Togo First

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A ce jour, l’opération de levée de fonds en faveur de secteur agroindustriel Telefood, a permis de mobiliser plus de 342 millions (342 413 455 FCFA). 

L’information a été rendue publique en fin de semaine dernière par Justin Bitoka, coordonnateur de l’opération, qui a fait un point sur l'évolution du projet. Cette somme représente près de 43% des 800 millions ciblés; il reste donc quelques 458 millions FCFA à mobiliser, pour atteindre l’objectif défini.

Lancée au début du mois d’octobre en marge de la Journée Mondiale de l’Alimentation (JMA) par Noel Koutéra Bataka (photo), ministre togolais en charge de l’agriculture, Telefood vise en effet à mobiliser des fonds destinés à la création de 1 000 entreprises agricoles pour les jeunes et les femmes.

Un peu plus d’un mois après le lancement, l’opération, qui veut ainsi mobiliser des investisseurs, sponsors ou partenaires, pour l’atteinte de cet objectif, suit son cours.

A noter que, pour stimuler plus encore la mobilisation, les autorités du secteur agricole ont organisé dans le même temps une tombola, pour laquelle « Un dispositif sera mis en place, afin de permettre aux donateurs de faire le suivi », selon Noel Koutéra Bataka. 

Avec son objectif de 800 millions FCFA, Telefood prendra fin le 10 décembre 2019.

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Après une 1ère édition à Abidjan, l’agence régionale de planification de la dette annonce l’acte 2 des rencontres du Marché des Titres Publics (MTP) de l’UEMOA du 08 au 10 janvier 2020 à Dakar.

L’événement présentera les enjeux et les défis du marché de la dette souveraine. Selon UMOA-TITRES, il offrira également de nouvelles opportunités d’investissement sur le Marché des Titres Publics de la zone UEMOA.

L'objectif de ces rencontres, indiquent ses organisateurs, « est de favoriser les échanges sur le développement du marché financier régional, de renforcer le leadership du Marché des Titres Publics et contribuer à le positionner comme une véritable option d’investissement ».

Sont attendus à ces rencontres pour lesquelles « les inscriptions seront bientôt  ouvertes», des décideurs politiques, dirigeants, cadres et professionnels de la finance provenant de diverses organisations locales, régionales et internationales.  Sont prévus, une « session guest-speaking », des « panels de haut niveau » et des  sessions dédiées aux émetteurs du MTP de la zone UEMOA et autres.

Séna Akoda

La Délégation à l’Organisation du Secteur Informel (DOSI) organise à partir de ce lundi 11 novembre, des Journées Portes Ouvertes (JPO) sur tout le territoire togolais pour se rapprocher des acteurs de l’économie informelle.

Prévues dans les chefs-lieux de régions (Dapaong, Kara, Sokodé, Atakpamé, Kpalimé, Tsévié et Lomé), ces journées visent à mieux informer et sensibiliser les acteurs de l’informel sur l’existence de la DOSI et les prestations qu’elle fournit.

« L'événement portera sur des sujets tels que les conditions pour bénéficier d’une formation en entrepreneuriat, l’accompagnement à la création d’entreprises, l'accompagnement pour l’obtention des documents administratifs ». C'est la précision que donne l’institution placée sous la tutelle de Mazamesso Assih, Secrétaire d’Etat chargée de l’Inclusion Financière et du Secteur Informel. Il devrait démarrer par l’étape de Dapaong.

Séna Akoda

« La daba et la machette, c'était du temps de nos parents, maintenant il faut innover et se servir de tous les outils qui s’offrent ». La phrase résume à elle seule l’état d’esprit de cette jeune startup créée en 2018 et qui s’est spécialisée dans les travaux agricoles et la location d’équipements. Moins d’un an après sa création, la jeune pousse se retrouve en pleine lumière, à la faveur d’un contrat signé avec le géant indien de la mécanisation agricole, Cosmos International Limited, destiné à propulser l’agriculture locale à un nouveau palier.

TogoFirst a rencontré Blame David son directeur des opérations. Interview.

Togo First : Klingo, qu’est-ce que c’est ?

