Togo First

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La représentation de l'Union européenne au Sénégal, a lancée en fin de semaine dernière, un projet régional visant à renforcer les écosystèmes de mangroves en Afrique de l’Ouest, selon l’Agence de Presse Sénégalaise.

Le média, informe ainsi que l’initiative, d’un coût global de 6 milliards FCFA, vise à verdir les espaces côtiers de 7 pays de la sous-région, dont le Togo (en plus du Sénégal, Gambie, Guinée Conakry, Sierra Léone, Libéria, Ghana, et Bénin).

Le projet sera mis en œuvre pour une durée de quatre ans, par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN), et Wetlands international, une ONG dédiée à la restauration des zones humides. Concrètement, ces deux acteurs mondialement présents vont appuyer les OSC (Organisations de la Société Civile), impliqués dans la préservation des mangroves (notamment en matière d’économie Verte, et de gouvernance participative) dans ces 7 pays côtiers.

Selon Irène Mingasson, ambassadrice de l'UE au Sénégal, l’Union européenne « est pleinement engagée pour ouvrir la voie à une accélération de la lutte contre le changement climatique sur tous les fronts ».

Notons que le lancement de ce projet s'inscrit dans le cadre de la semaine européenne de la diplomatie climatique. Au Togo, cette édition, centrée sur la jeunesse, a été marquée notamment par l’octroi d’un financement de 20 millions FCFA à la société de valorisation de déchets Africa Global Recycling, dans le cadre de son projet « Moi jeu tri ».

Ayi Renaud Dossavi

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Les artisans qui souhaitent adhérer au régime d’assurance-maladie proposé par l’INAM (l’Institut National d’Assurance-Maladie) sont invités à s’enregistrer auprès des chambres régionales des métiers de chaque préfecture.

Cette étape qui constitue le 1er pas de ce projet visant à étendre l’assurance-maladie aux artisans, est en cours sur tout le territoire national, informe un document de  l'INAM consulté par Togo First. Mais déjà, l'institution dirigée par Myriam Dossou « note » la mobilisation de la cible autour du projet. 

Une fois ce palier franchi, cap sera mis sur l’immatriculation et le paiement des cotisations dont les montants « sont fixés en fonction de la taille des ménages », renseigne le document.

Notons que l’extension de la prise en charge sanitaire des artisans par l’INAM « s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de protection sociale en santé » mise en place par les pouvoirs publics togolais.

Cette extension progressive de la couverture maladie vise à augmenter le taux de couverture santé, estimé aujourd’hui à près de 5% de la population togolaise, selon l'INAM.

Séna Akoda

Au Togo, on mise sur les programmes de réformes fiscales engagées pour augmenter les recettes dans les années à venir. Ainsi, l’orientation des stratégies fiscales et douanières, sous la houlette de l'Office togolais de recettes, autorisent-elles à des projections de recettes fiscales atteignant 773,5 milliards francs CFA à l’horizon 2020, selon les plus récentes planifications budgétaire et économique du ministère de l'économie et des finances, couvrant les trois prochaines années.

Plus spécifiquement, il s’agit « d’atteindre un niveau de recettes fiscales de 678,4 milliards de francs CFA, 723,3 milliards de francs CFA et 773,5 milliards de francs CFA, respectivement pour 2020, 2021 et 2022 », apprend-on. Des progressions qui correspondraient à une croissance moyenne de 6,8% sur cette période.

Cette amélioration des recettes fiscales du pays, qui a récemment revu à la hausse son budget, devrait s’appuyer notamment sur la fiscalité intérieure. On envisage sur ce segment des mobilisations à hauteur de  356,2 milliards FCFA pour 2020, 380,8 milliards de francs CFA pour 2021, et 408,1 milliards FCFA en 2022. Quant à la fiscalité de porte, les projections sont respectivement à 322,2 milliards FCFA, 342,5 milliards FCFA, et 365,4 milliards FCFA, sur la même période.

Selon ces prévisions, les recettes des impôts et des douanes devraient connaitre respectivement une hausse moyenne 7,0% et 6,5% entre 2020 et 2022 (incidemment année d'achèvement du PND).

