Togo First

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Si le Togo est de plus en plus performant en matière de mobilisation des recettes fiscales, il faut également dire que l’essentiel de ses rentrées se concentrent sur un faible nombre d’instruments fiscaux. En effet, en 2017, les 5 premiers impôts en recettes (sur 20) représentaient pour 88,5% des recettes du pays, selon une récente étude de la Banque mondiale.

Par ordre d’importance, le Fisc togolais a enregistré dans son Top 5: la TVA (comptant pour 43,1% des recettes), les Droits de douanes (16,6%), l’Impôt sur les sociétés (11,4%), les Accises (6,6%), et l’Impôt sur le revenu des personnes physique IRPP (6,4%). A titre de comparaison, le sixième instrument (les droits d’enregistrement) ne représente que 2,6% des recettes.

Du reste, pour cette même année, les autres impôts avaient une contribution encore plus faible, notamment : Les Taxes sur les salaires (0,7% des recettes), la Taxe sur le chiffre d’affaires (0,7%), les Recettes fiscales diverses (0,5%), ou encore les Taxes sur les produits de jeux de hasard (0,3%), et la Taxe foncière sur la propriété bâtie (0,2%). La TPU, devenue patente à partir de cette année 2019, ne représentait quant à elle que 0,1% des recettes fiscales.

Ayi Renaud Dossavi

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Entre Août et Septembre 2019, le Mécanisme incitatif de financement agricole (Mifa SA), fondé sur le partage de risque, a facilité l’octroi par les institutions financières, d'un peu plus de 3,8 milliards FCFA de crédit, au bénéfice des acteurs des chaines de valeur agricole.

Ces fonds, qui ont touché autant des producteurs agricoles que des promoteurs d’unités de transformation agroalimentaire, et des fournisseurs de services agricoles, ont permis de financer 200 projets, avec quelques 51 667 bénéficiaires enregistrés, pour un total de 85 951 emplois impactés, selon le Mifa SA.

De plus, un regard dans les données montre que, dans l'ensemble des facilités accordées, les intrants, le soja et le riz se taillent la part du lion, absorbant plus de 80% des fonds alloués.

Dans le détail, on a 52% pour la commercialisation des intrants, 16% pour la production et la commercialisation du soja, et 13% pour la production de riz, qui finit bonne troisième.

Viennent ensuite l’aviculture (5%), la production du sésame (5%), la production et transformation de la tomate (3%); la production de maïs, culture vivrière par excellence au Togo, a bénéficié de 2% de ces crédits.

Ayi Renaud Dossavi

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Sur 200 candidatures reçues au départ, 10 ont réussi à s’adjuger une place en finale, selon les organisateurs du Salon Terreau Fertile (T-Fertile).

Ce sont les "fourneaux écologiques Miganvo" dont le promoteur avait accordé une interview à Togo First, « les Zopitaux et moi », Paychap, l’un des 4 lauréats du concours « BRVM FINTECH INNOVATION CHALLENGE », "AGRI BUSINESS Data". Les projets "AGRICOL, Lamesin, Agrilys, Change Maker, TCHAL’M et Jobees" complètent la liste.

Les informations indiquent que les 10 finalistes vont « pitcher » (faire une brève présentation orale de leurs projets devant un jury) ce vendredi. Les porteurs des 3 meilleurs projets gagneront par ordre de mérite, 1million FCFA, 500 000 FCFA et 300 000 FCFA.

Tous les domaines porteurs d'innovation technologique sont concernés: notamment l’agriculture, la santé, l’éducation, les Fintech et l’agroalimentaire.

Notons qu’avant la demi-finale, 170 projets avaient été sélectionnés comme respectueux des critères de participation et que sur ce nombre de projets, 20 ont été retenus pour la demi-finale.

Séna Akoda 

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Durant 3 jours de travail, qui s’achèvent ce vendredi, le Projet National de Promotion de l’Entrepreneuriat Rural (PNPER) analyse et évalue au cours d’un atelier, son dispositif de mise en œuvre  au Togo.

