Togo First

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Instituée depuis 1998, la taxe d’habitation qui s’apprête à être réintroduite fait l’objet de controverses depuis de nombreuses semaines, obligeant les autorités fiscales à expliquer le bien-fondé de cette mesure. Un point de presse a été organisé dans ce sens mardi par l’Office Togolais des Recettes (OTR), afin de clarifier l’opinion nationale.

Ainsi, selon les explications des autorités fiscales, la taxe est un impôt local, dû par tout ménage disposant ou jouissant d’une habitation. Elle est entièrement reversée dès son recouvrement aux collectivités locales, qui s’en servent pour satisfaire les besoins exprimés par les populations à la base.

« La taxe d’habitation est gérée par les autorités locales et permettra aux nouveaux maires de développer leurs communes », déclare le commissaire général des impôts, Adoyi Essowavana. « Elle est nivelée en tenant compte de la capacité de chacun et va de 2 000 à 100 000 FCFA par an », selon le type de logement (pièce, rez-de-chaussée, maison à étage, immeuble...), précise-t-il.

Par ailleurs, rappelle-t-il, le législateur a exonéré certains citoyens du paiement de cette taxe. Sont ainsi exemptés, les personnes de moins de 18 ans, les personnes admises à la retraite ou de plus de 55 ans, les invalides, les indigents, les élèves, les étudiants, les chômeurs, les agents diplomatiques entre autres.  

« L’OTR n’est qu’un canal de recouvrement de cette taxe au profit des collectivités », insiste pour sa part le Commissaire général de l’Office, Philippe Kokou Tchodiè. Et d’ajouter que « le recouvrement de cette taxe est l’une des missions dévolues à l’Office ». Elle est à ce titre, payable à la caisse du service des impôts territorialement compétent, duquel dépend le lieu de situation d’habitation.

« Dans le cadre de la décentralisation, les collectivités territoriales auront besoin indépendamment de ressources pour gérer leurs communes », d’où son importance, assure-t-il. Par conséquent, tous les citoyens qui s’opposeront au paiement de cet impôt risqueraient de ne plus avoir accès aux services d’Etat civil.

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Les tarifs tels qu’indiqués dans le code général des impôts.

Octave A. Bruce

24 heures après avoir manifesté son intérêt à contribuer à la mise en œuvre de la stratégie nationale d'électrification du Togo, Mitsubishi Corporation précise son offre.

Au sortir  d'une rencontre avec le Chef de l'Etat togolais hier 23 juillet, Yas Doida, responsable Afrique de la multinationale nipponne, a exprimé son vœu de se positionner sur le programme CIZO. « Nous voulons participer en tant que société japonaise au programme Cizo que le chef de l’Etat a initié en vue d’une couverture universelle d’ici à 2030. », a-t-il déclaré. Et d'ajouter: « nous avons discuté des solutions Off-grid que nous voulons introduire dans le pays pour faciliter l’accès à l’énergie renouvelable de qualité aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural ».

Le programme CIZO qui promeut l'électrification surtout rurale grâce à des kits solaires individuels à moindre coût, vise à couvrir plus de 2 millions de Togolais à l'horizon 2022.

Avec la concrétisation des démarches en cours, attendue cette année 2019 de l'avis de l'homme d'affaires japonais, l'initiative CIZO devrait avoir son troisième opérateur agréé pour la distribution des solutions solaires Off-grid.

En rappel, BBOXX et SOLEVA se partagent actuellement le marché disponible sur ce programme, tandis que le togolais KYA-ENERGY est agréé pour assurer la formation à la maintenance des kits.

Séna Akoda

Au Togo, la CNSS vient d'étendre son offre de télépaiement des cotisations sociales aux filiales togolaises d'Ecobank, Oragroup et à l'Union togolaise de banque (UTB). L'extension de cette solution à ces institutions financières devrait permettre à leurs clients de payer désormais leurs cotisations sociales en ligne.

Sur le plan pratique, ceux-ci devraient se connecter à la plateforme e-Paiement Online de la CNSS et opter pour le paiement des cotisations. Via la plateforme, ils peuvent également consulter les paiements effectués et imprimer les bordereaux de paiement correspondants.

Cette avancée technologique semble traduire l'engagement résolu de la CNSS de digitaliser l'ensemble des formalités de collecte des cotisations et le paiement des prestations qui en découlent. Elle est en ligne avec les réformes de l'environnement des affaires au Togo, précise Ingrid Awadé (photo), DG de la CNSS.