En rappel, pour 2019, l’Office togolais des recettes a pour mission de collecter les taxes et impôts à hauteur de 669 milliards FCFA, 48,8 % de ce montant a été mobilisé, au premier semestre 2019.

Ayi Renaud Dossavi

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En 2018, les exportations de coton du Togo vers les pays de l’Union Européenne ont représenté 11,3 millions $, selon les indications de Comtrade, agrégateur des flux mondiaux des nations unis. Ces ventes s’inscrivent dans une hausse de plus de 50% par rapport à l’année précédente. En effet, pour 2017, l’UE a importé à hauteur d'environ 7,5 millions $ d’or blanc togolais.

Cette forte progression des exportations du pays vers l’UE, couplée avec, à l’inverse, des achats de produits à base de coton européens qui ont plutôt stagné sur la période, voire décliné (passant de 29,8 millions en 2017 à 29,7 millions en 2018), ont permis de réduire un tant soit peu le déficit commercial du pays sur ce marché, avec une facture commerciale qui est revenue à 18,5 millions $.  

Ces exportations ont, selon les statistiques compilées par le service des nations unies, représenté environ 0.3% des achats européens en fibre pour 2018. Pour cette année, le coton a représenté une assiette d’environ 41 millions $ entre les deux partenaires commerciaux, un marché pour plus de la moitié dominé par l’Union européenne.

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Avant la grande messe prévue pour octobre prochain, la Banque mondiale a publié hier une liste restreinte des 20 économies ayant le plus amélioré leur environnement des affaires au cours des 12 derniers mois. Une liste qui sera réduite à 10 le 24 octobre lors du lancement officiel du Doing Business 2020.

Comme l’année dernière, le Togo honore à nouveau sa présence dans cette shortlist avec 19 autres pays dont 4 Africains, le Nigeria, le Kenya, Djibouti et le Zimbabwe.

Sa place, le Togo la doit essentiellement aux réformes opérées dans 5 domaines.

Les équipes du Doing Business saluent la suppression de l'obligation pour les sociétés à responsabilité limitée (SARL) de faire rédiger leurs statuts par un notaire. La banque s’était gardée l’an dernier, de valider la réforme du seing privé pour le Togo.

« La transparence du processus de délivrance des permis de construire a été améliorée après que le Togo a publié une circulaire exigeant que les documents requis, l'approbation préalable et les droits soient disponibles en ligne», se félicitent les experts de la Banque mondiale.

Par ailleurs, soulignent-ils,  le raccordement à l’électricité, «devenu moins coûteux à la suite d'une décision de la compagnie d'électricité de réduire » à nouveau, cette fois-ci de 50% les frais de branchement, ainsi que l’instauration d’un bureau unique pour le transfert de propriété, sont des réformes qui devraient simplifier la vie aux nouveaux entrepreneurs.

Enfin, pour la deuxième année d’affilée, « le Togo a amélioré l'accès à l'information sur le crédit en élargissant la couverture du bureau de crédit, Creditinfo Volo, et en commençant à diffuser les données des sociétés de services publics», se satisfait l’équipe de coordination du DB2020.

Après sa retentissante percée de 19 places, ponctuée d’une place de choix dans le top 10 des pays réformateurs en 2018, le Togo s’apprête à rééditer un exploit de rang. Pour Sandra Johnson, Ministre-Conseillère du Président de la République, en charge du Climat des Affaires, l’objectif, à terme, est de se hisser dans le top 100 mondial des économies où il est plus facile de faire les affaires.

Fiacre E. Kakpo

Officiellement porté à la connaissance du public début août, le Salon FERIN, annoncé comme un rendez-vous international de promotion de l’investissement affine les derniers réglages pour son démarrage le 10 octobre prochain. Dans une interview accordée à Togo First, Bileyo Donko (photo), présidente de l’Association Terreau Fertile, initiatrice du projet revient sur les grandes lignes de cet évènement.  

Togo First : de façon concrète, qu’y aura-t-il au cours de ce salon ?

