Le Ministre togolais de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, donne un coup d’arrêt aux activités de certaines structures « illégales », spécialisées dans l’offre de services financiers, avec notamment des promesses de rendement très élevées. « Il m’a été donné de constater que des structures illégales proposent des services financiers, notamment des offres de placement avec des promesses de rendement très élevées », alerte-t-il, via un communiqué.
En effet, dans le cadre de leurs activités, les structures « incriminées », dont la liste n’a pas été communiquée, « collectent des fonds auprès du public contre des titres de capital ou de placement et promesses de rendement pouvant aller à 360% de la mise initiale ».
Les promoteurs de ces structures promettent également à leurs membres, des taux d’intérêt annuel de l’ordre de 90% sur leur mise initiale. Via le communiqué, l’argentier du gouvernement adresse aux responsables des structures concernées, une injonction de « cesser immédiatement ces activités irrégulières et de prendre attache avec l’autorité compétente à toutes fins utiles ».
Notons qu'en général, ce sont des structures opérant dans le Marketing de Réseau qui tentent d’appâter les jeunes avec des offres aussi mirobolantes.
Séna Akoda
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A presque deux ans de l’échéance fixée (2022) pour atteindre l’objectif de production de 200 000 T de coton-graine, la Fédération Nationale des Groupements de Producteurs de Coton (FNGPC) balise la voie. Elle encourage les cotonculteurs à jouer leur partition en ce sens.
Une tournée dans les Savanes, a permis aux membres du Conseil d’Administration et du Conseil de surveillance de cette structure, de « discuter avec les cotonculteurs, recenser leurs préoccupations et les motiver » à s’impliquer dans l’atteinte de l’objectif, informe Kouroufei Koussouwè, nouveau président élu du Conseil d’Administration de la FNGPC.
Les échanges ont en ce sens, porté sur les pistes d’amélioration du rendement à l’hectare. Pour la campagne 2019-2020, il est attendu un rendement d’1,1 T de coton-graine à l’hectare.
Une prime supplémentaire est par ailleurs annoncée en faveur des cotonculteurs qui pourront emblaver 100 hectares et avoir un rendement d’une Tonne à l’hectare, annonce le N°1 de la FNGPC. Ils bénéficieront d’intrants à cet effet.
Le Mifa aussi fera sa part en permettant aux cotonculteurs d’avoir accès à des engrais vivriers pour les cultures céréalières qu’ils seraient amenés à développer. Ceci, afin d’éviter un éventuel détournement des intrants destinés à la culture du coton.
Séna Akoda
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L’Office Togolais des Recettes (OTR) a lancé ce lundi 21 octobre 2019, une formation d’une semaine sur le télépaiement à l’intention des opérateurs économiques du pays. Au bout de ces travaux, environ un millier d’acteurs, issus de PME et de grandes entreprises, doivent être outillés pour mieux comprendre le fonctionnement du paiement en ligne.
En effet, lancé depuis décembre 2018, ce mode recouvrement peine à fonctionner, pour cause notamment de non-maitrise de la part de certains utilisateurs. L’initiative vise donc à augmenter les recettes engrangées par l’Office des recettes, en améliorant le rapport des contribuables vis-à-vis de ce système en ligne.
Notons qu’outre la question de la maitrise technique, l’institution en charge du recouvrement au Togo veut également rassurer les opérateurs économiques sur la sécurité du processus. Ces travaux sont ainsi le lieu de rappeler les nombreux niveaux de sécurité qui entourent la démarche, et les avantages liés à son utilisation.
« La plateforme est hyper sécurisée, vous pouvez faire les paiements sans problème », rassure ainsi un responsable de la Banque Togolaise pour le Commerce et l’Industrie (BTCI), partenaire de l’OTR sur le télépaiement. De plus, « on gagne beaucoup en temps, on peut même faire la déclaration hors du bureau, à tout moment, de Minuit à minuit ».
Rappelons que, pour cette année 2019, l'institution a pour objectif de récolter 669 milliards FCFA en recettes.
Ayi Renaud Dossavi
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Les jeunes togolais peuvent postuler pour l’édition 2020 du « Blog4Dev », un concours d’écriture du Groupe de la Banque mondiale. Cette année, ils sont invités à répondre et partager leur opinion sur la question suivante : « Comment mettre fin au mariage précoce dans votre pays ? ».
