (340 hectares), améliorer l’irrigation, favoriser l’accès des populations locales à l’eau potable, et promouvoir la production rizicole et maraichère) était pour sa part de 45%.
22 février : Le gouvernement signe un accord-programme avec les acteurs de la filière anacarde, à Dapaong (624 km au nord de Lomé), dans la Région des Savanes. C’était dans le cadre de la 3ème campagne de commercialisation de la noix de cajou. A cette occasion, l’ambition a été dévoilée de produire 24 000 tonnes en 2019, et 30 000 tonnes annuelles d’ici 4 ans.
Mars
08 mars : Le ministère de l’agriculture ouvre le recrutement de 1552 fonctionnaires.
11 mars : La Banque togolaise pour le commerce et l'industrie (BTCI) engage 5 milliards FCFA pour le Mifa S.A. L’accord vient en appui aux acteurs des chaînes de valeur agricoles au Togo.
12 mars : L’émirati Al Dahra Holding s’intéresse au Togo. Alors en voyage aux Emirats arabes unis, le président Faure Gnassingbé s’entretient avec deux grands groupes émiratis, dont Al Dahra Holding qui se positionne sur le secteur agricole togolais.
Avril
15 Avril : Le Mifa, la BTCI et le Saoudien KFB (Knowledge-Fusion Builders) signent une convention pour appuyer le secteur agricole, en mettant en place un fonds de garantie de 6 milliards FCFA placé sous la supervision du MIFA. Il s’agit notamment permettre l’acquisition de 300 mini-tracteurs pour la création des sociétés de service de mécanisation.
24 avril : Inauguration du nouveau port de pêche à Gbetsogbe-Baguida. D’une capacité de 300 pirogues, cette infrastructure a été cofinancée par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et le Togo, respectivement à hauteur de 14,46 milliards FCFA et 6,23 milliards FCFA.

25 avril : Inauguration de l’usine d’ananas bio « Jus Délice ». Basée à Gbatopé (Préfecture du Zio), la firme veut transformer 8 tonnes d’ananas par jour et produire du jus bio.
Juin
17 juin : L’Agence régionale pour l’Agriculture et l’Alimentation (ARAA-CEDEAO) subventionne 15 projets dans le cadre de la transition agroécologique amorcée dans l’espace sous-régional. Leurs coûts varient entre 240 474 et 305 000 €.
18 juin : Inauguration de l’IFAD d’Elavagnon (préfecture de l’Est-Mono, à 235 km de Lomé), dédié à l’aquaculture.
Juillet
05 juillet : Lancement du Projet d’appui au Mifa à destination de 300 000 bénéficiaires. D’un cout de 20 milliards FCFA sur 6 ans, il survient 6 mois après la signature de la convention d’accord.
17 juillet : Le Togo et le fonds Khalifa formalisent un accord de financement de 15 millions $ en faveur du secteur agricole. Noël Koutera Bataka, ministre de l’agriculture, et Hussain Jasim Al Nowais, président du Fonds Khalifa pour le développement des entreprises, paraphent les documents, en vue d’un appui à hauteur de 15 millions $ destiné à soutenir le développement des jeunes entrepreneurs agricoles et des PME/PMI du secteur.
19 juillet : Changements à la tête de la fédération des groupements de cotonculteurs. Le flambeau de cette structure passe à Kouroufei Koussouwè, nouveau président élu.
02 juillet : Le Mifa et le Fonds Africain de Garantie signent un accord pour développer le secteur agricole. Il s’agit de mettre en place un fonds destiné à augmenter davantage les financements dédiés aux acteurs du secteur.
Aout
29 août : 3 filières sont désignées, après études, pour la mise en place de l’Assurance agricole au Togo, sous pilotage du Mifa. Il s’agit : du maïs, du riz fluvial, et du coton.
