Togo First

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Après un 2è trimestre débuté et bouclé en fanfare sur le marché financier UMOA-Titres, le Togo annonce encore ses intentions alors qu’il amorce la 2è moitié de l’année. Comme au trimestre précédent, l’objectif en matière de mobilisation est de 115 milliards FCFA.

En accord avec UMOA-Titres, l’agence régionale de planification de la dette, le pays fractionne son objectif financier en six opérations largement dominées par l’émission des obligations assimilables du Trésor (OAT).

Déjà, le 12 juillet prochain, il va conclure une première émission via cet instrument, pour collecter 20 milliards FCFA.

Selon la note d’information, la deuxième sollicitation du marché par le Togo à travers les OAT, est prévue pour le 26 juillet. S’ensuivra une autre le 9 août. La dernière émission d’OAT, le 06 septembre, pour tenter d’alimenter le Trésor public avec 20 milliards FCFA, sera précédée de Bons assimilables du Trésor (BAT) du même montant, annoncés pour le 23 août.

La dernière sortie du Togo sur le marché financier régional au cours du 3è trimestre 2019 se fera via des BAT pour 15 milliards FCFA.

Au total, le pays recherche plus de 18% des 616 milliards FCFA qu’ambitionnent de réunir les pays de l’UEMOA sur le marché financier régional, ce trimestre.

Séna Akoda

6 mois après la signature de la convention d’accord, le Projet d’Appui au Mifa (ProMifa) a été officiellement lancé ce vendredi 5 juillet à Lomé par le ministre togolais de l’Agriculture, Noël Bataka (photo).

Le projet est financé conjointement par le Fida (Fonds international de développement agricole), le gouvernement togolais, le secteur privé et les bénéficiaires à hauteur de 35 millions $ soit 20,24 milliards FCFA et durera 6 ans.

Selon Aristide Agbossoumonde, DG du Mifa, « il vise à offrir aux acteurs des chaines de valeur agricoles organisés et performants, un accès durable au marché et à des services financiers et non financiers ». Sa mise en œuvre se décline en 3 axes, un appui technique au développement agro-pastoral et à l’accès au marché, un soutien au développement financier et une aide à la coordination et à la gestion de projet.

300 000 bénéficiaires directs issus de groupements d’exploitations ruraux, d’associations professionnelles, de micro-entreprises agricoles sont ciblés par le ProMifa et « un accent particulier sera mis sur les femmes et les enfants », a annoncé le directeur Afrique de l’Ouest et du Centre pour le Fonds, Martin Lisandro.

Le responsable a également déclaré que « le lancement de ce projet marque une étape importante des relations entre le Togo et le Fida et ouvre la voie à un partenariat plus efficace, plus souple et plus soutenu ».

En rappel, le secteur de l’agriculture au Togo contribue à 40% du PIB national.

Octave A. Bruce

Le port de Lomé confirme son statut de leader sur le trafic de conteneurs en Afrique de l’Ouest et du Centre, en accueillant en 2018 plus d’1,4 million d’EVP (Equivalent Vingt Pieds).

Au sein de l’Association de gestion des ports de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (AGPAOC) qui regroupe 29 pays africains, la plateforme portuaire de Lomé fait mieux que Tema (1,01 million d’EVP) et Pointe-Noire (739 000 EVP). Toutefois, le port ghanéen est désigné le plus performant lors de l’African Ports Awards à Lomé, à l’occasion du 40e conseil annuel de l’AGPAOC.

Les  données ayant permis d’évaluer les ports africains ont été fournies par le cabinet Codex, devenu une agence de notation des ports africains.

Le sacre du port de Lomé en tant que meilleur port de transbordement, pour la 3e année consécutive et son classement parmi les meilleurs dans toutes les catégories semblent couronner les investissements massifs faits ces dernières années afin d’en faire un port performant.

