Via le Projet de Développement et de Gouvernance Minière (PDGM), le gouvernement togolais va réhabiliter certaines carrières et mines. Et au besoin, fermer d’autres sites d’exploitation. C’est ce qu’indique un document consulté par la rédaction de Togo First.
En ce sens, le pays envisage de se doter d’un guide et vient de lancer par le canal du ministère des Mines et de l'Energie, un avis à manifestation d’intérêt pour les services d’un consultant en charge de cette tâche.
La mission de ce spécialiste devrait consister notamment, à organiser des visites de terrain pour observer certains sites miniers et carrières exploités ou en exploitation. Le consultant aura, en outre, à consulter les populations riveraines, les opérateurs économiques et autres acteurs pour recueillir leurs avis sur les techniques de réhabilitation et de fermeture.
A terme, le consultant retenu devrait proposer un guide pour l’élaboration d’un plan de gestion, de fermeture ou de réhabilitation s’appliquant à tous les sites miniers. Sur la base du document attendu, il sera procédé à la réhabilitation de certaines carrières et mines et à la fermeture d’autres, notamment les carrières sauvages d’exploitation de sable, apprend-on.
Séna Akoda
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Le Togo perd du terrain au sein l’Uemoa dans les échanges commerciaux avec le Reste du monde. Bien que les ventes du Togo aient sensiblement augmenté depuis 2008, la part du pays dans les exportations de l’Union s’est constamment dégradée sur la décennie.
Représentant 5,6% en 2008, elle a chuté annuellement en moyenne de 5 points de pourcentage pour tomber à 3,3% fin 2018, son plus bas niveau depuis la crise financière mondiale.
Si jusqu’en 2013, le Togo a augmenté sa contribution aux échanges de l’Union, cette tendance s’est inversée à partir de la crise des matières premières en 2014. La dynamique baissière s’est accentuée l’an dernier, avec un nouveau repli, dans un contexte où les importations ont subi, quant à elles, moins de perturbation depuis que les cours des matières premières ont dévissé.
La contraction s’est répercutée sur la balance commerciale, qui, s’est à nouveau, érodée, fin 2018, après l’apparente amélioration observée en 2017. Au premier trimestre 2019, le coup de froid s’est poursuivi, avec un nouveau creusement du solde commercial. La progression moins importante des exportations a peiné à combler des importations plus fortes.
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Le Nigéria a fermé récemment ses frontières avec le Bénin, entre autres à cause d’activités massives de contrebande de produits comme le riz pratiquées sur cet axe, selon les raisons évoquées. Ces activités de contrebande menaceraient, selon Muhamadu Buhari, la politique d’autosuffisance alimentaire mise en place.
Sachant que cette frontière (le Poste de Sèmè) se trouve sur l’axe terrestre Abidjan-Lagos, passant par Lomé, il est édifiant de s’interroger sur l’importance des échanges commerciaux Togo-Nigéria, et ce qu’ils représentent.
Selon l’INSEED, le pays le plus peuplé d’Afrique constitue le 7ème partenaire d’importation du Togo. Au premier trimestre de cette année, Lomé a acheté pour plus de 10 milliards FCFA (10 200 193 486 FCFA) de biens, en valeur f.a.b. (frais de transport inclus). Des importations, au demeurant, en hausse de 14,8% par rapport à 2018.
Plus encore, Lagos est le 1er fournisseur du Togo au sein de la Cedeao (35,7% de ses importations sous-régionales, au premier trimestre 2019). Ce qui positionne le Nigéria devant le Ghana (27%), la Côte d'Ivoire (12,6 %), distançant de loin le Sénégal (7,8%), selon les statistiques.
Par ailleurs, l’agrégateur Comtrade des Nations unies informe qu’en 2018, les échanges bilatéraux Togo-Nigéria représentent à eux seul un marché de plus d’1,1 milliard $. Une assiette très largement dominée par le géant nigérian (qui importe seulement 31millions $ en biens du Togo).
Pour sa part, les approvisionnements de Lomé chez son voisin d’Afrique de l’ouest, se composent essentiellement de produits pétroliers et dérivés (1,1 milliard $ en 2018).
Ayi Renaud Dossavi
Pour un coût estimé à 970 millions FCFA, l’Office Togolais des Recettes va bientôt avoir son datacenter. Ce dispositif permettra à l’institution en charge de la mobilisation des recettes fiscales et douanières au Togo, de stocker, traiter ou distribuer à distance ses données.
