Togo First

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Avec 13% des parts de marché de l’Union économique et monétaire ouest africaine ( Uemoa), Ecobank, le groupe bancaire panafricaine basé à Lomé, est le principal acteur du secteur des banques dans la sous-région en 2018. C’est ce que révèle la commission bancaire de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), dans un récent classement qui note 29 groupes bancaires actifs dans l’espace Uemoa, à fin 2018.

Ainsi Ecobank, avec ses 8 établissements dans l’espace, qui cumulent 6,6% des guichets et 12,6% des comptes bancaires actifs, vient devant le Français Société Général, qui concentre pour sa part 10,1% des parts de marché de l’Union.

De plus, le géant bancaire basé à Lomé concentre près de 18% du résultat net global de l’espace communautaire, selon les statistiques de la commission bancaire.

Ces deux mastodontes sont suivis par les groupes marocains Bank Of Africa, Atlantic Business International (ABI), et Attijariwafa Bank. L'ivoirien NSIA Banque et le burkinabé Coris Bank International viennent ensuite.

Notons également qu’Oragroup, un autre acteur bancaire à vocation panafricaine basé à Lomé, occupe la 8ème place de ce top dix très sélect, avec 4,8% des parts de marchés dans l’Union. Pour 2018, le Groupe (qui affiche par ailleurs de bons bénéfices au troisième trimestre de cette année 2019), concentrait 2,9% des guichets de l’Union, et 1,6%  du nombre de compte bancaires ouverts.

Ayi Renaud Dossavi

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Interface du secteur privé vis-à-vis du gouvernement et d’autres partenaires, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) vient de se doter d’un magazine pour faire le relai de l’actualité économique du Togo.

Germain Essohouna Mèba (photo), président de cette institution, a rendu publique cette information le 04 novembre dernier à la faveur de l’ouverture de la 1ère édition de la Semaine du Secteur Privé.

« Le Messager du Secteur Privé » qui était à la date sus indiquée à son tout 1er numéro, se dédie entièrement à la promotion de l’actualité économique du Togo. Il s’agit d’un quadrimestre. Il paraîtra, précise Germain Essohouna Mèba, contacté par Togo First, « tous les 4 mois ». Ce choix, explique-t-il, est motivé par la volonté de publier un magazine qui a du contenu.

Le président de la CCIT émet le vœu que cette nouvelle initiative vienne « soutenir les efforts de tous en contribuant à donner davantage de visibilité à la performance des entreprises et aux actions engagées par le gouvernement ».

Séna Akoda

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Le Centre de Formation aux Métiers de l’Industrie (CFMI) prépare et injecte sur le marché, des ressources humaines consommées à 70% par les entreprises locales, selon Laurent Comi Tamegnon (Photo), président du Conseil National du Patronat du Togo (CNP).

Ce  centre fait partie du dispositif en place pour créer 500 000 emplois à l’horizon 2022, a indiqué hier 04 novembre le patron des patrons togolais, lors du panel sur les défis du secteur privé dans la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND 2018-2022).

Equipé de machines performantes, le CFMI forme dans 5 filières à savoir la Mécanique Diesel, la Chaudronnerie - Soudure - Tuyauterie Industrielle, la Mécanique d’Entretien, l’Electromécanique d’Entretien, le Froid Industriel et Climatisation. Et si l’inadéquation formation-emploi a souvent été pointée du doigt pour expliquer le chômage des jeunes diplômés, le CFMI règle dans une mesure, cette problématique : «  Aujourd’hui, on a les techniciens » qui répondent aux besoins des entreprises, fait observer Laurent Comi Tamegnon.

Une autre bonne nouvelle, la Société d’exploitation des eaux du Niger (SEEN), filiale du groupe français Veolia, a signé à Lomé avec ce centre, un accord de partenariat pour la formation de son personnel en mécanique diesel.

Séna Akoda

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Les startups innovantes du Togo disposent d’un nouvel incubateur pour leur développement. Dénommée Nunya Lab, cette nouvelle structure est un projet du ministère en charge du développement à la base, réalisée par l’entremise du Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ).

Localisé à la maison des jeunes d’Amadahome, Nunya Lab a été officiellement lancé ce mardi 5 novembre 2019, sous la houlette de Victoire Tomegah-Dogbé, ministre en charge du développement à la base et de la jeunesse.

