En Conseil des ministres hier 31 juillet, le gouvernement togolais a annoncé la mise en place prochaine d’une centrale solaire photovoltaïque de 30 MW à Blitta (environ 267 km de la capitale togolaise via la Nationale N°1).
Son implantation permettra de « réduire la dépendance énergétique de notre pays et contribuer ainsi à l’atteinte des objectifs du Plan national de développement (PND) », indique le communiqué du Conseil des ministres.
Selon le rapport des études environnementales et sociales menées, « l’exécution de ce projet affectera les parcelles de terrains des populations vivant dans la zone directe du projet ». Aussi le gouvernement souligne-t-il que compte tenu de « l’importance de ce projet pour le pays et la nécessité de dérouler la procédure d’expropriation afin d’assurer une juste et préalable indemnisation des personnes affectées, il s’avère indispensable de procéder à la déclaration d’utilité publique dudit projet ».
Ce dispositif de production d’énergie propre, une fois installé, devrait être le 2è d’une capacité de 30 MW au Togo. Le 1er va être construit à Dapaong (région des Savanes). Le Fonds d’Abu Dhabi et AMEA POWER contribuent, selon Lomé, à son financement.
En rappel, dans sa stratégie nationale d’électrification qui prévoit une couverture universelle d’ici 2030, le Togo ambitionne de mettre en place 4 centrales solaires photovoltaïques de 30 MW.
Séna Akoda
Avec pour mission de collecter les taxes et impôts à hauteur de 45 % de son objectif fixé cette année à 669 milliards FCFA, l’Office togolais des recettes (OTR) a mobilisé jusqu’à 48,8 % de ce montant au cours des six premiers mois de l’année. C’est ce que révèlent les résultats diffusés ce mercredi 31 juillet par l’institution à Lomé. Ce qui correspond selon les données compilées par Togo First, à plus de 326 milliards FCFA.
Ravi, Kokou Tchodié (photo), 1er responsable de la structure en charge de la mobilisation des recettes fiscales et douanières au Togo, déclare : « les résultats du premier semestre se présentent globalement très satisfaisants, et sont au-dessus de ce que demandaient le gouvernement et le Fonds monétaire international ».
Cette performance est portée, semble-t-il, par un ensemble de réformes dont les plus marquantes sont la promotion de la contribution volontaire (le civisme fiscal), la télédéclaration ou le télépaiement. A noter également, l’annonce d’une retenue de 15 % de la valeur en douanes sur chacune des importations des opérateurs économiques qui ne sont pas fiscalement en règle.
S’agissant du second semestre, le commissaire général de l’OTR affirme : « nous nous engageons avec optimisme dans les perspectives pour le second semestre, notamment celles relatives à la décentralisation et aux collectivités dans le cas de leur fiscalité locale ».
Avec l’annonce tout récemment de nouvelles mesures comme la généralisation du prélèvement de la taxe d’habitation et la retenue de la TVA à la source, cet optimisme semble se justifier.
Séna Akoda
C’est à Atakpamé, région des Plateaux dans le Centre du pays, que les producteurs togolais d’ananas ont porté, vendredi, sur les fonts baptismaux, la Fédération nationale des coopératives des producteurs d’ananas du Togo (FeNaCoPAT). A sa tête, Kossi Adjogblé, producteur d’ananas, élu président du creuset, aura la lourde mission d’insuffler une nouvelle dynamique à un secteur à forte potentialité, mais sous-financé.
« Nous allons redonner un nouveau visage à cette filière, pour qu’elle soit plus attractive et permettre aux producteurs de jouir des fruits de leurs productions.», a promis le nouveau président de la fédération, cité par la plateforme Agridigitale.
Si ce secteur qui compte près de 4 000 producteurs est dans un besoin criant de structuration, alimenté notamment par un déficit de financement, malgré les quelques récentes velléités du Fonds Moringa, de l’Union européenne ou de la GIZ, la problématique de l’écoulement de l’ananas togolais est une autre paire de manches. D’ores et déjà, Kossi Adjogblé assure de s’y attaquer.
« Nous manquons véritablement de financement en plus d’un marché fiable pour la commercialisation de nos produits. Les démarches seront faites pour aller vers la signature de contrats avec les marchés nationaux et internationaux.» s’engage-t-il.
