Le Programme de Consolidation de l’Etat et du Monde Associatif (Pro-CEMA), de l’Union européenne, vient d’accorder un appui de 665 millions FCFA à une trentaine d’Organisations de la Société Civile (OSC) togolaises. Ce financement, qui vise à leur permettre d’améliorer leurs actions sur le terrain, a fait l’objet d’une signature de convention, hier mercredi 9 octobre 2019 à Lomé.
C’est en tout 32 projets qui ont bénéficié de cette subvention, en vue d’agir sur toute l’étendue du territoire togolais, pour renforcer la société civile en matière de promotion de l’égalité, du genre et de la culture.
Notons que ces projets ont été sélectionnés après un rigoureux processus de la part du Programme. En effet, « Il y a eu 132 demandes qui [nous] sont parvenues », précise Moussa Bah, Chef de projet au Pro-CEMA. Et bien que « 50 organisations ont pu quand même obtenir la moyenne requise pour accéder aux financements », seuls ces 30 ont été retenus, en raison des fonds disponibles.
Du reste, pour le Chef de projet, cette performance montre le dynamise des OSC togolaises, qui « peuvent absorber beaucoup plus que les 700 millions qui leur avaient été octroyés ». Il s’agit donc d’augmenter cette enveloppe, pour les prochaines éditions.
Ayi Renaud Dossavi
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Les représentants du secteur halieutique ( Directeurs de la pêche, et acteurs non-étatiques) venus des Etats-membres de la Cedeao, plus la Mauritanie, échangent à Lomé depuis hier mercredi 09 octobre 2019, sur la mise en place d’une politique commune pour la pêche et l'aquaculture en Afrique de l’Ouest.
La rencontre, organisée par la Direction Agriculture et Développement Rural (DADR) de la Cedeao, s’inscrit dans le cadre du Projet d'Amélioration de la gouvernance régionale des pêches en Afrique de l'Ouest (PESCAO); et vise à mettre en place « un cadre pour tous les 15 pays », afin « qu'ils s'accordent sur comment développer durablement le secteur de la pêche et de l'aquaculture en Afrique de l'Ouest », selon le Chef programme du Pescao.
Rappelons que, dans la sous-région, la pêche emploie environ 3 millions de personnes, soit plus de 10% de la population active (La plupart étant rattachés au secteur de la pêche artisanale), avec une production annuelle de 3 millions de tonnes de poissons.
Au Togo, cette filière participe à hauteur de 4,5% au PIB du secteur agricole.
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C’est le top départ pour le Salon de la Facilitation des Echanges et Revalorisation des Investissements (Salon FERIN) à Lomé. La cérémonie de lancement de ce rendez-vous des affaires qui veut « promouvoir les investissements et faciliter les échanges par le levier de la technologie », vient de se tenir ce jeudi 10 octobre 2019.
Ont pris part à l’ouverture de ce rendez-vous de deux jours promu par l'association terreau fertile, plusieurs acteurs de la sphère économique, entrepreneuriale et du gouvernement. Notamment le ministre en charge du commerce, parrain de l’événement, et Germain Méba, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (partenaire officiel de la rencontre).
Pour le ministre en charge du commerce, dont l’allocution a officiellement ouvert l'évènement, le Salon participe aux ambitions du Togo comme lieu de rendez-vous mondial des affaires et des investissements, rappelant également les efforts du pays, en matière d’amélioration du climat des affaires.
Rappelons que le Salon sera ponctué notamment de communications, ateliers, tables rondes sur des questions d'investissement et d'entrepreneuriat, auxquelles prendrons part divers acteurs de l'économie togolaise. L'évènement enregistre une quarantaine de stands, d'entreprises togolaises et étrangères, ainsi qu'une soixantaine de speakers, avec la partition de 6 pays.
Sur ces deux jours, 3000 visiteurs sont attendus.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Port de Lomé, les opérations de transbordement, ont donné un coup d’accélérateur au trafic global, permettant à la plateforme portuaire de tutoyer Abidjan sur le volume de marchandises traitées (22 millions de tonnes pour Lomé et 24 millions pour Abidjan en 2018).
Depuis 2012, les marchandises en transbordement ont connu une montée fulgurante. Minuscule et ne représentant que 4% du trafic global il y encore 7 ans, leur tonnage a atteint 14,2 millions en 2018. Ayant ainsi augmenté plus de 43 fois depuis 2012, les volumes transbordés représentent désormais plus de la moitié (64%) du trafic global, confirmant les récompenses obtenues, consécutivement, par Lomé les trois dernières années.
