Le Burkina Faso, le Bénin et l’Inde constituent les principaux clients du Togo selon la note de conjoncture du 1er trimestre.
Pour les trois premiers mois, le Togo a principalement exporté vers le Burkina-Faso. Le pays ayant vendu à son voisin du nord, pour 20,1 milliards FCFA représentant 17,4% de ses exportations. Un chiffre en légère baisse, par rapport au premier trimestre de l’année dernière (avec des valeurs d’exportations de 21,1 milliards FCFA, pour 19 % des ventes togolaises, à la même période de 2018).
Le Pays des Hommes Intègres a principalement importé du Togo des « Ciments non pulvérisés, dits Clinkers », ainsi que des « Sacs, sachets, pochettes et cornets en matières plastiques », pour des valeurs respectives de 3,9 milliards FCFA et 2,1 milliards FCFA.
Au numéro 2 des clients du Togo, pour ce premier trimestre, se trouve le Bénin, avec 19,3 milliards FCFA. Ce montant représente une part relative de 16,7% des exports, contre 11 milliards FCFA, et 9,9% des exports en 2018 à la même période. Soit une hausse relative de 1,1 points de pourcentage. Le Togo a essentiellement exporté vers son voisin, des « Produits de beauté », et également les « Clinkers ».
En dernière position, l’Inde ferme le trio de tête. Le Sous-continent ayant importé pour 13 milliards FCFA de produits, soit 11,2% de la valeur totale des exportations, contre respectivement 3,6 milliards de FCFA et 3,2% au premier trimestre 2018. Un bond notable de 8 points de pourcentage, en glissement annuel.
Le Phosphate togolais, dont l’exportation est en hausse constitue le principal produit de ces échanges.
Ayi Renaud Dossavi
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L'opérateur public de téléphonie mobile Togocel s'associe à IPNET Institute of Technology, une école de formation aux métiers des TIC au Togo. Le but est de former jusqu’au 30 août prochain, les meilleurs élèves des séries scientifiques C et D au Baccalauréat I de cette année.
Cette formation, centrée sur la programmation Python, cible 66 élèves répartis (33 de Lomé et 33 de Kara). A Lomé, la formation se déroule au siège d'IPNET Institute of Technology tandis qu’à Kara, c'est le collège militaire Eyadéma de Tchitchao qui l'abrite.
L’initiative d'offrir cette formation gratuite, s'inscrit dans les actions que mène Togocel dans le cadre de sa responsabilité sociétale. L'objectif visé, indique le plus ancien opérateur de téléphonie mobile au Togo, est de « nourrir la créativité des élèves et leur faculté de résolution des problèmes».
A termes, Togocel ambitionne de réduire la fracture numérique au Togo.
Séna Akoda
Une formation de cinq jours s’ouvre ce lundi 26 août 2019 à Kpalimé (128 km de Lomé), à l’intention des cadres du ministère des enseignements primaire et secondaire, en vue de mieux gérer et planifier les projets et programmes, suivant les normes fixées par le gouvernement togolais.
Au cours de ces travaux, les participants plancheront à partir du nouveau Manuel de sélection de la hiérarchisation et de la programmation des projets et des investissements publics, mis en place à cet effet. Au sortir des travaux, ces cadres de l’enseignement devraient ainsi être capables de rédiger et conduire les projets selon les règles en vigueur, dans l’intérêt de tous les acteurs du système éducatif.
Notons que cette session intervient dans le cadre du Projet d'appui à la gouvernement économique (PAGE), qui vise principalement à améliorer la gestion des investissements publics et la mobilisation des recettes intérieures.
Le Projet a aussi pour objectif de renforcer les mécanismes de redevabilité et de suivi de la fourniture des services dans les secteurs prioritaires de l’Etat. Lancé en octobre 2018, il est financé par le Groupe de la Banque mondiale et l’Union européenne, à hauteur de 20 millions $.
Ayi Renaud Dossavi
En prélude à la 7è Conférence Internationale sur le développement de l’Afrique qui se tient à Tokyo du 28 au 30 août prochain, il s’est tenu un business forum entièrement dédié au Togo.
