Le Togo mise sur la transformation de la noix de cajou (anacarde) pour booster cette filière et ses exportations.
Mercredi 28 août 2019, le Chef de l’Etat Togolais Faure Essozimna Gnassingbé, et le Japonais Export Trading Group ont engagé des pourparlers afin d’installer au Togo une unité industrielle de transformation de cette culture.
Selon les informations, cette entreprise qui opère au Togo depuis 10 ans, notamment dans le commerce du café, du cacao et des légumineuses, apportera son appui aux pouvoirs publics dans la mise en place de cette unité. « L’installation de cette unité qui devrait créer des emplois et de la richesse, marquera une étape décisive dans la politique de transformation de la noix de cajou et du développement de cette filière au Togo », indique des experts.
Notons que le Togo table sur une production de 24 000 tonnes au cours de l’année 2019, et 30 000 tonnes annuelles d’ici 4 ans. Sur la période, la filière devrait générer 20 000 emplois.
Déjà, en octobre 2018, le pays instituait une taxe au cordon douanier fixant le prélèvement sur le kilogramme de la noix de cajou transformée à 5 FCFA et celui sur le kilogramme de la noix de cajou brute à 45 FCFA. Cette mesure fiscale vise à promouvoir la transformation de cette culture.
Séna Akoda
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Pour la campagne agricole 2018-2019, la production de maïs au Togo, s’élève à 886 630 tonnes selon les informations de la Direction des Statistiques Agricoles, de l’Informatique et de la Documentation (DSID). Avec une telle production, cette graminée constitue le principal produit vivrier du Togo.
Sa culture est pratiquée par environ 1 500 000 producteurs.
En plus de servir à la consommation des ménages (ruraux et urbains), le maïs constitue une source de revenus. Cette céréale génère un revenu moyen net de 223 000 FCFA/ha, ce qui en fait la principale source de revenu pour les exploitations agricoles, après les cultures de rente (café-cacao, coton, et Soja), selon les données de la DSID.
La culture du maïs occupe plus de 700 000 hectares au Togo, soit 40% des superficies consacrées aux cultures vivrières. De fait, avec une présence dans les quatre zones agroécologiques, la production du maïs connait une hausse constante depuis les années 1990, particulièrement dans les régions septentrionales du territoire.
Ayi Renaud Dossavi
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Depuis hier, mercredi 28 août 2019, il s’est ouvert à Koloma (République de Guinée), la 3ème réunion d’évaluation du Free roaming en Afrique de l’Ouest. Cette rencontre de deux jours, réunit les acteurs du secteur télécom et les organes régulateurs de sept pays de la sous-région : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Sénégal, et Togo.
En effet, ces pays ont signé une entente en novembre 2016 pour abolir entre eux les frais d’itinérance mobile. Une initiative visant notamment à accélérer l'intégration sous-régionale par les télécommunications.
La rencontre est donc l’occasion d’apprécier les résultats obtenus, d’évaluer « ce qui a marché, ce qui n’a pas marché et ce qui peut être mis en œuvre pour améliorer le processus », selon Antigou Chérif, DG de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunication (ARPT) de Guinée.
Notons que si le rapport d’évaluation montre des résultats positifs et satisfaisants, il indexe également des ajustements à entreprendre, afin qu’à terme, le free roaming soit profitable aux populations de ces pays signataires et simplifie les déplacements d’un pays à l’autre.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, trois filières agricoles se prêtent le plus à la mise en place d’une assurance agricole. Il s’agit du maïs, du riz fluvial, et du coton. L’information ressort d’une récente étude de faisabilité en vue de la mise en place d’une assurance agricole au profit des producteurs togolais.
Le rapport de cette évaluation, pour le compte du ministère en charge de l’agriculture, avec le pilotage du Mifa SA (Mécanisme incitatif de financement agricole, fondé sur le partage des risques), a fait l’objet d’une restitution ce jeudi 29 août 2019 à Lomé. Une rencontre qui a réuni les acteurs du milieu agricole, de l’Etat, des assurances, des banques et microfinances, et de la promotion de l’entrepreneuriat au Togo.
