Togo First

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Longtemps attendue, la filière Karité s’est finalement dotée d’une faîtière la semaine dernière : La Fédération Inclusive du Karité du Togo, une coopérative avec Conseil d’Administration (Fikato Coop Sa). C’est Elisabeth Essodolom Pali-Tchalla (photo), PDG de la STK (Société Togolaise du Karité), qui a été portée à la tête de cette organisation nationale qui regroupe des pépiniéristes, des collecteurs, et des transformateurs du karité au Togo.

Pali-Tchalla et son équipe de 11 membres ont 4 ans pour remobiliser les acteurs,  entamer la transformation du secteur, « défendre les intérêts de la grande famille. »

7ème producteur mondial du karité, le Togo fait face néanmoins à de nombreux défis structurels et organisationnels dont la faible capacité de production sur le plan national et le manque d’équipements de transformation.

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Le Palais des Congrès se met peu à peu sur son trente et un (31) pour accueillir la première édition du Marché International de l’Artisanat du Togo (MIATO), une manifestation foraine d’échanges, d’exposition et de vente des produits artisanaux ouverte à tous les artisans désireux de trouver des débouchés à leurs produits et services.

150 000 visiteurs en moyenne venus de 26 pays, d’Afrique principalement, et d’autres hors du continent sont attendus à ce rendez-vous biennal. Selon les organisateurs, l’évènement permettra de sensibiliser 100 000 jeunes sur les opportunités du secteur de l’artisanat, ainsi que de valoriser les métiers porteurs du secteur, en ligne avec les ambitions du Plan national de développement (PND).

Prévu pour se tenir du 25 octobre au 03 novembre 2019, le Miato est le fruit d’un partenariat entre le Ministère du développement à la base, de l’artisanat et de la jeunesse et l’Union des Chambres Régionales de Métiers (UCRM).

Cette première édition, placée sous le thème « Artisanat innovent, facteur de développement économique et social », se veut, avant tout, un cadre pour « mettre en lumière  le génie et les potentialités des artisans togolais ».

Contribuant à hauteur de 18% au PIB, le secteur de l’artisanat occupe surtout près d’un million de togolais qui, de par leurs activités à titre principal ou secondaire, participent à réduire le déficit de la balance des paiements de 20%, grâce à des avantages compétitifs sur les marchés internationaux.

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La 1ère  responsable du Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes (FAIEJ), Sahouda Gbadamassi-Mivedor (photo) veut que les idées d’entreprises que portent les jeunes  togolais, apportent des solutions à des besoins ou problématiques de leurs communautés.

Samedi 12 octobre dernier, lors de la 1ère conférence publique "de consensus" organisée par l’association « Wake Up Mind », elle a lancé cet appel.

Cette règle est l’une des plus fondamentales pour la fiabilité et la pérennité d’un projet entrepreneurial porté par des jeunes, de l’avis des références du monde économique mondial, notamment Tony Elumelu, promoteur du programme de Tony Elumelu Foundation (TEF).

Selon la DG du FAIEJ, la promotion de solutions à des problèmes sociaux ou d’une communauté à travers des idées d’entreprises et la maîtrise des risques d’investissements, constituent des « gages d’attractivité des investisseurs ».

Notons que les participants à cette conférence ont planché sur le système éducatif, la formation et l’insertion professionnelle des jeunes. Des propositions tournant notamment autour d’une refonte ou actualisation des curricula de formation suivant une périodicité.

Séna Akoda

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Le Conseil de l’Entente va financer au Togo l'installation de kits solaires individuels, dans 14 villages localisés dans les régions de Kara, des Savanes et Centrale. Quelques 1 000 foyers devraient bénéficier de cette opération.

La démarche entre dans le cadre de la promotion du Off-grid, de la part de cette institution multilatérale sous-régionale comprenant le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Niger, et le Togo. Le Conseil a ainsi déjà, par le passé, fourni un appui financier à l’Agence Togolaise de l’Electrification Rurale et des Energies Renouvelables (AT2ER), pour la distribution de kits solaires à 350 ménages ruraux.