La structure, dont le cout est estimé à plus de 75 millions FCFA, se donne notamment pour rôle « de soutenir l’étape clé de gestation des projets innovants et permettre une optimisation de leur potentiel de création d’emplois et de richesses. », d'incuber les projets innovants, et Accélérer les projets en développement.

Par ailleurs, il s’agira également de fournir aux jeunes innovateurs togolais, « un centre à leur portée », pour réaliser leurs expériences, tester leurs prototypes; ainsi que de leur faire bénéficier des conseils, coaching et accompagnements de personnes expérimentées avant la mise sur le marché de leurs produits.

Notons que le projet a bénéficié de l’appui technique et financier du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), avec l’expertise de l’incubateur K-LAB, basé à Kigali au Rwanda.

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En harmonie avec son Cadre de Partenariat Pays (CPP), la Banque Mondiale va prochainement débloquer en faveur du Togo, un financement pour une opération d’appui à la compétitivité et à la gouvernance digitale.

Ce programme vise à appuyer le Togo dans le cadre de ses réformes économiques et structurelles, notamment sur le segment digitalisation des procédures administratives. L’information émane de Hawa Cissé Wagué, représentante-résidente au Togo du Groupe de la Banque Mondiale.

Avec ce nouveau financement annoncé, la Banque Mondiale continuera à « soutenir le programme national des réformes du Togo », déclare la représentante-résidente à l’ouverture lundi 04 novembre 2019, de la Semaine du Secteur Privé.

Dans le même registre, le Groupe de la Banque Mondiale promet un appui aux pouvoirs publics togolais dans le cadre de la gestion des finances publiques, la création d’un marché pour le secteur privé et la promotion des chaînes de valeurs à fort potentiel.

Notons que la Banque mondiale apporte son appui aux réformes institutionnelles et structurelles en cours au Togo, notamment l’amélioration du climat des affaires et le financement des services d’infrastructures. Sa Branche, la Société Financière Internationale (SFI) dédiée au secteur privé a récemment ouvert son bureau à Lomé.

Séna Akoda

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 La société SCAN Togo Scan Togo Mines SA (Heidelberg Cement Group) a signé, hier 04 novembre 2019 à Lomé, un Partenariat public-privé, avec la Coopération allemande (GIZ).

Une entente visant à offrir des formations professionnelles en artisanat et bâtiment (notamment dans les métiers de maçonnerie, menuiserie et charpenterie), aux artisans et jeunes du canton de Tokpli et ses alentours, situé à une centaine de kilomètres au nord-est de Lomé.

L’initiative vise à promouvoir la qualité dans le secteur du Bâtiment dans cette localité: « Notre objectif, c'est de développer les compétences d'ouvriers et d'artisans togolais », explique à cet effet Éric Goulignac, DG de SCAN Togo. Et également « de développer un tissu d'artisans professionnels dans les alentours proches de SCAN Togo ».

Environ 200 artisans maçons et charpentiers locaux seront formés au cours de ce projet, qui s’étend sur une durée de 3 ans, pour un cout total de 134 millions FCFA ; avec l’appui financier et technique et de la GIZ.

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D’ici à juin 2020, la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) ambitionne de rendre interopérables les services financiers numériques. 

En ligne avec cette vision, la BCEAO envisage le lancement très prochainement de la plateforme régionale devant faciliter de telles transactions. « Cette plateforme régionale, qui sera mise en place en 2020, permettra les échanges de compte à compte, quel que soit le type, notamment les comptes bancaires et les comptes de monnaie électronique ».

Elle favorisera également l’intégration de tous les acteurs, des instruments et canaux de paiement utilisés, ainsi que la mutualisation des efforts autour de la plateforme monétique du GIM-UEMOA». 

« Ce nouveau système d’interopérabilité des services financiers digitaux viendra compléter et enrichir les infrastructures de l’Union pour apporter aux populations des services de paiement de proximité, sûrs et à coût abordable ».

Notons que juin 2020 reste la date retenue conformément au plan de déploiement, assorti des feuilles de routes des parties prenantes.  Ce plan prévoit une démarche graduelle avec le lancement, dans une première phase, des services de base constitués des transferts de compte à compte et des paiements marchands. Le niveau de tarification de l'interchange, entre participants, pour les transactions de transferts entre les comptes de monnaie électronique, a également été défini, souligne le communiqué. 

