Togo First

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African Lease Togo (ALT), une compagnie de crédit-bail a obtenu l’agrément pour exercer au Togo, en qualité d’établissement financier à caractère bancaire. Elle est autorisée à « faire des opérations de crédit-bail, d’affacturage et de services de paiement », a déclaré, Demba Tignokpa, la ministre de la Planification du développement et de la coopération, à l’occasion du 3e conseil national sur le crédit, au cours duquel le top management de la structure était invité à présenter les aspects majeurs de ses activités. Le lancement de cette société a été rendu possible grâce à la mise en place de loi sur le Crédit-bail, adopté par le Parlement en juin dernier.

Première filiale d’African Lease Group, African Lease Togo est une société de droit togolais créée à l’initiative de deux anciens banquiers togolais, Yao Guemedi et Toussaint Sossou. Son actionnariat est composé à 100% par des investisseurs privés locaux et institutionnels togolais.

Basé à Lomé, à proximité du Grand marché, African Lease Togo, « compte apporter à travers ses différents produits [Crédit-bail, affacturage, activités de paiement, ndlr], d’innovantes solutions de financement aux TPE, PME et PMI », a confié à Togo First Yao Guemedi, son Administrateur Directeur Général.

Concrètement, à travers le Crédit-bail, « African Lease Togo se chargera d’acquérir des matériels et des équipements à usage professionnel qu’elle mettra à la disposition des TPE/PME/PMI en location avec option d’achat ou en location longue durée », explique le Responsable.

Sur le segment de l’affacturage, la société togolaise veut « désamorcer » les tensions de trésorerie qui pèsent sur les entreprises, en offrant des services qui « permettront de préfinancer les factures des entrepreneurs d’une durée de 30 à 90 jours ».

African Lease va, par ailleurs,  « proposer à la clientèle les opérations de transfert d’argent, d’encaissements, de versements, de retraits, de virements, de prélèvements et de paiements par cartes et mobiles, de paiements des factures à partir des terminaux de paiement électronique (TPE)», a conclu Yao Guemedi.

Au Togo, comme dans l’ensemble des pays de l’Uemoa, le portefeuille dédié au crédit-bail reste encore très faible par rapport aux crédits globaux mis en place pour l’économie. D’après les données de la BCEAO, il était quasiment nul en 2017. L’affacturage quant à lui, reste un mode de financement exotique, bien que des établissements financiers, notamment la Sogemef s’y soient lancés cette année.

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Les pays de l’espace UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine), veulent accélérer le processus d’amélioration du climat des affaires dans la zone communautaire.

C'est en tout cas ce que porte à croire une décision prise lors du dernier conseil des ministres de l’Union qui s'est tenue à Ouagadougou, le 27 septembre 2019. Les ministres de l'Union ont ainsi adopté la décision portant adoption de l’Initiative Régionale d’Amélioration du Climat des Affaires (IRCA).

Cette initiative vise « à améliorer le climat des affaires dans l’UEMOA, en vue de promouvoir l’entreprenariat et dynamiser les investissements dans la région », selon le communiqué officiel, et, plus spécifiquement, « à promouvoir l’entreprenariat, à accroître la compétitivité des entreprises et à stimuler les investissements privés dans l’espace UEMOA. » 

Notons que le projet entre en convergence avec les efforts accomplis par le Togo ces dernières années, en vue d'améliorer son climat des affaires et d’augmenter son attractivité.

Des transformations qui semblent porter leurs fruits. Pour preuve, le pays est de nouveau retenu dans la shortlist des économies les plus réformatrices, du Classement Doing Business 2020 de la Banque mondiale, après sa bonne performance de l'année précédente.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo poursuit son rapprochement vers la Société Islamique pour le Développement du secteur privé (SID), un pas de plus a été franchi, hier jeudi 03 octobre 2019. Les députés togolais ont en effet voté la loi autorisant la ratification de l’accord portant création de cette institution multilatérale de développement, filiale du Groupe de la Banque Islamique de Développement (BID).

C'est donc un quitus de l’Assemblée, pour la ratification. La démarche s'inscrit, pour le Togo, dans le cadre de la recherche d’outils et de canaux pour soutenir son développement économique et commercial. L’institution, dont l'accord de création a été adopté le 3 novembre 1999 à Djeddah, devrait ainsi favoriser « l’éclosion d’un secteur privé fort, dynamique et pourvoyeur d’emplois décents », selon Kodjo Adedze, ministre en charge du secteur privé togolais.

Des objectifs en ligne avec le Plan national de développement qui, on le rappelle, compte à 65% sur le Secteur privé pour son financement. Pour mémoire, le projet relatif à cette ratification avait été adopté par le gouvernement togolais, le 20 septembre 2018, afin notamment de « [permettre] au secteur privé togolais de bénéficier des potentialités et atouts offerts par la nouvelle institution », selon le gouvernement.

La SID a été créée avec un capital de 4 milliards $. Au nombre de ses actionnaires, figurent la BID (45%), 53 pays membres (46%) et 5 institutions financières publiques (9%).