En effet, « notre engagement, à développer l’off-grid, connaît une concrétisation ici au Togo. » soutient Patrice Kwamé, secrétaire exécutif du Conseil de l’entente. De plus, « nous poursuivrons son développement [Au Togo] et dans les autres Etats membres de l’organisation ». 

Pour rappel, le Togo s’est fixé pour objectif de donner l’accès à l’électricité à 2 millions de personnes à travers les installations solaires domestiques. L'ambition est en effet de faire passer le taux d’électrification rural, actuellement de 8 %, à 50 % en 2022, et 100 % en 2030.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Mifa (Mécanisme incitatif de financement agricole, fondé sur le partage de risques) table sur une valeur cible de 7 milliards de francs CFA à mobiliser au profit de 95 000 acteurs des chaînes de valeur agricoles et financières du Togo d'ici le 31 décembre 2019. Il est attendu de cette mobilisation de ressources, d’impacter 130 000 emplois dans le secteur, selon les récentes informations fournies par la société.

A cette date, plus de la moitié de cet objectif a déjà été réalisé (quelques 3,8 milliards FCFA de crédit, entre août et septembre 2019, au profit de 52 000 acteurs impactant 86 000 emplois); avec des facilités allant principalement à la commercialisation d’intrants, ainsi qu'aux filières soja et riz (ces trois sous-secteur ayant cumulé de 80% des crédits octroyés, à fin septembre 2019).

Du reste, le Mifa se félicite de « l’engouement des acteurs du secteur agricole » vis à vis de son accompagnement, informant qu’entre janvier et septembre 2019, plus de 500 projets ont été enregistrés, pour un coût d’environ 45 milliards francs CFA. Des projets actuellement à l’étude auprès des institutions financières, en vue de leur financement.  

Pour illustrer les challenges du secteur agricole en la matière, notons que les appuis financiers qui lui ont été consacrés en 2017, représentaient seulement 0,2% du portefeuille des banques, sachant qu'il contribue à 40% du PIB du Togo.

Ayi Renaud Dossavi

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La fintech togolaise « Paychap » accroche deux nouveaux prix à son tableau de palmarès. Elle a décroché vendredi 11 octobre dernier, le 1er prix en jeu d’un million FCFA au concours T-Fertile, ainsi que le prix du Public : une enveloppe de 300 000 FCFA. 

C’était à l’issue d’une finale au cours de  laquelle le promoteur de ce projet était face à neuf concurrents. A cette phase, les candidats étaient invités à faire une présentation orale sommaire de leur projet, devant un jury.

En dehors du prix de l’innovation entrepreneuriale, notons qu’il y avait la catégorie Entrepreneuriat féminin dont le prix, une enveloppe de 500 000 FCFA, a été remporté par le projet Change Maker de Aoussi Nadia Anwone.

Quelques-uns des critères d'évaluation étaient : que la solution proposée par le porteur de projet réponde effectivement à un problème social, que le projet soit réalisable et que le plan d'affaires soit réaliste.

Notons que ce double sacre intervient, quelques mois, après la 1ère édition du concours « BRVM Fintech Innovation Challenge ». A cette compétition, PayChap avait remporté l’un des quatre prix récompensant les porteurs des projets les plus innovants dans l'ensemble des pays que couvre la BRVM.

Séna Akoda

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Six institutions d’enseignement supérieur au Togo et au Sénégal ont été sélectionnées pour bénéficier de l’aide de quatre universités européennes, en vue renforcer les capacités des ingénieurs en formation, et de s’approprier les standards mondiaux en matière d’ingénierie.

Cet appui se fait à travers l’accompagnement du Programme européen Erasmus.

Les institutions bénéficiaires sont, au Togo : l’Université de Lomé (avec le Carrefour de l'Innovation et du Business), et l’Institut des nouvelles technologies appliquées.

Le Sénégal est quant à lui représenter par l’Université Cheikh Anta Diop, l’Université Gaston Berger, l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO), et l’Ecole polytechnique de Thiès. Le programme a été présenté à l’occasion de la célébration de la journée dénommée « Erasmus Day » qui s’est tenue le 11 octobre 2019. 

