Togo First

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vendredi, 25 octobre 2019 14:04

MIATO : c’est parti !

Comme annoncé depuis plusieurs mois, le premier Marché International de l’Artisanat du Togo (MIATO), s’est ouvert ce vendredi 25 octobre à Lomé. Le coup d’envoi des activités a été donné avec une caravane qui a sillonné les artères de la capitale.

Organisé par le ministère de l’artisanat et l’Union des chambres régionales des métiers sous le thème de l’Artisanat innovant comme facteur de développement économique et social, l’évènement vise à mettre en lumière le génie et les potentialités des artisans togolais, promouvoir les produits artisanaux et également valoriser les métiers porteurs de ce secteur.

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Mieux, il entend « promouvoir de véritables entreprises artisanales et renforcer l’attrait touristique du Togo », ainsi que l’a déclaré le ministre en charge du secteur, Victoire Tomégah-Dogbé dans une interview accordée à RépubliqueTogolaise.  

C’est donc parti pour 10 jours d’expositions au cours desquels 150 000 visiteurs au minimum et des acheteurs professionnels venus de France, Angleterre, USA entre autres, sont attendus.

200 stands, plus d’une centaine d’exposants, 10 000 articles, et une quinzaine de pays africains, tels sont là quelques chiffres qui résument cette fête de l’artisanat togolais.

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Aziablé Adjo, artisane établie à Kévé, dans la Préfecture de l’Avé et spécialisée dans le traitement de papier recyclé se réjouit : « pour une fois, c’est une manifestation qui est uniquement dédiée à nous autres artisans et il était plus que nécessaire d’en profiter ».

Pour Akati Tinapang, sculpteur professionnel venu de Kpalimé (120 km de Lomé), « il s’agit de profiter de cette occasion pour vendre et nouer des contacts surtout ». Même son de cloche chez Fatou Ouédraogo, arrivée du Burkina Faso : « Avec ce marché, nous pourrons partager notre savoir-faire avec nos collègues togolais et pourquoi pas mutualiser nos efforts sur des projets ».

Au Togo, l’artisanat contribue à 18% du PIB et participe à la réduction du déficit de la balance des paiements à hauteur de 20%. Sur la période 2011-2018, le gouvernement a investi près de 9 milliards FCFA dans le secteur et soutenu notamment près de 12 000 projets.

Octave A. Bruce

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Octave A. Bruce

La Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), en association avec la Banque Mondiale, organisent en fin de ce mois (les 30 et 31 octobre 2019), une conférence internationale sur les entreprises de technologies financières (FinTech).

Cette rencontre, qui se tiendra au siège de l'institution communautaire à Dakar, devrait réunir des experts et dirigeants d'institutions de régulation et de supervision régionales et internationales, notamment la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), la Banque ouest africaine de développement (Boad), le Conseil Régional de l'Epargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF), et la Banque Centrale d'Egypte.

L'initiative, apprend-on, vise à créer un cadre d'échanges et de partage d'expériences en matière de régulation et de supervision des FinTech. Seront entre autres au cœur des discussions: l'application de la technologie blockchain au secteur financier ; l'évolution du crédit digital ; les monnaies virtuelles et les monnaies digitales émises par les banques centrales ; les approches de régulation et de supervision des FinTech.

A noter également, outre la participation des représentants des ministères en charge des Finances des Etats de l'Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), dont le Togo; la présence annoncée des gouverneurs de Banques centrales de pays hors-Uemoa, notamment de Mauritanie, du Ghana, de Sierra Leone, et des Etats de l'Afrique Centrale.

Ayi Renaud Dossavi

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Alors que le tout premier marché international de l’artisanat du Togo prend son envol ce jour, Victoire Tomegah Dogbé, ministre du développement à la base, de l'artisanat, de la jeunesse et de l'emploi des jeunes revient sur les enjeux de ce grand rendez-vous. Les objectifs du Miato, les impacts attendus, les opportunités, les derniers tours de vis pour la mise en œuvre d’un mécanisme de financement dédié au secteur, la ministre nous livre,  sans détour, le nouveau paradigme du gouvernement pour le secteur de l’artisanat, 18%  du PIB, 1 million d’acteurs locaux, et atténuateur du déficit commercial. République Togolaise s’est entretenue avec la Ministre.

