En ligne avec la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel qu’il a ratifiée, le Togo veut dresser la liste de ses traditions orales, arts de spectacle, pratiques sociales, rituels, etc. En ce sens, le pays a lancé la mise en œuvre de son projet : « inventaire, sauvegarde et valorisation des savoir-faire de la facture et de la pratique des instruments de musique traditionnels ».
Globalement, l’idée est de redorer le blason de ces instruments, rituels et pratiques, terni par certains enseignements religieux, apprend-on. Avec ce projet en effet, le gouvernement togolais vise à « sauvegarder le patrimoine culturel du pays », selon le ministère chargé de la culture.
La mise en œuvre de ce projet qui est soutenu par l’UNESCO, comporte plusieurs étapes notamment des séances d’information et de sensibilisation, la formation des enquêteurs, la collecte des données, l’analyse et le traitement des données.
En rappel, le dernier inventaire réalisé en 2011 avait révélé la disparition progressive d’importants éléments et savoir-faire liés au patrimoine musical traditionnel du pays.
Séna Akoda
Des changements s’annoncent au niveau du Fonds d’Aide à la Culture (FAC), une facilité mise en place par le gouvernement togolais pour appuyer les acteurs du domaine culturel (musiciens, peintres, sculpteurs, cinéastes, organisations culturelles, etc…). C’est du moins ce que laisse penser une récente déclaration de Kossivi Egbetonyo (photo), ministre en charge de la culture au Togo.
En effet, selon le ministre, le FAC « va bientôt changer », tout particulièrement « [nous allons] le recentrer pour qu’il serve véritablement aux acteurs culturels qui le méritent ». La déclaration a été faite dans le cadre d’une tournée entamée depuis début octobre sur toute l’étendue du territoire, et visant à rencontrer tous les acteurs culturels du pays, en vue de connaitre leurs réalités et difficultés.
C’est au sortir de cette tournée, que le patron de la culture a pointé du doigt, entre autres difficultés, la répartition du FAC qui ne permettait pas vraiment aux acteurs culturels d’en jouir, en plus de la complexité administrative de son processus. C’est pourquoi, « la subvention du Fonds d'aide à la culture ne doit plus être faite sur la base géographique mais en considération de la qualité et de la performance des projets soumis ».
Pour rappel, l’an dernier, le ministère de la culture a alloué quelques 600 millions FCFA à près de 250 projets culturels, à travers le FAC.
Ayi Renaud Dossavi
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La Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET) annonce divers travaux de réfection et d’aménagement de ses bâtiments.
A cet effet, elle sollicite jusqu’au 07 novembre 2019, des offres de la part de candidats éligibles et répondant aux qualificatifs de jeunes ou femmes entrepreneurs. Une démarche en ligne avec la mesure qui prévoit d’attribuer 25% des parts de marchés publics aux jeunes et aux femmes entrepreneurs.
Dans le cadre de ce marché, plus de 40 structures portées par les femmes et les jeunes entrepreneurs ont été consultées, à raison de 5 par lot, dans la plupart des cas. Les travaux qui portent sur des bâtiments industriels, administratifs et commerciaux se subdivisent en 8 lots dont 5 à Akossombo.
Pêle-mêle, il s’agit des travaux de terrassements généraux, d’assainissement, de construction de clôture, de badigeon, etc…
Deux lots du marché sont localisés dans la zone 2, plus précisément à Aného et Kpalimé.
Selon les termes de l’avis, le dernier lot consiste en des travaux d’aménagement du bâtiment annexe à la Direction de la CEET, Région des Savanes.
Séna Akoda
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Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), bureau du Togo annonce le lancement du e-tendering, un nouveau système d’appel d’offres en ligne.
Ce nouveau système, selon l’institution onusienne, est « désormais obligatoire car son utilisation présente plusieurs avantages pour la gestion des appels d’offres ». Mieux, cet outil de gestion des commandes « renforce davantage la transparence des processus d’achat du PNUD ».
Afin de permettre aux entreprises et aux prestataires de services de maîtriser l’utilisation de cette nouvelle plateforme en ligne, indique un document du PNUD, des sessions de formation ont été organisées, dont la dernière a lieu ce jeudi 17 octobre 2019, selon le chronogramme diffusé.
Un dispositif en ligne était mis à disposition des entreprises désirant participer aux sessions de formation prévues.
Dans la même veine, un guide d’utilisation du nouveau système de gestion des appels d’offres a été prévu en ligne pour les soumissionnaires.