Blame David : Klingo est une entreprise de travaux agricoles et location d'équipements agricoles de premier plan qui ambitionne d’élever le niveau de mécanisation dans l’agriculture togolaise grâce à la puissance de la technologie et à un réseau de franchise forte, afin de rendre la mécanisation agricole facilement accessible et abordable à tous les agriculteurs du Togo.  

L’idée nous est venue à la suite des remarques observées sur le peu ou l’absence de mécanisation à grande échelle dans le secteur agricole togolais. Nous avons donc décidé d’apporter notre contribution à travers l’innovation technologique.

L’agriculture contribue à hauteur de 40% au PIB avec une forte proportion de la population qui y intervient mais d’après des rapports du recensement agricole de 2014 que nous avons consulté, nous avons constaté qu’il existe moins de 200 tracteurs au Togo.

Nous avons donc pensé à intervenir dans ce secteur qui a un potentiel encore inexploité. D’où l’idée de lancer cette startup pour répondre aux besoins en matériel et augmenter la capacité de production avec l’augmentation des surfaces à emblaver.

T.F : Que faites-vous alors concrètement ?

B.D : Nous fournissons des solutions de mécanisation agricole
 à la carte pour les agriculteurs et les entreprises agricoles. Nous louons des tracteurs, instruments ou matériel automoteurs.

Désormais, chaque fois qu'un agriculteur a besoin d'un tracteur ou de tout autre équipement agricole, il lui suffit d'appeler Klingo Tracteur ou d'utiliser notre application mobile pour passer sa commande. Ils recevront un tracteur bien entretenu avec un chauffeur professionnel avec la plus grande facilité. Non seulement ils peuvent faire leur travail sans stress, avec une utilisation constante de la mécanisation, mais leur productivité augmentera également.

rencontre in klingo la startup qui reve de mecaniser lagriculture togolaise

T.F : Vous avez récemment signé un partenariat avec une société indienne pour la fourniture de 200 tracteurs. Comment cela s’est réalisé ?

B.D : Nous avions postulé pour les projets bancables du Forum économique Togo-UE, et notre projet avait été retenu parmi les 130. Klingo a donc eu à rencontrer lors des rencontres B2B, la société indienne Cosmos Group, qui intervient dans l’innovation agricole, la mécanisation et le transfert des technologies au niveau des semences hybrides ou améliorées. Nous avons échangé et ils étaient intéressés par le modèle entrepreneurial que nous proposions. Ce qui a débouché sur ce partenariat que nous avons conclu il y a quelques semaines.

Cette entente qui est multiforme va dans l’avantage des agriculteurs togolais, dans le sens où ils seront accompagnés financièrement, la fourniture d’équipements et de matériels agricoles (des mini-tracteurs) par la société indienne, l’appui au niveau de la formation des agriculteurs et un transfert de technologies surtout dans l’utilisation des semences améliorées afin d’augmenter le rendement. Cosmos s’engage également à nous aider à développer des projets agricoles.

T.F : Pourquoi avoir opté pour le modèle indien ?

B.D : Nous avons choisi Cosmos parce que l’Inde a pu booster son économie grâce à la mécanisation de son agriculture. L’avantage avec ce partenariat est qu’ils pourront racheter les productions des agriculteurs afin de les exporter. Toute une chaîne sera mise en place afin de trouver en même temps des marchés pour les agriculteurs. L’idée est de sortir les populations rurales de la pauvreté et si du moment que cela leur permet de mieux emblaver et vendre, alors tout le monde s’en sort gagnant.

T.F : Quelles sont vos ambitions ?

B.D : Nous voulons devenir le leader de la mécanisation agricole au Togo. Des projets similaires existent déjà mais nous voulons marquer notre présence sur le territoire. Nous avons déjà signé des contrats et nous voulons conquérir ce marché qui est très énorme. Nous avons fait des études sur le terrain et les bénéfices pour tout le monde seront conséquents si on s’y prend bien. Seule 10% de la superficie arable est emblavée au Togo donc nous comptons avec les tracteurs que nous allons fournir augmenter cette superficie. Nous sommes en contact avec le Mifa et les structures étatiques et nous espérons que cela nous aidera davantage.

