Togo First

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Les PME/PMI togolaises disposent d’un fonds de garantie pour l’exécution des marchés publics. Doté de 100 millions FCFA déposés dans les différentes banques de la place, ce fonds « va permettre aux opérateurs économiques qui ont des difficultés, de réaliser des marchés publics », indique un responsable de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT), qui a mis en place ce dispositif.

Le bénéfice de ce fonds de garantie est conditionné par une inscription préalable sur le site : http://www.ccit.tg/formulaire-dadhesion-au-fonds-de-garantie.

Le formulaire de garantie demande les renseignements sur le nom, l’activité de la société, l’identité de son promoteur, l’adresse, les numéros et date d’agrément, le numéro de la carte d’installation, etc.

Ce dispositif, notons-le, vient s’ajouter à certains mécanismes institutionnels qui apportent leur concours financier aux PME/PMI dans leur plan de croissance. Entre autres, l’Agence nationale de promotion et de garantie de financement des PME/PMI  (ANPGF). Dans cette optique, l’ANPGF accorde notamment des financements remboursables et la garantie des concours bancaires.

Séna Akoda

Pour l'éco, future monnaie commune, notamment dans la zone UEMOA (Union économique et monétaire d’Afrique de l’Ouest) en remplacement à l’actuel franc CFA, il ne devrait pas y avoir de changement en ce qui concerne la parité fixe avec l’euro.

L’annonce a été faite cette fin de semaine (ce vendredi 12 juillet 2019 à Abidjan), par Alassane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire, à l’occasion de la 21e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA.

En effet, pour celui qui est également président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union, en ce qui concerne le taux de change, « aucun changement de parité ne devrait intervenir entre le FCFA, devenu éco, et l'euro ».

Du reste, pour l’ancien haut-cadre de la BCEAO (Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest) et du FMI (Fonds monétaire international), ce taux de change fixe, vis-à-vis de l’euro, « va servir nos économies, la maîtrise de l'inflation, avoir les taux de croissance les plus élevés du continent, améliorer la gouvernance dans tous les secteurs et surtout assurer les meilleures conditions de vie pour les populations ».

En rappel, actuellement, 1 € = 655,955 FCFA.

Ayi Renaud Dossavi

Le Togo a bien démarré son troisième trimestre. A la recherche de 20 milliards FCFA sur le marché financier régional via un emprunt obligataire de maturité 3 ans, le Trésor public s’en sort avec succès. Le montant global des soumissions a atteint 43 milliards, avec un taux de couverture de 215%. Continuité des performances réalisées par le Togo sur ce marché, spécialement prolifique depuis le début de cette année.

Contraint par une clause avec l’agence de coordination Umoa-Titres, qui impose aux émetteurs de n’encaisser que 110% du montant mis en adjudication, le trésor public ne retiendra que 22 milliards FCFA.

Cette opération porte à environ 230 milliards FCFA le montant total mobilisé sur ce marché en 2019.

Pour ce trimestre, le Togo prévoit de  lever au total 115 milliards FCFA. En outre, le pays qui s’est lancé dans un processus de diversification de ses instruments de dette est annoncé sur les marchés pour un eurobond de 500 millions d’euros, d’ici fin septembre. En prélude à cette transaction, il s’est vu délivrer, en juin, ses toutes premières notes souveraines par S&P et Moody’s.

Le britannique Briter Bridges lance en ligne un sondage pour établir la carte de l’écosystème technologique au Togo. 

Pour ce faire, cette entreprise spécialisée entre autres dans l’analyse de la technologie et l’innovation à travers l’Afrique et l’Asie affirme travailler avec les organisations locales du secteur. 

Ce sondage demande aux startups évoluant dans les secteurs technologiques de se faire connaître en moins de 3 minutes, notamment en répondant aux questions sur la nature de leurs structures.

Ici, l’auteur du sondage veut savoir si l’organisation sondée est une startup, une entreprise non technologique, un Tech Hub (incubateur, accélérateur, tech lab), un Fonds d’investissement, etc.

Si certaines questions s’attardent sur l’année de création des structures concernées, d’autres en revanche s’intéressent à l’identité et au titre de leurs promoteurs. Le sondage en cours cible également le secteur précis d’activités des structures.

Plus exactement, Briter Bridges veut les classer en fonction des catégories suivantes : technologie financière (FinTech), technologie agricole (AgTech), commerce en ligne (E-commerce), technologie logistique, mobilité ou transport, média, drones, les énergies renouvelables, la technologie juridique, l’intelligence artificielle et la gestion des déchets.

Notons que ce sondage s’étend à tout l’espace francophone africain. 