Séna Akoda
Au deuxième trimestre 2019, le Togo a connu une hausse 14,2% du montant des dépôts collectés par les institutions de microfinance, selon les statistiques de la Banque Centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO).
Ces chiffres, qui sont en baisse par rapport au premier trimestre (où les dépots se sont établis à 16%), représentent cependant la deuxième plus importante hausse de l'espace Uemoa, derrière le Mali (+16,4%), plus important contributeur sur ce segment.
Le Togo vient ainsi devant la Côte d'Ivoire (14,1%), le Sénégal (+10,5%), le Bénin (+5,4%), la Burkina Faso (+3,4%), et le Niger (+1,2%). Le peloton est refermé par la Guinée Bissau, dont les dépôts s'inscrivent singulièrement en contraction (-33,7%) pour ce trimestre.
Du côté de l’encourt des crédits des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD), le Togo enregistre une hausse de 11,6%, sur la période sous revue.
Tous ces chiffres portent l'ensemble des dépôts collectés dans la Zone Uemoa, à 1 441,5 milliards FCFA, et qui s'inscrivent en hausse de 10,3%, en glissement annuel (ils étaient de 1307 milliards FCFA sur la même période, un an plus tôt).
Des tendances qui s'expriment dans un contexte globalement favorable à l'inclusion financière, selon la Banque Centrale (avec notamment un taux brut de dégradation du portefeuille qui s'est légèrement inscrit en baisse, ressortant à 7,4%, contre 8,9% à fin juin 2018; en comparaison à une norme généralement admise de 3% dans le secteur).
A noter également, qu’en vue d’assainir la microfinance au Togo, un segment qui concourt pour une part importante, à l’amélioration de l’inclusion financière dans le pays, plusieurs institutions se sont vues récemment retirer leur agrément.
Ayi Renaud Dossavi
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La 6ème édition du BlogCamp228, rendez-vous organisé par la communauté des Acteurs Du Numérique (ADN) au Togo, se tiendra du 22 au 24 Novembre 2019, dans la ville de Défalé (416 km au nord de Lomé).
Cette session a pour thème « Blogging & les emplois du durables, monétisation du contenu en ligne », et devrait voir la participation de personnalités de la Blogosphère d'Afrique francophone (du Cameroun, et de Côte-d’Ivoire, notamment).
Les candidatures, pour cette rencontre annuelle organisée ont été ouvertes ce mercredi 16 octobre 2019, via les portails Facebook et Twitter des Blogueurs Togolais. Elles courent jusqu’au 03 Novembre 2019, et s’adressent à tout type de créateurs de contenus en ligne (Blogueurs, Youtubeurs, Vidéastes Web, Instagrammeurs…).

Pour cette 6ème rencontre, l’évènement annonce l’appui institutionnel de partenaires tels que la Délégation de l’Union européenne, et le Secrétariat d'état chargé de la Finance inclusive et du secteur informel. Cette dernière institution devrait, avec le concours du Fnfi (Fonds national de finance inclusive), offrir des « apports », vis-à-vis de l’enjeu des emplois durables.
Rappelons du reste que le Secrétariat d'Etat, planche également sur une campagne d'identification, d'accompagnement, et de formalisation des entrepreneurs du secteur Informel au Togo, via les réseaux sociaux, dénommée #FormalisonsLes.
S’inscrire en remplissant ce formulaire.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, les spécialistes en Eau et assainissement planchent depuis hier, mercredi 16 octobre 2019, sur l’élaboration des normes ISO 30 500 et 24 521; relatives aux systèmes d'Assainissement Autonomes (SAA) et aux services en eaux potables et eaux usées.
Plus précisément, la norme 30 500 prescrit les exigences techniques de performance, de sécurité, de durabilité et de protection sociale et environnementale en matière de systèmes d'assainissement, tandis que la 24 521 donne des directives sur la gestion des eaux usées, afin de permettre leur traitement avant rejet.
Les travaux de cette consultation nationale concourent ainsi à élaborer ces deux normes, en vue d’en faire des instruments de développement pour le Public et le Privé, tout en protégeant les usagers et l’environnement.
Notons que si ces standards existent déjà, la rencontre vise surtout à voir comment les adapter aux spécificités du pays. En effet, il s’agit de « prendre en compte des situations assez spécifiques au Togo, pour la mise œuvre et le respect de ces deux normes. », précise Kossiwa Tsipoaka, Présidente du comité technique Eau et assainissement.