Que ce soit au plan régional ou national, l’idée en faisant cet exercice, est de relever les atouts et les limites de ce dispositif. Cette mission d’auto-évaluation débouchera sur l’adoption de mesures correctives de ce dispositif et, la validation d’un planning opérationnel pour le dernier trimestre de 2019, annonce la coordination du projet.

Elle est en accord avec l’objectif assigné à ce projet qui reçoit le financement du Fonds International de Développement Agricole (FIDA) : celui de « transformer de façon progressive et durable l’économie rurale togolaise à travers l’appui et la promotion des micros et petites entreprises rurales ».

Séna Akoda

Le Gouvernement togolais devrait bientôt se doter d'une nouvelle stratégie minière, en vue de booster la production dans ce secteur. Le document, est en cours de validation dans une session qui se tient depuis hier jeudi 10 octobre 2019 à Adetikope, dans la préfecture d'Agoè Nyivé.

Le texte en question, fruit d’une étude réalisée sur le secteur minier, est ainsi soumis à l’examen des acteurs, afin d’en faire une référence pour le secteur extractif.

Cette démarche s'inscrit dans le cadre du Projet de Développement et de Gouvernance Minière (PDGM), financé par le Groupe de la banque mondiale. Il s’agit par la même occasion de donner à un secteur qui « devient de plus en plus stratégique pour le développement de notre pays », selon Marcel Sogle, Directeur des mines et de la géologie, les « moyens d’être efficace dans ces activités, et dans la mise en œuvre de ses programmes ».

Au Togo, le secteur extractif représente environ 22% du total des exportations, il contribue jusqu'à 3,7% au PIB du pays, selon les dernières estimations.

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Le Programme de Consolidation de l’Etat et du Monde Associatif (Pro-CEMA), de l’Union européenne, vient d’accorder un appui de 665 millions FCFA à une trentaine d’Organisations de la Société Civile (OSC) togolaises. Ce financement, qui vise à leur permettre d’améliorer leurs actions sur le terrain, a fait l’objet d’une signature de convention, hier mercredi 9 octobre 2019 à Lomé.

C’est en tout 32 projets qui ont bénéficié de cette subvention, en vue d’agir sur toute l’étendue du territoire togolais, pour renforcer la société civile en matière de promotion de l’égalité, du genre et de la culture.

Notons que ces projets ont été sélectionnés après un rigoureux processus de la part du Programme. En effet, « Il y a eu 132 demandes qui [nous] sont parvenues », précise Moussa Bah, Chef de projet au Pro-CEMA. Et bien que « 50 organisations ont pu quand même obtenir la moyenne requise pour accéder aux financements », seuls ces 30 ont été retenus, en raison des fonds disponibles.

Du reste, pour le Chef de projet, cette performance montre le dynamise des OSC togolaises, qui « peuvent absorber beaucoup plus que les 700 millions qui leur avaient été octroyés ». Il s’agit donc d’augmenter cette enveloppe, pour les prochaines éditions.

Ayi Renaud Dossavi

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Les représentants du secteur halieutique ( Directeurs de la pêche, et acteurs non-étatiques) venus des Etats-membres de la Cedeao, plus la Mauritanie, échangent à Lomé depuis hier mercredi 09 octobre 2019, sur la mise en place d’une politique commune pour la pêche et l'aquaculture en Afrique de l’Ouest.

La rencontre, organisée par la Direction Agriculture et Développement Rural (DADR) de la Cedeao, s’inscrit dans le cadre du Projet d'Amélioration de la gouvernance régionale des pêches en Afrique de l'Ouest (PESCAO); et vise à mettre en place « un cadre pour tous les 15 pays », afin « qu'ils s'accordent sur comment développer durablement le secteur de la pêche et de l'aquaculture en Afrique de l'Ouest », selon le Chef programme du Pescao.

Rappelons que, dans la sous-région, la pêche emploie environ 3 millions de personnes, soit plus de 10% de la population active (La plupart étant rattachés au secteur de la pêche artisanale), avec une production annuelle de 3 millions de tonnes de poissons.

Au Togo, cette filière participe à hauteur de 4,5% au PIB du secteur agricole.

