Les pays de la Cedeao, dont le Togo, se dotent d'un plan sur 5 ans pour lutter contre le terrorisme dans la sous-région. Son coût s'élève à 1 milliard $. L’annonce a été faite au sortir d’un sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté, ce samedi 14 septembre 2019.
Ce plan, qui devrait s’appuyer sur huit axes stratégiques, est prévu pour s’étaler sur la période 2020-2024. Il inclut aussi la Mauritanie et le Tchad, pays non membres de la Cedeao, mais également aux prises avec la menace terroriste.
Fait notable, la totalité de ce milliard de dollars est prévue pour être mobilisée à l’interne par chaque pays participant à l’initiative.
Ce nouveau plan sous-régional vise notamment à accélérer la mutualisation et la coordination des efforts des pays dans la lutte contre le terrorisme, le partage direct de renseignements entre les Etats, la formation et l’équipement des acteurs de la lutte.
Outre le fait de mettre en place un programme d’investissements prioritaires dans les zones fragiles, il devrait permettre de renforcer les actions de la Force conjointe du G5 Sahel et de cibler les sources de financement du terrorisme, notamment le trafic de drogue.
Ayi Renaud Dossavi
1639 forages équipés de pompes à motricité humaine tombés en panne, vont faire l’objet de réhabilitation sur tout le territoire togolais, à partir de ce mois de septembre 2019, selon une annonce du ministère de l’eau, de l’équipement rural et de l’hydraulique villageoise (MEERHV).
Ces forages en panne, ont été recensés lors de l’opération d’inventaire des forages et mini-adductions d’eau potable en milieu rural et semi-urbain qui s’est tenue dans le pays.
Les travaux de réhabilitation envisagés visent, selon le Ministère de tutelle, à améliorer davantage les conditions de vie et d’accès à l’eau potable des populations en milieu rural. Ils sont pris en charge par le Programme d’appui aux populations vulnérables (PAPV), dans son volet ‘Eau et Assainissement’.
Dans le même ordre d’idées, les pouvoirs publics togolais ont mis en place une solution basée sur la téléphonie mobile pour permettre aux populations de disposer d’eau potable en continu, dans le cadre du projet SOFIE (Suivi des Ouvrages de Forage et des Indicateurs pour l’Eau).
Notons qu’en 2017, une 1ère opération avait permis de réhabiliter 1 559 forages.
Séna Akoda
Comment créer son application mobile en 3 jours ? Les jeunes désireux d’avoir leur propre application mobile pourront s’inscrire pour une formation de trois jours prévue en ce sens, du 1er au 03 octobre prochain à Lomé.
Portée par Enginnova, une plateforme d'innovation en sciences et technologies, cette initiative avait été initialement annoncée du 09 au 11 septembre dernier, dans le cadre d’ « Enginnova Learning Program ».
Via ce programme, la plateforme qui regroupe de jeunes spécialistes des technologies, offre des « formations certifiantes pour accroître le nombre de spécialistes des technologies et produire les ingénieurs et développeurs d’aujourd’hui et de demain ». A travers ce programme, Enginnova déclare « investir dans le talent et préparer les bénéficiaires à l’emploi ». Les inscriptions pour la formation sont reçues ici.
En rappel, Enginnova est l’organisation qui porte l’initiative du Forum sur l’Entrepreneuriat Numérique et Estudiantin (FENES) dont la 1ère édition a eu lieu début juin 2019. Cet événement a permis à Yvon Koudam, concepteur de l’application Kondjigbalê d’emporter le 1er prix du concours « Pitch up your start up idea ».
Séna Akoda
Sur près de 10 000 candidatures soumises au Prix Netpreneur 2019 pour l’Afrique, deux femmes entrepreneures togolaises se sont adjugé leurs places dans le Top 50 finaliste à ce concours. Il s’agit de : Aimée Abra Tenu Lawani, qui produit le savon Kari Kari, et Lucia Ahoefa Allah-Assogba, plusieurs fois primée (photo archives) avec sa boutique «Togossime»(ndlr : marché togolais en Ewe, langue du Sud-Togo), spécialisée dans la vente des produits made in Togo.

Le premier défi pour les deux jeunes entrepreneures togolaises consistera, à passer le cap du Top 50 pour figurer dans le Top 10 des finalistes. Leur ultime défi, est de gagner la compétition. Selon l’annonce faite par la fondation Jack Ma, le grand gagnant décrochera une part conséquente de la subvention d’1 million $.