Cette rencontre a permis à la délégation togolaise conduite par le Chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé, de présenter les projets structurants du Plan National de Développement (PND 2018-2022). Notamment dans l’agriculture, un secteur à fort potentiel de croissance et qui mobilise des investissements massifs, les infrastructures, le commerce, l’énergie, l’économie numérique et la logistique.
L’objectif du business forum, précise-t-on, était de « présenter aux investisseurs japonais, les opportunités du Togo ainsi que les atouts stratégiques du PND », afin de les encourager à investir au Togo.
Via sa participation à TICAD 7, le Togo ambitionne de "renforcer sa coopération économique et commerciale avec le Japon", apprend-on. Au travers du business forum organisé ce jour, il semble baliser la voie vers cette perspective.
Séna Akoda
La filière du Soja emploie près 300 000 personnes au Togo, de manière directe ou indirecte, selon les données de la Direction des Statistiques Agricoles, de l’Informatique et de la Documentation (DSID) pour l’année 2018.
Sa culture occupe près de 67 000 hectares (66772 h), soit 38% de la superficie consacrée aux légumineuses, ce qui en fait le troisième du Togo dans cette catégorie, au profit de 193 462 ménages agricoles.
Par ailleurs, le secteur jouit actuellement d’un rendement estimé à 3 tonnes à l'hectare, un des meilleurs de la sous-région, pour une production essentiellement destinée à l'exportation. Ainsi, en 2016, la quantité de soja produite est estimée à 31 192 tonnes, représentant un chiffre d’affaires de 6,8 milliards FCFA.
Il faut noter que la culture, réalisée en mode biologique, est fortement stimulée par la bonne santé du marché du bio.
Pour référence, la demande internationale de la légumineuse est évaluée à 240 millions de tonnes en 2018.
Ayi Renaud Dossavi
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Après la construction à hauteur d’un milliard FCFA de la Ferme agricole moderne égypto-togolaise d’Abatchang (FAMETA, région centrale au Togo), le Togo et l’Egypte veulent marquer de façon plus prégnante, leur partenariat dans le domaine agricole.
Au cours d’une mission de 5 jours d’une délégation conduite au Caire par Yawa Tsègan Dzigbodi, présidente de l’Assemblée nationale togolaise, les bases de ce renforcement viennent d’être posées.
La N°1 du parlement togolais a également encouragé le secteur privé égyptien à investir au Togo, notamment dans le Plan National de Développement (PND 2018-2022) dont la mise en œuvre dépend aux 2/3 de la mobilisation du secteur privé. Les informations annoncent l’arrivée prochaine d’investisseurs égyptiens au Togo.
Séna Akoda
Du 22 au 27 octobre 2019, Lomé abritera la 2ème édition d’Afribat, Salon Africain du Bâtiment et des Métiers connexes (African Building Trade Show). Son organisation est le fruit d’un partenariat entre la Chambre de commerce et d’industrie de Sfax (CCIS), de Tunisie, et La Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT).
Annoncé au Togo, par le président de la CCIT, Germain Mèba, depuis mars dernier, cette édition, qui attend la participation de plusieurs professionnels africains du Bâtiment et secteurs affilés, fait suite à la première, qui s’est tenue à Yaoundé (Cameroun), en mai 2018.
Au programme préliminaire, notamment : des Tables-rondes sur des thématiques d’actualité dans le secteur du BTP et animées par une dizaine de conférenciers, plus de 200 rendez-vous d’affaires B2B, et un espace Métiers et Innovations, qui présentera les dernières technologies et les nouveaux matériaux de construction, en collaboration avec l’Ordre des architectes de Tunisie (OAT).
Outre les exposants togolais, sont attendus, une quinzaine de délégations étrangères, en provenance du Maghreb, notamment de la Tunisie, d’Afrique subsaharienne (Ghana, Burkina Faso, Benin et Nigéria), d’Europe, d’Asie et d’Amérique.
L’évènement, espère drainer 10 000 visiteurs professionnels.
