Togo First

Togo First

La 2è édition de l’enquête permanente sur le commerce des services démarre au Togo ce mardi 20 août et s’achèvera le 21 octobre prochain. 

Dirigée par l’INSEED (l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques et Démographiques), elle vise à créer une base de données qui renseigne sur les transactions internationales de services, et s’inscrit dans le cadre du projet portant sur la mise en place des statistiques sur le commerce international des services dans les Etats membres de l’UEMOA. 

Elle reçoit également l’appui de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce  et le Développement (CNUCED).

Diverses catégories de services sont concernées par cette enquête, notamment la transformation, l’assemblage, l’étiquetage, les services d’emballage sur des intrants. Selon Koamé Kouassi, directeur général de l’INSEED, « les données de l’EP-CIS 2 couvriront les importations et les exportations de services suivant les catégories et le pays partenaire ». Elles « serviront à la réalisation des études de marchés, à l’élaboration et au suivi des collectes agrégats macroéconomiques et travaux de recherche et d’analyse économiques », a-t-il précisé hier à la faveur du lancement de cette enquête.

La 1ère édition de cette enquête, menée du 1er au 30 octobre 2018, avait permis de dénombrer 349 entreprises dans le secteur des services.

Séna Akoda

Dans l’espace Uemoa, on note une augmentation de la production de phosphates pour 2018, ressortant à 2.738.100 tonnes en 2018, contre 2.307.900 tonnes un an plus tôt. Soit une progression annuelle de 18,6%. C’est ce qu’indique le BCEAO dans son Rapport annuel couvrant 2018.

Cette augmentation, consécutive à la bonne tenue de la demande, est portée principalement par le Togo, avec une hausse de 28,5% de la production, et le Sénégal, avec une hausse de 14,1% de ses extractions.  

Outre le phosphate, la production d’or a également augmenté dans l’Union, durant la période sous revue, en termes de production minière. Contre, à l’inverse, un repli, dans la production d’uranium, et de pétrole, avec notamment une régression de 17,2% et 16,3%, respectivement en Côte d'Ivoire et au Niger.

Ayi Renaud Dossavi

L'Agence régionale pour l'Agriculture et l'Alimentation (ARAA), basée à Lomé, a lancé un appel à proposition de Projets, dans le cadre d’une initiative qui promeut la commercialisation du Bétail Viande en Afrique de l’Ouest. 

Elle dispose pour cela d’une enveloppe de 3 millions $, avec le concours financier de la Coopération Suisse (DDC).

Sont à cet effet recherchés de projets « innovants », qui permettront de renforcer le développement de l'élevage et du commerce du bétail, en Afrique de l'Ouest et au Tchad, à l'échelle de larges territoires.

Les acteurs intéressés ont jusqu’à ce vendredi 25 août 2019, pour constituer leur dossier et postuler. Délai de rigueur.

Rappelons que l’ARAA est une structure technique spécialisée de la CEDEAO (Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest), intervenant dans le domaine agricole. L’Agence a été lancée en septembre 2013.

Consulter ici l’Avis d'Appel à Propositions de Projets.

Ayi Renaud Dossavi

Afrobaromètre vient de publier le rapport d’une enquête réalisée sur la période 2016-2018 pour évaluer non seulement le niveau de connaissance mais aussi la perception des Africains sur les changements climatiques et leurs effets sur l’humanité tout entière.

afrobarometre

Selon les résultats de cette enquête qui a couvert 33 pays africains, un Togolais sur trois a entendu parler ou a eu connaissance du phénomène planétaire des changements climatiques.

Pour 1 Togolais sur 3, changements climatiques et dégradations des conditions météorologiques sont liés.

En effet, 36% de Togolais associent les changements climatiques aux mauvaises conditions météorologiques. Avec leur lots de bouleversements induits, notamment le réchauffement ininterrompu du climat, la recrudescence des catastrophes naturelles, les tsunamis, les pluies torrentielles et leurs conséquences dévastatrices.

Si au total, plus de la moitié des Africains (63%) ont cette connaissance des changements climatiques qu’ils lient aux dégradations des conditions météorologiques, en Afrique de l’Ouest, les Togolais sont les 2è après le Bénin (37%) à les assimiler ainsi.