En effet, selon Hafez Ghanem, Vice-Président de la Banque pour l'Afrique, « le taux de fécondité des adolescentes en Afrique subsaharienne est de 102 naissances pour 1000 filles – 3 fois plus élevé qu'en Asie du Sud. » Une situation qui « non seulement nuit aux filles et à leurs enfants, mais aussi à la croissance économique. »
C’est pourquoi, selon l’institution de Bretton Woods, l'autonomisation des femmes, ainsi que la prévention des mariages et grossesses précoces chez les adolescentes, constitue un des outils majeurs pour améliorer l’Indice de capital humain du Continent (cet indicateur mesure la contribution de la santé et de l’éducation aux niveaux de productivité de la prochaine génération de travailleurs).
Pour soumettre son texte (de 650 mots maximum en Français, et 500 mots maximum, en Anglais), il faut être citoyen d'un pays d'Afrique subsaharienne, y vivre actuellement, et être âgé entre 18 et 28 ans au 30 novembre 2019.
Date butoir : 30 novembre 2019
Consulter les conditions de participation, dans l’appel à candidature complet
Ayi Renaud Dossavi
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La fondation Teolis, du Fournisseur d’Accès Internet togolais (FAI) éponyme, a récemment signé une convention de partenariat avec Maryvonne Labeille, CEO de Potentiel&Talents, dans les locaux de ce cabinet, spécialisé en gestion des ressources humaines.
Selon le Top Management de Teolis, ce partenariat devrait permettre aux startups togolaises de bénéficier de formations, de l’incubation et de financements pour booster leurs entreprises.
L’initiative semble en harmonie avec la visée de la fondation, de donner un coup de pouce à la formation, et à l’entrepreneuriat des jeunes togolais.
On note déjà dans ce registre, une subvention pour une formation aux notions basiques des TIC au profit d’une douzaine de femmes dénommée DIG-IT-ALL, et des partenariats avec plusieurs rendez-vous d’affaires ou en ligne avec l'entrepreneuriat des jeunes.
La fondation est également depuis peu, en partenariat avec l’association Outre-Mer Network pour le lancement de plusieurs projets et l’incubation de jeunes entrepreneurs togolais.
Séna Akoda
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Il a été lancé cette fin de semaine dernière à Atakpamé (161 km de Lomé) dans la préfecture de l'Ogou, la première campagne réglementée de commercialisation du Soja-graine et ses dérivés, couvrant la période 2019-2020.
Après une production qui est passé de 24 000 tonnes à 35 000 tonnes sur les trois dernières années, la quantité attendue à la commercialisation pour cette campagne est fixée à 78 000 tonnes de soja-graine, pour un prix-plancher de 189frs/kg.
Ce lancement, qui fut l'occasion notamment de définir un cadre réglementaire pour les ventes, ainsi que les conditions pratiques pour la campagne, est à l’actif du Conseil Interprofessionnel de la Filière Soja du Togo (CIFS), en collaboration avec le Comité de coordination de la filière Soja.
L'évènement a été placé sous le thème du PND et ses opportunités, vis à vis d'un secteur en pleine expansion, et qui emploie près de 300 000 personnes au Togo.
Ayi Renaud Dossavi
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Le secteur minier togolais va recevoir l’assistance du Centre Africain de Développement Minier (CADM) dans la mise en œuvre des réformes minières, avec la ratification des statuts dudit centre. Ce vendredi 18 octobre, le conseil des ministres a adopté un projet de loi autorisant la ratification des statuts de ce centre.
La ratification dont le processus est ainsi entamé, contribuera à soutenir les efforts du gouvernement dans le cadre de la réalisation des objectifs de l’axe 2 du Plan National de Développement (PND), relatif au développement des pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives, indique le compte rendu du Conseil des ministres.
La création en décembre 2013 du CADM répond, selon le gouvernement, à la volonté de l’Union Africaine de coordonner et de superviser la mise en œuvre de la Vision Minière Africaine (VMA) et de son plan d’actions.
Notons que dans la lignée des réformes minières, le Togo met en œuvre, avec l’appui de la Banque Mondiale, le Projet de Développement et de Gouvernance Minière (PDGM).