Ayi Renaud Dossavi
Visiter le site du Salon Afribat
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La 2è édition du salon du Bâtiment africain AFRIBAT devrait se tenir au Togo
Le Chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé est arrivé hier dimanche 25 août à Tokyo où il devrait prendre part à la 7è Conférence Internationale sur le Développement de l’Afrique (TIKAD 7) qui se tient du 28 au 30 août 2019 à Yokohama.
Au cours de son séjour qui devrait être principalement axé sur des activités et rencontres économiques, le N°1 togolais fera un roadshow en faveur du financement du Plan National de Développement du Togo (PND 2018-2022). « Je m’entretiendrai en tête-à-tête avec le Premier ministre Shinzo Abe et profiterai de l’occasion pour échanger avec des investisseurs et opérateurs nippons », annonce-t-il.
Durant ce rendez-vous qui dresse le pont entre le Japon et l’Afrique et envisage de booster les relations économiques et commerciales entre les deux parties, le Togo fera la promotion des secteurs d’activités comme les transports, les infrastructures et le secteur agricole (axes 1 et 2 du PND). Ceux-ci sont dédiés à la mise en place au Togo d’un hub logistique d’excellence et d’un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région, et au développement des pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives.

Aussi note-t-on dans la délégation togolaise, la présence des ministres en charge de ces portefeuilles; Noël Bataka (agriculture, production animale et halieutique), Kodjo Adedze ( promotion du secteur privé) et Zouréhatou Kassah-Traoré (Infrastructures et Transports).
La finalité des échanges envisagés par le sommet de l’Etat togolais, est de présenter aux investisseurs et opérateurs économiques japonais, « les potentialités et les atouts dont regorge notre pays afin de les amener à investir sereinement dans le cadre du Plan National de Développement 2018-2022 », souligne-t-il.
Avant cette rencontre, Faure Gnassingbé a, en personne, mené, au profit du PND, des opérations de séduction des investisseurs au FOCAC en Chine, au programme G20 Compact with Africa, en Allemagne, à Africa CEO FORUM à Kigali et à Chatham House à Londres. 65% du financement du PND sont attendus du secteur privé, soit près de 3000 milliards FCFA.
Séna Akoda
Après une première entrée réussie dans l’écosystème artistique togolais avec la création du Club des métiers d’art et d’artisanat du Togo, la designer et architecte d’intérieur, Mablé Agbodan s’apprête à revenir sous les projecteurs. Cette fois, en lançant une boutique dédiée à sa marque, vitrine officielle du savoir-faire, de la philosophie et de l’esprit Mablé. En attendant l’ouverture officielle prévue pour le 26 août prochain à 19h, Togo First vous met l’eau à la bouche avec un avant-goût en 3 questions.
Togo First : La boutique Mablé Agbodan, Pourquoi ?
Mablé Agbodan : J’ai fondé le Club des Métiers d’Arts et d’Artisanat au Togo, il y a de cela 3 ans. Il est l’aboutissement d’un rêve de longue date et d’une envie viscérale de transformer notre conception de l’artisanat africain et de redonner aux métiers dits manuels, leurs lettres de noblesse. Je désirais avant tout créer un espace créatif ou nos savoir-faire, nos matériaux ancestraux se brassent avec le design contemporain et mon amour d’une esthétique simple et sophistiquée. Aujourd’hui la vie au centre, c’est 40 personnes organisées autour d’une large variété de métiers : la broderie à la main, la couture, la maroquinerie, la cordonnerie, la menuiserie et la tapisserie. Je tiens à préciser que le centre est également un lieu de perfectionnement des artisans et reste ouvert à d’autres créateurs et designers qui souhaitent y réaliser les produits de leurs marques en toute confiance et respect de leurs droits d’auteurs et de leurs propriétés intellectuelles.
