Robert Dussey (photo), patron de la diplomatie togolaise, va lancer avec le groupe des 79 pays Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP), ce vendredi 27 septembre, le 1er Forum Economique des Diasporas Africaines.
Cette activité aura lieu en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies, a annoncé cette personnalité politique, membre de la délégation togolaise qui séjourne à New York.
Annoncée pour les 28 et 29 novembre prochains dans la capitale togolaise, cette rencontre s’articulera autour du thème suivant : "Le rôle et les contributions de la diaspora africaine au développement économique du continent".
L'initiative permettra aux diasporas africaines de mener des échanges sur leur éventuelle contribution au développement du continent africain, selon son promoteur. Ce rendez-vous, devrait servir également de tribune pour encourager les diasporas africaines à s’impliquer davantage dans le développement du continent africain.
Séna Akoda
Une compétition dénommée « Agrofootball and sustainable agriculture », veut sensibiliser les populations togolaises sur les pratiques agricoles biologiques respectueuses des sols, des écosystèmes et de la santé humaine, en passant par le vecteur du football. Sa première édition a été lancée en milieu de cette semaine à Lomé.
D’un coût d’environ 28 millions de francs CFA, le projet est parrainé par l’ancien international togolais, Kodjovi Obilale qui veut allier son expertise footballistique à la promotion d’une agriculture durable, de l’environnement, et la stimulation de la consommation locale.
Ainsi, l’évènement devrait non seulement permettre de « dynamiser et promouvoir l’agriculture durable via le football », selon le promoteur Anani Combé, mais aussi « vulgariser et promouvoir la consommation des produits locaux, sensibiliser les populations sur l’importance des bonnes pratiques agricoles ».
Il s’agit également de susciter l’intérêt des acteurs du football, et d’autres, à s’investir dans le secteur agricole. La compétition, prévue à l’échelle nationale, va concerner notamment 8 villes au Togo.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi :
1,5 millions de togolais cultivent le maïs
PATAE : Le Togo veut améliorer sa production agricole tout en préservant ses écosystèmes
Au Togo, 12 associations de jeunes viennent de bénéficier de financements pour mettre en œuvre leurs projets, à l’occasion de la célébration de la Journée Internationale des Jeunes.
Les structures récompensées, sont celles dont les projets ont été retenues, à la suite d’un appel à projets lancé par le ministère du Développement à la base, de l’Artisanat et de la Jeunesse.
La remise des chèques à ces associations de jeunes, hier 26 septembre 2019, a été couplée avec la mise à disposition de 40 jeunes apprentis ayant fini leur formation, de kits d’installation.

Issus des Centres d’Initiation Professionnelle (CIP) et des Centres Ruraux d’Activités Socio-éducatives (CRASE), ces jeunes ont bénéficié de ce soutien, selon Victoire Tomégah-Dogbé, ministre du Développement à la base, de l’Artisanat et de la Jeunesse, car ils ne disposent pas de ressources pour s’installer ni mener leur activité.
Les deux actions accomplies à l’endroit des jeunes visent à « reconnaître la valeur de la vie associative et promouvoir l’insertion socioprofessionnelle des jeunes », déclare la ministre. Elles marquent la fin des activités prévues dans le cadre de la célébration au Togo de la Journée Internationale de la Jeunesse (JIJ), ajoute-t-elle.
Notons que l’initiative gouvernementale a reçu l’appui financier de l’UNFPA.
Séna Akoda
La loi et le règlement régissant le fonctionnement du Gazoduc d’Afrique de l’Ouest (WAPCO) fait l’objet d’un amendement à Lomé, ce jeudi 26 septembre 2019. Des experts, délégués et parlementaires des quatre pays parties de ce dispositif transnational (Nigéria, Ghana, Bénin et Togo), sont réunis dans le cadre d’un atelier qui a été ouvert par Dèdèriwè Marc Ably-Bidamon (photo), ministre togolais des mines et de l’énergie, et incidemment président du comité des ministres du projet de Gazoduc ouest-africain.
En effet, la rencontre « vise d'abord à [vous] imprégner des réalités du Gazoduc d’Afrique de l'Ouest, après huit ans d'exploitation », précise le ministre togolais. Il s’agit également pour ces acteurs d’harmoniser leurs points de vue, « sur des amendements que l'épreuve du temps, ou l'expérience de l'exploitation ont rendu nécessaires ».
Les experts vont ainsi plancher sur les propositions d'amendement de la loi du WAPCO et de son règlement avec les institutions concernées. L’idée étant de soumettre les propositions harmonisées pour adoption par les parlements des quatre Etats partis.
Cet outil de solidarité entre les quatre pays d’Afrique de l’Ouest, avec un coût estimé à 974 millions $, ambitionnait à son lancement de fournir du gaz d'une capacité maximale de 13,45 millions de mètre cubes par jour aux pays comme le Bénin, le Togo, le Ghana et le Nigéria. Lancé depuis le début de cette décennie, son fonctionnement a été cependant miné par des questions de trésorerie et d’impayés vis-à-vis de certains pays partenaires.