République Togolaise (RT) : le Togo lance aujourd’hui son  tout premier marché international de l'artisanat. Quels objectifs vise cet événement ?  Quel en sera le moment fort?

Victoire Tomegah Dogbé (VTD) : Le MIATO vise à  promouvoir les produits ou services artisanaux à travers la mobilisation de milliers de visiteurs autour de ces derniers. Il s’agit de faire découvrir les talents et le potentiel des artisans togolais et de sensibiliser les jeunes sur les opportunités du secteur de l’artisanat avec à la clef la valorisation de certains métiers porteurs.

Plusieurs moments forts vont marquer cette première édition : les rencontres d’affaires entre les artisans africains et les acheteurs professionnels, les ateliers pratiques permettant aux visiteurs de découvrir le quotidien de certains artisans etc.

RT : Si l'artisanat contribue à la réduction du déficit de la balance des paiements, c'est surtout parce qu'il est fortement alimenté par les arrivées de touristes internationaux. Le MIATO devrait accueillir des participants venant de plus de 26 pays, apprend-on. Comment utiliser l'attrait touristique actuel du Togo pour booster le secteur de l’artisanat ? Qu’avez-vous prévu à cet effet ?

VTD : Le MIATO est également un cadre de promotion et de valorisation de notre patrimoine culturel qui s’apprécie sur les empreintes laissées par nos valeureux artisans sur leurs différents produits d’art, de décoration et traditionnels. Ce sont bien là des éléments qui suscitent l’intérêt des touristes. Et tout le décor du MIATO a tenu compte de cet aspect de la chose, de sorte que notre savoir-faire ancestral soit représenté le mieux possible!

L’artisanat togolais, en général, a une bonne valeur marchande et notre mission est de contribuer à la rendre encore plus compétitive dans la sous-région. Nous voulons promouvoir la création de véritables entreprises artisanales, capables de renforcer le Togo comme destination touristique. De façon générale, le tourisme et l’artisanat se nourrissent l’un de l’autre.

RT : Le gouvernement prévoit d’appuyer la création de 4 200 entreprises artisanales d’ici 2022. Comment le MIATO pourrait-il contribuer à la réalisation de cette ambition ?

VTD : En dehors de l’exposition vente des produits, le MIATO entend communiquer suffisamment sur les opportunités qu’offre le secteur de l’artisanat et qui permettent aux jeunes professionnels de mieux affiner leur choix et d’adopter des démarches gagnantes dans le sens de la création et gestion d’entreprises artisanales.

A ce titre,

  • des ateliers de formation seront organisés sur les meilleurs outils permettant de mieux vendre par exemple, ou comment protéger ses œuvres, comment réussir l’emballage des produits en termes de design, pour ne citer que ceux-là.

  • des panels et communications seront tenus pour permettre aux participants d’échanger avec des spécialistes du secteur sur les thématiques brulantes de l’heure qui auront pour but d’amener les artisans à créer, consolider et gérer des entreprises viables ;

  • des projecteurs seront braqués sur certains métiers porteurs du secteur pour susciter auprès de jeunes visiteurs l’envie d’embrasser l’apprentissage de métiers artisanaux, débouchant donc sur la création d’entreprises.

RT : Les autorités ont récemment envoyé, pour une formation d’un mois en Chine, trois artisans sculpteurs. Cette initiative est-elle ponctuelle ou répond-elle à un programme qui devrait voir d’autres vagues d’artisans togolais se perfectionner chez le géant asiatique ?

VTD : Effectivement, l’ambition de promouvoir efficacement l’artisanat nous a amenés à nouer des partenariats diversifiés et très fructueux avec nos partenaires au développement dont la Chine.

Dans ce cadre, depuis 2011, plusieurs vagues  d’artisans ont fait le déplacement en Chine pour se perfectionner dans leurs métiers d’exercice afin qu’au retour, ils puissent valoriser les nouvelles compétences acquises au profit de leur secteur. Les principaux métiers concernés sont la couture, la broderie, la sculpture, etc.

C’est donc une initiative qui s’inscrit parfaitement dans un programme bilatéral durable de renforcement des capacités des artisans.