Ce partenariat, s’inscrit dans le cadre du programme d'Appropriation des Standards Internationaux pour la structuration de formations d’ingénieurs en Afrique de l’Ouest (ASICAO), lancé il y a six mois à Lomé. Le but de ce programme est d’aider les pays de la sous-région à avoir des ressources humaines qualifiées, répondant aux standards internationaux dans ce domaine.

Il s’agit en effet, « d’offrir aux étudiants la meilleure qualité de formation possible d’ingénieur, et de tisser des liens de partenariats interuniversitaires internationaux pour des échanges parfaitement équilibrés d’étudiants en termes de mobilités universitaires », selon Timothée Toury, coordonnateur de ce projet.

Rappelons qu’Erasmus est un programme d'échange d'étudiants et d'enseignants entre les universités, les grandes écoles européennes et des établissements d'enseignement à travers le monde entier. L'initiative, qui permet ainsi d'offrir des possibilités de renforcement de capacité à ces acteurs, fait partie des outils de l'enseignement supérieur européen.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Fournisseur togolais d’Accès Internet (FAI) Teolis se met en partenariat avec l’association Outre-Mer Network pour le lancement de plusieurs projets.

A la Station F, le plus grand campus de startups en Europe, les deux acteurs ont signé un partenariat sur le lancement de plusieurs projets. Notamment en vue de l’incubation de jeunes entrepreneurs togolais.

Pour la mise en œuvre de ce partenariat qui devrait être porteur d’opportunités pour les jeunes togolais et contribuer à l’émergence du Togo, Outre-Mer Network vient d’ouvrir  son bureau au Togo au sein de la Fondation Teolis.  

Outre Mer Network, notons-le, est une plateforme de visibilité pour des entrepreneurs en France. Fluidifier la communication entre entrepreneurs, porteurs de projets, vulgariser la notion de réseau chez les plus jeunes, apporter des solutions de financement et valoriser le monde de l’entreprise dans la communauté d’Outre-Mer sont, entre autres, les objectifs qu’elle poursuit.

Séna Akoda

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La Société d’exploitation des eaux du Niger (SEEN), filiale du groupe français Veolia, a fait appel au Centre de formation aux métiers de l’industrie (CFMI) pour la formation de son personnel en mécanique diesel.

Un accord a pour cela été scellé ce 11 octobre 2019 à Lomé entre les deux institutions représentées par René Matillon, directeur général de la SEEN, et Jules Anani, directeur général du CFMI.

La SEEN veut à travers cette formation, spécialiser plusieurs membres de son personnel en mécanique diesel.

Fondée en 2001, la Société d’exploitation des eaux du Niger est une société nigérienne de droit privé qui est liée à l’Etat et la Société de patrimoine des eaux du Niger (SPEN) à travers un contrat d’affermage. Filiale du groupe Veolia, elle garantit le service de production et distribution de l’eau potable dans les centres urbains et semi-urbains du Niger.

L’Office Togolais des Recettes (OTR) s’inscrit dans une démarche d'auto-évaluation de son système d’administration. Il adopte TADAT (Tax Administration Diagnostic Assessment Tool), un outil diagnostic d’évaluation objective et standardisée des grandes composantes du système d’administration fiscale d’un pays.

Cet outil permet de ressortir « les forces et les faiblesses de l’Administration fiscale ainsi que sa maturité par rapport aux bonnes pratiques internationales », renseigne www.otr.tg, le portail numérique de l’institution en charge de la collecte des recettes fiscales et douanières au Togo.

A cet effet, l’OTR a récemment organisé une formation sur le TADAT en faveur de certains de ses employés. Cette session a permis aux participants de mieux comprendre les fondamentaux du TADAT, notamment, « la mesure de la performance du système d’administration fiscale, les dimensions influencées par les activités de l’administration fiscale, les indicateurs ainsi que la roue de wagon indispensable ». Objectif à terme : être accrédités évaluateurs du TADAT.

En fin de formation, les agents de l’OTR ont reçu des certificats qui les accréditent en tant qu’évaluateurs TADAT.

 Séna Akoda

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