Pour rappel, ces tractations se passent dans un contexte où le Nigéria a fermé ses frontières d’avec ses voisins de l’Ouest, particulièrement le Bénin, et par voie de conséquence le Ghana et le Togo. Une fermeture qui n’est pas sans conséquences sur les économies de ces pays et qui se prolonge sans que les autorités d’Abuja n'annoncent de date de fin.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Le Nigérian Axxela, ex-Oando, va livrer quotidiennement du gaz au Togo via le gazoduc ouest africain
La 3è édition du Forum National de l’Audit Interne, a été officiellement lancée ce jeudi 26 septembre par Kossi Tofio (photo au centre), représentant le ministre de l’Economie et des Finances (MEF).
Dans son discours inaugural, le directeur de cabinet du MEF relève le rôle crucial des auditeurs internes dans la construction d’une économie. Plus spécifiquement, il souligne que « sans une implication forte des corps de contrôle, la vision du Plan National de Développement (PND) ne peut être réalisée ».
De fait, précise-t-il, « la contribution de l’audit interne à la performance des organisations n’est plus à démontrer. Par l’évaluation et l’amélioration des processus de gouvernance, de management des risques et de contrôle, l’audit interne contribue à créer de la valeur ».
Aussi, depuis quelques années, le Togo a introduit, rappelle le DC, des réformes dans le domaine du contrôle des finances publiques, notamment pour « renforcer les capacités institutionnelles et opérationnelles des différents corps de contrôle, en les mettant aux standards internationaux ».
Progressivement, le pays introduit l’approche de l’audit basée sur les risques dans l’administration publique. Concrètement, les structures de l’Etat élaborent, avec l’appui des corps de contrôle, leurs cartographies des risques. La finalité, c’est la conception par les organes de contrôle, de « leurs plans d’audit basé sur les risques », développe Kossi Tofio.
Séna Akoda
L’année 2018 a été une période faste pour le tourisme togolais. Selon Kossivi Egbetonyo (photo), ministre chargé du secteur, le tourisme a généré 48 milliards FCFA de recettes au sous-secteur hôtelier. Sur la même période, l’hôtellerie a créé 8000 emplois directs.
Cette embellie enregistrée a été favorisée par l’arrivée dans le pays de 712 000 touristes. Ceci « positionne le Togo comme une destination touristique en pleine renaissance en Afrique de l’Ouest », a déclaré le ministre lors de la célébration hier au Togo, de la 40 ème édition Journée Mondiale du Tourisme.
Ainsi, en 2018, le pays a accueilli 145 236 touristes de plus qu'en 2017, pour des recettes en hausse de 3,3 milliards FCFA. En 2017 en effet, le pays enregistrait l’arrivée de 566 764 touristes pour 44,7 milliards FCFA de recettes hôtelières.
De l’avis de Kossivi Egbetonyo, cette performance du secteur touristique togolais est un indicateur de la contribution que ce secteur peut apporter à l’économie nationale qui vise à l’échéance 2022, un taux de croissance de 7%.
Notons que globalement, la bonne santé du secteur touristique togolais suit la tendance globale observée en Afrique, de 2017 à 2018. Sur cette période, 67 millions de touristes ont été enregistrés sur le continent pour 38,5 milliards $ de recettes créées.
Séna Akoda
Lire aussi:
Journées Portes Ouvertes sur les métiers du Tourisme
23ème AG de l’OMT : en Russie, le Togo veut apprendre à booster son secteur touristique
24 jeunes entrepreneurs sociaux suivent actuellement en phase pilote, un programme de mentorat lancé à la faveur de la 2è conférence sur la Responsabilité Sociale des Entreprises, courant juin 2019.
Conçu et mis en œuvre par le gouvernement togolais, ensemble avec la Coalition Nationale pour l’Emploi des Jeunes (CNEJ), l’Ambassade des USA et Ecobank Transnational Incorporated (ETI), il vise plus spécifiquement, à aider les entrepreneurs sociaux à développer et à faire évoluer leurs entreprises grâce à un coaching personnalisé.
Via cette initiative, il s’agit en outre d’exposer aux participants, les dernières techniques financières et de gestion pour rendre leurs entreprises plus compétitives. Et, enfin, de mettre en relation les jeunes entrepreneurs sociaux avec des sources de financements, marchés et partenaires supplémentaires.
Le programme de mentorat comporte 4 étapes dont l’étape ultime est l’incubation au sein de l’incubateur Halcyon aux Etats-Unis. Selon les informations, « seuls les meilleurs projets de la cohorte » seront pris en compte à cette étape, précise-t-on.
A terme, l’idée est de « faire du Togo, le hub des entreprises sociales et de l’économie sociale et solidaire ».
