L'Agence Française de Développement (AFD) vient d'octroyer un financement de 15 millions € au Togo, en appui au secteur éducatif, dans le cadre du Projet d’appui à la réforme des collèges.
Cette facilité devrait permettre d’améliorer les capacités et les conditions d’accueil dans les collèges publics des régions Maritime, Plateaux et Savanes. Plus de 160 collèges sont concernés.
Concrètement, près d'une centaine de collèges d’enseignement général (92) seront équipés de nouvelles salles de classe ; et 75 autres bénéficieront d’appuis financiers pour leur modernisation.
Prévu pour être déployé sur 4 ans, le PAREC II se décline en trois volets essentiels, la construction de 380 nouvelles salles de classe avec les équipements sanitaires
et administratifs connexes, l’appui au déploiement opérationnel de projets qui offrent aux collégiens (les jeunes filles en particulier) un environnement scolaire protecteur, inclusif et
sensible au genre, ainsi que le renforcement des capacités, à échelle nationale, de près de 4 000 chefs d’établissements, enseignants volontaires et enseignants titulaires.
La cérémonie de signature de la convention de financement s’est tenue ce lundi 4 novembre 2019 à Lomé. Le Togo était représenté par Sani Yaya, ministre de l'économie et des finances, et les partenaires français par Marc Vizy, ambassadeur de France au Togo, et François Jacquier, directeur-pays de l'AFD.
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Le Premier ministre togolais Komi Sélom Klassou a ouvert ce lundi 04 novembre 2019 à Lomé, la 1ère édition de la Semaine du Secteur Privé en présence d’éminentes personnalités du secteur privé, d’institutions financières internationales et d’autres partenaires au développement.
Placée sous le thème : « Secteur privé : moteur de croissance et de développement socioéconomique du Togo », elle se tient dans un contexte de promotion du Plan National de Développement (PND 2018-2022) dont la mise en œuvre devrait mobiliser près de 3 000 milliards FCFA du secteur privé, soit 65% des ressources totales nécessaires (4 622 milliards FCFA).
Kodzo Adedzé, ministre en charge du secteur privé relève que cette semaine démarre quelques jours après la publication du Doing Business 2020, baromètre de l’environnement des affaires où le Togo a fait un bond significatif de 40 places. Un an après avoir réalisé un autre bond de 19 places.
L’organisation de la semaine du secteur privé traduit, selon le ministre, la volonté des pouvoirs publics togolais de faire du secteur privé, un partenaire privilégié dans la transformation structurelle de son économie. « Cette semaine permettra d’explorer les voies et moyens pour permettre au secteur privé de continuer de jouer son rôle de partenaire privilégié du développement du pays », a-t-il indiqué.

Selon Germain Essohouna Mèba, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT), la semaine du secteur privé est une manifestation visant à célébrer le secteur privé. Il ajoute que la création d’un environnement favorable aux affaires constitue le pilier central de la vision de faire du Togo une nation émergente. « Le classement DB 2020 dénote de la volonté de l’Etat togolais et ses partenaires de créer et maintenir un cadre favorable aux investissements », précise-t-il.
Toutefois, nuance-t-il, l’atteinte de l’objectif d’un taux de croissance à deux chiffres (7,6% à l’horizon 2022) ne relève pas de l’improvisation. Il faut, en plus d’un cadre favorable aux affaires, l’émergence d’un secteur privé innovant et compétitif qui crée des richesses et contribue à la réalisation des projets structurants du PND, selon le N°1 de la CCIT.
Pour Laurent Comi Tamegnon, président du Conseil National du Patronat (CNP) du Togo, les cinq jours offriront l’occasion d’une réflexion prospective sur l’avenir du secteur privé.
Hawa Cissé Wagué, représentante au Togo du Groupe de la Banque Mondiale précise que la semaine du secteur privé permettra d’intensifier le dialogue public-privé au Togo, en ligne avec le PND.