Ayi Renaud Dossavi
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La BOAD réussit un troisième eurobond de 830 millions $.
La BOAD (Banque Ouest-Africaine de Développement) vient d’annoncer la finalisation de son troisième eurobond d’un montant total de 830 millions $. L’opération qui porte sur une maturité de 12 ans, a réussi à attiser l’appétit de la communauté des investisseurs internationaux.
La Banque de développement se félicite des conditions de cette sortie couverte en Euro afin de se prémunir des fluctuations de change, l’ensemble des économies qu’elle finance étant membres de la Zone CFA, dont la monnaie est en parité fixe avec la devise européenne.
Pour cette opération, les investisseurs ont accepté un taux d’intérêt de 4,7% alors que deux ans plus tôt (plus précisément en juillet 2017), l’institution basée à Lomé, avait obtenu 750 millions $ remboursable sur 10 ans au taux de 5,2%.
« La communauté financière internationale vient ainsi de confirmer la confiance qu’elle accorde à la BOAD. C’est un satisfecit pour l’institution basée à Lomé, dont la note « Investment Grade » a été confirmée, année après année depuis 5 ans, par les agences internationales de notation », s’est réjouie la Banque de développement de l’Uemoa, dans un communiqué.
La BOAD est en pleine croissance depuis 2012. En 2018, elle a poursuivi son soutien aux économies par la mise à disposition de financements d’un montant global de 426,8 milliards FCFA (650 millions d'euros), portant le cumul de ses engagements nets à 5 311 milliards FCFA (8 milliards d'euros), pour 1 149 opérations, avec un taux de décaissement cumulé de 62,3%.
En prélude au End Poverty Day, journée internationale d’éradication de la pauvreté (prévue pour demain 17 octobre 2019), la représentation de la Banque mondiale au Togo a organisé ce mercredi 16 octobre 2019, une sortie dans la localité de Djemeni (dans la région des Plateaux).
L'évènement a permis de présenter deux projets appuyés par l'Institution de Bretton Woods au Togo, dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et l’appui à l’éducation : le projet des Cantines scolaires, exécuté par l’Agence Nationale d’Appui au Développement à la Base (ANADEB), et la 2ème phase du Projet Education et Renforcement Institutionnel (PERI II).
En chiffres, les Cantines scolaires ont permis d’assurer la fourniture de repas chauds chaque jour de classe aux élèves de 314 écoles primaires publiques (161 écoles soutenues par la Banque, et 153 par le gouvernement togolais). Le projet, qui arrive à terme en 2020, a fourni ainsi quelques 31 millions de repas chauds aux jeunes écoliers.

Pour sa part, le projet PERI 2, financé à hauteur de 13 milliards FCFA, concerne 350 établissements préscolaires et 1 650 écoles primaires dans le pays, sur une période de 4 ans. L'initiative soutient notamment le gouvernement togolais dans ses efforts pour une meilleure qualité de l’enseignement, avec des appuis à la construction d’équipements et infrastructures, et de fourniture en matériels didactiques.
Du reste, PERI 2 a « atteint tous les objectifs fixés », selon Hawa Cissé Wagué, Représentante résidente de la Banque au Togo, lors d’une récente tournée. Une troisième phase est même envisagée.
Ayi Renaud Dossavi
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Des acteurs du milieu portuaire français se disent « impressionnés par les terminaux très modernes avec des capacités de traitement très importantes et l’évolution ces dernières années du Port Autonome de Lomé ».
C’était à la faveur d’une visite de travail qui s’est tenue hier mardi 15 octobre 2019, entre une délégation de responsables du HAROPA, un groupement d’intérêt économique rassemblant les ports du Havre, de Rouen et de Paris, et les dirigeants du Port Autonome de Lomé (PAL), dans le cadre de la coopération et du renforcement des échanges entre les Ports français et togolais.
C’est la deuxième visite du genre, après celle de 2015, elle s'inscrit dans le cadre d’une tournée africaine organisée par la HAROPA. La délégation « est venue faire un point d'étape sur le devenir du Port de Lomé » précise Pascal Gabin, chef de la délégation et directeur par intérim du Port de Rouen; et d'apprécier les évolutions de cet acteur portuaire à impact sous-régionale.
Il s’agit également, « de renforcer les liens qui unissent les ports HAROPA et ceux de la côte ouest africaine », tout particulièrement en développant les relations commerciales entre le Port Autonome de Lomé, et ceux du HAROPA.
Ayi Renaud Dossavi
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