Ayi Renaud Dossavi

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De  2014 à 2019, le pourcentage de Togolais âgés de plus de 15 ans, détenant un compte dans les banques, les microfinances et les services postaux (Eco CCP notamment) a enregistré un bond de 24%, passant de 50% à 74%. L’information a été partagée ce jeudi 03 octobre 2019 par Demba Tignokpa, ministre de la planification du développement et de la coopération lors de la 3è session du Conseil National de Crédit (CNC).

Cette progression sur les cinq dernières années révèle également une évolution du taux d’accès des Togolais aux services financiers, de 2018 à 2019. En 2018 déjà, déclarait Kossi Tenou, Directeur national de la BCEAO à l’occasion de la semaine nationale de l’inclusion financière, « les statistiques montrent qu’au Togo, un peu plus des 2/3 de la population âgée de 15 ans et plus, ont accès aux services financiers ».

Cette percée, est tirée par le dynamisme du secteur bancaire classique, de celui de la microfinance et d’Eco CCP, sans oublier le mobile money, et le mobile banking qui sont en plein essor dans le pays.

Séna Akoda

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Quelles sont les 9 filières agricoles à fort potentiel de marché et d’emplois pour les jeunes togolais?

C’est à cet exercice que se sont attelés ce jeudi, la Banque mondiale, la GIZ, les acteurs agricoles, les ONG et les autorités togolaises. L’atelier de validation de l’étude préliminaire d’identification de filières à fort potentiel de marché et d’emploi, a permis de mettre en évidence au total 22 filières, des plus au moins prometteuses.

Conduite par la Banque mondiale, avec un co-financement de la GIZ, cette étude vise à appuyer le Togo, à évaluer les options d’inclusion économique des jeunes afin d’accroître leurs revenus et créer de nouveaux emplois.

Ainsi, les jeunes togolais gagneraient plus à se lancer dans les filières telles que l’ananas, l’apiculture, l’aquaculture, le karité, le sésame, le soja, les champignons, le fonio, ou les légumes. Comparativement, leur marge de manœuvre est réduite, quand il s’agit des filières  comme le Coton, le café-cacao, et même l’anacarde. Ceci, pour plusieurs raisons énoncées par les auteurs de l’étude. Si le coton est la première culture d’exportation du Togo, l’or blanc dont la récolte, « pénible », se fait essentiellement de façon manuelle, attirerait moins la couche juvénile, a constaté l’équipe de la banque mondiale. Le Café-Cacao, principalement destiné à l’exportation, est relégué dans la catégorie des  filières les moins porteuses pour les jeunes, en raison des fluctuations répétitives des cours mondiaux.

Si cette étude est encore à l’étape des résultats préliminaires, elle devrait servir à terme, à identifier les chaînes de valeur porteuses et les besoins en investissements et en développement de compétences des acteurs afin de faire face à la problématique de l’emploi et  de l’autonomisation des jeunes, 58% de la population active. Alors que 40% de l’économie soit 60% des emplois reposent sur le secteur agricole, la moitié de la population en âge de travailler en zone rurale était encore en situation de sous-emploi en 2017.

« La validation des résultats de cette étude est pour nous l’occasion d’initier un dialogue avec les partenaires privés et publics sur l’importance d’une meilleure inclusion économique des jeunes dans des filières agricoles », soutiendra Victoire Tomegah Dogbé, ministre en charge du développement à la base, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes.

Même son de cloche chez Hawa Cissé Wagué, Représentante Résidente de la Banque mondiale pour qui, « la promotion des chaînes de valeur porteuses contribuera à l’intégration de l’offre et de la demande de la main d’œuvre dans le secteur » agricole qui détient « un fort potentiel de croissance et d’emploi au Togo ».

Son institution est notamment active dans l’accompagnement pour une meilleure inclusion économique des jeunes au Togo à travers le Projet d’opportunités d’Emploi pour les Jeunes Vulnérables (EPV), qu’elle finance à hauteur de 9 milliards FCFA.

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Il se tient à Lomé cette semaine, un atelier organisé par l’OMS, à l’intention des experts en santé publique, venus de cinq pays d’Afrique (Benin, Cameroun, Guinée, Mali et Togo). La rencontre de 04 jours, qui s’achève demain vendredi 04 octobre 2019, vise à outiller ces acteurs sur l’analyse des dépenses de santé auxquelles s’exposent les populations, en s’appuyant sur les données les plus récentes disponibles.

Il s’agit ainsi de permettre à ces experts de s’approprier les méthodes d’estimation des indicateurs de protection financière dans le domaine sanitaire, la méthodologie et les techniques utilisées pour analyser ces dépenses, en utilisant les bases des données et logiciels statistiques adaptés, pour l’exploitation des enquêtes les plus récentes conduites auprès des ménages.

Ce qui devrait permettre de mieux appréhender ces risques, afin de les contenir, et d'optimiser l'accès des populations aux systèmes de soin.

Le but, à terme, c'est de contribuer à atteindre la Couverture Santé Universelle (CSU), que l'Organisation mondiale de la santé a inscrit dans son programme général de travail, adopté en 2018. Cet axe prioritaire veut en effet faire en sorte qu’un milliard de personnes supplémentaires bénéficient de la Couverture.