Ce nouveau classement confirme par ailleurs le rapport de l’analyste néerlandais Dynamar qui désigne le port de Lomé, la 1re plateforme portuaire à conteneurs de la sous-région. Avec toutes ces bonnes notations, le port de Lomé entre dans le cercle très fermé des 120 ports conteneurisés mondiaux, répertoriés par le consultant Alphaliner.

En reconnaissance de ses performances, le port togolais s’est également adjugé, en 2018, une place parmi les ports qui ont augmenté considérablement leur trafic. Dans ce rapport, il se taille une place à côté des 27 géants chinois, 9 américains, 5 japonais et autres géants.

Depuis 2010, le port de Lomé a enregistré la plus forte progression sur l’indice de connectivité de transport maritime en Afrique subsaharienne, selon la CNUCED.

Bénéficiant de sa position stratégique, le pays pourrait être la destination de nouveaux investissements de la part d’armateurs mondiaux. De fait, Mediterranean Shipping Company (MSC) envisage d’y investir plus de 500 millions $ sur les 10 prochaines années. 

Ainsi, le leader mondial en matière de transports et logistiques envisage de porter le trafic conteneurisé au port de Lomé à 4 millions d’EVP, dans la droite ligne de l’Axe 1 du PND. Lomé devrait, selon la vision de développement déclinée dans ce document, être un hub logistique de référence dans la sous-région à l’horizon 2022. 

Le vice-président de la SFI (Société Financière Internationale) Région Afrique et Moyen-Orient, Sergio Pimenta (photo), est attendu au Togo du 08 au 10 juillet prochains. Cette visite s’inscrit dans un contexte de promotion et de mise en œuvre du PND 2018-2022, auquel la contribution du secteur privé est projetée à près de 3 000 milliards FCFA.

Au cours de son séjour en terre togolaise, il devrait tenir des rencontres avec les autorités, les représentants du secteur privé et les partenaires au développement. A l’agenda de cette visite au Togo du responsable de la SFI, il est également prévu plusieurs visites de terrain auprès des clients de la filiale du groupe de la Banque mondiale. 

A la fin de son séjour, « M. Pimenta livrera la synthèse des échanges qu’il aura menés au cours de sa mission, partagera ses perspectives quant aux engagements de la SFI au Togo et en Afrique », informe la cellule de communication de la Banque mondiale.

Notons qu’en tant qu'institution membre du Groupe de la Banque mondiale, la SFI travaille avec le secteur privé dans les pays en développement afin de contribuer à créer des opportunités pour tous. Au Togo, elle a financé la construction du terminal à conteneurs du port de Lomé (LCT) et l’usine de clinker d’HeidelbergCement, entre autres.

Séna Akoda

Crédits à l’économie en hausse, coût du crédit et dette en baisse, l’activité économique au Togo, a repris des couleurs en début d’année, en continuité de la dynamique observée en 2018, où la croissance a été plus forte que prévue. C’est l’un des points importants soulevés ce jeudi par le ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya (photo), à l’occasion de la deuxième session du Conseil national du crédit (CNC) au titre de l'année 2019.

Au regard des données de cette première partie de l’année, le ministre confirme les projections de croissance annoncées pour 2019 par le FMI. « Selon les données disponibles, la croissance économique devrait atteindre 5,1% en 2019, après 4,9% en 2018 et 4,4% en 2017. Cette hausse serait impulsée par tous les secteurs d'activité, en particulier le secteur tertiaire, dans un contexte de maîtrise des équilibres macroéconomiques.», a souligné Sani Yaya.

Il a ensuite salué l’amélioration des conditions de financement, ce qui a, sans doute, porté l’augmentation du crédit accordé à l’économie, qui s’est située à 38% du PIB fin mars, soit le taux le plus élevé dans l'Uemoa. Bien que ce volume demeure encore faible par rapport aux besoins en investissement, a-t-il rappelé.