La boutique est une extension naturelle du centre. C’est la vitrine officielle ou nous rendons disponible pour notre clientèle tout ce qui est réalisé au centre pour la marque Mablé Agbodan. C’est un moyen de démontrer aussi au public au travers de produits haut de gamme, l’exigence et la rigueur avec laquelle travaillent nos artisans du Club des Métiers d’Art et d’Artisanat du Togo. Au-delà du produit, et de sa commercialisation, la boutique se veut être un espace d’échanges et de discussions sur l’artisanat, les métiers de demain, la gestion de notre héritage culturel.

TF : Actuellement, quels articles peut-on se procurer dans votre boutique ?
Mablé Agbodan : Pour le moment la Boutique Mablé Agbodan située non loin de l’aéroport de Lomé, presque en face de la Direction Sotral, inclue essentiellement des produits fabriqués au Centre (Club des Métiers d’Art et d’Artisanat du Togo, ndlr) pour ma marque. On y trouve notamment, des pochettes en coton tissés et brodés à la main, des écharpes tissés, des robes de chambres et des chaussures. Ils ont tous pour point commun d’avoir été fabriqués au Togo. Vous pourrez y dénicher des produits réalisés dans d’autres pays d’Afrique dans des centres d’artisanats qui partagent nos valeurs éthiques et notre exigence de qualité.
Notre toute nouvelle collection de vêtements est une réinterprétation des tenues traditionnelles togolaises brodées à la main ou finies avec des tissus traditionnels comme le Kente. A l’occasion de l’ouverture de la boutique nous allons dévoiler une nouvelle série de costumes élégants 100% coton tissé et réalisés au Togo.
Après des mois, des années d’exploration des métiers d’arts au Togo et en Afrique, après des années de formation pour peaufiner la qualité de nos produits, nous pouvons enfin présenter à nos clients un large éventail de produits de grande qualité qui reflète nos valeurs : une exigence continue sur la qualité, la mise en valeur de nos richesses culturelles et une volonté d’utiliser des matériaux recyclés qui préservent l’environnement.
TF : Quel est la force de frappe de la boutique Mable Agbodan?
Mablé Agbodan : L’idée est de créer un modèle économique d’intégration verticale où nous contrôlons tout, de la matière première avec laquelle nous travaillons comme le coton jusqu’à la commercialisation du produit final. Le Club des Métiers d’Arts et d’Artisanat est situé sur cette chaine de valeur positive. C’est un espace de création, de transformation et une partie de ses créations pour la marque Mable Agbodan est disponible dans la boutique du même nom.
J’espère que cela incitera d’autres créateurs à faire confiance au centre pour la réalisation de leurs projets. J’espère également que la boutique sera une vitrine de valorisation de métiers manuels, une source d’inspiration pour les jeunes et en fin de compte un appel à réinvestir dans notre patrimoine culturel.
Propos recueillis par Fiacre E. Kakpo
Le Togo a considérablement progressé ces dernières années sur les questions de la qualité de ses politiques socio-économiques et de son cadre institutionnel. C’est l’une des conclusions à tirer du dernier rapport de la Banque mondiale sur l’évaluation des politiques et institutions nationales en Afrique (CPIA).
L’Afrique traîne, le Togo progresse
Après avoir atteint la moyenne subsaharienne en 2017, le pays qui se montre de plus en plus offensif en matière de réformes (percée dans le Doing business, Indice Mo Ibrahim, MCC), a poursuivi en 2018 son ascension, avec à la clé, une nouvelle progression de son score au CPIA, dans un contexte de stagnation continentale. Seulement huit pays, (ils étaient 9 en 2017), ont vu leur note globale augmenter alors que pour 60 % des pays, les notes de la CPIA sont demeurées inchangées en 2018.
Pour la deuxième année consécutive, le Togo, avec un score de 3,2 points (+0,1), loge aux côtés des 8 pays ayant le mieux amélioré la qualité de leurs politiques et institutions.
Cette performance est tirée par le renforcement de sa « politique et gestion de la dette publique », les réformes pour l’amélioration de l’environnement règlementaire des entreprises (facilité de faire les affaires), et celles qui « ont conduit à une plus grande transparence, à une réduction de la bureaucratie et à un meilleur rapport coût-efficacité dans le transfert de propriété », souligne l’institution de Brettons Woods.