Septembre
07 septembre : E-Agribusiness signe un accord avec le chinois Quanfeng Aviation pour promouvoir les drones agricoles en Afrique de l’Ouest. Cette entente avec la compagnie chinoise, présente dans le domaine de l’agriculture de précision depuis 20 ans, devrait positionner le Togo comme important pôle de promotion de l’agro-tech dans la sous-région.

Octobre
Imposition de taux minimums de produits locaux à utiliser dans la pâtisserie et la boulangerie par ordonnance ministérielle. Les boulangers et pâtissiers sont ainsi tenus d’ajouter des produits locaux « à des proportions variant de 15 à 50% selon la nature du produit ». Un coup de pouce au Made in Togo.
Lancement de l’opération de levée de fonds Telefood 2019, en marge de la Journée Mondiale de l’Alimentation (JMA). Elle vise à mobiliser des fonds destinés à la création de 1 000 entreprises agricoles pour les jeunes et les femmes, avec un objectif de 800 millions FCFA.
Lancement de la 1ère campagne réglementée de commercialisation du Soja à Atakpamé (161 km de Lomé). La quantité attendue à la commercialisation pour cette campagne est fixée à 78 000 tonnes de soja-graine, pour un prix-plancher de 189frs/kg.
03 octobre : Après une étude, la Banque mondiale dévoile les 9 filières agricoles les plus porteuses pour les jeunes togolais. Il s’agit : de l’ananas, l’apiculture, l’aquaculture, le karité, le sésame, le soja, les champignons, le fonio, et les légumes.
11 Octobre : Le Mifa annonce avoir facilité 3,8 milliards FCFA de prêts en 2 mois (entre Août et Septembre), au bénéfice des acteurs des chaines de valeur agricole.
15 octobre : La filière Karité se dote d’une faîtière, il s’agit de la Fédération Inclusive du Karité du Togo, une coopérative avec Conseil d’Administration (Fikato Coop Sa). Le groupement est dirigé par Elisabeth Essodolom Pali-Tchalla, PDG de la Société Togolaise du Karité. Rappelons que le pays est 7ème producteur mondial du karité.
25 octobre : Ouverture du premier Marché International de l’Artisanat du Togo (MIATO). Organisé par le ministère de l’artisanat et l’Union des chambres régionales des métiers, l’évènement de 10 jours a permis de mettre en lumière le génie et les potentialités des artisans togolais, et promouvoir les produits artisanaux et également valoriser les métiers porteurs de ce secteur.
Novembre
25 novembre : démarrage des travaux de construction de forages dans la zone de l'agropole de la Kara. Ces travaux visent à construire, d’ici mars 2020, 20 nouveaux forages et réhabiliter 8 anciens en panne. Ils amélioreront l'accès à l'eau potable dans les localités Bassar, Dankpen, Doufelgou, Kéran et Kozah.
Décembre
Orabank appuie la transformation rizicole. Le groupe bancaire injecte 106 millions FCFA dans l’installation d’une chaîne de transformation du riz paddy en riz blanc, à Kovié, environ 30 km de Lomé.
09 décembre :Le Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs (PAEIJ-SP) lance des appels à projets pour la sélection de 805 primo-entrepreneurs agricoles.
11 décembre : L’APRODAT ouvre une antenne régionale à Kara, afin de mieux coordonner le projet d’installation de l’agropole pilote du Togo et de transformation agro-alimentaire.
Ayi Renaud Dossavi
Dans la lignée de son année 2018 qui l’aura vu effectuer de grandes réalisations et initiatives visant à impacter l’écosystème numérique et l’économie du pays, le Togo a été aussi actif en 2019. Que s’est-il passé au cours de cette année ?
Janvier
Le Portefeuille de Cina Lawson s’élargit aux « innovations technologiques »
A la faveur du remaniement ministériel et de la recomposition du gouvernement intervenu en début d’année, le ‘Ministère des Postes et de l’Economie Numérique’ devient ‘Ministère des Postes, de l’Economie Numérique et des Innovations Technologiques’. Un département de plus au sein du ministère qui va désormais orienter ses actions en faveur des innovations et la promotion des hubs technologiques. Cina Lawson est reconduite à son poste.

