5 ans après la création par le législateur de la Commission d’Expropriation (COMEX) pour prendre en charge les expropriations pour cause d’utilité publique et l’indemnisation des personnes affectées, le gouvernement fixe en Conseil des ministres les attributions, les règles d’organisation et de fonctionnement de cette entité.
La création de la COMEX résulte du constat selon lequel le cadre juridique de gestion des expropriations n’était plus adapté, selon le gouvernement togolais. « Avec l’adoption de la loi n° 2014-014 du 22 octobre 2014 portant modernisation de l’action publique de l’Etat en faveur de l’économie et de la loi n° 2018-005 du 14 juin 2018 portant code foncier et domanial, il devient nécessaire de revoir le cadre de gestion des expropriations », fait-t-il constater.
En effet, si cette loi a créé la COMEX, elle laissait au gouvernement, la charge de préciser les modalités de son organisation et de son fonctionnement. Avec la mesure prise ce jeudi 05 décembre, le gouvernement précise les contours nécessaires à l’opérationnalisation de cet organe.
Cet organe devrait remplacer le Comité Interministériel d’Indemnisation (CII) mis en place en 2009 « pour gérer d’une manière participative et systématique le processus d’indemnisation et de compensation des personnes affectées par les projets ».
Séna Akoda
Les Ingénieurs du Togo vont avoir un Ordre National, pour une meilleure organisation et pour servir d’interface avec les pouvoirs publics.
En conseil des ministres ce jeudi 05 décembre, le gouvernement a adopté un projet de loi portant création de cette entité et réglementation de l’exercice de la profession d’ingénieur. Il fait suite à l’une des recommandations phares des ingénieurs de la récente édition de la journée nationale de l’ingénieur. L’institution prochaine d’un Ordre National des Ingénieurs du Togo permettra de contrôler le respect des normes de qualité et l’éthique par les professionnels de ces secteurs d’activités. Elle traduit, selon le Conseil des ministres, la nécessité ressentie d’encadrer et de réglementer l’exercice de la profession d’ingénieur.
De fait, relève le gouvernement, « l’ingénieur est à la base des activités de tous les secteurs socioéconomiques et œuvre pour le développement et la création des richesses dans un pays en vue de l’amélioration de la qualité de vie ». La formation et l’exercice de cette profession « doivent donc satisfaire à des standards et à une éthique qui permettent au public d’être assuré de la prestation efficace de l’ingénieur dans ses différents domaines de spécialité », souligne le compte rendu du Conseil des ministres.
Bon à savoir, il restera le feu vert du parlement pour la finalisation du processus de création de ce nouvel ordre professionnel.
Séna Akoda
A l’ouverture ce jeudi 05 décembre de la 1ère édition de « E-DAY » (Jour des Entrepreneurs), Thierry Awesso, 1er Vice-président du Conseil National du Patronat (CNP-Togo) tire la sonnette d’alarme sur l’urgence de régler la problématique de financement des PME/PMI.
Le responsable de l’usine de production d’huile NIOTO a fait constater en outre que « si ces entreprises constituent l’un des maillons essentiels de l’économie nationale avec une participation de plus de 80% à l’activité économique, elles sont toutefois sérieusement confrontées à la problématique de financement de leurs activités ».
Selon Thierry Awesso, « il urge de trouver des solutions alternatives plus solides » à ce problème. Une préoccupation dont se fait l’écho le forum « E-DAY », (Jour des Entrepreneurs) qu’organise l’agence de communication Focus Yakou de Jean-Paul Agboh-Ahouelete autour du thème : « Obtenir un financement pour son entreprise : quelle est la formule gagnante ? ».
En droite ligne avec le thème de l’événement, des panels et ateliers se tiennent ces 05 et 06 décembre autour des sujets suivants, entre autres : « obtenir un financement bancaire : les meilleures astuces » ; « le financement par la bourse, une opportunité encore méconnue des entrepreneurs », « Institutions financières internationales : quel accompagnement pour les entrepreneurs locaux ? », « les dispositifs publics d’accompagnement des entreprises et porteurs de projet au Togo ».
Ce sont des participants issus de divers secteurs d’activités qui se réunissent ces deux jours autour de la question. Le N°1 de Focus Yakou indique que ces synergies d’actions sont nécessaires « pour attirer les créateurs de richesses à faire bouger les lignes du développement ».
S’engageant dans un plaidoyer, Rémy Moevi, 1 er Vice-président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) qui appuie l’événement, encourage les banquiers à « faire un petit effort pour accompagner les entreprises ».
Séna Akoda
Engagé à valider le « Paiement des impôts », l’un des deux indicateurs (avec l'exécution des contrats) sur lesquels le Togo dispose d’une marge de progression confortable, le pays optimise toutes ses chances.
