Le gouvernement togolais et la BAD ont paraphé ce mardi 17 décembre 2019 un accord d’environ 7,9 milliards FCFA dans le cadre du Projet d’Appui au Volet Social du Programme CIZO d’Electrification Rurale du Togo (PRAVOST).
Les documents ont été signés entre Marie-Laure Akin-Olugbade, Directrice Générale de la Région Afrique de l’Ouest pour la BAD et Sani Yaya, ministre de l’économie et des finances, en présence de Marc Ably-Bidamon, ministre de l’énergie et de la délégation de l’Union européenne.
Selon Sani Yaya, ce financement devrait contribuer au renforcement de la résilience communautaire de 500 localités rurales à travers l'accès à l'énergie solaire.
Plus précisément, « le PRAVOST prévoit l’électrification de 314 centres de santé et l’équipement de 122 centres de santé en chauffe-eau solaires, l’installation de 400 adductions d’eau potable et le déploiement de 600 pompes solaires d’irrigation », a détaillé l’autorité togolaise.
Aussi, environ 2 000 foyers devraient-ils bénéficier de mini-réseaux solaires.
La signature de cet accord qui vient contribuer à la matérialisation de la composante sociale du projet présidentiel CIZO, est rendue possible grâce notamment, à un don d’environ 6,6 milliards de F CFA de l’Union Européenne, à travers son Fonds fiduciaire UE-Afrique pour les Infrastructures.
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Au Togo, deux individus nommés Razak Alassani et Idrissou Ouro-Boutchou ont été jugés et condamnés ce lundi 16 décembre par la 2 ème chambre correctionnelle du Tribunal de 1ère instance de Lomé pour trafic illicite et illégal d’une pointe d’ivoire. Les deux écopent d’une peine d’emprisonnement de 12 mois dont 3 avec sursis. Ils paieront en sus, une amende d’un million FCFA et 10 millions FCFA de dommages-intérêts au Ministère de l’Environnement du Développement Durable et de la Protection de la Nature (MEDDPN), partie civile dans ce procès.
D’après l’exposé des faits, Razak Alassani négociait la vente d’une pointe d’ivoire lorsqu’il a été surpris par les éléments de l’Interpol- Direction Centrale de la Police Judiciaire. S’en est suivie une perquisition à son domicile à Agoè Zongo à l'issue de laquelle a été découverte et saisie une pointe d’ivoire de 9 kgs. La suite de l’enquête préliminaire a permis d’arrêter son complice Ouro-Boutchou Idrissou. Les deux ont été déférés le 13 mars 2019 à la prison civile de Lomé et à la barre, ont plaidé coupables.
Le trafic auquel les deux complices ont tenté de se livrer, tombe sous le coup de l’article 761 du code pénal qui dispose: « La destruction et la commercialisation, directe ou indirecte, sans droit d'espèces animales ou végétales protégées en vertu des dispositions législatives et réglementaires en vigueur et des conventions internationales auxquelles la République du Togo est partie est punie d'une peine d'un (01) à cinq (05) an(s) d'emprisonnement et d'une amende d'un million (1.000.000) à cinquante millions (50.000.000) francs CFA, sans préjudice de toute autre disposition du présent code ».
Séna Akoda
Janvier Djossou décroche le 1er prix de l’édition 2019 du concours de sélection des meilleurs jeunes stylistes Vlisco Fashion Fund initié par Vlisco African Company.
Ce prix qu’il s’est adjugé face à ses concurrents, grâce à sa collection « L’élégance à travers le Monde végétal », comporte du cash à hauteur de plus de 3 millions FCFA et un volet formation dans le domaine de la mode dans une école prestigieuse.
Le financement permettra au jeune styliste d’agrandir son atelier, d’acquérir du matériel professionnel et de renforcer son équipe. Dans l’ordre de mérite, Akouvi Reine Adokou et Cornell Kouegan suivent le jeune Janvier au classement, formant ainsi le trio gagnant. Respectivement, ceux-ci empochent 1,5 million FCFA et 500 000 FCFA en plus d’une machine de couture.
En rappel, cette année, plusieurs innovations ont été introduites dans la compétition, notamment la formation au montage d’un plan d’affaires. « Cette année, nous avons donné plus de chance à tous les candidats en les formant d’abord sur le plan d’affaires, comment mener son projet jusqu’à terme. Ceci parce-que nous avons identifié certaines lacunes lors des années précédentes et nous y avons remédié et cela a donné quelque chose de magnifique », explique Louis Philippe Bartet, DG VAC-Togo.