RT : Pour un secteur où les acteurs disposent de très peu de garantie pour bénéficier des prêts bancaires, que prévoit votre département au-delà des mécanismes de financement communs comme le Faiej ou Ajsef, pour révéler le potentiel des artisans togolais ?

VTD : De façon succincte, nous sommes dans la dynamique de lancer un nouveau projet qui s’inspire des expériences des mécanismes que vous venez d’énumérer, pour offrir aux artisans des possibilités d’accès de manière innovante aux crédits rapides, adaptés et fiables en vue du financement de la création et de la consolidation de leurs initiatives entrepreneuriales. Encore un peu de patience et vous en serez tenus informés après réglage de quelques détails techniques.

RT : Quels sont aujourd'hui les vrais défis du secteur de l'artisanat ?

VTD : S’il faut les résumer en trois points :

  • le renforcement des capacités des artisans à travers des formations et sessions de perfectionnement, en vue d’élever le niveau de compétitivité de leurs produits/services ;

  • l’amélioration du cadre institutionnel des structures d’encadrement en vue d’offrir aux artisans des services de proximité répondant à leurs besoins ;

  • L’assainissement du cadre règlementaire de création des entreprises artisanales et l’octroi à ces dernières des mesures promotionnelles visant à les solidifier : les textes existent déjà, il suffira de créer les conditions de leur mise en application pratique.

99è sur 190 pays évalués sur le « raccordement à l’électricité » dans le cadre du Doing Business (DB) 2020, le Togo a mené plusieurs réformes pour réaliser cette performance.

Au niveau de cet indicateur, 3 réformes majeures ont été mises en œuvre, rappelle Abbas Aboulaye, directeur général de l’énergie (DGE). D’abord une réduction de 50% du coût de raccordement  pour les entreprises, ensuite une réduction à moins de 30 jours du délai de raccordement contre deux mois et demi en 2017 et enfin, l’efficacité de la fourniture de l’électricité.

Selon le DGE, des efforts ont été consentis en matière de réhabilitation et de renforcement du réseau. Tout ceci a concouru à réduire à 89 heures le temps de coupures sur toute l’année qui compte 8 700 heures. Soit une performance de 99% en matière de qualité du réseau.

Ces réformes ont permis au pays de totaliser 72,6 points dans le Doing Business 2020, soit une  progression de 2,6 points enregistrée.

En 2019, le Togo était à la 105ème place  sur cet indicateur  avec 70 points.

Séna Akoda

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Des acteurs, essentiellement de l'administration publique et du secteur privé du Togo et du Bénin, ont été formés sur l'intelligence économique. C'était à la faveur d’un atelier organisé par le Centre Automne d'Etude de Renforcement des Capacités pour le Développement au Togo (CADERT), avec l’appui du Centre Africain de Veille et d'Intelligence Economique (CAVIE).

La formation, qui a débuté le 14 octobre dernier et s’est achevée en milieu de cette semaine, avait pour but de fournir aux participants, des outils de renseignement nécessaires à la production d'informations de hautes qualités, pour la prise de décisions économiques. Les travaux ont ainsi concerné, notamment, des sessions sur la veille et l'intelligence des marchés africains et l'influence de la décision politique en Afrique.

L’un dans l’autre « [nous sortons] assez satisfaits de cette formation », souligne Julien Nze Biyoguet, expert en économie du développement au Cadert. « D'autant plus que nous avons pu mettre les pieds dans le monde de l'intelligence économique, apprendre des outils de veille et de renseignement (…) pour pouvoir fournir des informations nécessaires dans la prise de décision dans nos organisations ».

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Sur l'obtention du permis de construire, le Togo est passé de la 133ème place dans le Doing Business 2019 à la 127ème place cette année, une progression de 6 places dans le classement mondial.

Cette évolution, portée par un score qui s’est amélioré d’un peu plus de deux points (de 61.79 à 64.1, selon la notation de l’institution de Bretton Woods), semble traduire l'impact des réformes du pays, en vue de simplifier les démarches d’obtention du Permis, entamées depuis 2016.

De fait, l’équipe de rédaction du rapport sur le climat des affaires dans le monde, constate que le pays « a facilité le traitement des permis de construire en réduisant les droits et en adoptant un portail en ligne pour la soumission des demandes».