Ce jeudi 04 décembre, l’Office Togolais des Recettes (OTR) annonce pour bientôt, la création dans toutes les banques, des plateformes d’e-paiement des impôts et taxes. A l'issue d'une concertation qui a eu lieu hier, avec les responsables de banques au Togo.
Si la réforme de l’e-paiement a connu sa phase pilote avec la filiale togolaise de la banque panafricaine Ecobank, elle s’est poursuivie avec l’Union Togolaise de Banque (UTB) et la Banque Togolaise pour le Commerce et l’Industrie (BTCI).
Avec l’extension prochaine de l’e-paiement à toutes banques, l’OTR et ses partenaires faciliteront la migration des grandes et moyennes entreprises vers ce mode de paiement.
Toutes ces réformes en cours sont en ligne avec l’atteinte des objectifs du Togo sur l’indicateur « Paiement des impôts » du Doing Business, indique-t-on.
En rappel, en marge de l’e-paiement via les banques, l’OTR a récemment validé le mobile money et travaille aux solutions de paiement par carte bancaire.
Séna Akoda
Lire aussi:
Togo : le paiement des impôts et taxes par carte bancaire, bientôt possible
Ivohasina Fizara Razafimahefa (photo) est à nouveau à la tête d’une équipe du Fonds Monétaire International (FMI) qui a démarré ce mercredi 04 décembre une mission, la 6è et dernière, au titre de l’accord triennal avec le Togo, appuyé par la Facilité Elargie de Crédit (FEC).
Cette nouvelle mission, comme les précédentes, consistera en des séances de travail avec des partenaires en développement, des institutions et services publics, le secteur privé, y compris les institutions diplomatiques.
Si elle est concluante, elle devra déboucher sur le décaissement d’une nouvelle tranche financière en faveur du Togo.
Conclu en mai 2017, l’accord triennal appuyé par la FEC en faveur du Togo prévoit le décaissement de 244,8 millions $. La plus récente mission tenue au mois d’octobre a jugé satisfaisantes les réformes structurelles et économiques opérées par le Togo en lien avec le programme. A ce jour, le Togo a bénéficié d’un total de décaissements de 207,8 millions $ dans le cadre de cet accord.
Séna Akoda
Lire aussi:
Togo : globalement satisfait, le FMI débloque une nouvelle tranche de 34,6 millions $
Togo: Bonne performance dans le cadre de la 5ème revue de la Facilité élargie de crédit du FMI
Cyril Ramaphosa, président de la République Sud-Africaine, est attendu à Lomé ce jeudi 5 décembre 2019, à l’invitation de son homologue togolais Faure Gnassingbé, pour une visite de deux jours.
La rencontre aura notamment pour priorité « le renforcement de la coopération économique » entre les deux pays, selon les canaux de communication officielle. En effet, cette visite survient « au moment où l’Afrique du Sud veut dynamiser ses échanges commerciaux et le Togo tirer les dividendes du renforcement de l’intégration commerciale africaine. »
Du reste, les relations entre les deux pays sont en bonne forme. Déjà au début de cette année, plusieurs entreprises sud-africaines avaient marqué leur désir de s’installer au Togo, dont la Technology Innovation Agency (TIA). Et il y a un peu plus de six mois, Faure Gnassingbé de son côté prenait part à l’investiture de Cyril Ramaphosa.
Outre cela, la visite du président sud-africain sera marquée par un tête-à-tête entre les deux hommes d’Etat, demain vendredi 06 décembre, suivi de la visite de plusieurs infrastructures de développement, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND 2018-2022).
R.E.D
Lire aussi :
Des délégations d’entreprises sud-africaines sont attendues à Lomé prochainement
Zlecaf: Le Togo valide sa stratégie de mise en œuvre de l'accord de libre échange continental
Il se tient, ce jeudi 5 décembre 2019 à Adedikope (22 km de Lomé), un atelier de deux jours, à l’initiative du ministère des mines et de l’énergie, qui vise à valider le Cadre de la Politique de Réinstallation de populations (CPRP) du secteur minier au Togo.
La rencontre, inscrite dans le cadre du Projet de Développement et de Gouvernance Minière (PDGM) et appuyée par la Banque mondiale, réunit les acteurs du secteur minier, les organisations de la société civile, des sociétés minières actives dans le pays, des unions des travailleurs des mines, ainsi que des chefs de cantons et villages concernés par les activités extractives au Togo.

Selon Balakindi Abalo, expert environnemental, ce document, une fois adopté, permettra notamment de répondre à des questions comme : Quand et comment élaborer un plan de réinstallation dans le cadre d’un projet d’exploitation minière? Comment construire un tel plan? Comment accompagner les populations à reloger? Ou encore, Quelles populations sont éligibles à des indemnisations?
