Togo First

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Alors que le secteur de l’aviation africain est l’un des moins performants au monde, entravé surtout par le protectionnisme,  seuls 10 pays ont, à ce jour, pris des mesures concrètes pour accélérer l’opérationnalisation de l’open Sky continental.

Si l’an dernier, l’Afrique, sous la conduite du président Togolais Faure Gnassingbé, a posé d’importants pas vers un accord de marché unique du transport aérien (MUTAA), le processus piétine depuis.

Sur 28 pays qui y ont adhéré, soit 75 à 80% du trafic aérien africain, seulement 10 signataires - dont le Togo, l'Éthiopie, le Ghana ou le Nigeria, ont entamé la mise en place d’un arsenal règlementaire pour se  mettre au diapason. Comme couacs, les craintes de certains pays signataires continuent de saper les efforts fournis par d’autres avant-gardistes comme le Togo, maintenant le continent dans l’étau des accords bilatéraux.

Selon les experts, ces craintes émanent principalement de certaines compagnies aériennes, y compris celles des pays signataires, qui s'opposent à l'open sky, craignant des concurrents plus importants.

Les grosses compagnies qui bénéficient d’importantes subventions « vont tuer les petites compagnies aériennes nationales naissantes parce qu'elles n'auront aucun moyen de se défendre», a ouvertement déclaré Sebastian Mikosz, PDG de Kenya Airways, lors d'une conférence de presse à l'intention des investisseurs, mardi dernier. Les subventions octroyées par certains pays à leurs compagnies locales  nourrissent également la réticence, dans un contexte où les taxes ont augmenté, tirant les compagnies vers le bas.

Si à moyen terme, le trafic passager en Afrique est promis à une croissance annuelle plus rapide que les marchés matures de l’ordre de 5%, les compagnies aériennes africaines ne tireront presque pas parti de ce regain d’activités. Selon l'Association du transport aérien international (IATA), elles devraient enregistrer cette année des pertes cumulées à 100 millions $, alors que  l'industrie mondiale de l'aviation est sur la bonne voie pour réaliser un bénéfice de 28 milliards $.

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L’Office Togolais des Recettes (OTR), a informé récemment les acteurs de la décentralisation et les élus locaux, sur les outils de mobilisation des ressources mis à leur disposition, pour financer leur fonctionnement. C’était ce samedi 31 Août 2019, dans le cadre de la Nuit de la Décentralisation, organisée par l'ONG IJD (Initiative des jeunes pour le développement), à Lomé.

Ainsi, renseigne le Fisc togolais, les impôts locaux mis en place pour alimenter le fonctionnement des mairies sont : la taxe à l’habitation et la TPU. La première est retournée entièrement (à 100%) aux collectivités locales, pour le fonctionnement des municipalités, alors que la deuxième l’est à hauteur de 90%, apprend-on.

Outre ces deux facilités, on compte également la taxe foncière (pour les propriétés bâties comme non bâties) et la Patente, qui sont retournées à 50% aux localités.

Hormis ces impôts locaux, ajoute l’OTR, l’Etat offre la latitude aux élus locaux d'initier d'autres taxes : par exemple, la taxe de voirie, la taxe sur les spectacles, la taxe sur les évènements, en vue d’engranger plus de rentrées de fonds.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo et le Sénégal ont les exportations les plus diversifiées de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). L’information est portée par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), dans son dernier rapport sur le commerce extérieur.

Ainsi, dans l’Union, « le Sénégal et le Togo sont les pays dont les exportations sont les plus diversifiées », précise le document qui couvre l’année 2018. Le pays avec l'offre la moins variée, sur ce plan, étant la Guinée-Bissau, dont les ventes à l'extérieur sont dominées à plus de 95% par l’anacarde.

Pour sa part, les exportations du Togo sont constituées principalement du phosphate, des véhicules, et du Clinker. Des produits qui, au début 2019, sont orientés vers deux pays de l’Uemoa, à savoir le Burkina-Faso et le Bénin, et ensuite vers l’Inde.

A noter, informe la Banque, que le niveau de diversification des exportations dans les Pays de l’Union, s’améliore lentement depuis une dizaine d’années (2007-2018).