Séna Akoda
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Les autorités nigérianes ont décidé de maintenir la fermeture de leurs frontières jusqu’à fin janvier 2020, selon l’agence d’information Ecofin. L’information émane d’un document paru en fin de semaine dernière, et qui indique que la mesure, déjà en vigueur depuis plusieurs mois, va être prolongée jusqu'au début de l'année prochaine.
Cette prolongation vise, selon les autorités nigérianes, à renforcer les résultats obtenus, vis à vis des objectifs fixés par le président nigérian Muhammadu Buhari. Ainsi, « malgré le succès retentissant de l'opération, en particulier sur le plan de la sécurité et des avantages économiques pour la nation, il reste encore quelques objectifs stratégiques à atteindre. », rapporte le site d’information nigérian The guardian, et citant le document officiel.
« […] Dans ce contexte, M. le Président a approuvé la prolongation de la mesure jusqu'au 31 janvier 2020 ».
Rappelons qu’Abuja, en justification de sa décision, qui n’est pas sans affecter ses voisins de la sous-région, évoque notamment des raisons de lutte contre la contrebande de produits alimentaires, comme le riz (massivement importé principalement via la frontière béninoise).
Par ailleurs, c’est la première fois qu’une date limite précise est mentionnée depuis la fermeture des frontières terrestres, particulièrement d’avec le Bénin, et par ricochet des voisins comme le Togo, et le Ghana.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo s’achemine vers la mise en place d’une université de l’audiovisuel et de la cinématographie.
Un protocole d’accord a été signé dans la province chinoise de Chongqing en milieu de mois dernier (le 17 octobre 2019), entre Joël Aboflan, DG de l’Institut Aldus Multi-Services, spécialisé dans la formation en informatique et communication, et Guo Fan, PDG de la compagnie d'audiovisuel chinoise Dafc Frameking Pictures.
Par cette entente, le partenaire chinois s’engage à construire une université privée internationale de cinématographie au Togo. Une infrastructure qui devrait, par ailleurs, être la première du genre construite par la Chine en Afrique, pour former les jeunes togolais et africains dans le domaine du cinéma.
Le complexe éducatif comprendra notamment: un village de tournage, censé allier les réalités culturelles togolaises et africaines aux techniques de pointe de tournage ; un institut de télévision et film, un parc de tourisme, plusieurs studios, un espace de décoration, un désert et un fleuve artificiels.
Selon le patron de Dafc Frameking Pictures, l’université devrait, chaque année, attirer quelques 400 à 500 milles visiteurs ; et former un personnel professionnel et technique chargé de fournir 700 emplois directs et 1000 emplois indirects.
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Le ministère des postes, de l’économie numérique et des innovations technologiques du Togo, recherche un soumissionnaire pour fournir, installer et mettre en service une station fixe de contrôle et de gestion du spectre des fréquences radioélectriques. Un avis d'appel d’offres international a été lancé à cet effet le mois dernier.
L’installation, destinée au centre de contrôle des fréquences de l’Agence Nationale du Spectre des Radiofréquences (ANSR), s’inscrit dans le cadre du Programme régional ouest-africain de développement des infrastructures de communication (West African Regional Communications Infrastructure Program, - WARCIP).
Il est ainsi sollicité des offres fermées de la part de candidats éligibles et répondant aux qualifications requises pour ce type de service; dont le délai d’exécution est de six (06) mois, à compter de la date d’entrée en vigueur du marché. L’appel d’offres court jusqu’au 06 décembre 2019 à 10h30.
Rappelons que, pour le projet WARCIP, le gouvernement togolais bénéficie d’un appui financier de la Banque mondiale, à hauteur de 30 millions $.
Consulter ici l’appel d’offres
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Ce lundi s’ouvre à Lomé jusqu’au 08 novembre, la toute première édition de « La semaine du Secteur Privé ».
Organisée par le gouvernement et le secteur privé sous le thème « Secteur privé, moteur de la croissance et du développement socioéconomique du Togo », l’initiative vise à passer en revue les préoccupations du secteur afin de lui permettre de jouer pleinement son rôle dans la mise en œuvre du PND, plan dont il est d’ailleurs l’un des maillons forts avec une contribution à la réalisation attendue à hauteur de 65%.