Si le transbordement a le vent en poupe, ce courant d’air favorable est surtout soufflé par le trafic conteneur. Sur ce palier, Lomé semble avoir pris quelques longueurs d’avance sur ses voisins, concurrents directs, que sont : Abidjan, Cotonou et Tema.
Passé de 380 mille EVP en 2014 à un peu moins de 1,4 millions d’EVP en 2018, faisant de la capitaine togolaise la principale plateforme à conteneurs de la sous-région, le trafic conteneur est fortement dominé par les opérations de transbordement. Ces dernières concentraient 77% du segment conteneur, grâce à l’investissement fait par la filiale manutention de l’armateur MSC, Terminal Investment Limited, qui fait de Lomé son hub régional.
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En Conseil des Ministres hier mercredi, le gouvernement togolais a adopté un projet de loi autorisant la ratification de la convention de l’Union Africaine sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel adoptée à Malabo en Guinée Equatoriale.
L’idée est de permettre au pays de relever les défis notamment sécuritaires intimement liés à l’évolution technologique, et plus exactement à l'essor du secteur numérique. La ratification de cette convention « devrait soutenir les efforts du Gouvernement qui, à travers le Plan National de Développement (PND), place le numérique au centre du processus de développement du pays. Elle permettra, d’une part, de renforcer le dispositif juridique et institutionnel national et, d’autre part, de bénéficier de la coopération d’autres Etats, notamment en matière de transactions électroniques, de promotion de la cybersécurité et de lutte contre la cybercriminalité », précise le conseil des ministres.
De fait, en matière de cybersécurité, le Togo et le spécialiste polonais de la Sécurité informatique Asseco ont convenu, courant mars 2019, de lancer d’ici à 2020, « Cyber Defense Africa », une agence dédiée à la cybersécurité. C’était en marge de l’African CEO Forum à Kigali.
Dans la même veine, le pays a prévu la création de l’Agence nationale de la cybersécurité et d’un Fonds de soutien à la cybersécurité. Y compris la mise en place d’un Computer Emergency Response Team (CERT) et d’un Security Operating Center (SOC).
Séna Akoda
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Gozem annonce dans un communiqué parvenu à Togo First, avoir conclu un partenariat avec la filiale togolaise du pétro-gazier français Total pour proposer des produits pétroliers aux conducteurs togolais. « Grâce à cet accord, les chauffeurs Gozem à Lomé peuvent acheter du carburant et se faire entretenir leurs véhicules de façon professionnelle dans toutes les stations-service de Total Togo, sans paiement en espèces », indique le document.
En pratique, les chauffeurs partenaires de Gozem auront accès à des cartes Total liées à leur portefeuille numérique Gozem. Ils pourront se rendre dans les stations-service Total et se procurer divers produits pétroliers avec le montant disponible dans leur portefeuille Gozem.
“Ce partenariat avec Total, s’inscrit dans la démarche d’accompagnement de qualité que Gozem veut offrir à ses chauffeurs partenaires. Gozem est heureux de permettre à ses chauffeurs partenaires d’améliorer leur sécurité et leur productivité,” déclare Jean-Martial Moulaud, Country Manager de Gozem Togo.
Pour Frédéric Rivière, Directeur général de Total Togo : “Cette collaboration est une belle occasion pour Total de pouvoir créer des liens privilégiés avec les chauffeurs partenaires de Gozem à Lomé. Ensemble, nous voulons créer une synergie nous permettant de soutenir les chauffeurs de Gozem en leur offrant à chaque fois, des services de qualité, préservant leurs outils de travail.”
Séna Akoda
Créée par décision prise en janvier 2018, la collectivité territoriale « Le District Autonome du Grand Lomé », a été dotée de ses attributions en Conseil des ministres tenu hier mercredi 10 octobre 2019. Un projet de loi adopté au cours de ce conseil précise que « le District Autonome du Grand Lomé est une collectivité territoriale particulière dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière créée en vue d’exécuter des actions propres à la capitale dont certains volets d’aménagement, d’entretien et de fonctionnalité vont au-delà des compétences des communes ». C’est « l’autorité locale représentant la ville de Lomé dans son ensemble », ajoute le compte rendu du conseil des ministres.