Précision importante, les neuf autres finalistes recevront également une subvention de la Fondation Jack Ma, et auront accès à la communauté Netpreneur des chefs d’entreprises africains pour bénéficier de leur expertise et des meilleures pratiques de cette communauté.
« Africa Netpreneur Prize Initiative », est un projet porté par la fondation Jack Ma et son partenaire africain Nailab, un accélérateur d’entreprises au Kenya créé par le Kényan Sam Gichuru.
D’ici à 2030, cette fondation devrait ainsi distribuer au total, 10 millions $ à 100 jeunes ou femmes entrepreneurs africains.
Séna Akoda
Le nom fait presque immanquablement sourire la première fois et pourtant les sujets traités, sont de l’importance la plus capitale aussi bien pour le bien-être individuel que commun. Les Zopitaux et Moi, c’est le nom donné à leur plateforme digitale par une équipe de jeunes togolais étudiants en médecine, afin de pallier au manque d’informations en santé dans le pays. Ludique, instructif, participatif et innovant, les Zopitaux parlent de tout, sans tabou, et ça marche. Togo First a rencontré leur coordonnateur Achille Tchabou.
A votre santé !
Togo First : ‘Les Zopitaux et Moi’, qu’est-ce que c’est concrètement ?
Achille Tchabou : Les Zopitaux et Moi est en même temps une association et une plateforme qui a pour but de lutter contre l'analphabétisme de la population dans le domaine médical et de combler le fossé qu'il y’a entre les professionnels de la santé et la population. C'est une plateforme digitale développée dans le but de pallier au manque cruel d’information dans le domaine de la santé. Ceci, sachant que ces infos sont difficiles d’accès et la plupart du temps compliquées à comprendre.
T.F : qu’est-ce qui a suscité l’avènement de ce concept ?
A.T : Étudiants en médecine, nous nous sommes rendus compte que nous étions devenus une référence pour nos amis et parents pour tout ce qui a trait au médical. Presque tout le temps, nous recevions des questions comme « combien coute tel médicament ? », « où pouvons nous trouver tel produit ? », « si j’ai telle douleur, de quoi puis-je bien souffrir ? », et ainsi de suite. Très vite nous avons pris conscience qu'énormément de personnes ignoraient beaucoup de choses que nous, nous jugions évidentes à connaître. Aussi dans nos milieux, la santé, la médecine et nos hôpitaux n’ont pas toujours très bonne mine. Pire aucun de ses secteurs ne communique vraiment. Il nous fallait donc redonner un autre visage à la santé et à nos structures de soins et susciter l’envie de s’informer.
Ajouté à cela notre passion commune pour le digital et nous nous sommes dit qu’il fallait profiter de l’impact de plus en plus grandissant des réseaux sociaux pour répondre à ce besoin vital de la communauté d’être informé en temps et en heure, quel que soit l’endroit où l’on se trouve. Opportunité que le digital nous offrait.
T.F : comment s’est faite alors la transition entre la médecine et le digital ?
A.T : La transition s'est faite assez facilement. Nous étions déjà un peu mordus du digital, même si nous ne maîtrisions pas tous les contours au départ. Une occasion s’est présentée à nous en février 2017 et nous a permis de toucher du doigt la santé appliquée au digital ; ce qui nous a donné une idée plus précise de l’allure que nous voulions donner à notre plateforme. Ceci étant, j'ai suivi une formation en social media management appliquée à la santé, organisée par une structure de la place en 2017. Nous nous sommes donc encore plus outillés pour mieux débuter cette aventure.
Pour la petite histoire, le nom 'Les Zopitaux et moi' nous est venu à la fin de la formation en question.
T.F : quelles sont les activités que mène Les Zopitaux et Moi ? Est-ce uniquement sur les réseaux sociaux ou dans la vie réelle ?
A.T : Nous menons nos activités essentiellement sur le digital. Nous traitons chaque semaine des sujets variés sur la santé. Cela se fait avec des infographies, des vidéos, des sondages, des Lives et surtout des campagnes digitales avec l’aide des influenceurs et leaders d’opinion. Nous diffusons ces informations notamment sur les réseaux sociaux les plus utilisés ici, Facebook, Twitter, Instagram et WhatsApp. Nous utilisons l'audiovisuel pour rendre et partager nos informations de façon ludique, accessible et attrayante. D’ailleurs le nom « Les Zopitaux et Moi » a été donné pour avoir une appréciation moins « sérieuse » et donner l’envie aux personnes de venir s’informer sur la santé et les hôpitaux avec moins de stress.