Nous remercions vraiment les autorités pour l’organisation de ce forum qui a été très bénéfique pour nous jeunes startups.

Octave A. Bruce

Après la deuxième édition d’ « Ambition Africa » les 30 et 31 octobre derniers, les organisateurs de cet événement annoncent des rencontres entre des hommes d’affaires français et des bailleurs de fonds au Togo, du 25 au 28 novembre prochains.

Ce sera une « opportunité d’affaires », annonce-t-on, pour les investisseurs français. Ceux-ci exploreront avec les bailleurs de fonds au Togo, les possibilités de financements dans ce pays dont l’environnement des affaires, selon le Doing Business (DB) 2020, a connu le plus d’amélioration en Afrique.

Pour ce faire, BusinessFrance, qui organise « Ambition Africa » invite les Français désireux d’investir au Togo à remplir un bon de participation et à le lui soumettre au plus tard le 15 novembre. 

Cette mission sera la 1ère de cette entité en Afrique de l’Ouest après la 2ème édition d’Ambition Africa qui se décrit comme « l’événement Business de référence entre l’Afrique et la France ». La mission couvrira également Accra, sur la même période.

La 2ème mission en région ouest africaine est annoncée du 10 au 11 décembre 2019 au Sénégal.

Les inscriptions peuvent se faire via ce lien, Inscrivez-vous !

Séna Akoda

Le coût global des travaux d’études et de réalisation du mégaprojet de boucle ferroviaire, devant relier les pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), s’élève à plus de 4 mille milliards FCFA (4 000 milliards pour la réalisation, et 11 milliards pour les travaux d’études). 

L’information sur les couts de mise en œuvre ressort de l’ouverture de la réunion des ministres en charge des Transports de l’Union, hier jeudi 7 novembre 2019, à Abidjan. Elle est révélée par l’ivoirien Paul Koffi Koffi, commissaire chargé du département de l’aménagement du territoire communautaire et des transports de l’UEMOA.

Selon le commissaire ivoirien, cette boucle ferroviaire devrait à terme, permettre de booster le niveau des échanges commerciaux entre les pays concernés (actuellement entre 12 et 14 % seulement), de réduire le coût des transports, et d’améliorer la compétitivité des économies de la région dans le commerce mondial.

Rappelons que cet ambitieux projet doit en effet relier cinq capitales ouest-africaines (Abidjan-Ouagadougou-Niamey-Cotonou-Lomé), sur un itinéraire total de 3 034 km, dont 1 946 km à réhabiliter et 1 088 km à construire.

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vendredi, 08 novembre 2019 10:50

L'ENA se forme au développement durable

Les enseignants chercheurs de l’Ecole Nationale d'Administration (ENA) se forment et renforcent leurs capacités depuis hier, jeudi 07 novembre 2019, sur le développement durable et ses objectifs dans leur curricula de formation.

L’initiative vise à permettre aux formations octroyées dans ce Centre aux apprenants, qui sont à terme appelés à accompagner l'Etat dans ses réformes et politiques, de se renforcer sur ces enjeux, notamment dans la mise en œuvre du PND.

Cette session de formation se tient avec le soutien de l’Institut de la Francophonie pour le Développement Durable (IFDD). En effet, pour la Francophonie, il s’agit « d'accompagner les écoles nationales d'administration publique des pays membres à intégrer le développement durable dans leurs curricula de formation ».

Un ensemble de mises à jour qui visent à faire de l’ENA, « un centre d'excellence pour l’administration publique ».

A noter que ce centre de formation des acteurs publiques du Togo, renforçait aussi récemment son équipe éducative, sur les questions de décentralisation.

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Le gouvernement togolais donne un coup de pouce aux produits locaux, en imposant des taux minimums à utiliser, dans le domaine de la boulangerie et dans la pâtisserie.

L’intention a été matérialisée par un arrêté interministériel, datant du mois dernier, signé par les ministres en charge, de l'agriculture, de la santé et de l'hygiène publique, ainsi que du commerce et de la promotion de la consommation locale.

Ainsi, les boulangeries, pâtisseries et autres acteurs sont désormais tenus « d'incorporer pour la fabrication du pain français et autres denrées alimentaires, de la farine panifiable de manioc, d'igname, de céréales locales ou tout autre produit agricole local dans la farine de blé ».