Sur les 33 pays africains sondés, les populations mauricienne, gabonaise et ougandaise semblent plus averties sur le phénomène que toutes les autres. En revanche, la Tunisie, le Libéria et le Mozambique ont les peuples les moins informés, ou du moins ceux qui n’établissent pas forcément le lien entre changements climatiques et mauvaises conditions météorologiques.

Selon l’enquête Afrobaromètre, seulement 19% de Togolais affirment que tout en sachant ce que sont les changements climatiques, ils n’ont pas été sensibilisés aux mesures à prendre pour lutter contre les changements climatiques et contenir leurs effets.

Cette donnée semble traduire la portée et l’efficience des actions qu’entreprennent les pouvoirs publics togolais, leurs partenaires techniques et financiers et la société civile, pour faire face aux changements climatiques et contenir leurs effets. Notamment le Programme de Lutte contre le Changement Climatique (PALCC) financé à hauteur de 10 millions d’euros dont 5,5 millions (soit 3,6 milliards de FCFA) aux ONGS et à l’Office de Développement et d’Exploitation des Forêts (ODEF) pour les actions communautaires.

Les initiatives en faveur du reboisement qui se déploient, l’institution d’une journée nationale de l’arbre, la promotion des énergies renouvelables, de l’agro-écologie, etc, auraient, à la lumière des données publiées, un fort impact sur les Togolais, dans une proportion notable. Le pourcentage de Togolais qui déclare n’avoir pas été sensibilisés est de fait, l’un des plus bas en Afrique où la moyenne s’est établie à 29%.

Paradoxalement, le pays dispose d’une forte proportion de population qui affirme n’avoir aucune notion des changements climatiques. Selon Afrobaromètre, il s’agit de 45% de la population totale du Togo. Une donnée qui, sans toutefois alarmer au regard du pic (69%) et de la moyenne (43%) sur le continent, devrait susciter des réflexions pour mieux orienter les actions.

Séna Akoda

En termes d’exportations de café et de cacao, le Togo a ouvert l’année 2019 en nette hausse. Ainsi, au premier trimestre, le Togo a exporté 2 379 433 kg de café, soit une hausse de 13% par rapport à la même période, en 2018, tel que l’informe la direction générale des études et analyses économique, du ministère de l’économie et des finances, dans son Tableau de bord de l’économie togolaise.

De même, la cabosse s’est exportée en hausse de 271% (de 1278 tonnes au 1er trimestre 2018 à 4743 tonnes cette année). La performance est à tempérer cependant, sachant que le pays n’a produit localement, que 2258 tonnes de la fève, soit un peu moins de la moitié de ce qui a été vendu à l’extérieur. Cette différence ne doit toutefois pas occulter le fait que la production de cacao a plus que doublé, d’une année à l’autre. En effet, elle culminait à 1 660 tonnes en 2019, selon les chiffres officiels.

La production de café, quant à elle, est revenue en baisse de 30%.

Ayi Renaud Dossavi

Le Togo va se doter prochainement de moyens supplémentaires de lutte contre la corruption, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Suivant une recommandation du comité de lutte contre le terrorisme du Conseil de sécurité de l'ONU, en accord avec la nouvelle loi sur la sécurité intérieure, le pays mettra sur pied des cellules d’investigation financière au sein de sa police et de sa gendarmerie.

Les hommes et femmes devant composer ces cellules bénéficieront de moyens sophistiqués d'intervention et de formations adaptées. Dans le contexte mondial, africain et ouest-africain où les fléaux visés bouleversent la paix et la sécurité des Etats et des populations, le Togo souligne la nécessité de se doter de ces dispositifs. 

« Les dispositions seront prises pour non seulement créer ces cellules mais aussi former les personnels qui vont les animer », indique le Général Yark Damehane, ministre  togolais en charge de la sécurité. La création de cette police d’investigation financière devrait compléter l'arsenal légal et institutionnel existant en matière de répression des infractions de corruption, de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme.

Le pays dispose déjà d’une Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF). Il est également membre du Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (GIABA). Cette institution régionale dont les commandes sont actuellement confiées au Togolais Kimelabalou Aba, se veut« une réponse majeure et la contribution de la CEDEAO à la lutte contre le blanchiment de capitaux » dans son espace.