« Au 31 mars 2019, les crédits à l'économie ont progressé, sous l'impulsion des activités d'intermédiation des banques et des systèmes financiers décentralisés.», a-t-il fait savoir.

Dans le même élan, « le coût du financement bancaire s’est inscrit en baisse. Ainsi, le taux d'intérêt moyen pondéré des crédits accordés par les banques est ressorti à 7,80% à fin mars 2019, contre 8,31% constatés un an plus tôt, soit une diminution de 51 points de base. »

Situation sympathique, la dette publique, longtemps restée un goulot d’étranglement pour les investissements publics, s’est inscrite à la baisse, tombant à 67,5% pour une norme communautaire de 70%, alors que l’apurement des arriérés et l’assainissement des finances publiques, ont été poursuivis.

Pour le ministre, « cette tendance baissière devrait se poursuivre, avec la maîtrise du déficit public, en liaison avec une rationalisation plus poussée des dépenses publiques et une forte mobilisation des recettes fiscales». Dans ces conditions, l'inflation devrait rester faible pour ressortir à 1,7% en 2019, contre 0,9% en 2018.

Cette information a été portée mercredi 3 juillet à l’opinion publique par  Aliou Dia, représentant-résident du PNUD-Togo. C’était à la faveur d’une session de présentation à une cinquantaine de partenaires nationaux, des laboratoires d’accélérateur d’innovations.

 Ces outils de développement, indique le n°1 de l’institution onusienne au Togo, « font recours à l’intelligence collective pour trouver des solutions durables qui profitent à tous ».

L’idée est de viser et promouvoir la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) en offrant une gamme de services. A savoir, détecter, c’est-à-dire aider le secteur public à planifier ses actions pour plus de pertinence ; surveiller ce qui se passe sur le terrain et concevoir des moyens de faire en sorte que le secteur public prenne ses responsabilités (tenir compte de l’intelligence collective).

« Détecter, explorer, concevoir, tester et développer ensemble des solutions innovantes aux problèmes de développement », résume le représentant-résident du PNUD au Togo.

Avec le laboratoire d’accélération d’innovations, il s’agira également de procéder à une cartographie des solutions en découvrant les solutions et alternatives proposées par les communautés locales elles-mêmes pour faire face à des défis ; et enfin de concevoir et exécuter des ensembles de tests (promotion de l’approche portefeuille). 

En dehors du Togo, 59 pays ont été retenus pour bénéficier du programme.

Séna Akoda

Près de 300 acteurs de chaînes de valeur agricoles et des partenaires se sont réunis ce jeudi à Lomé en une session de concertation.

L’assise, qui se tient à la veille du lancement officiel du Projet d’appui au Mécanisme incitatif de financement agricole (ProMifa), intervient 6 mois après l’approbation du Fonds international de développement agricole (Fida), d’accompagner le mécanisme via un appui de 20,24 milliards FCFA sur 6 ans.

Les travaux, présidés par le ministre de l’Agriculture, de la Production animale et halieutique, Noel Koutéra Bataka (photo), visent principalement à dégager les pistes nécessaires à la réussite de ce projet.

Le ProMifa, dont les grandes lignes cadrent avec l’axe 2 du Plan national de développement (PND 2018-2022), veut contribuer à révolutionner l’agriculture togolaise en la rendant plus professionnelle et orientée business.

Il se décline en 3 axes, un appui technique au développement des chaînes de valeur agro-pastorales et l’accès au marché, un soutien au développement financier et une aide à la coordination et à la gestion de projet.

Octave A. Bruce

La création du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE) a été actée mardi dernier. Cet instrument de développement mis au service de la diaspora, selon Robert Dussey (photo), ministre en charge des Togolais de l’Extérieur,  « sera un organe consultatif non partisan. Il ne sera affilié à aucune obédience religieuse, idéologique, ni politique ». L’enjeu, a-t-il déclaré, est de « rassembler tous les Togolais de l’Extérieur ».