Séna Akoda
Les magistrats et délégués de Cours de comptes des pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), sont en travaux de 5 jours à Lomé. Ils se forment aux techniques et procédures permettant la vérification des comptes en vue de leur certification. Ces assises vont leur permettre de s’outiller pour un bon contrôle, une vérification et une certification des dépenses des pays.
De plus, ces acteurs de l’Union vont « partager l’expérience de la Cour des comptes française, qui a adopté la technique de certification il y a déjà quelques années», selon Jean-Michel Champomier, Conseiller référendaire à la Cour des comptes française, et formateur.
Ceci en vue de maitriser un outil « qui permet de donner une confiance générale dans les comptes de l'Etat », et permet le dialogue avec la société civile, dans un contexte où les entreprises ont également des comptes certifiés.
A terme, il s’agit également d’harmoniser les outils de certification des comptes au niveau sous-régional, au sein de l’Espace communautaire où les pays appliquent les mêmes principes économiques et financiers.
R.E.D
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Au cours de la dernière décennie, la SFI a investi plus de 600 millions de dollars au Togo, dans les secteurs de l’énergie, des marchés financiers, de la production de ciment, la logistique et la santé, a confié à Jeune Afrique Ronke-Amoni Ogunsulire (photo) , Représentante-Résidente de l’institution de Washington.
Le bras de la Banque mondiale dédié au secteur privé qui vient d’ouvrir un bureau de représentation à Lomé, entend se rapprocher davantage des PME.
« Le secteur privé au Togo est en croissance. Pour soutenir cette croissance, nous examinons un large éventail de secteurs, notamment l’accès des PME au financement, à l’énergie et à l’amélioration de l’environnement des affaires du pays. » a déclaré la Responsable.
La stratégie déjà en orbite, consiste en partie, à soutenir les banques locales afin de leur permettre de financer principalement les PME. Sur le terrain, l’institution dont le vice-président, Sergio Pimenta, qui, récemment de passage à Lomé, est allé à la rencontre des Nana Benz, vendeuses réputées de pagnes au Grand Marché de Lomé, pour explorer des pistes de financement, revendique avoir déjà investi environ 30 millions de dollars dans plusieurs banques locales pour financer principalement les PME.
Son appui aux PME togolaises, moteurs de l’économie, porte également sur un programme de conseil dénommé Local Champions Project. Cette initiative est « destinée aux PME prometteuses afin de les amener à un niveau leur permettant de bénéficier d’investissements d’institutions telles que la SFI. », souligné la Responsable nigériane.
La SFI a accompagné le Togo dans l’élaboration de sa stratégie nationale d’électrification. L’institution a « également contribué au financement de Lomé Conteneur Terminal, de la centrale électrique Contour Global, du Groupe Heidelberg Cement et des institutions financières régionales à l’instar d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI). » Son portefeuille actuel d’engagements s’élève à 330 millions de dollars.
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Il se tient depuis hier, lundi 16 décembre 2019 à Lomé, une rencontre de quatre jours, à l’initiative du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), en partenariat avec la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF-TG).
Ces assises, qui réunissent des experts et des acteurs du secteur, en vue de les familiariser avec les méthodologies d’évaluation, notamment les renseignements des questionnaires, les visites de terrain, et les actions de suivi, s’inscrivent dans le cadre de l’évaluation du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) au Togo. Cette évaluation prochaine, ainsi préparée, fait suite à l’exercice qui s’est déroulée presqu’une décennie plus tôt, en 2010.
Cette évaluation « va impliquer tous les acteurs des secteurs publics et privés intervenant dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme », précise à cet effet Kossi Tofio, représentant le ministre de l’économie et des finances, à l’ouverture des travaux.
Pour le pays, il s’agit notamment de « démontrer le niveau de sa conformité aux normes internationales et le niveau d’efficacité de son dispositif. », ce qui suppose la mise à disposition de « toutes les informations nécessaires pour prouver cette conformité et cette efficacité ».
R.E.D
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Les travaux vont bon train pour l’opérationnalisation du Conseil économiques et social (CES), une institution créée en 2011 avec pour mission de conseiller le gouvernement, le parlement ainsi que toute institution publique, et de participer à l’élaboration de la politique économique et sociale du pays.
Un récent communiqué émanant de la présidence de l’assemblée nationale informe en effet que les candidatures sont ouvertes pour les citoyens désireux de faire partie de cette structure (composée de personnes concourant par leur compétences et leur activité au développement économique social, culturel, scientifique, environnemental et technique du pays).
Toute personne intéressée doit déposer son dossier de candidature au secrétariat particulier de la présidente du Parlement, sous pli fermé et avec la mention « Acte de candidature au CES ». La date butoir est fixée au Jeudi 19 décembre 2019, à 17h.