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C’est le top départ pour le Salon de la Facilitation des Echanges et Revalorisation des Investissements (Salon FERIN) à Lomé. La cérémonie de lancement de ce rendez-vous des affaires qui veut « promouvoir les investissements et faciliter les échanges par le levier de la technologie », vient de se tenir ce jeudi 10 octobre 2019.

Ont pris part à l’ouverture de ce rendez-vous de deux jours promu par l'association terreau fertile, plusieurs acteurs de la sphère économique, entrepreneuriale et du gouvernement. Notamment le ministre en charge du commerce, parrain de l’événement, et Germain Méba, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (partenaire officiel de la rencontre).

Pour le ministre en charge du commerce, dont l’allocution a officiellement ouvert l'évènement, le Salon participe aux ambitions du Togo comme lieu de rendez-vous mondial des affaires et des investissements, rappelant également les efforts du pays, en matière d’amélioration du climat des affaires.

Rappelons que le Salon sera ponctué notamment de communications, ateliers, tables rondes sur des questions d'investissement et d'entrepreneuriat, auxquelles prendrons part divers acteurs de l'économie togolaise. L'évènement enregistre une quarantaine de stands, d'entreprises togolaises et étrangères, ainsi qu'une soixantaine de speakers, avec la partition de 6 pays.

Sur ces deux jours, 3000 visiteurs sont attendus.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Port de Lomé, les opérations de transbordement, ont donné un coup d’accélérateur au trafic global, permettant à la plateforme portuaire de tutoyer Abidjan sur le volume de marchandises traitées (22 millions de tonnes pour Lomé et 24 millions pour Abidjan en 2018).

Depuis 2012, les marchandises en transbordement ont connu une montée fulgurante. Minuscule  et ne représentant que 4% du trafic global il y encore 7 ans,  leur tonnage a atteint 14,2 millions en 2018.  Ayant ainsi augmenté plus de 43 fois depuis 2012, les volumes transbordés représentent désormais plus de la moitié (64%) du trafic global, confirmant les récompenses obtenues, consécutivement, par Lomé les trois dernières années.

Si le transbordement a le vent en poupe, ce courant d’air favorable est surtout soufflé par le trafic conteneur. Sur ce palier, Lomé semble avoir pris quelques longueurs d’avance sur ses voisins, concurrents directs, que sont : Abidjan, Cotonou et Tema. 

Passé de 380 mille EVP en 2014 à un peu moins de 1,4 millions d’EVP en 2018, faisant de la capitaine togolaise la principale plateforme à conteneurs de la sous-région, le trafic conteneur est fortement dominé par les opérations de transbordement. Ces dernières concentraient 77% du segment conteneur, grâce à l’investissement fait par la filiale manutention de l’armateur MSC, Terminal Investment Limited, qui fait de Lomé son hub régional.

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En Conseil des Ministres hier mercredi, le gouvernement togolais a adopté un projet de loi autorisant la ratification de la convention de l’Union Africaine sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel adoptée à Malabo en Guinée Equatoriale.

L’idée est de permettre au pays de relever les défis notamment sécuritaires intimement liés à l’évolution technologique, et plus exactement à l'essor du secteur  numérique. La ratification de cette convention « devrait soutenir les efforts du Gouvernement qui, à travers le Plan National de Développement (PND), place le numérique au centre du processus de développement du pays. Elle permettra, d’une part, de renforcer le dispositif juridique et institutionnel national et, d’autre part, de bénéficier de la coopération d’autres Etats, notamment en matière de transactions électroniques, de promotion de la cybersécurité et de lutte contre la cybercriminalité », précise le conseil des ministres. 

De fait, en matière de cybersécurité, le Togo et le spécialiste polonais de la Sécurité informatique Asseco ont convenu, courant mars 2019, de lancer d’ici à 2020, « Cyber Defense Africa », une agence dédiée à la cybersécurité. C’était en marge de l’African CEO Forum à Kigali.

Dans la même veine, le pays a prévu la création de l’Agence nationale de la cybersécurité et d’un Fonds de soutien à la cybersécurité. Y compris la mise en place d’un Computer Emergency Response Team (CERT) et d’un Security Operating Center (SOC).

Séna Akoda 

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