Séna Akoda
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En conseil des ministres, le vendredi 18 octobre dernier, le gouvernement a octroyé à la Société Générale des Mines (SGM), filiale du britannique Keras Resources, le permis d’exploitation à grande échelle du gisement de manganèse de Nayega (préfecture de Kpendjal ouest).
Cette décision, fait suite aux résultats concluants des recherches de gisements du manganèse à Nayéga dans la préfecture de Kpendjal-Ouest, région des savanes et à une demande de permis d’exploitation à grande échelle de ce minerai introduite par la filiale togolaise de SGM.
Selon la SGM qui a effectué les travaux de recherches, les réserves de manganèse découvertes sur le site de Nayega s’évaluent à près de 8,5 millions de tonnes. La mine, a une durée de vie de 11 ans sur les réserves trouvées, informe le Conseil des Ministres.
Avec l’exploitation de ce minerai, les pouvoirs publics togolais misent sur l’atteinte des objectifs de l’axe 3 du PND avec la réalisation des projets de développement communautaire et la création des emplois directs et indirects. Ceux-ci « auront indubitablement une incidence positive sur le plan social et sur l’économie de la zone d’exploitation de ce minerai », tranche le conseil des ministres. Ceci devrait renforcer le partenariat sur la durée entre le Togo et la société britannique.
En rappel, courant mars 2019, la société britannique annonçait avoir obtenu l’autorisation d’exporter un échantillon de 10 000 T de minerais de manganèse en vrac.
Séna Akoda
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La Concertation nationale de la société civile (CNSC), un réseau d'Organisations de la société civile (OSC) togolaises, forme ses membres depuis ce vendredi 18 octobre 2019, au contrôle de l’exécution des finances publiques.
L’initiative vise à outiller ces OSC afin de mieux suivre les budgets de l’Etat, surtout dans le contexte de décentralisation amorcé dans le pays.
En effet, quelques jours après la prise de fonction des nouveaux maires dans les municipalités, ces travaux doivent permettre à ces acteurs « d'assainir les finances publiques à travers le suivi du budget des collectivités locales. » selon Franck Kepomey, Directeur Exécutif de la CNSC. Ce suivi demande que les OSC « [puissent] maitriser comment le budget a été élaboré, faire le suivi de ce budget et permettre aux autorités publiques de tenir compte des désirs de la population» avant leur élaboration.
Rappelons que la CNSC rassemble une cinquantaine d’organisations de la société civile du Togo, œuvrant notamment sur les thématiques de démocratie et de bonne gouvernance.
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Faciliter l’obtention du permis de construire, pour garantir des constructions décentes et respectueuses des normes environnementales, c’est un des chevaux de bataille de l’Etat ces dernières années. D’autant que ce segment est un indicateur important du climat des affaires. Le sujet a fait l’objet d’une présentation, dans « Climat des Affaires », une plateforme numérique d’échanges dédiée à ces questions. Pour présenter le « quoi de neuf » du Permis de Construire, Edjam-Etchaki Bassimsouwé, Directeur Adjoint des services techniques de la ville de Lomé, a bien voulu se prêter à l’exercice.
TF : Avant toute chose, Edjam-Etchaki Bassimsouwé(EB), quand on parle de Permis de Construire, de quoi s’agit-il exactement ?
EB : Le permis de construire est une décision administrative qui autorise de façon explicite ou tacite, sur la base des règles d’urbanisme, des constructions nouvelles, la modification de travaux de construction non achevés, la régularisation des travaux de construction entamés de façon délictueuse ou la démolition sans construction.
TF : Dans quel cas solliciter un permis de construire ?
EB : Quiconque désire entreprendre, implanter, modifier, régulariser ou démolir sans reconstruction une construction à usage d'habitation ou non, même ne comportant pas de fondation, doit au préalable, obtenir un permis de construire.
Le permis de construire est également exigible lorsque les travaux à exécuter sur une construction existante, ont pour effet d'en changer la destination, d’en modifier l’aspect extérieur ou le volume, ou de créer des niveaux supplémentaires.
TF : Quelles sont les démarches pour se faire délivrer son permis de construire ?
EB : S'agissant des procédures, il faut au préalable élaborer votre projet de construction à travers un architecte agréé ; c'est-à-dire régulièrement inscrit à l'Ordre des architectes du Togo (ONAT).