Séna Akoda 

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Au 3ème trimestre de 2019, Oragroup annonce un résultat net de 9,1 milliards FCFA, en hausse de 247,7% par rapport à la même période en 2018. Une belle remontada, après son premier semestre plutôt en berne, avec un résultat net qui a tombait à 2,8 milliards FCFA, dévissant de 60%.

Pour la multinationale basée à Lomé, la performance est portée notamment par une amélioration du Coût net du Risque, combinée « à la croissance maitrisée » de ses activités, apprend-on.

Plus encore, le compte de résultat du groupe bancaire affiche des indicateurs au vert. Ainsi, les résultats avant impôts de 14,82 milliards FCFA à fin septembre 2019, sont en hausse notable de 115,8% par rapport au troisième trimestre 2018 (où ils culminaient à 6,87 milliards FCFA).

Le produit net bancaire, s'est quant à lui apprécié de 14,6%, en glissement annuel.

En ce qui concerne le ratio de crédits brut sur dépôts, il est passé de 100% à fin septembre 2018 à 91% à fin septembre 2019, avec 272 milliards FCFA de dépôts additionnels collectés, pour soutenir les concours à l’économie dans les différentes zones d’implantation de la société.

Notons que, si dans la foulée, Oragroup affiche une amélioration de son coefficient d’exploitation, ainsi que la croissance de son résultat brut d’exploitation de 20%, la société semble se conforter dans ses perspectives positives.

En effet « l’élargissement de notre gamme de produits digitaux visant à inclure les populations non bancarisées devrait nous permettre de soutenir et d’accroitre notre activité. », indique le rapport d’activité du groupe, détenu à plus de 50% par Emerging Capital Partners (ECP).

Ayi Renaud Dossavi

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L’amélioration du cadre des affaires entraîne naturellement un manque à gagner pour les recettes de l’Etat, au bénéfice des entrepreneurs.

Selon Sandra Ablamba Johnson, ministre-conseillère en charge du Climat des Affaires, évoquant les dernières statistiques en la matière, « pour la seule année 2019, le manque à gagner pour l’Etat au profit du secteur privé dans le secteur de l’énergie, suite à la réduction de 50% des frais de raccordement, s’établit à 650 000 000 FCFA ».

A ce sacrifice, il faut ajouter environ 14 milliards FCFA, soit le montant concédé par l’Etat sur 5 années, suite aux suppressions de taxes et impôts, autrefois exigés lors de la création des entreprises. Et il faut encore compter, selon la ministre, les exonérations prévues dans la loi de finances et dans le code des investissements, non encore évaluées.

C’est à ce prix que le Togo a réalisé une nouvelle percée de 40 places dans le Doing Business 2020, après un bond de 19 places l’année précédente. Certes, l’Etat y perd de précieuses recettes mais au final, assure-t-on, « c’est le Togo qui gagne ».

Séna Akoda

Pour stimuler le secteur privé et la création d’entreprises, plusieurs mesures ont été prises au plan gouvernemental notamment l’attribution de 20% de marchés publics aux jeunes et femmes entrepreneurs. Une proportion revue de 5% à la hausse en avril 2019.

Le Premier ministre, à l’ouverture de la 1ère édition de la Semaine du Secteur Privé, rappelle certaines de ces dispositions législatives et / ou réglementaires. A titre d’illustration, le Code des Investissements et le Code des Impôts.

Dans la même lignée, il rappelle la mise en place d’un Cadre de concertation entre l’Etat et le secteur privé, avec pour objectif de « renforcer la confiance entre les deux parties et instaurer les conditions d’un dialogue fructueux et permanent ». A terme, l’idée est de favoriser le développement des activités économiques.

La création de la Cellule Climat des Affaires que coordonne Sandra Ablamba Johnson, ministre-Conseillère du Président de la République est également citée en exemple.

Le Premier ministre, dans la même logique, n’a pas passé sous silence la mise en place de l’Agence de promotion des investissements et de la zone franche (API-ZF) ni celle du Comité d’Agrément au Code des Investissements et au statut de zone franche industrielle.

Séna Akoda

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