Au Togo, une structure accompagne les entreprises ayant un chiffre d’affaires inférieur à 100 millions FCFA, à gérer efficacement leur comptabilité et leur fiscalité.
Le CGA (Centre de Gestion Agréé) est une entité mise en place par la Chambre du Commerce et d'Industrie du Togo (CCIT) et d’autres partenaires, pour aider les micros, petites et moyennes entreprises dans la tenue de leur comptabilité, le conseil en gestion, la fiscalité, et l’élaboration des états financiers.
En contrepartie, l’entreprise doit verser une contribution mensuelle proportionnellement à son chiffre d’affaires.
« Les tarifs mensuels varient en fonction du niveau de chiffre d'affaires, selon différentes fourchettes : de 5 000 FCFA à 60 000 FCFA par mois selon le chiffre d'affaires. Ces tarifs sont pour le package de services. Pour ces tarifs, le CGA accompagne au quotidien et élabore les états financiers que les adhérents déposent aux impôts», détaille à Togo First, Germain Meba, Président de la CCIT.
Soutenue par le gouvernement togolais, l’adhésion au CGA offre aux entreprises un certain nombre d’avantages fiscaux permettant d’alléger leurs charges fiscales. Ces avantages s’étalent sur cinq (05) ans selon le régime d’imposition de l’adhérent (régime de la Taxe Professionnelle Unique ou régime du Réel Simplifié d’Imposition).
Selon Sandra Johnson, Ministre-Conseillère du Président de la République togolaise, en charge du Climat des Affaires, « les adhérents aux centres de gestion agréés bénéficient d'une réduction de 40% de l'impôt synthétique dû de la 1ère à la 4è année à compter de la date d'adhésion. De la 4e à la 5e année, la réduction est ramenée à 15%.»
Création des CGA régionaux d’ici 2020
Autrefois sous la coupole du PADSP (Projet d'Appui au Développement du Secteur Privé) de la Banque mondiale, le CGA est actuellement en pleine mue, selon Germain Meba. Une Direction « dont le poste a été soumis à un CDD » a été créée depuis la fin du projet pour lui redonner un nouveau souffle. Dans cet élan, « les CGA régionaux seront créés sous la houlette du Directeur CGA qui a un cahier de charge conséquent, d’ici 2020», a annoncé le Président de la CCIT.
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Il est lancé dans le cadre de la célébration des 100 ans de l’Union Astronomique Internationale (UAI), un concours mondial de nomination de corps célestes situés au-delà du système solaire, dénommé « Name ExoWorlds ».
Le concours auquel participe le Togo parmi 70 pays, consiste à donner spécifiquement un couple de noms destiné à une exoplanète et son étoile, selon des critères bien définis. Ainsi, jusqu’au 20 octobre prochain, tout togolais âgé d’au-moins 15 ans est invité à soumettre ses propositions au Comité national d’organisation mis en place à cet effet.
Les meilleures propositions retenues seront primées à la fin du concours et celle choisie par l’instance internationale sera attribuée au Togo pour la postérité. Pour Doh Koffi Addor, coordonnateur national du projet, « ce concours en plus de mobiliser tous les togolais sans distinction comme le veut l’UAI, est une occasion exceptionnelle d’amener les jeunes à s’intéresser à l’astronomie et tout ce qui s’y rapporte ».
On dénombre à ce jour près de 4 000 exoworlds découverts par des scientifiques, qui restent dépourvus de noms.
Octave A. Bruce
Au Togo, la célébration de la 34ème journée internationale de l'Habitat, ce lundi 7 octobre 2019, est placée sous le sceau d'une meilleure gestion des déchets, en s'appuyant sur la technologie et les outils innovants. De fait, le thème est « technologie de pointe comme outil innovant de transformation des déchets en richesse ».
Un thème choisi « pour interpeller le monde entier, quant à la protection de notre environnement, la pratique de l’économie circulaire; et s’appuie sur la campagne encourageant les villes à devenir des villes sages, dans la gestion des déchets.», selon Koko Ayevah, ministre en charge de l'habitat et de l'urbanisme. Une gestion des déchets qui passe par l'appuie des technologies innovantes.
En illustration des défis futures, notons que, selon les dernières projections, la moitié des togolais (50%) vivront dans un milieu urbain d'ici 2028, soit presque deux fois plus qu’en 2010 où le dernier recensement estimait la population citadine à 37%.
Cette augmentation importante de la population urbaine dans le pays (le taux pourrait passer à près de 60% d’ici 2050 selon un rapport onusien), constitue de fait le cadre de réflexion des acteurs du secteur.
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Ce lundi 07 octobre, l’Organisation Internationale du Travail (OIT) tient à Lomé avec des experts de plusieurs pays dont le Togo, un forum sous régional axé sur la formalisation du secteur informel. Avec pour thème « Formalisation de l’économie informelle et protection sociale », cette rencontre réunit les acteurs publics, partenaires sociaux, experts de l’OIT et planche sur l’amélioration du sort de plus de 2 milliards de personnes intervenant dans le secteur informel de par le monde.