Ayi Renaud Dossavi

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Ouverte du 02 au 31 juillet 2019, la phase d’enregistrement des candidatures pour l’édition 2019 du concours « BRVM Fintech Innovation Challenge », a permis à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) de recevoir 21 dossiers. « La BRVM annonce la réception de 21 dossiers de candidature », annonce un communiqué de  cette institution dont le siège se trouve à Abidjan.

Ce concours, identifiera les projets les plus innovants portés par des jeunes de 18 à 40 ans, et capables de relever de réels défis dans le secteur des services financiers. Dans les détails, les catégories prévues sont la technologie Blockchain, la Data analytics, les innovations dans les services bancaires et de paiement, la digitalisation des actifs et enfin la sécurité des services financiers.

Pour identifier les lauréats, les promoteurs de l’événement passeront par une présélection et une étape de présentation des projets par leurs porteurs. L’idée, selon la BRVM, est « d’accompagner le système financier sous-régional en matière d’innovation, et de contribuer au développement de start-up digitales spécialisées dans la Fintech ».

Au cours de la 1ère édition en 2018, le Togolais William Tété Amouh (photo à gauche) a décroché l’une des 4 places de lauréats avec son projet Paychap et s’est adjugé un (1) million FCFA.

Séna Akoda

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L’Université de Kara (UK), va lancer très prochainement sa 2è promotion de Master professionnel en Aquaculture, Pêche et Transformation des Produits Halieutiques. Cette offre de formation, ouverte pour la 1ère fois à la rentrée académique 2018-2020, s’aligne avec le plan stratégique décennal 2014-2024 de cette université, apprend-on.

Elle s’adresse à 3 profils de candidats : D’abord, les étudiants nationaux ou étrangers détenant une licence en aquaculture, en sciences agronomiques, en biologie et physiologie animale ou dans un domaine compatible avec la formation envisagée. Ensuite, les détenteurs d’un diplôme de technicien supérieur agricole (BTSA), option Elevage.  Et enfin, des postulants venant des entreprises ou institutions justifiant d’une formation de base requise.

La formation, précise-t-on, sera assurée par l’UK, à travers l’Institut Supérieur des Métiers de l’Agriculture (ISMA).

L’objectif poursuivi, est d’offrir une formation professionnelle aux Togolais et à d’autres nationalités, dans une perspective d’adéquation Formation-Emploi. 

En rappel, le Togo mise sur l’essor du secteur agricole pour soutenir sa croissance, en phase avec l’axe 2 de son plan de développement.

Séna Akoda

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Le Japon va-t-il soutenir le Togo dans le développement de son potentiel portuaire ? Les derniers développements dans le cadre du Ticad7 semblent orienter dans cette direction.

Au sortir d’une réunion ce vendredi 30 août, entre Faure Gnassingbé, président du Togo, et Masahisa Sato, ministre d’Etat des Affaires étrangères Japonais, le représentant nippon a souligné l’importance des ambitions du Togo de devenir un « Pays portuaire », et la  mise en perspective de cette volonté avec le « Cercle de croissance » qui se dessine dans la sous-région Ouest-Africaine.

De plus a-t-il affirmé la volonté du Japon, à soutenir les initiatives du Togo (qui mise sur sa géographie et son positionnement dans le golfe de Guinée), et donc à appuyer le développement du Port Autonome de Lomé.

A cela, le président Togolais n’a pas manqué d’assurer son désir de renforcer les relations bilatérales entre les deux pays, à l'avenir. Rappelons que, dans le cadre de ce Ticad7, l’une des ambitions du Togo est de capter des investissements privés Japonais, en faveur de son Plan national de développement (PND).

Ayi Renaud Dossavi

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Le Projet de construction de la ligne haute tension de 161 KV, qui couvre Dapaong-Mango a enregistré une évolution. 9 entreprises candidates pour l’exécution de ce projet, qui devrait permettre d’électrifier 43 localités rurales togolaises, viennent d’être pré-qualifiées pour les deux lots du marché.

Présélectionnées sur un total de 17 soumissionnaires parmi lesquelles on ne note aucune entreprise togolaise, ces entreprises devraient franchir une autre étape à l’issue de laquelle seront retenues les entreprises en charge des deux lots.