Pour illustration, on estime qu’environ 100 millions de personnes dans le monde plongent dans la pauvreté à cause de l’impact économique des frais de leurs dépenses de santé, et quelques 800 millions y consacrent plus de 10% de leur budget.

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Avec 57,14% de femmes inventrices qui entreprennent des démarches pour protéger leurs inventions, le Togo a enregistré la plus forte proportion au monde, de 1998 à 2017. C’est ce que révèle une étude publiée par l’Office de la propriété intellectuelle du Royaume Uni.

Pour cette étude qui a pris en compte 120 pays au monde, l’institut a exploré les profils notamment le genre lors des demandes de brevets. 

Si globalement, les hommes dominent le domaine des inventions au regard des profils de ceux qui font à travers le monde des demandes de brevets, la proportion de femmes au Togo ayant demandé la protection de leurs inventions, bat tous les records.

Premier en Afrique devant l’Ouganda, dont 44, 55% de femmes ont été associées à des demandes de protection de leurs inventions, le Togo trône aussi dans le classement mondial.

Les Etats Unis et le Royaume Uni figurent en queue de classement, respectivement aux 110è et 120è rangs. 

Sur la période sous revue, aux États-Unis et au Royaume-Uni, la proportion de demandes de brevets émanant des femmes était respectivement de 10,04 et  de 9,44 %. Des statistiques pas plus flatteuses que la moyenne mondiale sur la dernière décennie. Plus récemment, l'année dernière, les femmes inventrices n'étaient associées qu'à 13,07 % des demandes de brevet mondiales.

Lien pour accéder au rapport complet

Séna Akoda

C’est la start up Energy Cycle qui va représenter le Togo à l’occasion de la finale de la compétition EDF Pulse Africa. C’était mardi dernier, lors de l’EDF Pulse Africa Tour, Etape de Lomé, l’avant-dernière étape  de ce concours porté par le géant français Electricité de France (EDF), qui encourage l’innovation dans le secteur énergétique, que la jeune entreprise s’est imposée. 

Mieux que ses 4 concurrents, Energy Cycle dont le promoteur est Adakpo Boutamekpo, a réussi à mieux convaincre le jury de la pertinence de la solution énergétique qu’elle propose. Le jury se composait d’experts notamment Astria Fataki, présidente Energy Generation,  de Marc Vizy, Ambassadeur de France au Togo, Elie Lara Santiegou, Managing Director de BBOXX avec EDF, et Urbain Amoussou, fondateur de l’incubateur CUBE.

cube

EDF Pulse Africa Tour Lomé est l’avant dernière étape des tours prévus cette année. Le Maroc, le Sénégal, le Ghana, l’Afrique du Sud et la Côte-d’Ivoire ont été les premiers pays à accueillir l’EDF Pulse Africa Tour. L’étape du Cameroun bouclera cette série ce jeudi 03 octobre 2019. 

La finale du concours est annoncée pour le 21 novembre prochain à Paris.

Séna Akoda

 

Prince-Agbodjan a donné le ton ce mercredi 02 octobre à Lomé, à la 1ère étape d’une série de formations sur l’éducation financière prévue sur le territoire togolais.

Représentant Mazamesso Assih, Secrétaire d’Etat en charge de l’Inclusion Financière et du Secteur Informel, il a indiqué que l’éducation financière était nécessaire, notamment pour permettre aux Togolais d’avoir accès aux services financiers, savoir gérer leurs ressources financières et accéder aux crédits.

Cette initiative, fait suite, déclare Prince-Agbodjan, au rapport d’une étude Finscope qui révèle que "53% de Togolais affirment avoir besoin d’une éducation financière" et encore, que "71% d’entre euont indiqué faire face à des difficultés  financières pour honorer leurs engagements». 

Au menu de la formation, il est prévu des développements sur la budgétisation, l’épargne, l’éducation financière digitale, et autres. La formation est prévue également à Tsévié, Kpalimé, Atakpamé, Sokodé, Kara et Dapaong.

Séna Akoda

Une délégation togolaise prend part jusqu’au 04 octobre prochain à Paris, au salon de tourisme International French Travel Market Top Resa. L’idée, est  d’accroître la visibilité du Togo sur le marché français et de booster le flux des touristes français à destination du pays, selon le ministère en charge du tourisme.

L’initiative de participer à cet événement s’inscrit en droite ligne de la stratégie de promotion et de marketing de la destination « Togo » sur le marché français, « premier pourvoyeur de touristes internationaux pour le pays en raisons des liens historiques et de l’affinité linguistique ».

En ce sens, c’est une délégation constituée de représentants du ministère de tutelle, de structures hôtelières, d’agences de voyage et de la reine de beauté 2019 au Togo, qui expose la destination Togo sur le stand K 59 du Pavillon 1 du Parc des Expositions de la Porte de Versailles, informe-t-on.

Les potentialités naturelles du pays, son patrimoine culturel (chants et danses du terroir, artisanat et habitat traditionnel dont le site Koutammakou, patrimoine Mondial de l’UNESCO), etc, seront présentées aux visiteurs.

Séna Akoda

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