Bileyo Donko : au cours du Salon FERIN qui aura lieu du 10 au 11 octobre 2019 au Palais des Congrès de Lomé, il y aura des ateliers de formations. Beaucoup de structures cherchent à atteindre la cible qu’est la jeunesse et œuvrer pour que les jeunes puissent prendre en main leur destinée et leur parcours professionnel en termes d’entrepreneuriat. De nombreux partenaires vont donc organiser des sessions afin de renforcer les capacités des jeunes entrepreneurs. Nous aurons également des conférences-débats, à peu près une dizaine, avec des thématiques différentes qui vont de l’entrepreneuriat à l’investissement, en passant par la technologie, l’implication des femmes en particuliers, bref des thèmes en adéquation avec les objectifs de l’association.

T.F : l’une des principales difficultés des jeunes entrepreneurs est de trouver des investisseurs. Est-ce que le Salon FERIN garantit de trouver des opportunités d’investissement ?

B.D : Au cours du Salon, il y aura des stands d’expositions et le but de ce salon est de faire en sorte que les opportunités d’investissement qui sont là et que nous n’arrivons pas à appréhender soient saisies. Nous aurons des chefs d’entreprises, des potentiels investisseurs qui sont à la recherche de cerveaux aussi, qui participeront. Ce sera l’occasion donc pour les uns et les autres de se retrouver, d’échanger et éventuellement nouer des partenariats par le biais des séances de networking. Le salon se porte comme un relais de certaines institutions et partenaires pour toucher la cible de la jeunesse à travers la formation et l’information. Ce sera un cadre propice pour saisir des opportunités, une occasion en or à saisir.

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T.F : Un concours est annoncé pour le Salon. Parlez-nous en ?

B.D : Un concours est effectivement annoncé dans le cadre du salon, le concours T-Fertile. Il a été lancé au même moment que le salon, et a enregistré plus de 200 projets.

Les projets ont fait l’étude d’évaluation par une équipe de professionnels qui en ont retenu 20 qui sont les meilleurs. Les 20 porteurs de ces différents projets feront une présentation succincte ce jour devant un jury. Il y aura encore une autre étape de sélection jusqu’à ce qu’on en retienne que 3. Ces 3 meilleurs seront primés par catégorie : celle du meilleur entrepreneur qui gagnera un financement de 1 million FCFA mis en jeu par l’association, celle de l’entrepreneuriat féminin doté de 500 000 FCFA et la dernière, celle du vote du public qui s’adjugera 300 000 FCFA. Outre ces prix, il y a des partenaires qui ont notifié leur intention d’accompagner les lauréats et plus généralement les participants.

Nous avons misé cette année, en lien avec le thème retenu « Promouvoir les investissements et faciliter les échanges par le levier de la technologie », sur des projets qui ont une connotation technologique, bien qu’ils soient dans divers domaines. Mais ce qui est bien est que même les projets qui n’ont pas été retenus se verront offrir une possibilité d’être accompagnés par d’autres partenaires. Nous appelons donc tous ceux dont les projets n’ont pas été retenus à prendre part au salon afin de se mettre en contact avec les partenaires.

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T.F : Combien de participants attendez-vous ?

B.D : Le Salon 2019 attend environ 3 000 visiteurs, participants, etc… Nous espérons en avoir plus certes mais nous voulons miser sur la qualité de ce qui sera dit lors de ce forum. Nous insistons surtout sur la plus-value que chacun aura à gagner à l’issue de ce premier rendez-vous du genre.

Propos traduits par Octave A. Bruce

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Dans le cadre des travaux de modernisation de ses infrastructures, notamment routières, le gouvernement togolais ambitionne d’atteindre 60% de routes revêtues à l’horizon 2022.

L’objectif a été notamment annoncé par Sani Yaya, ministre de l’économie et des finances, dans le cadre d’un récent accord de financement entre le Togo et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), pour un appui de 20 milliards destiné à l'aménagement et le bitûmage du tronçon Katchamba-Sabori.

En effet, « à terme, l’objectif du Gouvernement est de porter le pourcentage de routes revêtues, avec un bon niveau de services, de 29% en 2012 à 60% en 2022 », précise le Patron des finances togolaises. Des travaux destinés à fluidifier le trafic routier, faciliter l'accès aux zones enclavées et désengorger certains axes, ce qui devrait permettre de donner un nouveau souffle aux activités économiques du pays, et de dynamiser ses échanges nationaux, intra-régionaux.