Selon les conclusions de l’étude, ces trois filières sont retenues comme les plus assurables, et réunissent toutes les conditions pour le démarrage de pilotes. A noter que chaque pilote devra se faire en fonction des types de risque principale, notamment la sécheresse et l’excès d’eau.
Le document offre également une feuille de route des actions à mener pour rendre opérationnel un programme d’assurance agricole durable au Togo. De quoi servir de cadre de références pour les prochaines étapes, entre autres la sélection des modèles d’entreprise à implémenter pour assurer les producteurs agricoles.
Rappelons que l’initiative, pilotée par le Mifa SA, bénéficie de l’appui technique et financier de la Banque africaine de développement (BAD).
Ayi Renaud Dossavi
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Par un nouvel appel d’offres émis mercredi 28 août 2019, le Togo sollicite le marché financier régional UMOA-Titres, en vue de mobiliser 20 milliards FCFA d’ici le 06 septembre prochain.
Selon l’annonce d’UMOA-Titres, l’agence régionale de planification de la dette, cette opération est prévue via la mise sur le marché des obligations assimilables du trésor (OAT).
Le Trésor public, vise ainsi à « mobiliser l’épargne des personnes physiques et morales en vue d’assurer la couverture des besoins de financement du budget de l’Etat », cette année.
L’opération est stipulée pour une maturité de 60 mois (5 ans), et une valeur nominale unitaire de 10 000 FCFA. Elle arrivera donc à échéance le 09 septembre 2024. Les obligations souscrites produiront des intérêts annuels à raison de 6,5% à partir du 09 septembre 2019.
Notons que depuis le 2è trimestre 2019, le marché financier réagit très favorablement aux sollicitations du Togo, avec à la clé des sursouscriptions des titres qu’il émet.
Séna Akoda
Le Togo prend part à la 7è Conférence Internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique (TICAD 7). L’une de ses ambitions est de capter des investissements privés Japonais en faveur de son plan de développement. L’idée, est d’obtenir la contribution des hommes d’affaires du pays asiatique pour la mobilisation des 3 000 milliards FCFA attendus du secteur privé pour financer ce plan.
En ligne avec cet objectif, les pouvoirs publics togolais envisagent déjà l’après-TICAD 7 et la perspective d’affermir les partenariats noués avec le secteur privé Japonais. Aussi, informe la cellule de communication de la Présidence togolaise, le Togo convie à Lomé en novembre prochain, les hommes d’affaires japonais à des « journées d’échanges qui vont être organisées en partenariat avec l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA) et dédiées à l’aide publique au développement (APD)».
Notons qu'actuellement, le japonais Toyota Tsutso Corporation est présent au Togo à travers ses filiales CFAO Motors et CFAO Technologies. Mitsubishi pour sa part, est attendu très prochainement sur le secteur de l’énergie, plus précisément l’initiative CIZO.
Séna Akoda
Engagé dans les activités prévues au menu de la 7è Conférence Internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique (TICAD 7), le Togo entretient depuis des années des relations bilatérales avec le Japon dans divers domaines.
Selon les informations en provenance de la Cellule de Communication de la Présidence de la République togolaise, les financements nippons s’élèvent à près de 72,8 millions $ sur la période 2011-2018, "exception faite de 2012".
Selon la note de presse diffusée le 28 août 2019 pour faire un point d’étape de la participation du Togo au TICAD 7, ces financements ont porté entre autres au cours de la période sous revue, sur la rénovation du Port de pêche (photo), le soutien au Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC), la construction des ponts sur les rivières Kara et Koumongou.