Il sera divulgué à cette rencontre, les bonnes pratiques en ligne avec la transition de l’économie informelle vers le formel. Une réflexion a été menée avec les Etats africains sous l’impulsion de l’OIT, révèle-t-on, sur la meilleure formule pour mieux protéger les travailleurs de l’économie informelle. Et l’un des moyens pour y parvenir, c’est d’offrir aux micro-entrepreneurs et autres qui évoluent dans l’informel, « une meilleure couverture sociale ».
Mazamaesso Assih, Secrétaire d’Etat en charge de la Délégation à l’Organisation du Secteur Informel (DOSI) a mis l’accent sur les avancées du Togo dans ce processus. Notamment l’assouplissement des procédures de création d’entreprises, l’accès aux marchés publics. L’adoption d’un nouveau Code Fiscal incitatif et la mise en place du Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI) ont été également citées.
Les réflexions sont en cours pour la mise en place d’un régime de protection sociale en faveur de ceux qui évoluent dans l’informel qui pèse entre 80 et 90% de l’économie nationale, révèle la Secrétaire d’Etat.
Séna Akoda
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Le Chef de l’Etat togolais Faure Essozimna Gnassingbé a reçu en audience ce lundi 07 octobre 2019, Coralie Gevers (photo), nouvelle directrice des opérations de la Banque Mondiale pour le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Togo. Les échanges entre les deux personnalités ont porté sur les réformes en cours au Togo et le coup de pouce que le groupe de la Banque Mondiale peut apporter à ce processus.
Au sortir de cette 1ère visite de Coralie Gevers chez le président togolais en tant que directrice des opérations, celle-ci confie : « nous avons eu des échanges très intéressants sur les efforts qui sont en cours depuis quelques années déjà et l’appui que le groupe de la Banque Mondiale peut apporter à cet effort ». Et de rappeler : « Nous avons actuellement un portefeuille en cours d’environ 400 millions $ qui sert au développement du secteur privé, la croissance et la création d’emplois ». Ce portefeuille permet également de soutenir l’offre de meilleurs services dans ce pays ; santé, éducation, protection sociale, a –t-elle indiqué.
Des réflexions sur les perspectives de partenariat entre le groupe de la Banque Mondiale et la vision de développement du Togo déclinée dans le Plan National de Développement (PND 2018-2022) ont été également menées. « Nous avons discuté également des directions futures, et de notre engagement à l’appui de la stratégie de développement du pays ».
Ces échanges viennent confirmer l’engagement de la représentation pays de l’institution de Bretton Woods d’aligner son cadre de partenariat pays (CPP) sur le PND.
Séna Akoda
100 kiosques mobiles vont être installés dans la ville de Lomé au profit de « petits commerçants ». L’initiative, portée par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT), vise à booster les activités de ceux-ci. Et plus spécifiquement, à réduire le nombre de stands de fortune que les petits commerçants installent au bord des routes.
La fourniture et l’installation de ces kiosques à travers la capitale seront assurées par l’entreprise togolaise « Togo-Panneaux et Construction »pour un peu plus de 257 millions FCFA. Celle-ci a décroché un appel d’offres lancé en ce sens.
Notons qu’en phase pilote, le projet avait permis l’installation d’une cinquantaine de kiosques.
Les kiosques livrés à l’époque étaient alimentés par des panneaux solaires. Les loyers perçus, variaient de 10 000 à 50 000 FCFA. Selon les informations, si le site qu’occupent les kiosques est concédé par la municipalité, sa gestion en revanche, est assurée par la CCIT.
Séna Akoda
Dans son dernier rapport annuel sur la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, présenté en milieu de semaine dernière, le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), salue l’engagement du Togo dans ce domaine.
En effet, selon l’organisation sous-régionale, le pays a « démontré un engagement plus fort que les années précédentes pour la mise en œuvre de mesures de LBC/FT (Lutte contre le blanchiment de capitaux et financement du terrorisme, ndlr) conformes aux normes internationales ».
Par la même occasion, le Togo est encouragé à « poursuivre sur sa lancée », en vue de remédier rapidement « aux lacunes qui subsistent dans son système ».
Le GIABA, dont le but est de protéger les économies nationales et les systèmes financiers et bancaires des pays de la sous-région contre les fonds issus ou finançant le crime et le terrorisme, note cependant la résurgence de la corruption au Togo, ce qui entrave la mise en œuvre efficace des politiques de lutte contre le blanchiment d’argent.
Une situation commune à plusieurs autres Etats de la sous-région, bien que le pays ait fait des progrès en 2018, dans la résolution des défaillances stratégiques identifiées dans son système de lutte contre les flux illicites de capitaux, notamment l’adoption de législations clés, l’obtention de condamnations pour diverses infractions sous-jacentes.