Evolution favorable et saluée du profil d’endettement, du climat des affaires, et de la gouvernance
Le Togo est le seul pays africain à augmenter sa note pour le critère « politique et gestion de la dette publique », selon la Banque mondiale qui soutient que « l’assainissement budgétaire a permis d’améliorer les ratios d’endettement », faisant passer, à fin de 2018, la dette du secteur public à 74,1 % du PIB, contre 75,6 % du PIB, tandis que la dette intérieure a diminué de plus de 5 points de pourcentage par rapport à fin 2017.
En outre, le Togo et la Côte d’Ivoire, sont les deux seuls pays ayant amélioré leur note en ce qui concerne l’environnement réglementaire des entreprises, un critère qui mesure l’environnement juridique, réglementaire et politique des entreprises privées, notamment en évaluant les réglementations affectant le lancement ou la cessation d’activité, la concurrence, les opérations commerciales en cours, les marchés fonciers et du travail.
« La Côte d’Ivoire et le Togo ont mis en œuvre six réformes et font partie des dix meilleurs réformateurs, selon Doing Business. », rappelle la Banque dirigée par David Malpass (photo).
S’agissant de la problématique de la gouvernance, seulement neuf pays ont réussi à améliorer leur note en 2018. Ainsi, précise la Banque mondiale, « les augmentations des notes de la Côte d’Ivoire et du Togo reflètent l’amélioration de la structure de gouvernance reposant sur des règles et dans laquelle les droits contractuels et de propriété sont protégés et appliqués. »
Précisément pour ce qui est du cas du Togo, « les réformes ont conduit à une plus grande transparence, à une réduction de la bureaucratie et à un meilleur rapport coût-efficacité dans le transfert de propriété. », défend le partenaire multilatéral. Ainsi, révèle-t-il qu’en 2018, le transfert de propriété sur un bien au Togo nécessitait cinq procédures (contre 6,2 en Afrique subsaharienne). Il fallait 84 jours (183 jours un an plus tôt) et 53,9 jours en Afrique subsaharienne, pour finaliser une procédure complète de mutation totale. L’opération coûtait 5,9 % de la valeur du bien (9,2 % en 2017) et 7,6 % en Afrique subsaharienne.
Sur un autre indicateur du Doing Business qui est l’exécution des contrats, la Banque mondiale remarque qu’en moyenne, l’exécution d’un contrat à travers le système judiciaire prenait 488 jours (pour 655,1 jours en Afrique subsaharienne) et coûtait 47,5 % de la valeur de la réclamation (42,3 % en Afrique subsaharienne), en 2018.
Des évolutions à mettre à l’actif des réformes pilotées par la Cellule Climat des affaires, qui a également, la charge de la conduite des mesures pour améliorer l’image du Togo dans le rapport d’évaluation CPIA.
Une progression qui ne cache pas le retard à rattraper
L’évolution des notes de la CPIA du Togo de 2008 à 2018, montre une amélioration de 0,5 point de sa note globale, portée par les progrès réalisés dans la gestion économique, les politiques de lutte contre l’exclusion sociale et de promotion de l’équité, la gestion des institutions du secteur public. Cependant, sur la décennie, note le rapport annuel de la Banque mondiale, les politiques structurelles stagnent.
Du terrain reste à conquérir, surtout que le pays accuse encore du retard par rapport à certains de ses voisins de l’Uemoa. Le Togo qui vient de loin, en témoigne son score de 2,5 en 2010, doit encore faire des efforts colossaux pour atteindre le Rwanda, le champion africain, ou dans un élan plus modeste, les pays de l’Uemoa, tels que le Sénégal, le Burkina Faso, le Bénin, et le Niger.
Notons que depuis 1980, les notes de la CPIA servent à déterminer l’allocation des ressources de l’IDA aux pays les plus pauvres. Elles permettent également de suivre les progrès des économies africaines et de les comparer à ceux des autres pays IDA. Le Rwanda demeure en tête du classement régional et mondial, avec une note de 4.
Fiacre E. Kakpo