Nous faisons aussi des activités en présentiel à travers des campagnes de sensibilisation (par exemple sur le cancer du sein, les substances psychoactives, le diabète, l'hygiène menstruelle…) car il nous faut non seulement toucher les couches inaccessibles sur internet mais aussi donner un visage aux personnes qui diffusaient ces informations. Ce sont des informations sensibles donc c'est important pour nous qu'on sache qui en parler. En dehors de ces canaux, nous avons aussi des passages à la radio et à la télé, ce qui nous permet d'atteindre notre objectif : rapprocher l’information médicale de l’individu.

T.F : qui font alors partie de vos équipes ?
A.T : L'équipe est actuellement constituée d’une dizaine de personnes. L’infographiste, des rédacteurs web, des médecins généralistes et spécialistes, un pharmacien et de nombreux médecins et autres professionnels de la santé sont contributeurs. Au début l'équipe était constituée de médecins puisque l'idée émanait d'un médecin. Mais ensuite, pour donner une allure professionnelle à la plateforme, des professionnels du digital ont rejoint l'équipe. Donc, en gros, 2/3 de l'équipe est médicale et le restant est focus sur le digital.
Toute cette équipe s’auto-finance. Les actions sont financées par les membres de l’équipe eux-mêmes. L’occasion pour nous de lancer un appel à tous les sponsors et les bonnes volontés.
T.F : quels sont les thèmes que vous développez sur la plateforme ? Nous avons remarqué un nombre conséquent de thèmes relatifs à la femme. Pourquoi ?
A.T : Nous abordons tous les sujets de la santé et la médecine. Par exemple, nous avons parlé de la prostate, de la drépanocytose, du cancer du sein, du cancer du col de l'utérus, de l’asthme, et de l'hygiène menstruelle… Plus d’une cinquantaine de sujets déjà traités. C'est vrai que l'accent est mis sur la santé de la femme parce qu’elle a une santé plus fragile, elle a moins accès aux structures de soins que l'homme et quand une femme est en bonne santé c'est toute la cellule familiale qui se porte bien.
T.F : à l’heure des fake news et où tout le monde s’érige en expert sur les réseaux sociaux, comment arrivez-vous à évoluer ?
A.T : Nous avons pu imposer notre notoriété sur la durée. Les internautes ont vraiment pris le temps d'analyser les informations que nous partageons et notre avantage est que nous ne sommes pas cachés. Tous les professionnels de la santé qui interviennent sur la plateforme sont connus. Ce sont des médecins sortis des universités et écoles connues qui interviennent aussi offline dans nos activités donc les internautes ont pu mettre un visage sur chaque personne derrière la plateforme ainsi que les contributeurs. Nous pouvons dire donc que c'est grâce au temps et à l'analyse des informations que nous divulguons qui certifie un peu notre notoriété. Nos nombreux passages sur RFI et récemment à la BBC le démontrent aussi.

T.F : vos ambitions ?
A.T : Notre ambition est de devenir l'une des plus larges communautés francophones dans le domaine de la santé. Nous voulons créer une puissante communauté de partages. Il est inadmissible de mourir aujourd’hui par manque d’informations mais force est de constater que cela arrive tous les jours. Parfois c’est juste le voisin qui a la réponse. Grâce au digital, ces partages peuvent se faire et cela peut sauver des vies. Il est important aujourd'hui de communiquer dans tous les domaines et encore plus en santé. Nous voulons donc créer un puissant canal de communication au sein d’une communauté santé francophone et qui devienne incontournable.
Interview réalisée par Octave A. Bruce
Les candidatures pour la prochaine cohorte du Mandela Washington Fellowship, programme d’excellence américain à l’intention des jeunes africains, ont été lancées cette semaine. Elles sont ouvertes jusqu’au 9 octobre 2019.
Cette année, comme la précédente, la bourse permettra à 700 jeunes africains de voyager pour 6 semaines aux États-Unis, au cours de l'été 2020 (mi-juin). Ce sera dans le cadre de formations combinant cours théoriques et pratiques, axées sur une des trois thématiques suivantes : Business et entrepreneuriat, engagement citoyen, et administration publique.
Il s’agit d’un programme complet conçu pour développer les compétences qui permettra aux boursiers de renforcer leur potentiel de leader, dans leur communautés et secteurs respectifs. C'est l'occasion également offerte aux jeunes boursiers d’explorer leurs domaines d’actions, dans un cadre nouveau, et d’élargir leur expertise. Cette rencontre se conclut par un sommet global dans la capitale des Union Washington D.C.
