Alors que le processus de privatisation des deux dernières banques publiques a été concrètement enclenché, le Fonds monétaire International revient à la charge contre les prêts improductifs du secteur financier togolais.
Représentant plus de 18% des crédits globaux mis en place par les Banques, le niveau élevé des prêts improductifs pourrait mettre à mal le secteur financier togolais, bien qu’estime l’institution de Bretton Woods, une privatisation réussie en toute transparence des deux banques, garantirait la stabilité financière à court terme.
« Une privatisation réussie de ces deux banques garantirait la stabilité financière et réduirait les coûts pour le budget de l'État», a assuré Mitsuhiro Furusawa, DG adjoint et Président par intérim du FMI vendredi dernier.
Aussi, a-t-il alerté Lomé de suivre l'évolution du secteur financier dans son ensemble et de prendre les mesures correctives nécessaires, y compris en ce qui concerne les prêts non productifs élevés.
Malgré le bon accès des particuliers aux services financiers, le secteur bancaire, présente plusieurs facteurs de risque qui peuvent compromettre l’offre de crédit à l’avenir, avait estimé fin juillet le Fonds monétaire international dans un document consulté par Togo First.
« Tandis qu’il existe de vastes poches de vulnérabilité liées aux deux banques publiques, un certain nombre de banques privées affichent également de faibles volants de fonds propres, un ratio élevé de prêts improductifs, une concentration des prêts, une exposition commune aux activités commerciales et manufacturières, et une érosion de leurs marges », s’inquiétait l’institution multilatérale basée à Washington.
Du côté de Lomé, des mesures sont en cours afin d’assainir le secteur financier, sur fond de dépoussiérage sur le segment de la microfinance, alors que le MIFA lancé en 2018, tente d’attirer une part plus importantes des crédits accordés par les banques vers l’agriculture, nettement sous-financée.
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La Grande quinzaine commerciale s’ouvrira le 15 décembre prochain pour deux semaines, au Centre Togolais des expositions et foires (CETEF) de Lomé. L’annonce a été faite en fin de semaine dernière (ce samedi 26 octobre 2019), à la faveur de la cérémonie de clôture du deuxième Salon Africain du bâtiment (AFRIBAT Togo).
La clôture de cette rencontre du bâtiment de 6 jours, a permis notamment de faire le bilan de l’évènement, qui se conclut sur un bilan « satisfaisant », selon les organisateurs.
Ainsi, « ce salon a connu un succès de par le nombre de visiteurs que nous avons accueillis », se réjouit Rémy Moevi, Vice-Président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT).
L’événement spécial bâtiment, « organisé pour permettre de développer les relations économiques Sud-Sud » dans ce secteur, a enregistré plus de 700 visiteurs pendant ces 6 jours.
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Le gestionnaire de fonds de capital-investissements, Adiwale Partners, co-fondé en 2016 par les togolais Jean-Marc Savi de Tové et Vissého Gnassounou, réalise le premier closing de son fonds (Adiwale Fund I).
La firme de private-equity annonce ainsi des engagements de l’ordre de 50 millions € (55,4 millions $), pour un montant cible de 83,3 millions $.
« Nous sommes très heureux de cette première clôture qui a attiré des institutions de premier plan qui s'intéressent de près au développement de l'Afrique», se félicite Jean-Marc Savi de Tové, cofondateur et associé-gérant d’Adiwale Partners. Pour le financier, l'opéraiton « témoigne de [notre] expertise et de la confiance d’investisseurs institutionnels en faveur de [nos] activités» Par ailleurs, « Nous espérons que notre fonds atteindra la taille cible de 75 millions d'euros, d'ici un an », souligne-t-il.
Notons qu'Adiwale Fund I a attiré des institutions de financement du développement, ainsi que des investisseurs d’Afrique, d’Europe et d’Amérique du Nord ; dont notablement la Banque Africaine de Développement (BAD) ; qui a finalisé cette année son investissement de 12,5 millions € (13,8 millions $).
Les capitaux mobilisés devraient servir au financement d’entreprises d’Afrique de l’Ouest francophone, principalement celles de Côte d’Ivoire, Sénégal, Mali, Burkina Faso, Bénin, Guinée, et Togo. Pour leurs activités d'appui aux PME, les secteurs d'activités ciblés sont: les services aux consommateurs, les services aux entreprises, et l’industrie.
Ayi Renaud Dossavi
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Une campagne est en cours pour promouvoir le « consommer local » au restaurant universitaire de Lomé. Lancée par OADEL (Organisation pour l'Alimentation et le Développement Local), elle veut contribuer au changement du comportement alimentaire des étudiants et des enseignants du campus de Lomé. Notamment en les encourageant à consommer les mets locaux.