Vous formulez ensuite une demande que vous adressez au Maire de la collectivité territoriale où vous voulez réaliser votre projet. L'instruction commencera dès réception de la demande et si l'avis est favorable, votre permis vous sera délivré par l'autorité locale.
TF : Quelles sont les réformes engagées en matière de délivrance du permis de construire ? Et pourquoi ces réformes ?
EB : Si notre pays a la culture de la délivrance des permis de construire depuis les années 1967 (par le décret 67/228 du 24 octobre 1967), ce texte a été revu en Avril 2016. Cette réforme visait à assurer une meilleure qualité de la construction.
D'autres importantes modifications, portant sur la réduction des procédures, des délais de délivrance et des coûts, ont été mises en œuvre. Elles ont été essentiellement conduites avec l'appui de la Présidence de la République, à travers la Cellule Climat des Affaires. Ce soutien a été très déterminant.
TF : Combien de temps faut-il alors aujourd’hui pour obtenir son permis ?
EB : Au final, le délai moyen est réduit à 10 jours pour un dossier régulier. A noter que cette durée peut être un peu élastique, si le dossier comporte quelques soucis.
Quant au coût pour l'instruction du permis, il est surtout fonction de la surface des planchers. Il se compose comme suit : 200F/m² comme redevance municipale et 10 000 FCFA comme frais d'étude de la direction générale de l'urbanisme et de l'habitat.
TF : Sans oublier le numérique…
EB : Effectivement, l'informatisation des procédures vient couronner ces réformes ! Par exemple, pour l'obtention des permis de construire, il est désormais possible de faire la demande en ligne à l'adresse www.construireautogo.gouv.tg. Ainsi, l'architecte, depuis le lieu où il se trouve, peut poster sa demande.
L’instruction des demandes se fait également en ligne. Par cette dématérialisation des procédures, non seulement les coûts, les délais et la durée sont réduits, mais également nous participons à la protection de l'environnement. Cela nous permet aussi d’assurer la transparence et la traçabilité dans l'instruction.
TF : D’autres mécanismes pour réduire les coûts ?
EB : Je citerais la LNBTP (Laboratoire National du Bâtiment et des Travaux Publics), qui a revu à la baisse son ardoise pour permettre aux promoteurs immobiliers et aux investisseurs, d'accéder à moindre coût aux analyses des sols, indispensables aux dimensionnements des ouvrages.
De plus, les géomètres, regroupés en Ordre sont également sollicités pour revoir les coûts et les délais d'arpentage des terrains.
C’est le lieu de saluer l’engagement des différents acteurs impliqués dans la chaîne. Je voudrais citer l'administration centrale, les collectivités territoriales, l'Ordre National des Architectes (ONAT), l'Ordre National des Ingénieurs (ONIT), les sapeurs-pompiers et certains promoteurs immobiliers. La mobilisation de toutes les parties prenantes reste toujours importante. Et l'amélioration du classement de notre pays sur cet indicateur est illustrative des fruits de ces efforts.
TF : Quels ont été les impacts de ces réformes ?
EB : Sur le terrain, on commence à recevoir les satisfactions des architectes. Vous convenez avec moi que les désastres, observés par l'effondrement des édifices ne respectant pas les normes dans la conception et la mise en œuvre, ont diminué drastiquement. L’accès des citoyens à nos services a été nettement amélioré par la réduction des coûts etc.
Les réformes ont induit d'importants changements. J’en veux pour preuve les scores qui s'améliorent, dans le classement Doing Business du groupe de la Banque mondial, depuis leur mise en œuvre.
TF : Nous avons pu remarquer que la liste des pièces constitutives du dossier de demande de permis de construire est assez long.
EB : Tout d’abord, cette liste a été revue en mars dernier. De plus, elle dépend du type de bâtiment ou de sa destination. Enfin, les permis sont catégorisés en fonction des risques auxquels est sujette la construction. Nous avons les constructions à faible risque, classés en catégorie A, à moyens risques en B, et à fort risques en C.
En exemple, un bâtiment à faible taille ne nécessite pas une étude d'impact environnemental, alors qu'un autre plus important devrait l'exiger pour une meilleure qualité du bâti. De plus, un autre acte d'urbanisme, la déclaration des travaux, est prévu pour ceux de faible importance. Il s'agit dans ce cas d'une simple déclaration des travaux. Cet acte se rapporte par exemple aux guérites.
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