Notons que L’année dernière, 10 jeunes togolais on fait partie des lauréats pour ce programme.
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Sur un site jouxtant l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA), Agoè Cacaveli, banlieue Nord de la capitale togolaise, des travaux de démolition d’un bâtiment sont en cours, a constaté ce vendredi 13 septembre 2019 la rédaction de TogoFirst. Un bulldozer est en train de transformer en un champ de ruines un immeuble manifestement laissé à l’abandon.
Une source à l’ITRA confie que sur les cendres de cet immeuble, est prévue, d’ici à quelques mois, la construction d’un laboratoire moderne de contrôle qualité. « On est en train de casser le bâtiment et on va construire un laboratoire dédié à des analyses plus précises, dans le cadre du contrôle qualité des produits agroalimentaires », détaille la source.
Les travaux seront financés à hauteur de 100 millions FCFA environ, par le Programme de Productivité Agricole de l’Afrique de l’Ouest (PPAAO), le Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les secteurs porteurs (PAEIJ-SP) et le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole basé sur le partage de risques (MIFA).
Ce centre d’analyses aura les équipements nécessaires pour fournir des prestations à la hauteur des attentes des pouvoirs publics et à la satisfaction des consommateurs, annonce-t-on. On avance 200 millions FCFA pour l’acquisition desdits équipements.
Séna Akoda
Le Togo devrait accueillir vers cette fin d’année (du 16 au 17 décembre 2019), un Symposium régional sur l’Intelligence artificielle, selon le média La Tribune Afrique.
Avec comme thème, « Pour une Intelligence artificielle (IA) éthique et inclusive au service du développement durable, de la paix et de la sécurité en Afrique de l'Ouest », l’évènement sera l’occasion de poser la première pierre de l'Agence francophone pour l'Intelligence artificielle (AFRIA), annoncé depuis plusieurs mois, dans la ville d’Aného (40km de la capitale Lomé).
Le média panafricain informe par ailleurs que la rencontre, coorganisée par le gouvernement togolais, l'Unesco, l'OIF, la Cedeao, et l’Uemoa, devrait réunir différents ministres de l’économie numérique dans l’espace francophone, le Réseau des institutions en charge de la Francophonie en Afrique de l'Ouest (RESIFAO), le Centre des hautes études du ministère français de l'Intérieur (CHEMI).
Seront également de la partie, les acteurs de l’enseignement supérieur du Togo, avec l'Université de Lomé, et du milieu de l’entrepreneuriat, avec des startuppers et des opérateurs privés, ainsi que des bailleurs internationaux.
D’ores et déjà, l’évènement attend plus d’une centaine de participants, notamment Cina Lawson, ministre en charge de l’économique numérique au Togo.
Ayi Renaud Dossavi
Lire l’article de la Tribune Afrique
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Les stridulations émanant du Nigeria sont remontées jusqu’au marché togolais ce jeudi, suite à un nouveau rebondissement dans la décision du géant de l’est de fermer ses frontières avec le Bénin et le Niger. Après la tomate, cette fois-ci, c’est le marché noir du carburant qui subit de plein fouet les secousses de la « sanction » nigériane, précipitant les Togolais dans les stations d’essence.
Mercredi, le Colonel Hameed Ali, un des patrons de la douane nigériane a indiqué que son pays maintiendrait ses frontières fermées, jusqu’à ce que ses voisins (pays limitrophes à l’ouest) « finissent par accepter les conditions mises en place pour favoriser les politiques économiques » du Nigeria. La nouvelle orientation de la première économie d’Afrique a été mal ressentie, dans un premier temps, sur les marchés béninois qui desservent le Togo. Dans ce pays voisin où le Kpayo (nom béninois de l’essence de contrebande) représente une part importante de la consommation, le prix a presque doublé depuis le 20 août.
Le Nigeria a en effet été en mesure de « bloquer complètement l'afflux de marchandises illicites », et surtout « d'empêcher l'exportation de produits pétroliers illicites », comme le soulignait le Colonel Hameed Ali.
Une ruée vers les stations d’essence qui se retrouvent submergées par la demande
Si au Togo, l’essence de Contrebande « Boudê », représente encore une proportion relativement moins importante dans la consommation locale, les fluctuations de prix du frelaté ont cependant « toujours » montré les signaux d’une augmentation prochaine des prix à la pompe. Ainsi, constatant une flambée sur le marché parallèle, une foule immense, anticipant une pénurie de l’or noir, s’est ruée vers les stations-services.