 Séna Akoda

S’annonce à Lomé, en fin de mois prochain (du 25 au 27 septembre 2019), le Forum national de l’audit interne. L’évènement, qui en est à sa 3ème édition, est placé cette année sous le thème : « L’audit interne au service des parties intéressées ».

La rencontre, à l’initiative, de l’Institute of Internal Auditors-Togo (IIA –Togo), discutera ainsi des enjeux du futur pour les auditeurs internes, de la collaboration entre acteurs de la gouvernance et de l’audit interne. Il s’agit également de créer un cadre de formation et d’échange pour les professionnels du métier, ainsi que les administrateurs et les décideurs du pays.

Rappelons que l’IIA-Togo, créé au Togo en 2010, est affilié à l’Institute of Internal Auditors (IIA Global), organisme mondial présent dans plus de 170 pays et territoires.

Le Conseil des ministres de l’Union économique monétaire ouest africaine (Uemoa), a constaté dans sa dernière réunion, une hausse du niveau de la dette publique dans les membres de l’Union en 2018, par rapport à l’année précédente.

En effet, informe la note d’information du 2e trimestre de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), malgré « les efforts des Etats membres en matière de gestion des finances publiques, permettant de réduire le déficit budgétaire », « le niveau du déficit reste encore élevé », avec notamment un taux d'endettement qui a augmenté à 48,7% en 2018, soit 3,2% de plus qu’en 2017.

Par ailleurs, poursuit le Conseil, « la part des recettes publiques consacrée au service de la dette devient de plus en plus importante et représente plus du tiers des recettes totales dans cinq Etats membres. »

En vue de pallier cette situation, qui impacte les capacités des Etats de l’Union en matière d'investissement, le Conseil préconise que les huit pays membres renforcent les mesures visant à accroître le niveau de mobilisation des recettes fiscales. De même sont-ils encouragés à recourir « aux financements innovants, notamment les partenariats publics privé (PPP), tout en veillant à la soutenabilité de la dette publique ».

Ayi Renaud Dossavi

Lancés par le Chef de l’Etat Faure E. Gnassingbé, les travaux de construction du Carrier Hotel, le futur data-center du Togo avancent, selon APL France qui les supervise. « La finalisation des fondations est en cours », annonce cette société. APL France, l’expert en data-centers, indique également que ce dispositif « se prépare à sortir de terre en octobre prochain ».

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Les installations seront dédiées à l’hébergement de serveurs privés. Cina Lawson, ministre en charge du numérique au Togo, lors de la cérémonie de pose de la première pierre, déclarait : « les choix technologiques sur lesquels repose le carrier hotel en termes de normes de fiabilité, de sécurité et de qualité, en font l’un des plus performants en Afrique de l’ouest ».

Les travaux de construction estimés à 12,2 milliards FCFA (15,3 millions d’euros), sont prévus sur 15 mois à compter de janvier 2019.

En rappel, la mise en place du Carrier  Hotel s’inscrit dans le cadre du Programme Régional Ouest Africain de Développement des Infrastructures de Communication (en anglais West African Regional Communications Infrastructure Program, WARCIP-Togo).

Séna Akoda

Selon l’Agence Ecofin, un accord interligne est survenu la semaine dernière à Kumasi (Ghana) entre les transporteurs aériens Africa World Airlines (AWA), Asky Airlines, basée à Lomé, et Ethiopian Airlines.

En vertu de cet accord, tout client empruntant deux de ces compagnies (ou les 3) au cours d’un même voyage, ne devra plus faire contrôler ses bagages lors du passage d’une compagnie à une autre. La formalité d’enregistrement des bagages au point de départ vaudra pour tout le trajet (du point de départ jusqu’à la destination finale).

Un autre avantage que procure l’accord conclu par les 3 compagnies, est que les passagers conservent leur franchise de deux bagages de 23 kilogrammes.

En définitive, c’est « vers plus de 140 destinations internationales d’Ethiopian Airlines que les clients des compagnies régionales Asky et AWA peuvent désormais voyager en toute simplicité », informe la source.

Cet accord qualifié d’inédit dans le secteur du transport aérien en Afrique, devrait renforcer la connectivité ainsi que l’expérience client pour les passagers voyageant avec ces trois compagnies sur le même itinéraire.

 Séna Akoda

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