La Société financière internationale (SFI) vient de finaliser la cession des 14,1% de parts qu’elle détenait dans Ecobank Transnational Incorporated (ETI), au profit d’Arise BV, un véhicule Néerlando-Norvégien axé sur l’Afrique.
« Cette transaction avec ETI permettra à Arise de collaborer avec Ecobank pour faire progresser l’inclusion financière à travers le continent », a expliqué Deepak Malik (photo), DG d’Arise BV.
Pour le bras de la Banque mondiale dédié au secteur privé, ce retrait s’aligne avec «le cadre de la rotation ordinaire de son portefeuille d’actifs ».
Arise BV rejoint dans l'actionnariat d'Ecobank, les Sud-Africains Public Investment Corporation et Nedbank et le Qatari Qatar National Bank. Le véhicule dédié à l’Afrique entre au capital d’un groupe qui doit regagner la confiance de ses actionnaires sur sa stratégie de distribution de dividendes, alors que sa rentabilité financière demeure affaiblie.
Ecobank, pour la deuxième année consécutive, n’a pas versé de dividendes. Le groupe, convalescent, traîne toujours les séquelles de ses déboires de 2014, essentiellement imputables à la chute des matières, notamment le pétrole, qui a affecté le Nigeria, historiquement son plus grand marché.
BBOXX, 1er opérateur agréé au Togo sur l’initiative CIZO, vient de lever 50 millions $ en marge de la 7ème Conférence de Tokyo sur le Développement de l’Afrique (TICAD 7).
La ronde de financement a rassemblé, le Japonais Mitsubishi, principal investisseur, et d’autres financeurs occidentaux de premier plan, notamment, la branche d’ENGIE qui promeut l'accès à l'énergie durable et Bamboo Capital Partners, un investisseur basé au Luxembourg. DOEN participaties and Mackinnon et BENNETT & Company ont également participé à ce cycle de financement.
Les fonds levés permettront à l’entreprise britannique de poursuivre son expansion internationale. Notamment en Afrique, où elle est actuellement présente dans 12 pays, ainsi qu'en Asie.
Pour Mansoor Hamayun (photo), CEO de BBOXX, l’investissement de Mitsubishi témoigne de l’intérêt du Japon pour l'Afrique et la promotion de l'énergie solaire Pay-as-you-go(PAYG). Celui-ci souligne par ailleurs que le gouvernement et le secteur privé japonais « sont de plus en plus désireux d'investir davantage en Afrique ».
Au Togo BBOXX, détenu à 50% par EDF, revendique avoir fourni des kits solaires à plus de 8 000 ménages en 2018.
Séna Akoda
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Les Douanes du Togo, du Burkina Faso et du Niger, poursuivent le processus d’interconnexion de leurs systèmes informatiques. En fin de semaine dernière (vendredi 23 août 2019), les cadres de ces trois structures ont procédé, à Ouagadougou, à la signature d’un protocole d’accord pour acter le processus.
Le Togo était représenté par Atta Kwawo Essien, Directeur des opérations douanières régionales à l’Office togolais de recettes (OTR). Cette signature s’inscrit dans le cadre de la mise en place du Système interconnecté de gestion des marchandises en transit (Sigmat), lancé le 22 mars 2019. Elle a été précédée cette même semaine, du 20 au 22 août, par une réunion d’experts, qui ont planché sur le Système.
Le but est de simplifier le transit aux postes-frontières entre ces trois pays. Concrètement, dès qu’un camion à destination du Niger ou du Burkina, est déclaré à Lomé, ses informations seront partagées avec les deux autres douanes, et inversement. Le Sigmat devrait être déployé « au plus tard » le 1er octobre prochain, selon les douanes burkinabés, tel que le rapporte le média Sidwaya.info.
Ayi Renaud Dossavi
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La cérémonie d’ouverture du septième Sommet de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD 7) s’est déroulée à Yokohama, ville portuaire du Japon.
Placé sous le thème « Faire progresser le développement de l'Afrique par les hommes, la technologie et l'innovation », le TICAD 7 enregistre la participation d’une délégation togolaise conduite par le Chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé.
Dans le but de mobiliser le secteur privé japonais en faveur de son plan de développement (PND 2018-2022), la délégation togolaise a organisé à Tokyo un business forum ce lundi 26 août 2019. Cette rencontre a permis de présenter aux investisseurs japonais, les atouts dont regorge le Togo ainsi que les opportunités qu’il présente pour le secteur privé.