Sont prévues, des discussions de haut niveau et des panels animés par un prestigieux parterre de personnalités, membres du gouvernement, représentants-résidents d’organisations internationales, président d’institutions bancaires régionales et nationales, présidents d’organisations du secteur privé, chefs de sociétés.
Il sera notamment question de la promotion de la consommation locale, la migration de l’informel vers le formel, l’accès au financement pour les PME/PMI, la Zlecaf, la promotion des success-stories entrepreneuriales, la formation et l’emploi ou encore le rôle du numérique.
Figurent également au programme, 03 journées portes ouvertes sur les secteurs publics-privés.
Samedi, le coup d’envoi des activités a été donné à travers une caravane et une marche sportive à Lomé, à laquelle ont pris part des officiels.
Octave A. Bruce
La première édition du Marché international de l’artisanat du Togo (Miato), s’est achevée ce dimanche 03 novembre à Lomé. C’était lors d’une cérémonie de clôture présidée par la ministre en charge de l’artisanat, Victoire Tomégah, en présence de plusieurs personnalités.
Ouvert le 25 octobre dernier avec l’ambition de mettre en lumière le génie des artisans togolais et de valoriser les métiers porteurs de ce secteur, cette manifestation foraine qui se veut biennale a réuni une douzaine de pays, plus de 160 exposants et plus de 150 000 visiteurs. Des ateliers et conférences, rencontres d’échanges et mises en relation, expositions ont meublé les 10 jours d’activité.
La cérémonie de clôture a été également l’occasion de la remise des prix des différents concours organisés pour stimuler la créativité des exposants.
« Nous venons de construire et de lancer un évènement qui se veut le cadre de l’excellence et de l’innovation », a affirmé la ministre qui s’est réjouie de la réussite de ce premier coup
d’essai.
Et d’annoncer : « Nous allons mettre en place une équipe de projet Miato et une synergie sera développée avec le secteur du tourisme afin de concilier les deux comme cela se fait déjà dans certains pays ».
Rendez-vous est pris en 2021 pour la 2ème édition.
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La Millenium Challenge Corporation (MCC), a publié vendredi 1 er novembre dernier, la carte des scores 2020. Les résultats indiquent que le Togo valide 14 indicateurs sur les 20.
Ainsi, la 17è évaluation annuelle des performances de 80 pays résume en 03 catégories, les indicateurs validés: la bonne gouvernance, la liberté économique et l’investissement dans le capital humain.
Au niveau de l’indicateur « Bonne gouvernance », le Togo a validé le contrôle de la corruption, la liberté d’information, les libertés civiles et l’Etat de droit.
"L’investissement dans le capital humain" regroupe les dépenses dans l’éducation primaire, le taux d’achèvement des filles au cycle primaire et la protection des ressources naturelles.
L’indicateur « Liberté économique » a pour sa part, permis au Togo de mettre au vert, l’inflation politique budgétaire, la qualité de la réglementation, le genre dans l’économie, les droits fonciers, l’accès au crédit et la création d’entreprises.
Globalement, le pays satisfait pour la 4ème année consécutive les 03 critères d’éligibilité au Programme Compact, à savoir la validation de l’indicateur de « contrôle de la corruption », la validation d’au moins un des indicateurs de droits démocratiques (droits politiques et libertés civiles) et la validation de la majorité des 20 indicateurs avec au moins un indicateur au vert dans chaque catégorie.
Si à l’examen des performances réalisées, le Togo maintient le cap des réformes sur la période 2019-2020, il est à préciser que de 2014 à nos jours, soit en 7 ans, le pays est passé de 5 indicateurs validés à 14.
La publication de cette évaluation intervient alors que le Togo se prépare à démarrer la mise en œuvre du Programme Threshold avec comme principaux axes d’investissements, les TIC et le foncier.