Prévue au titre du Projet d’Appui à la Gouvernance Fiscale (PAGFI), la construction de ce centre de données a été répartie en deux lots. Le premier, remporté par le groupement d’entreprises tunisien « Tunisie Micro-Informatique (TMI)-IT&NET Services » pour plus de 945 millions FCFA, porte sur la fourniture, l’installation et la mise en service d’équipements informatiques.
Le deuxième lot, attribué au Béninois Computer et Télécom Technologies à la suite d’un avis d’appel d’offres international, sera réalisé pour environ 23 millions FCFA.
L’exécution des travaux en lien avec le marché devrait démarrer en octobre prochain. Si le délai de livraison des travaux dont se compose le 1er lot, est de 16 semaines, s’agissant du 2è lot, il est de 12 semaines.
Séna Akoda
Koffi Edem Agbeko (photo à droite) a décroché le premier prix du concours de projets, lors du dernier Salon du digital et de l’innovation de Logex, qui s’est tenu le mois dernier à Lomé.
Un prix que le jeune originaire d’Atakpamé (161 km de Lomé) a décroché grâce à son prototype : un sac solaire, capable d’alimenter une ampoule de 5 watts. Ce système ambitionne de permettre aux élèves des zones non électrifiées, d’avoir accès à de la lumière.
Lors de ce salon organisé par la société de services numériques, de cybersécurité et de matériels informatiques Logex, deux autres innovations ont également été primées. Il s’agit, respectivement en 2ème et 3ème places du podium, des projets Open Trade, de Barry Thierno, et V-LAB, de Harold Sehoue et William Ouédraogo.
Open Trade est une plateforme de E-commerce, connectant clients et vendeurs, et qui veut donner une meilleure visibilité aux jeunes entrepreneurs. V-LAB pour sa part est un laboratoire virtuel, qui permet la simulation d’expériences scientifiques.
Ayi Renaud Dossavi
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C’est à un expert en datacenters, APL, 30 ans d’expérience, bien implanté en Europe et en Afrique, que le gouvernement togolais a confié la maîtrise d’œuvre de la construction du centre d’hébergement en colocation, Carrier hotel de Lomé.
L’infrastructure d’environ 12 milliards de FCFA (15,3 millions d’euros), est financée par la Banque mondiale, dans le cadre du Programme Régional Ouest-Africain de Développement des Infrastructures de Communication (WARCIP).
Si sa réalisation a été confiée à la compagnie togolaise BTP Centro, et à CFAO Technologies & Energy qui s’occupera de la partie infrastructure, énergie et environnement, c’est APL qui dirige la maîtrise d’œuvre.
Le Français devrait conduire la direction, le pilotage et la coordination des travaux, et surtout assurer le commissioning. APL qui revendique plus de 2800 missions et réalisations accompagnera également les autorités togolaises pour la certification par Uptime Institute (concepteur de l’architecture Tier), ainsi que la mise en place des équipes d’exploitation, et des normes respectueuses de l’environnement.
Sur ce dernier volet, le datacenter Tier III évolutif Tier IV (500 m² de salles serveurs) dont les travaux sont actuellement en cours, sera alimentée en partie avec de l’énergie solaire. Un segment sur lequel la compagnie française a récemment étoffé son expertise et ses offres, grâce au rachat de Neutreo, un bureau d'études en ingénierie de l'environnement qui accompagne les acteurs du numérique.
Selon Lomé, le carrier Hotel devrait contribuer à améliorer la connectivité, au profit des PME et de l’administration publique, tout en réduisant les coûts et en assurant une infrastructure sécurisée et fiable. Les travaux de construction du centre d’hébergement de Lomé couvrent 15 mois.
Fiacre E. Kakpo.
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Jusqu’au 20 septembre prochain, des séries de formations sont prévues à l’intention des jeunes et des femmes entrepreneurs Togolais, dans le cadre de la mesure des 25% de quote-part de marchés publics.
Initiées hier 02 septembre à Lomé par l’Autorité de Régulation des Marches Publics (ARMP), avec l’appui du Fonds d’Aide aux Initiatives Economiques des Jeunes (FAIEJ), et de la Direction Nationale de Contrôle des Marchés Publics (DNCMP), ces sessions de formation devraient s’étendre également aux villes d’Atakpamé et de Kara.