Lancement d’un appel d’offres relatif à l’ouverture du capital de Togocom
Après avoir décidé de céder une partie de sa participation au sein de la société Togocom, qui détient 100 % du capital social des opérateurs de communications électroniques fixe (Togo Télécom) et mobile (Togo Cellulaire), le gouvernement lance un appel d’offres international aux fins de sélectionner un partenaire stratégique. Le processus devant mener à la privatisation du holding est enclenché.
Grande générale avant le démarrage des travaux de construction du Carrier Hotel
03 semaines après la pose de la première pierre de ce futur data center, une réunion de lancement des travaux, regroupant les différents prestataires sélectionnés, est organisée. C’est le début de 15 mois de travaux, financés par la Banque Mondiale à hauteur de 12,2 milliards FCFA.
Renouvellement de la Licence de Togo Telecom jusqu’en 2036
Le gouvernement réuni en conseil des ministres autorise Cina Lawson à signer l’arrêté autorisant le renouvellement de la Licence de Togo Télécom, l’opérateur public historique de téléphonie fixe. L’exploitation de la nouvelle licence coure jusqu’au 31 décembre 2036.
Février
Le Togo se dote d’une Agence nationale de la Cybersécurité (Ancy)
Une quinzaine de jours après l’adoption par le Parlement de la loi sur la cybersécurité et la lutte contre la cybercriminalité, le gouvernement précise les contours de la création de l’Ancy. Un décret est adopté, portant sur ses attributions, son organisation et son fonctionnement.
Mars
Lancement d’un dispositif numérique pour assurer un accès continu à l’eau dans les milieux ruraux
Le gouvernement lance le projet SOFIE (Suivi des Ouvrages de Forage et des Indicateurs pour l’Eau). Le dispositif, basé sur la téléphonie mobile, permet d’assurer aux populations un approvisionnement continu et permanent en eau potable par un suivi en temps réel des ouvrages de forage. La plateforme permet notamment de détecter et de localiser les pannes et les réparer rapidement.
Le Togo participe au lancement de BLOC, un Fonds d’impact de financement mixte spécialisé dans les nouvelles technologies
A Kigali, le gouvernement, Bamboo Capital Partners et Moeda Seeds Bank lancent BLOC, le premier fonds d'impact au monde qui recourt au financement mixte pour investir exclusivement dans des sociétés qui utilisent les nouvelles technologies, en particulier la blockchain, au profit des populations à faibles et moyens revenus dans les marchés émergents.
Partenariat avec Asseco Data Systems pour la création de Cyber Defense Africa
Toujours dans la capitale rwandaise, le gouvernement et la société polonaise d'informatique Asseco Data Systems s’allient pour la création de Cyber Defense Africa, une joint-venture qui permettra la mise en place un centre d'opérations de sécurité nationale (SOC) et une équipe d'intervention en cas d'urgence informatique, le Computer Emergency Response Team (CERT). Une première pour un pays africain.
Avril
4ème édition du Digital African Tour à Lomé
Le Togo accueille pour la 4ème année d’affilée ce forum de rencontres régionales dédié à la transformation digitale. Y sont débattus, les métiers du numérique, l’accès à l’internet haut-débit, les paiements dématérialisés et la cybersécurité.

Lancement du projet ‘Communauté connectée de demain’
Mis en œuvre principalement en milieu rural par le gouvernement, BBOXX, EDF, la Ceet et Togo Cellulaire, le projet consiste à la fourniture et à l’installation d’une minicentrale pour l’électrification d’une tour, ce qui permettra à la localité d’avoir accès au réseau de télécommunications et aux services associés. 315 localités sont ciblées.
Juillet
Inauguration du Centre de contact Majorel Togo
L’entreprise spécialisée dans la gestion externalisée de l’expérience client dans une trentaine de pays dans le monde, ouvre un siège au Togo. La société ambitionne d’employer d’ici 2021, 500 jeunes togolais.