Doté d’un statut particulier et échappant au droit commun des collectivités territoriales, le District Autonome du Grand Lomé a, selon le communiqué du conseil des ministres, des compétences variées. Celles-ci vont de l’assainissement de la capitale et de l’ensemble du Grand Lomé à la promotion et la réalisation des actions économiques, sociales et culturelles ; en passant par la protection de l’environnement ; la planification de l’aménagement du territoire du district autonome. « L’Etat peut confier au District Autonome du Grand Lomé, la gestion des infrastructures d’importance nationale à caractère commercial, sportif, sanitaire, culturel, etc. telles que les marchés et les hôtels etc. »
Séna Akoda
« Les économies africaines subissent ... les contrecoups de la conjoncture internationale, ce qui se traduit par une croissance modérée dans l’ensemble de la région. » C’est ainsi que le Camerounais Albert Zeufack (photo à droite), économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique résumait ce mercredi la 20e édition d’Africa’s Pulse, le rapport semestriel consacré à la conjoncture économique africaine.
En 2019, les économies subsahariennes devraient progresser de 2,6 %, contre 2,5 % l’année précédente. Une performance qui serait inférieure de 0,2 point de pourcentage aux prévisions d’avril. Cette dynamique pâle, la Banque mondiale l’attribue à la reprise peu convaincante des trois mastodontes du sous-continent. Si le secteur non-pétrolier nigérian manque de dynamisme, celui du pétrole en Angola est encore à la traîne, tandis qu’en Afrique du Sud, la communauté des investisseurs continue de faire la grise mine, sapant l’activité économique, constate la Banque. Selon l’institution bilatérale, la reprise lente dans ces trois pays devrait à elle seule suffire à plomber l’économie de la région malgré des activités économiques de plus en plus soutenues dans les autres pays dont le Togo.
Au Togo, en dépit de la conjoncture internationale morose, le FMI, en septembre, a revu une nouvelle fois à la hausse, les prévisions de croissance pour cette année, les portant à 5,3%. A moyen terme, l’institution qui semble en phase avec sa sœur jumelle de Bretton Woods, est davantage plus optimiste alors que la dette publique a emprunté la pente descendante et que le Plan national de développement, cette feuille de route quinquennale est entrée dans sa phase opérationnelle.
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492 postes sont à pourvoir dans l’administration togolaise. En effet, le ministère de la fonction publique a annoncé hier, mardi 08 octobre 2019, un concours national pour recruter des enseignants fonctionnaires et du personnel administratif (383 enseignants et 109 personnels administratifs, respectivement).
Le concours se tiendra le 06 décembre 2019, dans 5 centres d’écrit (Lomé, Atakpamé, Sokodé, Kara et Dapaong), et est ouvert aux togolais des deux sexes, âgés entre 18 et 40 ans au plus à la date précitée.
Les dossiers de candidatures peuvent être déposés à partir du 15 octobre 2019, dans les inspections de l’enseignement technique et de la formation professionnelle d’Atakpamé, Sokodé, Kara et Dapaong, pour les candidats de l’intérieur. Pour les candidatures dans la région maritime, elles peuvent être déposées au Cabinet du ministère de la fonction publique.
Les autres modalités du concours sont à consulter dans le Quotidien national (Togopresse), ou dans les lieux de dépôts indiqués.
Date butoir 12 novembre 2019 à 17h.
Ayi Renaud Dossavi
Ce mercredi 09 octobre 2019, s’est ouverte une session de formation sur le budget-programme au bénéfice des parlementaires togolais. Elle permettra aux députés d’avoir les techniques d’analyse du budget-programme. Selon un expert formateur, les budgets-programmes riment davantage avec Gestion Axée sur le Résultat (GAR) et les députés ont besoin de connaître cette loi.
« Ceux-ci devraient savoir lire et analyser un budget-programme avant que la Loi de Finances Gestion 2020 qui sera calquée sur la présentation budget-programme, ne leur soit soumise pour éventuelle adoption à l’Assemblée nationale », explique-t-on.
Le budget-programme comporte 3 types d’innovations notamment au niveau de la comptabilité, des statistiques et au niveau budgétaire. On détaille que l’accent sera mis dans la requête, sur les résultats à atteindre. Avec le budget-programme, « ce seront des programmes assez globalisés qui comportent en eux—mêmes toutes les natures des dépenses : fonctionnement, salaires, transferts courants et investissements », indique-t-on.
Un autre trait caractéristique du budget-programme, c’est « la responsabilisation des acteurs vis-à-vis des moyens alloués et la redevabilité ».
La session de formation se tient dans le cadre du Projet d’Appui à la Gouvernance Economique, qui bénéficie du soutien financier de la Banque Mondiale et de l’Union Européenne.
Séna Akoda