Le nouveau Port de pêche de Lomé, ouvrage situé à Gbétsogbé (à l’Est de la capitale togolaise), il a mobilisé un financement sous forme de don de 14,4 milliards FCFA de l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA). L’Etat togolais, pour sa part, a contribué au coût de sa réalisation à hauteur d’environ 6 milliards FCFA.
A ce jour, il n’y a pas de présence très remarquée d’investisseurs privés Japonais au Togo.
Séna Akoda
En ce qui concerne le désaccord sur leurs frontières maritimes, des avancées positives sont annoncées au sortir du 5ème round de négociations entre le Togo et le Ghana, qui s’est tenu la semaine dernière à Accra.
Si les discussions avaient quelque peu piétiné, à la dernière rencontre de Lomé, les deux pays voisins d’Afrique de l’Ouest semblent sur une meilleure voie pour sortir de l’impasse.
Selon Stanislas Baba (photo), président du Haut Conseil pour la Mer, le rendez-vous d’Accra a permis d’échanger sur les données techniques et les dispositions transitoires, dans le cadre des négociations pour la délimitation des territoires marins respectifs au Togo et au Ghana.
Il a surtout été convenu, informe le représentant togolais, « qu’entre le 10 et le 20 septembre, des équipes techniques vont se retrouver pour parachever le travail ».
Prochaine étape, le mois prochain mois donc, tout en sachant que le Togo et le Ghana se sont accordés sur « la nécessité d’arriver à des conclusions sur le tracé possible, que nous soumettrons à nos deux chefs d’état. »
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo va bénéficier de l’appui de CFAO Group et de sa maison mère Toyota, dans le cadre de son processus de dématérialisation de l’administration et la transition qu’il a amorcée vers les énergies renouvelables.
Cina Lawson, ministre en charge du numérique au Togo a signé ce mercredi 28 août, en marge du TICAD 7 (7è Conférence Internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique), un protocole d’entente avec CFAO Technologies et sa maison-mère Toyota Tsutso Corporation à cet effet.
L’apport de l’expertise de CFAO Group et de sa maison mère Toyota vise, précise la ministre, à rendre plus efficace l’administration publique togolaise grâce au numérique et à faire du Togo, un leader dans le développement et l’exploitation des énergies propres.
Déjà présent au Togo sur le projet de construction du Carrier Hôtel de Lomé, CFAO a également aidé le Togo à mettre en place son premier point d’échange internet IXP. Ce partenariat s’inscrit dans la droite ligne des efforts fournis par le gouvernement togolais dans le domaine du numérique notamment le projet E-gouv.
En matière de promotion du renouvelable, le Togo est membre de l’Alliance Solaire Internationale (ASI) et porte le programme CIZO pour promouvoir l’électrification rurale par kits solaires individuels. Le pays ambitionne de porter à 50%, la part du renouvelable dans son mix énergétique, à l’horizon 2030.
Séna Akoda
1500 Kg de cire d’abeilles, produite par des coopératives apicoles togolaises, ont récemment été livrées à l’agrégateur Koster Keunen West Africa (KKWA).
La transaction, d’une valeur d’un peu plus de 5 millions FCFA, est le premier résultat de la convention de partenariat, signée il y a 6 mois, entre MIFA SA (Mécanisme incitatif de financement agricole, fondé sur le partage de risques), la plateforme apicole nationale-Togo, et le groupe américain Koster Keunen, géant mondial spécialisé dans les ingrédients naturels destinés aux industries cosmétique, pharmaceutique et agro-alimentaire.
Ces 1,5 tonnes collectés et livrés à KKWA par l’entremise de MIFA, constituent 42% de la quantité attendue pour 2019 (il est en effet prévu que les apiculteurs puissent fournir au moins 3,5 tonnes de cire par an).
Selon la convention signée, le Mifa SA devrait faciliter l’écoulement de cire des coopératives apicoles togolaises vers le Groupe américain, pour une durée de 4 ans.
Ayi Renaud Dossavi
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