Août
Inauguration du siège de l’ARCEP
L’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP) se dote d’un siège à Lomé. 60 mois de travaux et 2,2 milliards FCFA ont été nécessaires.
Partenariat avec CFAO Group et Toyota Tsusho Corporation
Le Togo signe en marge du TICAD 7, un protocole d’accord avec le géant de la distribution spécialisée CFAO Group et sa maison mère Toyota Tsusho Corporation. Objectif, renforcer l’administration et développer les énergies propres.
Octobre
Adoption de la loi sur la protection des données à caractère personnel
Le texte, adopté par le parlement comble le vide juridique en la matière et s’inspire des principes directeurs internationaux.
Le Togo accélère vers la TNT
Les députés adoptent le projet de loi sur les communications audiovisuelles et donnent le ton au basculement vers la télévision numérique. Également, est envisagée, la création d’une société publique chargée de la diffusion du signal numérique.
Novembre
Le gouvernement cède 51% de Togocom au consortium international Agou Holding
A la suite de son appel d’offres lancé en début d’année, l’exécutif accepte l’offre du consortium international Agou Holding. Le consortium, composé d’Axian Group et d’Emerging Capital Partner (ECP) prend le contrôle (51%) du holding public désormais valorisé à plus de 210 milliards FCFA. Agou Holding annonce un investissement d’environ 160 milliards FCFA sur les 7 prochaines années, pour révolutionner le secteur du numérique au Togo.
Jack Ma au Togo
Le fondateur d’Alibaba échange à Lomé avec une vingtaine de jeunes leaders africains mais aussi avec les officiels togolais sur la révolution numérique et les politiques d’investissement dans le commerce électronique.

Le projet e-gouv entre dans les escarcelles de la Société des Infrastructures Numériques (SIN)
Le gouvernement créé par décret la SIN et transfère à la nouvelle société la gestion de son réseau e-gouv.
Octave A. Bruce
Afrik Assurances, la société de courtage basée à Lomé, Spécialisé dans le Conseil et l’Audit, devrait s’implanter en Côte d’Ivoire et au Bénin, en début de cette année 2020. En effet, apprend-on du média Jeune Afrique, le courtier togolais devrait ouvrir dans la période deux nouvelles filiales, à Abidjan et à Cotonou.
Ces nouvelles implantations font partie des ambitions d’expansion sous-régionale du groupe, deux ans après ses débuts au Togo, pour ce groupe qui ambitionne d’être un réseau panafricain de courtage d’assurances aux racines 100% africaines.
Pour rappel, AfriK Assurances, fondée par l’ancien banquier togolais Georges Kavege, a lancé ses activités en octobre 2017 à Lomé, sous le contrôle et la supervision de sa maison mère, la société Holding AfriK Global Investors Group. Cette Société de Participation Financière et de Gestion de Patrimoine est également basée dans la capitale togolaise.
Lire aussi:
African Lease Togo, première compagnie spécialisée dans le Crédit-bail et l’affacturage au Togo
FUCEC-TOGO met au point une assurance-vie pour les acteurs du secteur informel
Les acteurs de la Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBA/FT) valident depuis hier le Rapport général de l'Evaluation nationale sur les risques (ENR) liés à cette pratique.
Outre le rapport de l'ENR, qu’ils vont étudier et amender, les participants vont également travailler à parfaire le plan d’actions mis en place, en vue de sa mise en œuvre effective. A cet effet, un projet de loi est dans les tuyaux, afin de conformer le pays aux standards internationaux.
Notons que cette rencontre de deux jours, qui prend fin ce mardi, est à l’initiative de la Cellule nationale de traitement des informations financières du Togo (CENTIF Togo), en collaboration avec le Comité interministériel de suivi des activités de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.