Séna Akoda

Après S&P, c’est au tour de Moody’s de rendre sa copie. Dans son rapport publié en juin, l’agence américaine attribue au Togo la note B3 avec perspectives stables, un cran en dessous de S&P qui, en premier, avait délivré la cote de crédit B.

Le Togo s’apprête à faire, d’ici la fin de ce trimestre, une sortie sur les marchés financiers internationaux, à la recherche de 500 millions d’euros. Si l’option d’un prêt syndiqué a été longuement discutée, Lomé semble désormais opter pour un eurobond, dopé par les dernières interventions réussies de ses voisins africains, logés dans les mêmes catégories (très spéculatif).

Les fonds à mobiliser sont destinés à refinancer la dette intérieure de court terme, en raison des pressions de refinancement qui arrivent en cascade.

Selon le FMI qui a donné son feu vert, cette opération ne devrait pas empêcher le Togo de respecter les critères de convergence de l’Uemoa, à l’horizon 2020. La dette publique devrait descendre sous la barre des 70%, d’ici 2020. Fin mars, elle était descendue à 67%.

En ligne avec sa stratégie d’endettement à moyen terme, le gouvernement va étaler l’apurement de ses arriérés intérieurs sur les 10 prochaines années. Il s’agit de 225,5 milliards FCFA, soit 10,3% de la dette publique, à rembourser au titre des exercices précédant l’accord avec le FMI.

Après avoir consacré plus de 50 milliards FCFA en 2017 et 65 milliards en 2018 aux remboursements de ses arriérés intérieurs, Lomé prévoit d’amorcer son plan d’apurement cette année, avec une enveloppe de 35,4 milliards FCFA. Une bouffée d’oxygène pour un secteur privé, devenu à l’aune du Plan national de développement, le fer de lance de la stratégie d’investissement du gouvernement. 65% de ce programme quinquennal repose sur le secteur privé, d’où la nécessité d’insuffler une dynamique au secteur.

Suite à son engagement auprès du FMI de procéder progressivement au remboursement des arriérés, le gouvernement togolais a pris dès fin 2017, plusieurs mesures afin d’éviter l’accumulation de nouveaux arriérés, en soutien aux importants efforts d’assainissement budgétaire.

A partir de ce vendredi 12 juillet jusqu’au 20 juillet prochain, les populations de Lomé auront la possibilité de voir de près et gratuitement la lune à l’aide d’une lunette astronomique de précision.

L’initiative est rendue possible par une association togolaise de géologues, la SG2D, à travers un des siens, Christian Gbaba, jeune togolais de 24 ans, 1er Prix du Concours « Pourquoi viser la lune », organisé par RFI en mai dernier, dans le cadre des célébrations des 50 ans du premier pas de l’homme sur la lune (Neil Armstrong, 21 juillet 1969, NDLR).

L’activité qui se veut une tentative de démystification de l’astronomie, se déroule en ligne avec l’opération « On the moon again » qui invite tous les possesseurs de télescopes et de lunettes astronomiques à sortir leurs instruments dans la rue sur tous les continents, les 12 et 13 juillet 2019, pour observer la lune.

Pendant ces deux jours donc, jusqu’au 20 juillet, l’association mettra sa lunette dans les rues et places publiques de la capitale pour permettre à tous de « toucher », l’espace d’un instant, Dame Lune.

Le premier rendez-vous est fixé au Lycée Moderne d’Agoè, à quelques encablures du Monument de la République. Une éclipse lunaire serait d’ailleurs prévue le 16 juillet.

Les populations sont donc invitées à sortir massivement comme ce sera le cas dans plusieurs villes et capitales du monde. Pour plus d’informations, visiter la page facebook de l’association.

Octave A. Bruce

Le Projet d’appui à la gouvernance économique (PAGE) s’exécute conformément aux attentes de la Banque mondiale (BM) et de l’Union européenne qui le financent sur la période 2018-2022.

Hawa Cissé Wagué (photo), représentante-résidente de l’institution financière de Bretton Woods au Togo a exprimé sa satisfaction vis-à-vis de ce projet dans une entrevue qu’elle a accordée à Erick Kaglan, en charge de la communication à la BM-Togo : « je voudrais dire ma satisfaction et mes encouragements au regard des avancées réalisées au cours des derniers mois avec l’appui du PAGE », déclare-t-elle.

Ce projet a permis de renforcer, relève-t-elle, « les capacités en gestion des finances publiques des structures de contrôle de l’Etat dont l’Inspection générale des finances, la Cour des comptes et la Commission des finances et du développement économique de l’Assemblée nationale en suscitant justement le débat d’orientation budgétaire ».