A l’analyse, cette structure devrait permettre à l’Etat de répondre à une double préoccupation : promouvoir partout la défense des intérêts et des droits des Togolais de l’extérieur. Le ministre assure à cet effet que le HCTE « sera chargé de  promouvoir partout la défense des intérêts et des droits des Togolais et des Togolaises, et surtout leur assurer un bien-être, en apportant un soutien à chaque fois que les circonstances l'exigent.»

En outre, cet organe sera un canal pour le Togo qui ambitionne de mobiliser sa diaspora autour des questions de développement. Il s’agira de « faire de la diaspora togolaise plurielle, une plateforme unique au service de la prospérité de notre nation », précise le ministre.

Rappelons qu’un Forum Economique des Togolais de l’Extérieur (FETEX) est prévu fin novembre prochain en ce sens.

Le HCTE, à en croire Koffi Akakpo qui représente la diaspora, «  se compose de l’assemblée générale, des groupes de travail permanents et du  guichet Diaspora ».

Environ 2 millions de Togolais vivent à l’extérieur, dont près de 1,5 million en Afrique. Ainsi que le révélait un récent rapport d’Afrobaromètre, en sortant, les Togolais préfèrent rester près de leur pays.

Séna Akoda

La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a organisé, en fin de semaine dernière à Lomé, la 9ème journée de diffusion des résultats des comptes extérieurs du Togo, au titre de l’année 2017.

Selon l’institution communautaire, le pays a enregistré, en 2017, une balance des paiements excédentaire, comme c’était le cas en 2016. Respectivement, il s'agit, selon la BCEAO, d’un excédent de 10.113 millions FCFA, et de 67.150 millions FCFA.

Du reste, les échanges du Togo avec l’extérieur se sont soldés de leur côté par un excédent de financement de 85.315 millions FCFA.

Par ailleurs, la situation économique du pays a été marquée par la conclusion d’un programme de Facilité élargie de crédit (FEC) du FMI, sur la période 2017-2019, de même que la poursuite de la mise en œuvre des réformes et des projets d’aménagement routier.

Notons que, hormis le Togo, la balance commerciale intra-UEMOA (Union économique et monétaire d'Afrique de l'Ouest) en 2017 a également été excédentaire en Côte d'Ivoire et au Sénégal.

Ayi Renaud Dossavi

Le Mécanisme incitatif de financement agricole (Mifa) et le segment ouest-africain du Fonds africain de garantie pour les petites et moyennes entreprises (AGF West Africa) ont signé ce mardi 02 juillet 2019 à Lomé, une convention de partenariat pour la mise en place d’un fonds destiné à augmenter davantage les financements dédiés aux acteurs du secteur.

L’activité s’est déroulée en présence du ministre en charge de l’agriculture, Noel Koutéra Bataka. Le fonds qui sera mis en place est dénommé « garantie des financements des acteurs de la chaîne de valeur agricole » du MIFA.

De façon concrète, la convention qui s’inscrit dans l’axe 2 du PND va permettre aux deux parties de collaborer pour  la formalisation et la mise en place de garanties de portefeuille couvrant 50% des montants des projets soumis par le MIFA S.A aux institutions financières partenaires.

Egalement, des garanties individuelles seront mises en place au profit des acteurs accompagnées par le Mifa et sollicitant le financement d’institutions partenaires du Mécanisme.

« Le partenariat qu’AGF a signé avec le MIFA est en ligne avec notre stratégie pour les années à venir et constitue une opportunité unique de développement pour l’agriculture togolaise, aujourd’hui confrontée à des changements structurels », a déclaré Adidjatou Zanouvi, DG d’AGF West Africa en paraphant les documents avec son homologue du Mifa.

Et d’ajouter : « Par ce biais, notre action facilitera et entrainera une augmentation progressive de la part des crédits bancaires accordés au secteur agricole ; cette augmentation aura  un impact considérable sur la croissance économique du Togo et la mutation du secteur ».

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