Il a été lancé cette fin de semaine dernière à Atakpamé (161 km de Lomé) dans la préfecture de l'Ogou, la première campagne réglementée de commercialisation du Soja-graine et ses dérivés, couvrant la période 2019-2020.
Après une production qui est passé de 24 000 tonnes à 35 000 tonnes sur les trois dernières années, la quantité attendue à la commercialisation pour cette campagne est fixée à 78 000 tonnes de soja-graine, pour un prix-plancher de 189frs/kg.
Ce lancement, qui fut l'occasion notamment de définir un cadre réglementaire pour les ventes, ainsi que les conditions pratiques pour la campagne, est à l’actif du Conseil Interprofessionnel de la Filière Soja du Togo (CIFS), en collaboration avec le Comité de coordination de la filière Soja.
L'évènement a été placé sous le thème du PND et ses opportunités, vis à vis d'un secteur en pleine expansion, et qui emploie près de 300 000 personnes au Togo.
Ayi Renaud Dossavi
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Le secteur minier togolais va recevoir l’assistance du Centre Africain de Développement Minier (CADM) dans la mise en œuvre des réformes minières, avec la ratification des statuts dudit centre. Ce vendredi 18 octobre, le conseil des ministres a adopté un projet de loi autorisant la ratification des statuts de ce centre.
La ratification dont le processus est ainsi entamé, contribuera à soutenir les efforts du gouvernement dans le cadre de la réalisation des objectifs de l’axe 2 du Plan National de Développement (PND), relatif au développement des pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives, indique le compte rendu du Conseil des ministres.
La création en décembre 2013 du CADM répond, selon le gouvernement, à la volonté de l’Union Africaine de coordonner et de superviser la mise en œuvre de la Vision Minière Africaine (VMA) et de son plan d’actions.
Notons que dans la lignée des réformes minières, le Togo met en œuvre, avec l’appui de la Banque Mondiale, le Projet de Développement et de Gouvernance Minière (PDGM).
Séna Akoda
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En conseil des ministres, le vendredi 18 octobre dernier, le gouvernement a octroyé à la Société Générale des Mines (SGM), filiale du britannique Keras Resources, le permis d’exploitation à grande échelle du gisement de manganèse de Nayega (préfecture de Kpendjal ouest).
Cette décision, fait suite aux résultats concluants des recherches de gisements du manganèse à Nayéga dans la préfecture de Kpendjal-Ouest, région des savanes et à une demande de permis d’exploitation à grande échelle de ce minerai introduite par la filiale togolaise de SGM.
Selon la SGM qui a effectué les travaux de recherches, les réserves de manganèse découvertes sur le site de Nayega s’évaluent à près de 8,5 millions de tonnes. La mine, a une durée de vie de 11 ans sur les réserves trouvées, informe le Conseil des Ministres.
Avec l’exploitation de ce minerai, les pouvoirs publics togolais misent sur l’atteinte des objectifs de l’axe 3 du PND avec la réalisation des projets de développement communautaire et la création des emplois directs et indirects. Ceux-ci « auront indubitablement une incidence positive sur le plan social et sur l’économie de la zone d’exploitation de ce minerai », tranche le conseil des ministres. Ceci devrait renforcer le partenariat sur la durée entre le Togo et la société britannique.
En rappel, courant mars 2019, la société britannique annonçait avoir obtenu l’autorisation d’exporter un échantillon de 10 000 T de minerais de manganèse en vrac.
Séna Akoda
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La Concertation nationale de la société civile (CNSC), un réseau d'Organisations de la société civile (OSC) togolaises, forme ses membres depuis ce vendredi 18 octobre 2019, au contrôle de l’exécution des finances publiques.
L’initiative vise à outiller ces OSC afin de mieux suivre les budgets de l’Etat, surtout dans le contexte de décentralisation amorcé dans le pays.
En effet, quelques jours après la prise de fonction des nouveaux maires dans les municipalités, ces travaux doivent permettre à ces acteurs « d'assainir les finances publiques à travers le suivi du budget des collectivités locales. » selon Franck Kepomey, Directeur Exécutif de la CNSC. Ce suivi demande que les OSC « [puissent] maitriser comment le budget a été élaboré, faire le suivi de ce budget et permettre aux autorités publiques de tenir compte des désirs de la population» avant leur élaboration.