Dans le même souffle, Faure Gnassingbé a eu des échanges ce mardi 27 août avec les responsables du groupe Mitsubishi qui avaient, lors d’une visite en terre togolaise, exprimé leur intérêt pour le secteur de l’énergie, et plus spécifiquement le projet CIZO.
Il est prévu entre autres, au cours de TICAD 7, l’adoption de la "Déclaration de Yokohama" et d'un plan d’action pour sa mise en œuvre.
Selon les prévisions des organisateurs de cet événement, plus de 4 500 personnes devraient y participer.
Séna Akoda
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La Banque mondiale prépare un nouvel appui budgétaire pour le Togo. L’information a été donnée ce mardi 27 août par Thierry Yogo (photo), économiste senior de l’institution multilatérale, à l’occasion de l'atelier de la revue des réformes à fin juin 2019.
« La nouvelle opération d'appui budgétaire en cours, permettra sans doute de consolider les acquis des deux dernières opérations et d'accélérer le train des réformes déjà engagées dans les domaines de l'efficience de la commande publique et du renforcement de la viabilité financière du secteur de la santé », a-t-il expliqué, saluant « des avancées réalisées au cours des deux dernières années ».
Si aucune information n’a filtré en ce qui concerne le montant de ce nouveau coup de pouce, le Responsable a toutefois laissé entendre que les deux dernières opérations de la Banque, en 2017 et 2018, ont totalisé 92 millions $.
« C'est le lieu de renouveler mes félicitations aux autorités togolaises pour le succès de ces deux opérations au cours de 2017 et 2018 qui soutenaient des réformes visant une plus grande stabilité du cadre macroéconomique et la mise en place d'un environnement propice au développement du secteur privé», a souligné Thierry Yogo.
Quasi-nul en 2014 et 2015, le montant des appuis budgétaires reçus par Lomé est passé de 11,3 milliards FCFA en 2016 et 2017, à 34,9 milliards l’année dernière, selon de récentes données de la BCEAO. Une hausse annuelle de plus de 200%, qui traduit un regain de confiance.
Notons qu’au titre de la loi de finances, exercice 2019, l’exécutif togolais a prévu de recevoir des partenaires au développement la bagatelle de 20 milliards FCFA.
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A l’occasion de la revue nationale de la performance des réformes à fin juin 2019 ouverte ce mardi 27 août 2019 à Lomé, la représentation-pays de la Banque Mondiale (BM) a renouvelé son soutien au plan national des réformes.
Après avoir délivré un satisfécit pour les réformes mises en œuvre, notamment l'adoption du nouveau code des impôts, l’opérationnalisation du tribunal de commerce de Lomé, le renforcement du système statistique et la tenue du 1er Débat d’orientation budgétaire, l'institution de Bretton Woods annonce une nouvelle série d'appuis budgétaires en faveur du Togo.
Ce nouvel appui est stimulé par la mise en œuvre des réformes engagées par le pays. Ces réformes ont permis de rendre plus attrayant l'environnement togolais des affaires.
Selon Thierry Yogo, qui a représenté Hawa Cissé Wagué, N°1 de la B.M au Togo, la revue « présente une opportunité de prendre connaissance de l’état d’avancement des réformes, d’identifier les forces et faiblesses afin de proposer des mesures correctives ».
De 2017 à 2018, la Banque mondiale a soutenu la dynamique togolaise des réformes avec 92 millions $.
Séna Akoda
Le « 1014 », un numéro d'appel d'urgence gratuit, vient d'être mis en place au Togo, en vue de lutter contre la corruption, la criminalité et l’incivisme.
L’initiative a fait l'objet d'un communiqué de la part du ministère de la Sécurité ce lundi 26 août 2019.
Ainsi, informe la note officielle, tout citoyen victime ou témoin d'un acte de corruption ou d’indélicatesse, commis par un agent des forces de sécurité, ou d'un fait d'insécurité peut composer ce numéro vert pour dénoncer un tel acte, « afin que des mesures d'urgence et appropriées soient prises, et en temps réel ».
Ce numéro vert vient s’ajouter à un autre déjà existant, le 8277, mis en place par la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées ( Haplucia).
Ayi Renaud Dossavi
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La branche Togolaise du Groupe Contour Global a présenté et partagé son expertise dans le domaine des énergies renouvelables avec les différents acteurs du secteur de l'énergie au Togo. C’était à la faveur d’une table ronde organisée à Lomé, ce mardi 27 août 2019.