Cet ajout de farine à base de produits locaux doit se faire « à des proportions variant de 15 à 50% selon la nature du produit », précise la note officielle.

Du reste, apprend-on, des institutions étatiques spécialisées, notamment l'Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA), et l'Institut National d'Hygiène (INH), se chargent d’assurer le contrôle, et de veiller au respect de la mesure, qui devrait concourir à la promotion de ces produits locaux.

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Le géant nigérian Dangote est parvenu à deux accords avec les autorités togolaises pour des investissements massifs de l’ordre de 2,060 milliards $ dans la cimenterie et la transformation du phosphate en engrais.

Une partie des  ressources (environ 2 milliards $) servira à la valorisation et à la transformation par Dangote Industries Limited du phosphate togolais en engrais phosphatés destinés à être exportés vers la région ouest africaine. Cette activité de développement minier débutera avant la fin de cette année 2019, indique un communiqué de la Direction de l’Information et de la Communication de la Présidence togolaise.

L’autre partie des investissements annoncés, 60 millions $, selon un 2è accord paraphé par Marc Ably-Bidamon, ministre togolais en charge des mines et le milliardaire Nigérian, sera affectée à la création d’une nouvelle cimenterie au Togo. Objectif : produire 1,5 millions de tonnes de ciments à partir du clinker togolais et nigérian pour satisfaire la demande locale ainsi que celle des pays limitrophes et créer 500 emplois.

L’implantation de cette usine d’ici à la fin de l’année prochaine, portera à 4 le nombre de cimentiers au Togo où déjà, HeidelbergCement (CIMTOGO à Lomé et Kara), WACEM et Diamond Cement se disputent le marché.

Séna Akoda

A deux mois de son 2ème anniversaire, la Cellule Climat des Affaires (CCA) dont les activités ont été lancées le 30 janvier 2018, peut se targuer de résultats remarquables. Coordonnée par la ministre-conseillère Sandra Ablamba Johnson (photo), cette institution a été au cœur des actions et initiatives gouvernementales visant à gommer l’image de pays « non propice aux investissements ».  

Cette réputation peu glorieuse collait au Togo, surtout après avoir enregistré une très modeste performance sur fond de régression dans le Doing Business 2018. « Il y a deux ans, nous étions 156è, et quand le rapport est sorti,  les ministres savent que le jour-là, le conseil des ministres a été chaud. Nous n’étions pas du tout content.  Je n’étais pas du tout content, Nous avons régressé dans l’espace UEMOA », reconnaît Faure Gnassingbé.

De fait, la création de la CCA fut la réponse toute trouvée, après des concertations entre les autorités togolaises et leurs partenaires en développement, évoque le N°1 togolais : « Nous avons mis en place la Cellule du Climat des affaires que conduit admirablement la ministre Johnson  et puis nous sommes allés à l’assaut de nos difficultés ».

C’est par un atelier visant à valider le Plan d’actions en vue de l’amélioration du climat des affaires que la CCA a lancé ses activités. Pour le Premier ministre Komi Sélom Klassou, « la CCA poursuivra dans la lignée des importantes réformes entreprises ces dernières années, au rang desquelles la réduction des coûts et délais de création d’entreprise, la facilitation pour l’obtention du permis de construire et de transfert de propriété, la réduction du temps de raccordement à l’électricité, la réduction de l’impôt sur le revenu des sociétés et sur la masse salariale, ou encore le renforcement du partenariat privé-public ».

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Ces réformes étaient nécessaires, au regard de « toutes les tracasseries que les populations vivaient, des difficultés d’obtention du permis de construire et en matière de raccordement à l'électricité », rappelle Faure Gnassingbé.

Et les efforts des uns et des autres, coordonnés par la ministre-conseillère Sandra Ablamba Johnson, ont permis au Togo d’enregistrer en deux ans, un bond de 59 places, et de passer du 156è rang au 97è mondial.

En image la progression du Togo sur les 12 derniers mois où le Togo a enregistré un bond de 40 places pour se hisser au rang de 3è Top Reformer au monde et de 1er Top Reformer en Afrique.

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