Au 31 décembre 2018, la mesure attribuait 20% de parts de marchés publics aux jeunes et aux femmes entrepreneurs, et leur a permis de s’adjuger un volume total de marchés de plus de 12 milliards FCFA.
Globalement, il s’agit, selon le gouvernement, non seulement de faire participer les jeunes et les femmes entrepreneurs aux marchés publics, mais aussi de stimuler leur sens entrepreneurial.
Notons que la promotion de l’auto-emploi est l’une des initiatives phares des pouvoirs publics togolais, dans leur lutte contre le chômage et le sous-emploi.
Séna Akoda
L’Office togolais des recettes (OTR), veut se doter d’une application d’évaluation des véhicules d’occasion. Du moins si l’on en croit un récent Avis d’appel d'offres international, émis pour recruter un cabinet chargé de fournir un tel système. L'opération, entre dans le cadre du Projet d’appui à la gouvernance fiscale (PAGFI), financé par la Banque africaine de développement (BAD).
Le Fisc Togolais recherche donc un Cabinet, qui sera chargé de réaliser l’étude conceptuelle, le développement, la fourniture, et la mise en place de cette application, de même que le transfert de compétences.
Pour cet appel d’offres, il va sans dire que les cabinets intéressés devront démontrer leur capacité, expérience et qualification pour les prestations recherchées. Les candidats peuvent également se mettre en association pour augmenter leurs chances.
Notons que cet Avis d’appel d’offres court jusqu’au 23 septembre prochain.
Consulter ici le Document complet
Ayi Renaud Dossavi
Ecobank Transnational Incorporated (ETI), le groupe bancaire panafricain basé à Lomé, a enregistré pour le 1er semestre de cette année, un résultat net de 164,75 millions $. Un chiffre qui exprime un recul de 2 points de pourcentage en glissement annuel (le Groupe avait réalisé 168,54 millions $ sur la même période en 2018). Ce résultat ressort cependant en légère hausse, en FCFA, grâce au cours du Dollar : 95,66 milliards FCFA cette année, contre 94,67 milliards FCFA à fin juin 2018.
Dans les détails, si le groupe s’est serré la ceinture au niveau des coûts du risque (qui s'est contracté de 57%) et charges d’exploitations (en recul de 9%), cela n’a pas suffi à compenser la baisse de son produit net bancaire (qui a dévissé de 14,8%), et des produits d'honoraires et de commissions (-7%), par rapport à fin juin 2018.
Des résultats « modestes », que le DG de la multinationale aux 19 millions de clients, Ade Ayeyemi, met en perspective, eu égard à « l’environnement économique difficile ». Le top management du Groupe, qui a choisi de ne pas verser de dividendes ces deux dernières années, met ainsi l’accent sur les « défis à relever sur le plan de la réglementation, de l’activité et de la conjoncture macroéconomique ».
Notons par ailleurs que les choses ne semblent pas s’arranger pour ce Géant bancaire présent dans 36 pays africains, avec de récents déboires sur les marchés régionaux, notamment Accra et Lagos. C’est dans ce contexte que le bras financier de la Banque mondiale, la SFI, vient de céder ses parts au Néerlando-Norvégien Arise BV.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo prévoit la mise en place de 240 km de ligne haute tension et de 23 postes de distribution dans les années à venir. L’information a été portée aux investisseurs Japonais, lors de la 7è conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD7) par Adjadi Shegun Bakary (photo), Conseiller du Chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé en matière énergétique.
L’installation de ces lignes haute tension devrait booster le taux d’électrification dans le pays, qui selon Marc Ably-Bidamon, ministre togolais charge des Energies, a atteint 45% en 2018.
De fait, ce projet s’inscrit dans le cadre des initiatives que portent les pouvoirs publics Togolais en ligne avec leur objectif de porter à 75% le taux d’électrification à l’horizon 2025 et d’atteindre une couverture universelle en énergie d’ici à 2030.
Selon les échanges entre Adjadi Shegun Bakari et les investisseurs japonais, hormis les lignes hautes tension de 240 km, le Togo mise essentiellement sur la promotion du solaire et de l’hydroélectricité. Objectif : avoir 50% de part du renouvelable dans son mix énergétique et faire du pays, un pionnier en matière du renouvelable sur le continent africain à l’horizon 2030.
Séna Akoda