La rencontre a permis à cet important acteur de la fourniture d’énergie électrique au Togo, avec sa centrale de 100 MW fonctionnant au gaz naturel, de présenter l’éventail de son offre en matière d’énergie verte.
En effet, outre le Thermique, le Groupe produit de l’énergie à partir de sources alternatives, comme l’éolien, le solaire et l’hydro-électricité. C’est le cas notamment pour ses installations en Italie, au Pérou, au Brésil, en Autriche et en Bulgarie.
Pour le top management de Contour Global au Togo, s’investir dans le renouvelable au Togo, s’inscrit dans une logique de réduction des gaz à effets de serre et de l’empreinte écologique, à un moment où la question environnementale et climatique est un sujet de plus en plus saillant. D’autres activités sont annoncées, pour présenter encore plus au public, l’expertise du Groupe en la matière.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, les prix de vente de l'eau de pompe viennent de connaître une hausse significative. Il faut souligner que dorénavant, les grilles tarifaires ne comporteront plus que 3 tranches de tarification contre 5 auparavant, s'agissant de l'usage domestique de l'eau.
L'addition se corse pour les ménages.
La facturation de la tranche sociale (0 à 10 m3/mois) est maintenue à 190 FCFA (TTC) le m3.
Toutefois, à partir de la 2è tranche (11 à 30 m3/mois), les règles de calcul changent. Auparavant, c'était le surplus de la tranche sociale qui subissait le tarif de 380 FCFA hors taxes/m3. Avec le nouveau régime, c'est toute la consommation qui subit la nouvelle tarification.
Ainsi, un ménage qui consomme 20 m3 paiera 7 600 FCFA HT (380×20). Sous l'ancien régime, un ménage allait payer 5 700 FCFA. Dans la précédente tarification 10m3 étaient soumis à la tranche sociale (190×10) et les 10m3 excédentaires subissaient le tarif de la 2è tranche (380×10).
Les ménages gros consommateurs, l'administration publique et les sociétés commerciales logés à la même enseigne.
Selon la mesure fixant les nouveaux tarifs, à partir de 31 m3 les ménages paieront 500 FCFA HT/m3, au même titre que l'administration publique et les sociétés commerciales à qui le m3 était facturé à 380 FCFA HT/m3.
Aux bornes-fontaines publiques payantes, les clients supporteront 15 FCFA HT de plus par m3 qu'auparavant où le m3 valait 250 FCFA HT.
100FCFA/m3 de redevance pour l'eau de forage prélevée.
100FCFA/m3 seront facturés comme redevance pour l'eau de forage.
Les industries minières et les sociétés commerciales produisant de l'eau potable conditionnée s'acquitteront pour leur part d'une redevance de 100 FCFA HT/m3.
Séna Akoda
Une équipe du Fonds monétaire international (FMI) est attendue à Lomé du 28 août au 10 septembre. La délégation qui aura à sa tête, Ivohasina Fizara Razafimahef (photo), conduira durant deux semaines l’évaluation de la mise en œuvre des réformes convenues avec les autorités togolaises. Un examen de l’économie togolaise qui servira à la 5e revue du programme triennal de 224,8 millions $, appuyé par une Facilité élargie de crédit (FEC).
Après les quatre premières revues qui se sont soldées chacune par un décaissement, le FMI pourrait, à nouveau, sortir le chéquier, à la suite de cette nouvelle évaluation, sous condition de résultats satisfaisants dans la mise en œuvre des réformes.
Pressé par une dette publique qui atteignait les 80 %, le Togo avait opté, à la mi-2017, pour la pilule amère des réformes, sous le contrôle du Fonds monétaire international. Objectif: «réduire le déficit budgétaire global afin d’assurer la viabilité à long terme de la dette et de la position extérieure ». Il s’agissait aussi de «réorienter l’action des pouvoirs publics vers une croissance inclusive grâce à des dépenses sociales ciblées et à des dépenses d’infrastructures financées de manière soutenable».
Si l’implémentation de la majorité des réformes a été jusque-là satisfaisante selon le Fonds, les difficultés financières des deux banques publiques (UTB et BTCI) dont le projet de privatisation a été annoncé, continue de traîner, avait constaté l’institution de Bretton Woods lors de sa précédente revue.
Depuis le début du programme, le Togo, grâce à la bonne tenue des réformes, a bénéficié de la totalité des décaissements prévisionnels du Fonds, soit un total de 174,94 millions $.
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