Rappelons que la CNSC rassemble une cinquantaine d’organisations de la société civile du Togo, œuvrant notamment sur les thématiques de démocratie et de bonne gouvernance.
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Faciliter l’obtention du permis de construire, pour garantir des constructions décentes et respectueuses des normes environnementales, c’est un des chevaux de bataille de l’Etat ces dernières années. D’autant que ce segment est un indicateur important du climat des affaires. Le sujet a fait l’objet d’une présentation, dans « Climat des Affaires », une plateforme numérique d’échanges dédiée à ces questions. Pour présenter le « quoi de neuf » du Permis de Construire, Edjam-Etchaki Bassimsouwé, Directeur Adjoint des services techniques de la ville de Lomé, a bien voulu se prêter à l’exercice.
TF : Avant toute chose, Edjam-Etchaki Bassimsouwé(EB), quand on parle de Permis de Construire, de quoi s’agit-il exactement ?
EB : Le permis de construire est une décision administrative qui autorise de façon explicite ou tacite, sur la base des règles d’urbanisme, des constructions nouvelles, la modification de travaux de construction non achevés, la régularisation des travaux de construction entamés de façon délictueuse ou la démolition sans construction.
TF : Dans quel cas solliciter un permis de construire ?
EB : Quiconque désire entreprendre, implanter, modifier, régulariser ou démolir sans reconstruction une construction à usage d'habitation ou non, même ne comportant pas de fondation, doit au préalable, obtenir un permis de construire.
Le permis de construire est également exigible lorsque les travaux à exécuter sur une construction existante, ont pour effet d'en changer la destination, d’en modifier l’aspect extérieur ou le volume, ou de créer des niveaux supplémentaires.
TF : Quelles sont les démarches pour se faire délivrer son permis de construire ?
EB : S'agissant des procédures, il faut au préalable élaborer votre projet de construction à travers un architecte agréé ; c'est-à-dire régulièrement inscrit à l'Ordre des architectes du Togo (ONAT).
Vous formulez ensuite une demande que vous adressez au Maire de la collectivité territoriale où vous voulez réaliser votre projet. L'instruction commencera dès réception de la demande et si l'avis est favorable, votre permis vous sera délivré par l'autorité locale.
TF : Quelles sont les réformes engagées en matière de délivrance du permis de construire ? Et pourquoi ces réformes ?
EB : Si notre pays a la culture de la délivrance des permis de construire depuis les années 1967 (par le décret 67/228 du 24 octobre 1967), ce texte a été revu en Avril 2016. Cette réforme visait à assurer une meilleure qualité de la construction.
D'autres importantes modifications, portant sur la réduction des procédures, des délais de délivrance et des coûts, ont été mises en œuvre. Elles ont été essentiellement conduites avec l'appui de la Présidence de la République, à travers la Cellule Climat des Affaires. Ce soutien a été très déterminant.
TF : Combien de temps faut-il alors aujourd’hui pour obtenir son permis ?
EB : Au final, le délai moyen est réduit à 10 jours pour un dossier régulier. A noter que cette durée peut être un peu élastique, si le dossier comporte quelques soucis.
Quant au coût pour l'instruction du permis, il est surtout fonction de la surface des planchers. Il se compose comme suit : 200F/m² comme redevance municipale et 10 000 FCFA comme frais d'étude de la direction générale de l'urbanisme et de l'habitat.
TF : Sans oublier le numérique…
EB : Effectivement, l'informatisation des procédures vient couronner ces réformes ! Par exemple, pour l'obtention des permis de construire, il est désormais possible de faire la demande en ligne à l'adresse www.construireautogo.gouv.tg. Ainsi, l'architecte, depuis le lieu où il se trouve, peut poster sa demande.
L’instruction des demandes se fait également en ligne. Par cette dématérialisation des procédures, non seulement les coûts, les délais et la durée sont réduits, mais également nous participons à la protection de l'environnement. Cela nous permet aussi d’assurer la transparence et la traçabilité dans l'instruction.