Plus spécifiquement, la campagne ambitionne d’amener les étudiants et les enseignants à comprendre les raisons pour lesquelles ils doivent consommer avant tout local, et à consommer plus les boissons et les mets "made in Togo".
Au Togo, dénombre l’OADEL, structure qui promeut le Salon International de l’Agriculture et de l’Alimentation de Lomé « il existe plus de 500 produits locaux de toutes variétés qui ne sont pas bien connus et intégrés dans les mets et menus des hôtels et restaurants ».
La campagne s’inscrit dans la dynamique impulsée par les pouvoirs publics, via un ministère dédié à la consommation locale.
Séna Akoda
Les progrès significatifs réalisés dans l’environnement des affaires devraient stimuler les investissements privés, a déclaré Mitsuhiro Furusawa (photo), Directeur général adjoint et Président par intérim du FMI.
C’était à l’issue du débat général du Conseil d’administration de l’institution de Bretton Woods qui a achevé, vendredi dernier, la cinquième revue au titre de l'accord triennal assorti d’une Facilité élargie de crédit de 242,4 millions.
« Les réformes structurelles progressent en matière de politique fiscale, d'administration des recettes et de gestion des dépenses publiques. Des progrès significatifs ont également été accomplis dans l'amélioration de l'environnement des entreprises, qui devrait stimuler l'investissement privé intérieur et étranger», a soutenu le Japonais.
Engagé dans un vaste chantier de réformes dans le sens de l’amélioration du climat des affaires depuis 2018, le Togo a réussi à faire des bonds cumulés de 59 places, dans les deux dernières éditions du Doing Business. La dernière édition en date, le DB 2020, a vu le pays faire une percée de 40 places, devenant le premier pays réformateur en Afrique, avec en toile de fond, un rythme accéléré des mesures visant la simplification des procédures et la réduction des coûts dans les domaines de la création d’entreprise, le raccordement à l’électricité, la délivrance du permis de construire, l’obtention de crédit, et surtout, le transfert de propriété.
Sur ce dernier indicateur, la BAD avait estimé début 2018 que le secteur privé togolais devrait croître de 10% en 2018 et 2019, en cas de réformes courageuses en matière de transfert de propriété.
Depuis, le Togo s’est doté d’un nouveau code foncier et domanial, a réduit drastiquement les coûts et le délai des procédures, et s’achemine vers un guichet unique du foncier. Des efforts qui ont permis de passer, en deux ans, de la quasi-dernière place en 2017, à la 56e place du DB, sur 189 pays évalués.
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La deuxième édition d’ « Ambition Africa » prévue pour les 30 et 31 octobre prochains, va réunir à Paris, des représentants de plusieurs pays africains dont le Togo.
Selon les organisateurs de cette rencontre, Edem d’Almeida, fondateur d’Africa Global Recycling (AGR), structure spécialisée dans le recyclage des ordures, interviendra sur la thématique « Eau et déchets : deux enjeux majeurs pour l’Afrique ». L’éco-entrepreneur togolais partagera son expertise dans le domaine de la gestion des ordures au Togo, notamment via la proposition qu’il propose : le recyclage.
En rappel, la Petite et Moyenne Entreprise (PME) togolaise a récemment été intégrée au programme Local Champion de la Société Financière Internationale (SFI). Elle devrait bénéficier à cet effet, d’un appui technique pour son développement et la mobilisation de financements.
En dehors des ateliers thématiques, il est prévu au programme d'Ambition Africa, des rendez-vous d’affaires au format B2B, des cocktails de networking, etc.
Selon les organisateurs, Ambition Africa 2018 a rassemblé plus de 1 000 participants de France et de 38 pays africains. « Plus de 1 000 rendez-vous B2B avaient été organisés », revendiquent-ils.
Séna Akoda
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L’assemblée nationale togolaise a autorisé, en fin de semaine dernière, le passage des télévisions du pays en mode TNT (Télévision Numérique Terrestre). Ce quitus de l'instance parlementaire, donné à travers l’adoption d’un projet de loi en ce sens, devrait permettre d’encadrer la mise en place de la TNT au Togo, et vient ainsi accélérer ce processus enclenché depuis plusieurs années déjà.
Notons que l’adoption de ce texte s’est faite en présence de Katari Foli-Bazi, ministre en charge de la communication, qui a défendu et expliqué le bien fondé du projet devant les députés. Ainsi, ce vote, a-t-il souligné, constitue « un engagement fort du gouvernement et des élus », à « créer un nouveau secteur à forte valeur ajoutée », et également « accroître et améliorer la couverture TNT » dans le pays.