En moins d’une journée, cette hausse a entrainé une situation des plus exceptionnelles : les prix du marché noir ont décollé en flèche, se situant à des niveaux supérieurs à ceux des stations-services restées stables malgré le vent de panique. En effet, au Togo, le carburant est subventionné et son prix est plafonné. Dans la nuit de jeudi, sur le marché parallèle, le litre se négociait à 1000 FCFA, voire 1100 FCFA dans certains quartiers de Lomé, et à près de 2000 FCFA dans certaines localités de l’Intérieur du pays, contre le prix plancher de 564 FCFA dans les stations d’essence légales.

« J’ai fait la queue pendant au moins une heure de temps avant d’avoir mon carburant », s’offusque un Loméen qui doigte le Nigeria. « Je pense que c’est à cause du Nigéria », a poursuivi l’indigné qui a enfin réussi à se procurer son Super sans plomb.
Le marché noir désormais alimenté par les stations légales ?
La situation semble encourager également la spéculation, et des pratiques douteuses. Ainsi, selon certaines sources, des individus iraient acheter de l’essence en quantité à la pompe, pour la revendre ensuite sur le circuit parallèle, accentuant la pénurie conjoncturelle, alors que l’approvisionnement prévisionnel des stations se fait attendre.

« Les vendeurs de boudê s’approvisionnent maintenant dans les stations. C’est cela qu’ils sont en train de revendre », a soufflé un conducteur de taxi-moto.
Une fermeture qui impacte les circuits d’approvisionnement « parallèles »
La fermeture de la frontière nigériane pour des raisons de contrebande massive, semble peser de plus en plus sur certains circuits économiques de ses voisins. Au Togo, si la mesure a d’abord affecté la filière Tomate, au point de pousser le gouvernement à donner un coup de pouce aux producteurs, son impact monte donc d’un cran dans les autres secteurs, et risque d’accentuer la dégradation de la balance commerciale.
Les échanges commerciaux entre les deux pays d’Afrique de l’Ouest sont, en effet, estimés à environ 1,4 milliard $, selon Comtrade, l’agrégateur des flux commerciaux mondiaux des Nations-Unis. Ces échanges sont notamment dominés par les produits pétroliers dont les importations vers le Togo, pèsent pour environ le milliard de dollars, sans comptabiliser l’essence frelatée qui transite par le Bénin.
Dans la matinée de ce vendredi, la situation semble pour le moment revenir à la normale. Quoi qu’il en soit, Abuja reste déterminé à garder ses portes fermées à ses voisins de l’ouest, du moins, jusqu’à ce qu’ils s’entendent sur les modalités de circulation des denrées dans la sous-région. »
Rappelons, que le Nigeria somme surtout le Bénin d’arrêter de saper son économie en déversant du riz asiatique sur son marché, pour préserver ses « maigres réserves de change » et assurer sa sécurité alimentaire avec son programme national rizicole.
Fiacre E. Kakpo & Ayi Renaud Dossavi
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Des réformes sont introduites dans les curricula de formation scolaire au Togo, à la veille de la rentrée scolaire 2019-2020 au Togo. Selon Taïrou Bagbiègue (photo), ministre chargé de l’enseignement technique, à cette rentrée, douze établissements vont dispenser des cours en maçonnerie, électricité, menuiserie, plomberie et bâtiment, consacrant l'ajout de nouvelles filières technioco-professionnelles.
Dans la même lignée, il informe que 4 établissements donneront des formations en transformation agro-pastorale. Le ministre togolais précise, dans le même élan, que l’accès à ces formations technico-professionnelles est ouvert aux élèves du niveau 3è. Auparavant, seuls ceux qui décrochaient leur Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) pouvaient se qualifier pour ces études.
L’ajout de nouveaux curricula de formation est mu, détaille le ministre par la volonté des pouvoirs publics d’intégrer le Plan National de Développement (PND 2018-2022), notamment ses deux 1ers axes, aux offres scolaires. Le ministre énonce d’ailleurs des statistiques qui confortent l’option gouvernementale de préparer les élèves aux perspectives d’emplois prévisibles d’ici à 4 ans. 56% des offres d’emploi relèvent actuellement du domaine agricole.
En rappel, l’Axe stratégique 1 du PND vise à faire du Togo, un hub logistique et un centre d’affaires de référence dans la sous-région. S’agissant du 2è axe, il ambitionne de développer au Togo, des pôles de transformation agricoles, manufacturiers et d’industries extractives.
Séna Akoda