Sa phase pilote a été marquée par l'adoption du mobile money, via Flooz et Tmoney. Plus tard, la solution a été étendue à la Banque togolaise pour le commerce et l'industrie (BTCI).

Séna Akoda

« Transformation numérique ; quelles formations pour les emplois de demain ?» Cette thématique réunira les professionnels ou simples amoureux du secteur des TIC et des innovations technologiques à la 4ème édition du MeetUp 228 à Lomé.

Annoncée pour le 27 juillet prochain, cette 4ème édition devrait permettre aux participants de mieux cerner les enjeux autour de la transformation digitale et mieux, les opportunités qu'elle crée, notamment en termes d'emplois. Au surplus, les formations qui offrent les créneaux les plus porteurs en matière d'insertion professionnelle ou d'auto-emploi devraient être passées en revue. 

Cadre de rencontre, d'échanges et de partage autour du numérique, le MeetUp 228 se veut le tremplin pour les professionnels ou non de la communication numérique, acteurs du digital, blogueurs, codeurs, pour faire du networking et enrichir leurs boîtes à outils. C'est aussi le lieu pour eux de découvrir les dernières innovations et échanger sur leur application en communication digitale.

La 3ème édition a permis de présenter l'état des lieux et les opportunités qu'offre le e-commerce au Togo. La 2ème édition quant à elle, a réuni les acteurs et amoureux des TIC autour de la communication institutionnelle à l'ère du numérique.

Sena Akoda

Les jeunes entrepreneurs togolais devraient bientôt bénéficier d’un meilleur accompagnement institutionnel et financier dans la réalisation de leurs projets. Une rencontre réunissant les responsables du groupe Ecobank au Togo et une vingtaine de jeunes entrepreneurs togolais se tient ce mardi à Lomé. 

La réunion, présidée par la ministre togolaise en charge de la Jeunesse, Victoire Tomégah Dogbé, enregistre notamment la participation du DG Togo d’Ecobank, Mamady Diakité, du directeur régional UEMOA du groupe bancaire, Paul Harry Aithnard, ou encore du coordonnateur du CPES, Kanka Malik Natchaba. 

Objectif : créer un cadre de concertation entre les entrepreneurs et la banque en vue d’un meilleur accompagnement.

Pour l’institution dirigée par Ade Ayeyemi, il s’agit également d’accompagner la dynamique de création d’emplois et de richesses, amorcée par Lomé à travers le Plan national de développement qui ambitionne la création de 500 000 emplois décents d’ici 2022.

Octave A. Bruce

Le jeune entrepreneur togolais Komi Dovi Koudou (photo), responsable de la start-up NATUTHE KINKELIBA ambitionne de passer à la phase industrielle de sa production. Il table, dans cette optique, sur la bagatelle de 124 millions FCFA à mobiliser.

Dans une entrevue accordée à Togo First, celui qui est sacré meilleur entrepreneur sénior 2019, annonce dans la même optique son intention d'agrandir son champ de kinkéliba. L'ambition est de porter de 2 à 20 hectares, la superficie à l'horizon 2025, pour soutenir la production industrielle. 

A terme, avec les fonds qui devraient être récoltés, l'idée est d'acquérir des équipements de production rapide et diminuer les coûts de production du thé kinkéliba.

« Nous sommes en train de faire appel à des financements pour acquérir des équipements de production rapide et diminuer les coûts de production afin de rendre accessible le thé kinkéliba à toutes les couches sociales.», a-t-il déclaré.

Pour celui qui dit avoir décliné une offre américaine aux senteurs de rachat de sa société, les Africains devraient faire la promotion du thé kinkéliba afin de créer des emplois et de la richesse.

Parallèlement, le jeune entrepreneur togolais émet le vœu que les partenariats nés lors du Forum économique Togo-UE, entre lui et des investisseurs, débouchent sur l'ouverture des lignes de crédit à son profit.

Au Togo, le gouvernement projette de réhabiliter et bitumer près de 600 km de routes d’ici 2022, en vue de fluidifier le trafic routier, faciliter l'accès aux zones enclavées et désengorger certains axes, pièces maitresses du réseau routier.

Par ce vaste programme de construction, les autorités togolaises veulent se doter d’un réseau routier moderne pour favoriser le transport des personnes et des biens, l'écoulement des produits agricoles vers les grands centres urbains et assurer la sécurité routière. En ligne avec le PND dont l’ambition est de faire du Togo, un corridor ainsi que renforcer les chaînes de valeur agricoles.