Séna Akoda
Un projet pour le renforcer la résilience des populations côtières togolaises face aux changements climatiques, est en cours de formulation à Lomé. D'un cout de 8,9 millions $, il est financé par le Fonds pour l'environnement mondial (FEM), suite à des ententes avec les autorités togolaises, et avec la Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'Agriculture (FAO) comme agence d'exécution.
Une rencontre réunissant notamment des experts du changement climatique et des délégués de communautés du littoral, s’est ouverte hier 25 septembre 2019 à Lomé, en vue de se mettre d’accord sur les arrangements techniques et institutionnels pour la mise en œuvre du projet.
L’initiative, qui est inscrite dans le cadre de la mise en œuvre du PND, répond aussi à l'objectif stratégique numéro 2 de la FAO. Outre le renforcement de la résilience des côtiers face aux défis climatiques, à l'érosion côtière et la dégradation des sols, (en rendant notamment l'agriculture, la foresterie et la pêche plus productives et plus durables), le projet devrait contribuer également à l'amélioration et à l'accroissement des moyens de subsistance des communautés de la zone du littoral togolais.
De plus, l’initiative compte s’appuyer sur le processus de décentralisation en cours dans le pays, notamment les nouvelles circonscriptions mises en place. Ainsi, « le projet va essayer de travailler avec [ces] communes pour les aider à intégrer les questions de changement climatique dans leur planification, et dans leur budgétisation », précise Djiwa Oyétoundé, chargé de Programme à la FAO-Togo.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi :
Togo : La FAO injecte plus de 88 millions FCFA au profit des producteurs forestiers et agricoles
PATAE : Le Togo veut améliorer sa production agricole tout en préservant ses écosystèmes
Togo : Comment financer un plan à plus de 100 millions $ pour la gestion durable des forêts ?
Un pas en avant. Le gouvernement togolais met le pied à l’étrier dans le processus de privatisations des deux dernières banques qu’il contrôle, en ligne avec sa stratégie visant à se désengager du secteur bancaire.
Attendu depuis septembre 2018, Lomé passe enfin à la vitesse supérieure. Les autorités togolaises vont procéder à la présélection d’investisseurs pour les privatisations des deux banques.
Dans un document parvenu à Togo First, l’exécutif togolais annonce «un appel à pré-qualification aux investisseurs pouvant être intéressés (les « Soumissionnaires ») pour leur participation aux processus de pré-qualification de Soumissionnaires dans le cadre de la privatisation de la BTCI et/ou de l’UTB. »
Concrètement, le gouvernement togolais recherche, des « investisseurs stratégiques disposant de solides compétences bancaires et financières » à qui « céder ses participations et/ou ouvrir la majorité du capital » de ces deux institutions.
« La sélection des Soumissionnaires s’effectuera en deux étapes par le biais d’un processus d’appel d’offres. Les Soumissionnaires sont donc invités, en premier lieu, à se pré-qualifier afin de participer aux processus d’appel d’offres finaux. Seuls les Soumissionnaires pré-qualifiés pourront participer à cette deuxième étape», détaille le ministère de l’économie et des finances.
Les candidatures sont attendus jusqu’au 22 novembre 2019.
La BTCI et l‘UTB, avec des totaux de bilan de 198 milliards de FCFA et de 281 milliards de FCFA respectivement, au 31 décembre 2018, sont parmi les cinq banques les plus importantes du système bancaire togolais. En 2017, tandis que la première dégageait un bénéfice avoisinant les 20 milliards de FCFA, l’UTB avait touché le fond avec une perte équivalente.
Lire aussi:
Présent à New York cette semaine, dans le cadre des 74èmes Assemblées générales de l'Organisation des Nations Unies, le président togolais Faure Gnassingbé, a reçu en audience, hier 26 septembre 2019, le Vice-Président du Groupe de la Banque mondiale pour la région Afrique, Hafez Ghanem.
L'entrevue a porté essentiellement sur le soutien de la Banque mondiale aux actions de développement du Togo, et l’exploration de nouvelles opportunités de coopération, notamment dans le secteur de la technologie digitale.
La rencontre, fut « une occasion pour moi d’échanger avec le chef de l’Etat Faure Gnassingbé sur les priorités du Togo dans son partenariat avec la Banque mondiale », a précisé Hafez Ghanem.
Il s’est ainsi agit de voir « comment l’institution va continuer par soutenir les actions du Gouvernement dans le développement de sa croissance ».
Fait notable, cette rencontre intervient au lendemain d'une autre entrevue, qui elle s'est déroulée à Lomé, entre Komi Sélom Klassou, Premier ministre togolais, et Hawa Cissé Wagué, Représentante résidente de l'institution de Bretton Woods au Togo. L'occasion pour le Groupe de réitérer son engagement avec le Togo, dans le cadre du PND, notamment en encourageant les réformes engagées pour augmenter l'attractivité du pays.
Rappelons que le portefeuille de la Banque mondiale au Togo s'évalue environ à 400 millions $.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi :
Togo : un nouvel appui budgétaire de la Banque mondiale en vue