A ce propos, souligne-t-elle, « le PAGE a contribué à l’élaboration des outils indispensables au débat d’orientation budgétaire comme le manuel d’évaluation des projets d’investissements publics (PIP) prioritaires et leur inclusion dans le budget annuel, le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) ».

Elle rappelle également « les progrès réalisés dans la réforme sur le budget-programme avec la revue qualité des programmes et la déclinaison des programmes sectoriels en Autorisation d’engagement (AE) et Crédit de paiement (CP) ».

Confortée par ces progrès, la Banque mondiale encourage les pouvoirs publics à maintenir la dynamique de la réforme budgétaire enclenchée, pour permettre au Togo de réussir sa transition budgétaire. Cette transition consiste à passer d’un budget de moyens à un budget-programme.

Notons que le Togo a annoncé pour 2020, l’effectivité du budget-programme. En ce sens, la Banque mondiale a organisé du 7 au 9 juillet dernier, une formation en faveur des membres de la Commission des finances et du développement économique du Parlement. Objectif: permettre à cette commission de jouer son rôle dans la préparation du budget du pays, sur l'exercice 2020.

Séna Akoda

Au cours de sa visite au Togo, en qualité de vice-président de la Société financière internationale (SFI), Sérgio Pimenta a rencontré celles qui avaient fait la fierté des femmes togolaises, grâce à leur sens aigu des affaires et continuent d’impacter la vie économique du pays.

Les femmes du Grand Marché de Lomé, communément appelées « Nana Benz » (pour être parvenues à se procurer des Mercedez Benz grâce au commerce des pagnes, NDLR), ont en effet eu droit à un clin d’œil admiratif du responsable de la SFI.

Celui-ci annonce, via son compte twitter, avoir « discuté avec ces célèbres femmes d’affaires de la façon dont on peut soutenir les femmes entrepreneures du Togo ». A son arrivée au Togo, il déclarait avoir dans son agenda, le projet de rencontrer, entre autres, les clients de SFI et ses prospects. 

Les femmes entrepreneures togolaises et plus exactement les « Nana Benz » pourraient-elles se frotter les mains d’avoir décroché un partenaire de référence ?

En attendant cette bonne perspective que laisse entrevoir sa visite au Togo, Sérgio Pimenta affirme, ravi de sa rencontre avec les femmes commerçantes et autres : « J'ai été fasciné par l'histoire de ces générations de femmes commerçantes qui ont été parmi les premières à acheter une Mercedes Benz grâce à leur travail ».

Séna Akoda

L’ONG allemande Transparency International a publié, jeudi 11 juillet 2019, son rapport annuel sur le niveau de perception de la corruption dans le secteur public en 2018.

L’organisation de lutte contre la corruption a, à nouveau, dressé un bilan sombre de la corruption en Afrique subsaharienne. En 2018, le continent africain reste en dernière position en matière de perception de la corruption, avec une moyenne de 32 sur une échelle allant de 0 à 100.

Selon les résultats du sondage, le Togo est loin de sortir de l’auberge. Ni les campagnes de sensibilisation organisées par la Haplucia (Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées), ni les réformes du gouvernement en la matière n’auront changé la perception des citoyens vis-à-vis de l’administration publique.

Cette édition qui compare l’état des lieux de 2015 au niveau de corruption en 2018, dresse des statistiques glaçantes.

57% des Togolais pensent que la corruption a augmenté au cours des 12 derniers mois. 32% d’entre eux assurent avoir versé des pots-de-vin pour se faire délivrer des actes administratifs. Selon 68% de ceux qui ont répondu à l’enquête, les efforts du gouvernement pour mettre fin à la corruption sont insuffisants. Ils sont 61% à même croire que Lomé a baissé la garde, ces 12 derniers mois. Malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation de la Haplucia, il n’y a que 60% de la population qui pense que les citoyens ordinaires ont un rôle important à jouer dans la lutte contre la corruption.

Cette édition qui fait également cas de la perception des citoyens vis-à-vis des institutions, met les forces de l’ordre sur la sellette. Ces dernières sont réputées les plus corrompues, à l’instar des magistrats et des juges.

Autre fait saillant, les Togolais trouvent que les cadres ont développé beaucoup de vertus durant les 5 dernières années. Si en 2015, 58% des Togolais les taxaient de corrompus, ils ne sont plus que 34%.

Globalement, le niveau de perception s’est dégradé, malgré les réformes en matière de transparence. La même tendance a été relevée sur le continent par l’organisation qui pointe du doigt la faiblesse des institutions africaines.

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

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