Des efforts à inscrire dans la continuité de l’usine de jus d’ananas de Jus Délice, qui a démarré cette année, avec pour ambition de transformer plus de 8 tonnes d’ananas par jour en jus bio, destiné au marché européen. Mais également, en renforcement des soutiens de l’Union européenne et de l’Allemagne qui financent le projet d’appui à l’amélioration de la compétitivité de la filière ananas au Togo. Objectif ultime : faciliter l’accès des petits exploitants agricoles aux différents circuits de vente sur le plan national comme en dehors du pays, et en aval, réduire la pauvreté.
Lancé en septembre 2017, le programme de protection sociale des élèves, School Assur affiche actuellement un bilan qui se décline comme suit : 1 740 453 assurés ; plus de 932 005 prises en charge pour plus de 2,3 milliards FCFA engagés.
En ligne avec les orientations du sommet de l’Etat togolais relatives à ce programme, une délégation conjointe du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, du ministère des Enseignements primaire, secondaire et de l’Alphabétisation ainsi que du Secrétariat d’Etat chargé de l’Inclusion financière et du Secteur informel vient de sillonner tout le pays.
L’objectif de cette mission nationale était double : d’abord, dresser le bilan de la prise en charge des élèves au cours de l’année scolaire écoulée. Et ensuite, relever les éventuelles difficultés auxquelles le programme a été confronté, dans sa mise en œuvre. « Avec les acteurs de l'éducation, de la santé et les autorités locales dans chacune des régions parcourues, il a été question de recueillir les préoccupations quant à l'accès des élèves à la protection sociale qu'est School Assur.», informe-t-on.
A terme, l’idée est, non seulement d’identifier des pistes d’amélioration afin d’en faire un programme qui assure de façon plus efficiente la prise en charge sanitaire de ses assurés, mais aussi de réaliser un saut qualitatif vers une couverture à 40% de la population togolaise.
Séna Akoda
Mis en œuvre depuis 2016, le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC-Togo) a permis d’installer 2 000 lampadaires solaires dans les 5 régions économiques du Togo, selon les statistiques actualisées disponibles.
Ces 2 000 dispositifs d’éclairage public solaire alimentent en énergie électrique, 145 000 Togolais à ce jour dans les communautés peu ou mal desservies par les infrastructures et services sociaux et économiques de base. Grâce à ces lampadaires, ce sont des écoles, marchés, centres de santé et autres lieux publics qui ont accès à l’énergie.
Ainsi, le Togo qui ambitionne une couverture universelle en énergie à l’horizon 2030, franchit un nouveau palier. Il fait également un pas important dans la mise en œuvre de sa politique énergétique qui vise à avoir 50% de part du renouvelable dans son mix énergétique à l’échéance susvisée.
Pour atteindre cet objectif de promotion des énergies propres, le pays mise entre autres, sur l’Off-Grid distribué via le programme présidentiel CIZO, l’installation de 4 centrales solaires de 30 MW chacune et de 300 mini-grids.
Séna Akoda
Semoa, la start-up franco-togolaise évoluant dans la technologie financière a mis au point un service Whatsapp banking pour les clients de banque au Togo.
Cette évolution, selon une annonce de la fintech rapportée par le site d’information Tech En Afrique, est une première au Togo et en Afrique francophone. « Grâce à l’Intelligence artificielle (IA), nous avons développé une chatbot (ndlr : boîte de discussion) bancaire.», indique la jeune entreprise fondée par Edem Adjamagbo (photo).
Avec le Whatsapp banking service, le client peut consulter son solde, l’historique de son compte, opérer des transferts de compte à compte, des paiements marchands et autres, indique-t-on.
L’entreprise qui a été doublement primée en 2018 comme « start-up of the year Africa » et « fintech Africa » à Casablanca, prévoit prochainement, après sa phase pilote, des déploiements de sa technologie en Afrique francophone.
Séna Akoda
Six semaines après son inauguration, l’Institut de formation en alternance pour le développement (IFAD) d’Elavagnon (Préfecture de l’Est-Mono) annonce la rentrée de sa 2è promotion d’élèves/étudiants pour le 15 septembre prochain.
Dédié à la formation en aquaculture, cet institut ouvre ses portes aux jeunes âgés de 16 à 30 ans, titulaires d’un Brevet d’études du premier cycle (BEPC) au moins et d’un Baccalauréat + 2 au plus.
Les inscriptions débutent ce mardi 30 juillet et devraient s’achever le 9 août prochain. Elles peuvent se faire en ligne, par Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou aux lycées d’enseignement technique ouverts sur le territoire.