Sur la même période, il s'agit également de réduire de moitié le temps de traversée du pays, suivant l’axe Nord-sud. Le pays veut ainsi « réduire la durée moyenne de passage d’un camion entre Lomé et cinkassé, de 48h en 2016 à 24h en 2022 », une ambition qui sous-entend le dédoublement de la nationale N°1 (qui est par ailleurs un des projets phares du PND 2018-2022).

Ayi Renaud Dossavi

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Forum Togo UE : Projet de dédoublement de la nationale 1

Dans le cadre de son assistance au Togo au titre du  Millennium Challenge Account (MCA-Togo), les Etats-Unis d’Amérique représentant le Millennium Challenge Corporation (MCC), ont conclu  avec ce pays d’Afrique de l’ouest, un accord de don portant sur 35 millions $. 

Cette manne financière à décaisser en faveur du Togo qui a validé son programme Threshold (Seuil), devrait servir à financer les réformes dans les domaines des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) et du foncier en lien avec l’agriculture. 

Si jusqu’à la validation du programme, c’est la cellule MCA-Togo qui a été à l’œuvre, il est en revanche prévu la mise en place d’une structure dénommée « Unité d’Exécution du Millennium Challenge Account » (UEMCA-Togo) pour sa mise en œuvre. « Il est prévu que le gouvernement mette en place une nouvelle entité, l’Unité d’Exécution du Millennium Challenge Account Togo » (UEMCA-Togo), qui servira d’entité responsable de la mise en œuvre du Programme Seuil »

Mais en attendant, la cellule coordonnée par Stanislas Baba (photo) a lancé, de toute vraisemblance pour la future UEMCA-Togo,  des lettres d’invitation pour le recrutement de ressources humaines, dans le cadre de la mise en œuvre prochaine du programme.

Séna Akoda 

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Le Fonds monétaire international a un nouveau patron, en la personne de Kristalina Georgieva (photo). Le conseil d'administration de l'institution de Bretton Woods a désigné, la cadre Bulgare au poste de Directrice générale et présidente du Conseil d'administration, ce mercredi 25 septembre 2019. L'information a été portée au public, à travers un récent communiqué émis à cet effet. Elle dirigera le Fonds pour un mandat de cinq ans, à compter de début octobre 2019.

Celle qui est désormais à la tête de l'institution internationale regroupant 189 pays, succède à la Française Christine Lagarde, qui était en poste depuis 2011, et devient ainsi le premier représentant d’une économie émergente à diriger le FMI, depuis sa création en 1944.

Auparavant, Kristalina Georgieva, occupait les fonctions de Directrice générale de la Banque mondiale depuis janvier 2017 (Du 1er février 2019 au 8 avril 2019, elle a été présidente par intérim du Groupe de la Banque mondiale).

Elle a également occupé des fonctions à la Commission européenne, en tant que commissaire chargée de la coopération internationale, de l'aide humanitaire et de la réaction aux crises, puis en tant que vice-présidente du budget et des ressources humaines.

Rappelons que le FMI appuie le Togo notamment à travers la Facilité Elargie de Crédit (FEC), et dans la mise en œuvre de ses réformes économiques.

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Robert Dussey (photo), patron de la diplomatie togolaise, va lancer avec le groupe des 79 pays Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP), ce vendredi 27 septembre, le 1er Forum Economique des Diasporas Africaines. 

Cette activité aura lieu en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies, a annoncé cette personnalité politique, membre de la délégation togolaise qui séjourne à New York.

Annoncée pour les 28 et 29 novembre prochains dans la capitale togolaise, cette rencontre s’articulera autour du thème suivant : "Le rôle et les contributions de la diaspora africaine au développement économique du continent".

L'initiative permettra aux diasporas africaines de mener des échanges sur leur éventuelle contribution au développement du continent africain, selon son promoteur. Ce rendez-vous, devrait servir également de tribune pour encourager les diasporas africaines à s’impliquer davantage dans le développement du continent africain.

Séna Akoda

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