Le projet global comprend plusieurs composantes. Baptisé « Projet de la ligne de transport Mango-Dapaong et réseaux de distribution », il est financé par un prêt de quarante-six millions (46 000 000) dollars $ de la Banque Islamique de Développement (BID).

Le projet vise à  sécuriser l’alimentation de la zone du nord Togo, à travers l’extension du réseau haute tension 161 kV de la CEB de Dapaong à Mango. Il vise entre autres à interconnecter Dapaong au réseau de la CEB situé sur le territoire du Bénin, et à améliorer le taux d’accès à l’électricité dans les zones couvertes.

Séna Akoda

Le personnel de l'Agence nationale pour la sécurité alimentaire du Togo (ANSAT), se forme pour trois jours, depuis ce Jeudi 29 août 2019 à Lomé. Il s’agit de se mettre à niveau, en matière de gestion des stocks nationaux, et de se mettre en normes avec les règlements de la sous-région.

« L'agence nationale de la sécurité alimentaire du Togo gère les stocks depuis longtemps, et il faut s'adapter aux outils sous-régionaux de gestion », explique Napo Gnonfam, Chef division transformation et commercialisation à l’ANSAT, « afin que la gestion nationale des stocks, et la gestion sous-régionale des stocks soient harmonisées. »

Notons qu’en plus du personnel de l'ANSAT, la formation, qui est délivrée par le Cabinet d'audit et expertise comptable (AEC), va également concerner les femmes revendeuses de céréales.

Cette initiative bénéficie du soutien financier de l'UE, à travers le Programme d’Appui au Stockage de Sécurité Alimentaire en Afrique de l'Ouest, dont le but est d'appuyer la Cedeao, dans la mise en œuvre d'une Stratégie régionale de stockage et de sécurité alimentaire.

Ayi Renaud Dossavi

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Le ministère en charge du Commerce veut mettre en vigueur les unités de mesure du Système international (SI), dans les échanges commerciaux. Un atelier s’est ouvert, hier jeudi 29 août 2019 à Lomé, afin de valider l'instauration de la démarche.

Au Togo, les ventes de produits agricoles, de pêche et de chasse, sont essentiellement réalisées à l’aide d’unités non conventionnelles, notamment des bols et des tas, dont les capacités varient d'un milieu à un autre. Une pratique qui, du fait de ces variabilités, pénalise tant les producteurs que les consommateurs, d’un bout à l’autre de la chaine.

Ainsi, pour le ministère en charge du commerce, « l'utilisation des bols-mesure au Togo, instruments de mesure non conventionnels, doit nécessairement disparaitre », afin de laisser place « à l'utilisation des instruments de mesure conventionnels », tels que les unités du SI.

A titre d’exemple, la vente en tas devrait être délaissée en faveur de la vente au poids, ce qui permettra de réduire les conflits liés aux procédures de mesurages. De quoi assurer également la garantie des transactions, et protéger les producteurs et les consommateurs.

Notons que cette démarche du ministère vise également à s’harmoniser avec les règlements de l'Uemoa (Union économique et monétaire Ouest africaine), qui a institué ce système de métrologie dans ses états membres.

Ayi Renaud Dossavi

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Le promoteur du thé kinkeliba, Adama Koudou (photo), qui ambitionne de voir son produit dans toutes les tasses au Togo, vient de déployer son projet dénommé « 1000 cafétérias Thé kinkéliba». Ce, même s’il n’est parvenu à mobiliser qu’une partie des ressources nécessaires. 

Concrètement, l’entrepreneur Togolais veut installer 1000 cafétérias au Togo pour faire la promotion de la consommation du thé kinkeliba. Le projet vise, selon le meilleur entrepreneur Togolais, édition 2019, à « amener les Togolais à adopter le thé kinkéliba ». Ceci devrait passer par une automatisation du processus de conditionnement, et la baisse des coûts de production. Avec pour objectif ultime, une réduction significative du prix unitaire du sachet de thé.

La consommation en masse de ce produit aux multiples vertus thérapeutiques, vantées par les spécialistes, devrait, espère-t-il, entraîner la limitation de la « consommation des produits importés ». 

De fait, le thé kinkeliba, souligne son promoteur, « a plusieurs vertus thérapeutiques comme le renforcement du foie, du cœur et des reins».

Séna Akoda

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