TF : D’autres mécanismes pour réduire les coûts ?
EB : Je citerais la LNBTP (Laboratoire National du Bâtiment et des Travaux Publics), qui a revu à la baisse son ardoise pour permettre aux promoteurs immobiliers et aux investisseurs, d'accéder à moindre coût aux analyses des sols, indispensables aux dimensionnements des ouvrages.
De plus, les géomètres, regroupés en Ordre sont également sollicités pour revoir les coûts et les délais d'arpentage des terrains.
C’est le lieu de saluer l’engagement des différents acteurs impliqués dans la chaîne. Je voudrais citer l'administration centrale, les collectivités territoriales, l'Ordre National des Architectes (ONAT), l'Ordre National des Ingénieurs (ONIT), les sapeurs-pompiers et certains promoteurs immobiliers. La mobilisation de toutes les parties prenantes reste toujours importante. Et l'amélioration du classement de notre pays sur cet indicateur est illustrative des fruits de ces efforts.
TF : Quels ont été les impacts de ces réformes ?
EB : Sur le terrain, on commence à recevoir les satisfactions des architectes. Vous convenez avec moi que les désastres, observés par l'effondrement des édifices ne respectant pas les normes dans la conception et la mise en œuvre, ont diminué drastiquement. L’accès des citoyens à nos services a été nettement amélioré par la réduction des coûts etc.
Les réformes ont induit d'importants changements. J’en veux pour preuve les scores qui s'améliorent, dans le classement Doing Business du groupe de la Banque mondial, depuis leur mise en œuvre.
TF : Nous avons pu remarquer que la liste des pièces constitutives du dossier de demande de permis de construire est assez long.
EB : Tout d’abord, cette liste a été revue en mars dernier. De plus, elle dépend du type de bâtiment ou de sa destination. Enfin, les permis sont catégorisés en fonction des risques auxquels est sujette la construction. Nous avons les constructions à faible risque, classés en catégorie A, à moyens risques en B, et à fort risques en C.
En exemple, un bâtiment à faible taille ne nécessite pas une étude d'impact environnemental, alors qu'un autre plus important devrait l'exiger pour une meilleure qualité du bâti. De plus, un autre acte d'urbanisme, la déclaration des travaux, est prévu pour ceux de faible importance. Il s'agit dans ce cas d'une simple déclaration des travaux. Cet acte se rapporte par exemple aux guérites.
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La Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET) annonce une offre promotionnelle sur les branchements et raccordements de compteurs prépayés 2 fils Lafia.
L’opération offrira aux clients désireux, sur la période du 21 octobre au 30 novembre prochain, d’accéder à l’énergie avec plus de facilités.
A partir de 19 000 FCFA, le client peut avoir son raccordement et son branchement Lafia 2 fils. Le solde, qui varie en fonction du compteur installé, sera échelonné sur 11 mois.
Cette nouvelle campagne vise à faciliter l’accès à l’énergie (réseau électrique basse tension) aussi bien en ville que dans les milieux ruraux.
Sa réussite s’inscrira en droite ligne de la visée d’une couverture universelle en 2030.

Séna Akoda
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Aucune opération de déclaration ni de paiement des cotisations sociales ne sera recevable aux guichets de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), à partir de novembre 2019.
« Nous rappelons à nos partenaires sociaux qu’à partir de novembre 2019, les déclarations et les paiements des cotisations ne seront plus recevables à nos guichets», a alerté l’institution en charge de la sécurité sociale au Togo.
Ce rappel s’inscrit en droite ligne de l’effectivité de la mise en œuvre des réformes engagées dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires.
En effet, lancée depuis décembre 2018, la mutation digitale a été peu suivie, obligeant, dans un premier temps, l’institution togolaise en charge de la sécurité sociale à multiplier les panneaux publicitaires dans la capitale, Lomé, avant de sortir les crocs, à travers un communiqué.
Toutefois, la CNSS accordera une période de grâce de 03 mois aux retardataires pour se mettre aux normes. Ainsi, «à partir de janvier 2020, cette mesure sera catégoriquement obligatoire», précise le document dont Togo First a obtenu copie.