Pour être éligible, il faut notamment être un togolais d’au moins trente, en parfaitement possession de ses droits civiques et exerçant dans un domaine professionnel depuis au moins 10 ans.
Notons que le dossier de candidature doit comporter les pièces suivantes: Les pièces à fournir comprennent : Une demande adressée à la présidente de l'Assemblée, une copie légalisée du certificat de nationalité togolaise, un extrait du casier judiciaire datant de moins de 3 mois, un certificat médical datant de moins de 3 moins et attestant la capacité du candidat à exercer ses fonctions de membre du CES, Un CV détaillé et actualisé accompagné de documents justificatifs, une photo d'identité, et une photocopie de la CNI ou du passeport en cours de validité.
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Les universités de Lomé et Kara vont être dotées d’un centre d’excellence régional en Agro-Industrie et Automatisation industrielle, dans le cadre du projet Festo Authorizhed and Certified Training Center in Lomé and Kara (FACT Center Lomé et Kara).
L’initiative prévoit l’installation de 32 laboratoires et ateliers dans les 2 universités et l'ouverture de multiples filières de formation. Elle « ambitionne de former au Togo et dans la région ouest-africaine une nouvelle génération d’ingénieurs industriels à la pointe des technologies en vue de faciliter l'employabilité et l'entrepreneuriat des jeunes ainsi que la productivité des entreprises industrielles », informe l’université de Lomé.
Plus exactement, indique-t-elle, il sera créé « 29 laboratoires et ateliers technologiques, un incubateur (Think Tank Industriel), un laboratoire de mesure et d'analyse pour des projets de recherche et développement et un laboratoire QHSE pour former les industriels togolais aux normes de Qualité, d'Hygiène, de Sécurité et d'Environnement ».
L'idée globale, est de fournir des compétences techniques aux étudiants et aux professionnels de l'industrie à travers l’amélioration de l'offre de formation technique, professionnelle et industrielle.
Une réunion tenue en fin de semaine dernière à l’université de Lomé a permis aux acteurs du projet, d’identifier les besoins en matière de métiers et de filières, d’élaborer une feuille de route, et mettre en place des comités de pilotage et de suivi du projet.
Séna Akoda
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Sur les dernières décennies (de 1990 à 2018), l’Indice de développement humain (IDH) du Togo est passé de 0,405 à 0,513, en amélioration de 26,6%. Selon le récent rapport sur le développement humain (Human developpement report) du Programme des nations unies pour le développement (Pnud).
Dans cette même période, les citoyens du pays d’Afrique de l’Ouest ont gagné 4,9 années de plus, en termes d’espérance de vie, dont 03 années gagnées entre 2010 et 2017. Le PIB par habitant a quant à lui augmenter de 22,4%, dans la même période.
De sensibles progressions cependant loin d’occulter les progrès encore à réaliser. A un plus court terme, le pays a notamment décliné de deux places par rapport au classement mondial précédent, occupant dans ce classement 2019, le 167ème rang sur 189 pays (dans la catégorie des Pays à IDH faible, bien que son IDH soit supérieur à la moyenne desdits pays, qui est de 0,507).
Du reste, le Togo partage la même catégorie que des voisins continentaux, également classés comme pays à IDH « faible », notamment les Seychelles, le Rwanda, le Nigéria, la Côte d’Ivoire ou encore l’Ethiopie.
R.E.D
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Comme annoncé en septembre dernier, la compagnie aérienne Ethiopian Airlines lance ses vols à destination de Houston (Texas) via Lomé. Le vol inaugural se déroule aujourd’hui, 16 décembre 2019. Confirmation en est faite à travers un portail d'information de l’Aéroport de Lomé, son Hub Ouest africain.
Pour la compagnie de la Star Alliance, cette première liaison lance ainsi trois vols directs hebdomadaires vers la ville américaine : les lundis, mercredis et vendredis. Le Boeing 787 du transporteur africain quittera donc Addis-Abeba pour Houston, via la capitale togolaise.
Cette ligne, vient en remplacement d’une précédente, Addis Abeba-Lomé-Los Angeles. Un repositionnement qui pourrait notamment s’expliquer par le fait qu’une « importante communauté africaine », particulièrement nigériane, se trouve dans la région houstonnienne « où une forte industrie pétrolière et gazière et d'autres compagnies font affaires », selon le transporteur.
Notons que ces vols devraient constituer « les seules liaisons directes et efficaces entre Houston et l'Afrique de l'Ouest », selon Tewolde GebreMariam, PDG d’Ethiopian.
R.E.D.
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