Séna Akoda
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Dédié à la promotion de l’artisanat au Togo, le Marché International de l’Artisanat du Togo (MIATO) va distinguer et récompenser l’innovation et l’excellence dans le secteur à l’issue d’une compétition. Le ministère en charge de l’artisanat annonce 4 prix pour les meilleurs du secteur. A savoir un prix spécial du Président de la République pour les deux artisans modèles de l’événement. Cette récompense se compose de bourses de formation à l’étranger.
Trois prix de l’innovation sont également prévus et se constituent d’enveloppes qui varient, dans l’ordre de mérite, de 250 000 FCFA à 100 000 FCFA. Toujours en ligne avec l'ambition de valoriser l'artisanat togolais et ceux qui évoluent dans ce secteur, le Club des Métiers d’Arts et d'Artisanat du Togo (CMA), fondé par la Designer togolaise de réputation internationale Mablé Agbodan, attribuera deux chèques de 200 000 et 100 000 FCFA aux meilleurs jeunes artisans.
Un dernier prix dénommé « Prix Air France », constitué d’un billet d’avion Lomé-Paris-Lomé sera décerné à la suite d’un tirage au sort auquel sont éligibles tous les exposants à la première édition du MIATO. Les lauréats au niveau de chaque catégorie seront choisis, convient-il de le souligner, sur la base de critères d’évaluation précis.
En rappel, la 1ère édition du MIATO connaîtra son apothéose le 03 novembre prochain
Séna Akoda
A l’occasion de la présentation ce vendredi 31 octobre du rapport pays du Doing Business 2020 pour le Togo, rapport dans lequel le Togo occupe la 97è place mondiale, Sandra Ablamba Johnson (photo), ministre conseillère en charge du Climat des Affaires a encouragé le secteur privé à investir davantage au Togo, et à créer plus d’emplois. Elle a lancé à leur endroit cet appel : « au-delà des impacts qualitatifs, les réformes opérées, tout en constituant parfois des manques à gagner non négligeables pour l’Etat, devraient être converties en investissements voire création d’emplois par le secteur privé qui s’est d’ailleurs engagé à jouer sa partition.»
Déjà, la ministre conseillère note qu’« au-delà des indicateurs, c’est toute l’économie togolaise qui est impactée avec une tendance à la hausse du taux de croissance porté à 5,3% en 2019 malgré un environnement économique international peu favorable. Toutes ces réformes ont généré et continueront de générer des retombées positives pour notre pays ». Entre autres, la progression consécutive en deux ans, des Investissements Directs Etrangers (IDE) à destination du Togo, l’augmentation de crédits dans les services financiers décentralisés, etc.
Performance et satisfaction, mais également des défis !
Si le Togo célèbre une « performance historique » sur fond d’une « immense satisfaction », il reste toutefois beaucoup à faire, alerte la N°1 du climat des affaires au Togo. De fait, précise-t-elle, les progrès réalisés constituent également « un défi de taille » qui appelle à maintenir le cap, sinon à faire mieux. Et, pour le relever, la recette de la ministre conseillère consistera d’une part, « à approfondir les réformes entamées », et d’autre part, à « s’attaquer aux indicateurs sur lesquels le Togo a de la marge de progression ».

En rappel, sur la période 2018-2019, le Togo a amélioré son climat des affaires sur la création d’entreprises, l’obtention du permis de construire, le transfert de propriétés, le raccordement à l’électricité et l’obtention de prêts. Ces performances ont permis au Togo de gagner 40 points dans le Doing Business 2020 et de devenir le 1er pays réformateur en Afrique et le 3ème au monde.
« Pour la 1ère fois, notre pays a franchi le cap d’un classement à deux chiffres et ce, conformément aux instructions reçues il y a exactement un an. « C’est la plus grande progression pour la 2è année consécutive, soit un total de 59 places en deux ans », s’est exclamée Sandra Ablamba Johnson.
Et, « pour comprendre le miracle togolais sur les réformes réalisées ces derniers mois, il faut se référer à 3 choses : en 1er, les choix opérés par le gouvernement togolais. En 2è point, la volonté politique affirmée et en 3ème point, le pragmatisme et le leadership des plus hautes autorités », a souligné la ministre.
Séna Akoda
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