Initié d’abord sur les plateformes mobiles, notamment T-money et Flooz, le télépaiement a été depuis début 2019, étendu à quatre banques locales : la BTCI, l’UTB, Ecobank et Orabank.
Séna Akoda
L’Université de Lomé et la Brasserie du Bénin (BB) formalisent et renforcent leurs liens de coopération. Une convention de partenariat a en effet été signée ce vendredi 18 octobre 2019, entre les deux acteurs, dans les locaux de la BB.
Cet accord-cadre, outre de porter sur le sponsoring, vise également à faciliter un apport de compétences de la compagnie brassicole au profit de la principale université publique du Togo, notamment pour la formation. En effet, « la Brasserie a déjà des cadres qui sont performants et qui peuvent venir dispenser des cours à l'université », explique Kafui Kpegba , Vice-Présidente de l’Université de Lomé. Il s’agit par là même « d'appuyer la formation aussi bien des étudiants que des enseignants ».
Pour Thierry Feraud, DG de la BB Lomé, cette entente de 2 ans est aussi l’occasion de renforcer les liens et de puiser des ressources humaines dans l'Université, qui est « un vivier de forces vives togolaises », avec ses quelques 60 000 étudiants, car « nous avons besoin de personnel, et nous sommes aujourd’hui très ravis de nous associer à l'université ».
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Au Togo, des experts planchent sur la stratégie nationale de mise en œuvre de l'Accord sur la Zone de libre-échange continental africaine (Zlecaf). Un atelier de 3 jours s’est ouvert, depuis hier jeudi 17 octobre 2019 à Lomé, pour valider le document en question.
Ces travaux sont à l’initiative du ministère en charge du commerce, du développement du secteur privé, et de la promotion de la consommation locale, avec l'appui de partenaires comme le Système des Nations-Unies.
Dans le détail, ce plan stratégique cible un certain nombre de chaines de valeurs au Togo qui peuvent tirer avantager du Zlecaf. Notamment dans le secteur agricole, la transformation du Phosphate, et la production de l'huile.
On compte aussi certains secteurs des services notamment : les télécoms, le service aux entreprises, le service financier, et le tourisme.
Du reste, selon le document, le pays devra également faire un effort pour attirer plus d'Investissements Directs Etrangers (IDE), de sorte que le secteur privé puisse également gagner des parts de marché sur le Continent.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo travaille à se doter d’un Code de l’Urbanisme et de la Construction. Ce code devra, apprend-on, constituer une refonte de tous les textes déjà existants, applicables.
La refonte concerne « tous les aspects de l’urbanisation et de la construction, en tant qu’expression de la politique urbaine : ses fins, ses méthodes, ses moyens, ses outils de planification et de gestion urbaines, son cadre spatial d’intervention », indique un document consulté par Togo First.
L’élaboration en cours du texte s’effectue dans le cadre du Projet d’Infrastructures et de Développement Urbain (PIDU), financé par le Crédit IDA du Groupe de la Banque Mondiale.
L’initiative est sous-tendue par le constat selon lequel « il est crucial d’établir un encadrement efficace de l’évolution physique des villes, de l’occupation et l’utilisation des sols et d’obtenir un aménagement et un développement harmonieux des ensembles urbains ».
D’après les estimations de l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques et Démographiques (INSEED) rapportées par le PIDU, la population urbaine avoisinerait au Togo aujourd’hui près de 3 094 100 habitants avec une proportion de 42,1%.
En 2020, elle sera de 43,5% avec une population de 3 351 800 habitants. Par ailleurs, le nombre de villes secondaires de plus de 50 000 habitants est passé de un (1) à six (6) en deux décennies soit de 1990 à 2010.
« Pour être créatrice d’emplois et de richesses, l’urbanisation doit être maîtrisée et orientée dans une perspective de développement durable. La maîtrise du processus d’urbanisation passe, entre autres, par la refonte du droit de l’urbanisme et de la construction, de l’ensemble des règles et institutions relatives à l’aménagement et au développement urbain », relèvent les pouvoirs publics.
Le Code de l’Urbanisme et de la Construction complétera, notons-le, le Code foncier et Domanial
Séna Akoda