De plus, le Togo a augmenté le niveau de transparence de la démarche, « en rendant les documents requis, l'approbation préalable et les droits disponibles en ligne. » Dans le même temps, on note « une amélioration du contrôle de la qualité [de ses] bâtiments en réglementant les inspections pendant la construction. »

Du reste, cette année, le pays ressort avec un score de 11, sur l’indice de contrôle de la qualité des bâtiments (qui va de 0 à 15).

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L’information a été rendue publique ce jeudi 24 octobre, à l’occasion d’un atelier de validation du rapport sur la contribution de la production des mines artisanales et à petite échelle, au PIB.

Cette donnée est contenue dans le rapport d’une étude conjointement menée par l’Institut National de la Statistique, des Etudes Economiques et Démographiques (INSEED) et le Ministère des Mines et de l’Energie, dans le cadre du PDGM. Objectif: évaluer de manière détaillée, les exploitations minières artisanales et à petite échelle.

Dans les détails, les principaux minerais exploités sont le sable, le gravier, l’or, l’argile, le marbre, la latérite et d’autres pierres pour la construction. Le rapport d'étude indique en outre qu’en mars 2019, la production totale des mines de petites tailles au Togo était estimée à 18 milliards FCFA.  

Cette statistique est tirée par une production de 9,3 milliards FCFA de mines d’or, de 3,2 milliards FCFA de gravier, d’autres pierres utilisées dans la construction pour 2,2 milliards FCFA et du sable pour 3,1 milliards FCFA.

Cette activité emploie directement plus de 10 000 personnes.

« La création d'entreprise a été facilitée par la suppression de l'obligation de faire authentifier les documents et par le raccourcissement du délai d'enregistrement. » C’est ainsi que l’équipe du Doing Business 2020 résume les progrès enregistrés à son niveau par le Togo, notamment ses réformes en matière de création d’entreprise.

Ces améliorations semblent justifier la progression très importante du pays dans le classement, sur cet indicateur. De fait, après un rang de 84ème en 2019, le Togo bondit à la 15ème place mondiale cette année, en matière de facilité à créer une entreprise.

Cette performance, un pic de 69 places, expriment une progression de 6,4 points dans le score Doing Business. Le pays est passé de 88,7 à 95,1 points.

Dans le détail, pour créer son entreprise au Togo, la démarche se fait en 3 procédures, pour un délai moyen de 2 jours et demi (en comparaison, ce temps est en moyenne de 21,5 jours dans l’espace subsaharien, et de 9,2 jours dans la zone OCDE), avec un cout de création de 25 000 FCFA pour une Société à responsabilités limitées (SARL).

 Ayi Renaud Dossavi

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Courant septembre 2019, un avis prétendument lancé par la société Mèches Nina dans une perspective de sa réouverture, offrait l’opportunité de recruter 200 ouvriers.

Cette annonce, selon les responsables de la société spécialisée dans la confection de tissages, mèches et perruques, était une arnaque, mise au point par certains individus malintentionnés.

De fait, déplorent-ils, les auteurs de cette « fake annonce » exigeraient des candidats, des frais d’études des candidatures à des postes envisagés à la réouverture de la société. En réalité, apprend-on, la réouverture de Mèches Nina a eu lieu depuis 2018.

La production des mines de petites tailles au Togo est estimée à 18 milliards FCFA en mars 2019. Ce résultat est stimulé par une production de 9,3 milliards FCFA de mines d’or, 3,2 milliards FCFA de  gravier, 2,2 milliards FCFA d’autres pierres utilisées dans la construction et, 3,1 milliards FCFA de production du sable.

Les données ont été diffusées ce jeudi 24 octobre à la faveur d’un atelier  de validation du rapport sur la contribution de la production des mines artisanales et à petite échelle  au Togo, au Produit Intérieur Brut (PIB). Le rapport a été dressé à la suite d’une étude menée pour évaluer de façon détaillée, les Exploitations Minières Artisanales et à Petite Echelle (EMAPE).

Notons que cette étude menée par l’INSEED (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques et Démographiques) et le ministère des mines et de l’énergie, a permis de dénombrer 1621 unités économiques d’exploitation des mines de petites tailles réparties sur toute l’étendue du territoire. L’activité emploie plus de 10 000 personnes.

Séna Akoda

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