En 2018, les Cellules de renseignements financiers du Togo ont 323 Déclarations d’opération suspecte concernant le Togo, sur un total enregistré dans la sous-région de 12 675, très largement dominé par le Nigéria et ses 10 346 Déclarations d'opération suspecte.
Ayi Renaud Dossavi
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Les 1er et 2 novembre prochain, se tiennent à Lomé, l'AGAU-RA, une rencontre de formations et conférences autour de l’entrepreneuriat, la création de valeur en Afrique, et la levée de fonds. Cette édition, la 5ème de ce rendez-vous promu par le Centre Urbain de business et d’entrepreneuriat (CUBE) et ses partenaires, se tiendra sur deux jours.
Selon les informations, la première journée sera consacrée à des ateliers pratiques; notamment: conception et rentabilisation d'une Chaine YouTube, Formation en Agriculture hors-Sol, Formation en premiers soins de santé, Conception d'un module solaire familial, Conception d'un Kit de production de Biogaz, formation en programmation neurolinguistique et développement personnel.
Est aussi (et surtout) prévu, un Hackathon; où tous les entrepreneurs sélectionnés bénéficieront de modules de formations (Stratégie d'entreprise, Plan d'affaires, Levée de fonds, Communication et Branding, Gestion financière et comptable...)
Suite à cela, le deuxième jour, 10 entrepreneurs seront retenus et présenteront leur projet devant des partenaires et investisseurs potentiels. Les meilleurs projets seront accompagnés jusqu'à la Levée de Fonds, par CUBE et ses partenaires.
Notons que si la participation est libre et gratuite, seuls les inscrits seront pris en compte dans la sélection, en vue de prendre part à l’évènement.
Consulter ici le formulaire d’inscription.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, l’agriculture ne bénéficie que des « miettes » des crédits accordés par le secteur bancaire, alors qu’elle représente 40% du PIB et occupe 60% de la population, s’inquiète Demba Tignokpa, ministre de la planification du développement.
Fin juin 2019, les crédits à l'agriculture ne représentaient que 0,2% du total des financements bancaires (quasiment au même niveau qu’il y a un an au lancement du MIFA). Alors qu’avec le MIFA, le gouvernement entend porter les crédits consacrés au secteur agricole à 5% d’ici 2020, on est encore bien loin des objectifs de Noël Bataka, ministre en charge de l’agriculture.
Globalement, l’économie togolaise, comme nombre de ces voisines, est sous-financée par ses banques. Le financement bancaire ne représentait que 40% du PIB au terme du premier semestre. Il serait même moins orienté vers les secteurs socialement importants.
« Comme il a été relevé lors de nos précédentes sessions, les financements demeurent peu orientés vers l'habitat et l'agriculture, en dépit de l'importance de ces secteurs dans le développement économique et social du pays», constate Demba Tignokpa, à l’ouverture du 3e conseil national sur le crédit, jeudi dernier.
Et d’enjoindre banques et parties prenantes à « œuvrer pour relever le niveau des nouvelles mises en place de crédits et changer la structure de financement au profit des secteurs porteurs d'une croissance inclusive, surtout les secteurs de l'habitat et de l'agriculture».
Bien que les banques locales : Orabank, la BTCI et la BOA aient apporté au cours de la période des soutiens au MIFA, ces chiffres montrent que ces appuis sont largement en deçà de leur capacité à financer le secteur le plus important de l’économie togolaise qui est le secteur agricole.
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L’agence de notation Standard & Poors attribue au groupe bancaire panafricain basé à Lomé, Ecobank Transnational Incorporated (ETI), des notes de crédit d’émetteur à long et à court terme de B-/B, avec une perspective stable. Sa principale filiale, Ecobank Nigeria, important acteur sur le marché bancaire dans la plus grande Economie Africaine, se voit dans le même temps attribuée des notes de “B / B”.
Selon S&P, ces notations tiennent notamment compte de l’assise continentale de la Compagnie, qui vient conforter les perspectives de croissance des revenus, ainsi que des efforts de la nouvelle administration du Groupe, en vue de remédier aux problèmes liés à la qualité des actifs, et à ses performances financières relatives.
Ainsi, « nous pensons que sa franchise panafricaine unique a attiré une base stable d’investisseurs institutionnels, notamment Nedbank, Qatar National Bank et Public Investment Corporation, société basée en Afrique du Sud, qui ont eu une incidence positive sur la gouvernance d’entreprise et la gestion des risques du groupe », souligne S&P, dans son rapport.
Selon les prévisions de l’agence, la croissance des bénéfices de la société active dans plus de 30 pays africains, devrait notamment être portée par la reprise à la hausse des prêts sur les 12 prochains mois, conjuguée à une hausse des revenus hors exploitations, et une réduction du couts de risques, par rapport aux années précédentes.
Ayi Renaud Dossavi
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