Le nouveau texte, qui devrait à terme définir les activités dans ce sous-secteur, vient notamment renforcer l’arsenal réglementaire de l'Etat, en matière minière; pour des activités extractives mieux encadrées, moins invasives, et aussi plus respectueuses des intérêts des populations locales.
R.E.D
Lire aussi :
Au Togo, 1621 unités d’exploitations des mines de petites tailles ont été répertoriées en 2019
La mine de manganèse de Nayega devrait entrer en production au premier trimestre 2020
L'institution en charge de la collecte des recettes fiscales et douanières au Togo va offrir la possibilité de payer les impôts et taxes avec les cartes bancaires. "Les solutions de paiement en ligne par cartes bancaires sont en cours de déploiement", annonce l’Office Togolais des Recettes (OTR) ce 04 décembre à l’occasion des rencontres B2B auxquelles il participe à la Foire de Lomé.
L’OTR a saisi l’occasion offerte par ce cadre d’échanges pour offrir des consultations fiscales et rappeler les moyens de paiement digitaux des impôts et taxes : le mobile money, la toute dernière technologie adoptée et du télépaiement via certaines banques.
L’utilisation du mobile money aux fins des paiements fiscaux, devrait s’accompagner du déplafonnement des montants des transactions autorisés via cette technologie, apprend-on.
Information importante, l’Union Togolaise de Banque (UTB) « permet la création de compte pour les paiements en ligne, sans tenue de compte pour accompagner l’OTR et les opérateurs économiques ».
Notons que plus d’une cinquantaine d’opérateurs économiques nationaux et d'autres venus de l'extérieur, ont pris part à cette journée d'échanges.
Séna Akoda
Lire aussi:
Togo : Il est désormais possible de payer ses impôts et taxes via TMONEY et FLOOZ
La localité de Kanté (située à 425 km au nord de Lomé), s’est vue dotée récemment de nouvelles infrastructures marchandes, dans le cadre du programme d’appui aux populations vulnérables (PAPV).
Ces équipements (qui comprennent 5 hangars de type cantonal, 6 de type préfectoral, 4 magasins de stockage, 2 abris volailles, 1 boucherie, 1 forage photovoltaïque, 2 blocs latrines, 1 dépotoir et 1 bloc de 10 boutiques) ont fait l’objet d’une réception provisoire en début de semaine (lundi 02 décembre 2019) par la communauté de la Kéran et les autorités locales.
Une réception provisoire qui du reste marque, non seulement la fin des travaux (lancés il y a un an, au début du mois de décembre 2018) et la conformité physique des ouvrages mis en place, mais également le début de leur exploitation, selon l’Agence nationale de développement à la base (Anadeb), en charge du projet.
A cet effet, selon les termes du contrat conditionnant leur mise en place, les entreprises chargées de leur réalisation (toutes togolaises), assureront la correction des éventuels défauts éventuellement constatés dans un délai d’un an.
D’un coût total de 334,5 millions FCFA, ces équipements ont été entièrement financés par PAPV.
R.E.D
Lire aussi:
Dr Akouvi Ari, DG de l’APRODAT pose les 1ers pas vers l’installation de l’agropole de l’Oti
Togo : démarrage des travaux de construction de forages dans la zone de l'agropole de la Kara
L’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) va débloquer environ 100 millions $ (50 milliards FCFA), au Burkina Faso, Mali et Niger, en vue d’intensifier la lutte contre le terrorisme dans la sous-région.
L’annonce a été faite par Abdallah Boureima, président de la commission de l’Uemoa, à l’issue de la 22ème session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat, qui s’est tenue hier mardi 03 décembre 2019 au Sénégal.
Cette facilité vise à contribuer le plus rapidement possible au financement de la lutte contre le terrorisme dans l’espace communautaire, et notamment venir en appui à ces trois pays, qui constituent la ligne de front du G5 Sahel.
Notons que cette enveloppe financière entre dans le cadre de l’engagement de l’Union à participer à hauteur de 500 millions $ au plan de la CEDEAO de lutte contre le terrorisme dans l’espace régional (sur la période 2020-2024).
Du reste, les chefs d'Etat ont également adopté un acte additionnel, pour instaurer un Fonds Régional de Sécurité, afin de mobiliser des ressources financières conséquentes sur le moyen terme, pour la mise en œuvre de ce Plan d’Action.
R.E.D
Lire aussi:
Terrorisme : une centaine de suspects arrêtés près de la frontière Togo-Ghana
Cedeao : 1 milliard $ pour lutter contre le terrorisme
Le Togo s’aguerrit pour prévenir et lutter contre le terrorisme