Selon les informations, après les inscriptions, il y aura une présélection sur étude de dossiers pour les entretiens de recrutement. La liste des candidats retenus à cette étape, sera affichée le 19 août 2019. Du 23 au 27 août prochain, ceux-ci devraient présenter leur motivation à suivre la formation.
En 3 ans, ce centre de diffusion du savoir aquacole devrait outiller ses élèves/étudiants afin qu'ils soient capables, entre autres, de créer leur propre entreprise. La formation est conçue sur l’approche par compétence-motivation et se concentrera sur deux variétés de poissons : le tilapia et le clarias.
Notons qu’une 1ère promotion d’élèves/étudiants a fait sa rentrée le 15 mai dernier.
Séna Akoda
Les 200 meilleurs lauréats du Brevet d’études du premier cycle (BEPC 2019), bénéficieront du 11 au 18 août prochain, d’une excursion touristique à travers tout le pays.
L’activité est organisée par le ministère du Développement à la base, de l’Artisanat et de la Jeunesse et s’inscrit dans le cadre du programme « Vacances utiles et citoyennes », initié depuis 2010 afin d’offrir des vacances saines et bénéfiques aux jeunes. Objectif, susciter l’excellence en milieu scolaire à travers les récompenses offertes par le gouvernement aux meilleurs élèves.
L’excursion couvrira les 5 régions du Togo et permettra aux brevetés de découvrir les richesses touristiques et culturelles du Togo. A cet effet, une liste des 200 meilleurs lauréats a été rendue publique par le ministère.
Les lauréats retenus sont invités à confirmer leur participation au plus tard le 9 août en contactant les numéros indiqués dans le communiqué du ministère.
« Togo Valeurs Culinaires », l’événement qui fait la promotion de l’art culinaire « made in Togo » devrait tenir sa 3è édition du 26 au 28 août prochain.
Il réunira des jeunes chefs cuisiniers du Togo. Ceux-ci auront à rivaliser de créativité et d’ingéniosité dans la préparation de plats locaux au cours d’une compétition qui a vocation à récompenser les meilleurs.
L’objectif visé par le promoteur de cet événement, l’Association des jeunes professionnels de l’hôtellerie du Togo, est double : mettre en valeur les produits locaux et encourager les professionnels des secteurs de la restauration et de l’hôtellerie à promouvoir dans leurs menus, l’offre des plats préparés à base de produits locaux bio.
« Notre défi est de rehausser la valeur des produits agricoles locaux au sein de nos cuisines (ndlr : cuisines togolaises) à travers ce concours.», avait déclaré Komlan Ahossou, président de l’association promotrice de cette compétition gastronomique.
Notons que de la 1ère à la 2è édition, le nombre de participants à « Togo Valeurs Culinaires » a plus que doublé.
Séna Akoda
La Tunisie va accueillir en septembre prochain, le sommet Afric’Up. L’événement réunira tous les acteurs numériques africains : investisseurs, incubateurs, experts, chercheurs, start-up, associations, institutionnels, représentants de la diaspora africaine et professionnels, ainsi que des invités d'autres continents.
Dédié à l’innovation, à l’entrepreneuriat et à la valorisation des talents de la jeunesse africaine, il devrait donner l’opportunité à 80 start-up en provenance du Togo et d’autres coins du continent africain d’y prendre part. Ceux qui seront retenus à l’issue de l’appel à candidatures bénéficieront d’une prise en charge totale pour participer à l’événement, y rencontrer des fonds d’investissement et des clients et partenaires.
Au cours de cette rencontre, sont prévues plusieurs activités, notamment un concours 3D/VR pour imaginer la ville africaine du futur, un Start-up Pitch pour choisir 25 start-up prometteuses, un Start-up Stage pour mettre en valeur 50 start-up auprès des investisseurs internationaux. Des conférences et ateliers animés par plus de 150 speakers et investisseurs de renom porteront sur le thème « Smart Cities & Open Innovation en Afrique, quelles opportunités pour les start-up ? »
Il y aura par ailleurs, une Battle graphique (un concours de graphisme), un concours de la meilleure application mobile de commerce électronique African Awards (ECMAA Awards), entre autres.
Les dossiers seront à déposer en français ou en anglais, jusqu’au 9 septembre 2019. « Afric’Up », placé au cœur de l’agenda et de la stratégie de l’Alliance Smart Africa, est une décision des chefs d’Etat réunis lors du dernier sommet Transform Africa, tenu à Kigali le 14 mai 2019.
Séna Akoda