Rappelons que la TNT, qui devrait venir en remplacement à la télévision analogique, est une évolution technique en matière de télédiffusion, qui permet notamment d’obtenir une meilleure qualité d’image. Le numérique terrestre permet également de réduire les coûts d'exploitation pour la diffusion et la transmission des chaines, après que les coûts de mise à niveau aient été amortis.
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Le Fonds Monétaire International (FMI) vient de débloquer une nouvelle tranche de 34,6 millions $, jugeant « les résultats obtenus par le Togo dans le cadre du programme triennal soutenu par une Facilité élargie de crédit, globalement satisfaisants ».
Cette approbation porte à environ 207,8 millions de dollars le montant total des décaissements au titre de l'accord de 242,4 millions de dollars conclu avec le Togo alors, surendetté.
Le programme visait, à réduire sensiblement le déficit budgétaire global afin d'assurer la dette à long terme et la viabilité extérieure, à recentrer les politiques sur la croissance inclusive par des dépenses sociales ciblées et des dépenses d'infrastructure financées de manière durable, et à remédier aux faiblesses financières des deux banques publiques.
Le Fonds se félicite à ce titre de « la détermination des autorités à poursuivre l'assainissement budgétaire et la réduction de la dette. »
« La reprise économique semble s'installer, les réformes structurelles progressent et l'assainissement budgétaire se poursuit. Le Togo respecte les critères de déficit de l'UEMOA depuis 2017 ; le déficit budgétaire global est estimé à 2,9 % du PIB en 2019 et 1,9 % du PIB en 2020, alors que la dette a diminué et devrait tomber en dessous de 70 % du PIB à partir de 2020 », constate l’institution de Bretton Woods.
Toutefois, note le Fonds, « il existe des risques à la baisse liés à l'environnement économique mondial, aux conditions de sécurité régionale et à l'impact potentiel des élections présidentielles sur l'activité économique ». L’économie togolaise promise à une croissance réévaluée à 5,3% en 2019, pourrait progresser moins vite à moyen terme et tomber autour de 5%, prévient l’institution multilatérale.
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Sur l’indicateur « Obtention de prêts » qui vise à améliorer l’accès aux crédits en ligne avec l’amélioration du climat des affaires, le Togo a fait un bond en se classant 48è dans le DB 2020. Ceci, après une modeste performance dans le DB 2019 où il occupait le 144 è rang sur 190 pays.
Les experts du DB ont ainsi d’une part, vérifié l’existence au Togo, de mesures facilitant les prêts. D’autre part, ils ont évalué la couverture, l’étendue et l’accessibilité des informations sur le crédit disponible, à travers la plateforme gérée par Creditinfo Volo, Bureau d’Information sur le Crédit (BIC) agréé.
En l’occurrence, il est à noter que le Togo a adopté une disposition UEMOA sur le sujet.
Mieux, en 2018, il a autorisé les grands facturiers, notamment la CEET, la TdE, Moov-Togo et TogoCom, à préparer les données sur les antécédents de crédit ou de paiement de leurs clients et à les intégrer à la Base de données du BIC.
En définitive, ces données permettent d’établir un rapport de solvabilité détaillé sur un client, et servent de critères objectifs pour les établissements financiers, dans la prise de décision en matière d’octroi de crédit.
Séna Akoda
Quasi-dernier en 2017, le Togo poursuit sa remontée sur l’indicateur transfert de propriété du Doing Bussiness. En améliorant son score de 17,2 points pour atteindre 72, le pays est désormais la 56e économie où il est plus facile d’effectuer une opération de transfert de propriété.
Le Togo est ainsi le premier pays de la sous-région, devant le Ghana (111e), la Côte d’Ivoire (112e) et le Bénin (126e).
Une évolution favorable que l’équipe de la Banque mondiale attribue aux réformes récentes visant la facilitation de l'enregistrement des biens immobiliers avec en toile de fond, la réduction des procédures administratives et des coûts.
Au Togo, le nombre de procédures pour finaliser une opération de mutation totale a été réduit à 3 contre 6 en Afrique subsaharienne, constate-t-on. Le délai d’un transfert de propriété qui atteignait, il y a deux ans, les 200 jours, a été ramené à 35 jours contre 51 dans la région, retient la banque. Selon les experts de l’institution multilatérale, le coût des procédures, a quant à lui, été réduit à 1,6% de la valeur du bien.
Comme un pavé dans la marre, l’institution de Bretton Woods estime que le Togo a encore des efforts à fournir en ce qui concerne la qualité de l’administration foncière.
L’administration foncière togolaise serait encore loin des meilleures pratiques, relèvent le Doing Business.
Pour précision que cet indicateur est composé de cinq dimensions : la fiabilité des infrastructures, la transparence de l’information, la couverture géographique, la résolution des litiges fonciers et l’égalité d’accès aux droits de propriété.
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