Pour rappel, l’ENR constitue l'instrument de mesure de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, indispensable dans la définition des orientations de la politique nationale en matière de Lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
R.E.D
Lire aussi :
Le Togo prépare un Plan de lutte contre la drogue, pour la période 2020-2024
Lomé va rembourser le 26 janvier 2020 le solde ainsi que les intérêts échus de son emprunt obligataire contracté en 2018 pour une maturité de 5 ans. Ce remboursement total anticipé porte sur un montant de 43,315 milliards FCFA, indique un communiqué de presse du directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique du Togo diffusé par la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM). Il intervient dans le cadre de la gestion de la dette publique intérieure du Togo.
Dénommé « TPTG 6,90% 2018-2023 » d’un montant principal initial de 61,879 milliards FCFA, l’emprunt devrait, suivant le tableau d’amortissement, venir à échéance en 2023. Son émission s’inscrivait dans le cadre d’un programme de paiement des arriérés de la dette publique intérieure et de la mobilisation de ressources destinées au financement de projets porteurs. L’opération a enregistré un taux de couverture de 103%, le pays ne recherchant au départ, que 60 milliards FCFA sur les marchés financiers.
Notons qu’une partie de cet emprunt a été remboursée par amortissement constant semestriel du capital.
Séna Akoda
L’année 2019 aura été sur le plan diplomatique, très active pour le Togo dans sa marche vers le développement. C’est ce qu’a souligné le ministre des affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Togolais de l’Extérieur, Robert Dussey, à la faveur d’une interview dans laquelle plusieurs sujets ont été évoqués.
Nouvelles attributions de son ministère, rôle de la diaspora, négociations ACP-UE, participation du Togo aux rencontres internationales ou encore renforcement des relations bilatérales entre le Togo et de nombreux pays, le chef de la diplomatie a passé en revue les temps forts de l’action diplomatique togolaise en 2019.
Le lancement de la Feuille de route des Togolais de l’Extérieur en avril, l’élection des 77 délégués-pays et la mise en place du HCTE et la signature d’accords de partenariat avec des pays comme le Brésil et l’Afrique du Sud ont été évoqués.
Pour Robert Dussey, 2019 aura été une bonne année pour la diplomatie togolaise : « La diplomatie togolaise a été de tous les rendez-vous, aussi bien nationaux qu’internationaux, en vue d’accompagner les efforts du Gouvernement dans sa quête du mieux-être pour tous les fils et filles de notre pays », a-t-il déclaré.
Mais il reste à faire, a-t-il laissé entendre : « L’espoir d’un Togo meilleur et prospère est un combat de tous les jours, un combat sans fin, dans lequel l’autosatisfaction ne saurait être de mise ».
Octave A. Bruce
Le projet d’électrification rurale Cizo, se dote de ses premiers techniciens en installation et maintenance d’équipements solaires, selon les prévisions de sa composante C, qui vise à créer des académies régionales du solaire au Togo.
En effet, KYA Energy Group, société togolaise spécialisée dans la production de groupes électro-solaires, a décerné en milieu de semaine dernière, des attestations de fin de formation sur l’installation et la maintenance d’équipements solaires, à plus de 800 récipiendaires, comptant pour la région maritime. L'entreprise a en effet formé 3000 techniciens en matière d’énergie solaire off-grid, à travers 5 académies réparties dans les 5 régions du Togo.
Pour rappel, cette initiative, financée par la Banque Afrique de développement (BAD), et coordonnée par l’Agence Togolaise d’Electrification Rurale et des Energies Renouvelables (AT2ER), participe aux ambitions du pays, de doter ses communautés d’un accès universel à l’électricité d’ici 2030, en s’appuyant notablement sur le solaire; ainsi que le rappelle Marc Ably-Bidamon, ministre en charge de l'énergie au Togo.
R.E.D
Lire aussi :
Togo: Mitsubishi s'annonce sur le programme CI-ZO
Démarrage à Lomé de la formation des formateurs des académies solaires