Le coût des travaux dont une partie du financement a été déjà mobilisée, est estimé à plus de 350 milliards FCFA. Ils concernent, dans le Sud, les axes Tsévié-Kévé-Zolo frontière avec le Ghana (65 km), Agou-Notsè (50 km), le Grand contournement de Lomé (de Baguida à Adétikopé - 42 km).

Dans le Centre et le Nord du pays, ce sont le contournement de Kara à partir du canton d'Awandjélo long de 21 km, et le Grand contournement d'Atakpamé (15 km), qui seront renforcés.

Outre ces principaux axes qui, vraisemblablement, bénéficieront en partie du PIDU (Projet d'infrastructures et de développement urbain), financé par la Banque mondiale pour améliorer les infrastructures des villes secondaires au Togo, les travaux concerneront également d'autres voies nationales longues de 322 kilomètres qui sont en mauvais état.

Mitsubishi Corporation, plus connue sur le segment de la construction automobile, se positionne sur le secteur de l'énergie au Togo. Le Japonais va distribuer des services électriques, notamment des solutions off grid (hors-réseau) aux populations togolaises, surtout celles qui vivent dans les milieux ruraux. Yas Doida (photo), responsable Afrique de la multinationale nipponne, a porté cette information au public, au sortir d'une entrevue qu'il a eue hier avec Komi Sélom Klassou, Premier ministre togolais.

« On a surtout discuté de l'énergie.», a révélé l'homme d'affaires japonais qui déclare vouloir contribuer à atteindre l'objectif 2030 d'accès de toute la population togolaise à cette ressource vitale. Et d'enchaîner: « il y a plusieurs projets de l'Off Grid; on peut avoir de l'énergie efficace avec des trucs un peu plus petits » (ndlr: peu de moyens).

Le Japonais estime que c'est la voie idéale pour pouvoir illuminer le pays. Il se félicite de l'adhésion des autorités togolaises à sa proposition de partenariat et annonce la matérialisation très prochaine de ce projet : « ça va commencer cette année déjà et je pense que ça s'inscrira dans le long terme », a-t-il déclaré.

Avec le déploiement des solutions solaires « Mitsubishi », le Togo devrait franchir un nouveau palier dans la réussite de sa transition énergétique vers le renouvelable. 

En rappel, le pays est pleinement dans la promotion des solutions hors-réseau avec entre autres, l'initiative CI-ZO sur laquelle on note des opérateurs comme le britannique BBOXX et l'entreprise SOLEVA.

Séna Akoda

Ainsi qu’annoncée en mars dernier, la 3ème édition de la Foire « Made in Togo » ouvrira ses portes, le vendredi 26 juillet prochain, sur le site du Centre togolais des expositions et foires de Lomé (Cetef).

L’évènement, organisé annuellement courant juillet-août, sous l’égide du ministère du Commerce, de l’Industrie, du Développement du secteur privé et de la Promotion de la consommation locale, se veut la deuxième plus grande manifestation foraine du Togo, après la Foire internationale de Lomé.

Cette année encore, l’accent sera mis sur la promotion de la consommation locale, comme l’indique le thème retenu : « Valorisons et consommons les produis locaux ».

L’objectif selon les organisateurs est de promouvoir, d’une part, les produits d’origine togolaise afin de favoriser et d’encourager leur consommation et, d’autre part, la culture togolaise.

300 exposants et près de 150 000 visiteurs sont attendus à cette foire qui s’étalera jusqu’au 05 août.

Octave A. Bruce

La Banque Mondiale va appuyer la mise en œuvre du Plan national de développement (PND 2018-2022). Au cours de sa visite au Togo, Coralie Gevers (photo), nouvelle directrice des opérations de l'institution de Bretton Woods pour le Togo, a réitéré cet engagement.

« Le Togo peut compter sur l'appui continu du groupe de la Banque mondiale. En particulier, nous continuerons à soutenir le Plan national de développement du pays pour notamment favoriser une croissance inclusive, résultante de l'amélioration du climat des affaires et de la promotion de l'entrepreneuriat », a-t-elle déclaré. 

L'institution dont le portefeuille comporte 17 projets pour 385 millions $ avait promis, lors de la récente revue du portefeuille, d'aligner son cadre de partenariat pays (CPP) sur le PND.

Au cours de sa visite, la remplaçante de Pierre Laporte s'est rendue au siège de Africa Global Recycling (AGR) et à Lomé Container Terminal (LCT). LCT a été financée par la SFI, branche du groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé. S'agissant d’AGR, c'est une PME togolaise qui a été intégrée au Programme Local Champions de la SFI lors de la tournée au Togo de Sérgio Pimenta, son vice-président Afrique et Moyen-Orient.

Séna Akoda

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