Le ministère en charge de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes vient de lancer jusqu’au 15 juillet prochain, un appel à projets dans plusieurs domaines d’intervention.
Il s’agit du VIH/Sida, la santé sexuelle et de la reproduction des jeunes et adolescents; la participation des jeunes au développement communautaire; l’éducation à la citoyenneté et la formation civique; le développement du leadership des jeunes, la protection de l’environnement et enfin le Genre et les droits de l’homme.
Sont éligibles à cette compétition, « les associations de jeunes régulièrement constituées dont les membres ont un âge compris entre 15 et 35 ans, porteuses de micro-projets dans les domaines ci-dessus énumérés », précise l’appel à projets.
A l’issue de la sélection qui devrait être faite par un jury mis en place à cet effet, les douze projets qui seront jugés les meilleurs, seront retenus pour être primés.
Cette compétition qui a lieu dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la jeunesse le 12 août prochain, vise un double objectif : « contribuer d’une part, à la dynamisation des associations de jeunesse dans les différentes régions de notre pays, et d’autre part, encourager et valoriser l’engagement civique des jeunes regroupés au sein des associations ».
Les dossiers de candidature seront reçus à la Direction de la jeunesse à Lomé sise à la Cité OUA et dans les représentations régionales de l’ANADEB, à Dapaong, Sokodé, Atakpamé, Kpalimé, Tsévié et à la Maison des jeunes de Kara.
Séna Akoda
Le Togo ambitionne d’ici 2022, une profonde réforme de son secteur des transports routiers, destiné à le rendre plus professionnel et plus performant.
Une nouvelle étape du processus devant mener à cette réforme a été franchie ce mardi avec la tenue à Lomé, d’une rencontre entre les divers acteurs et professionnels du secteur, et les partenaires internationaux qui accompagnent le projet à l’instar de la Banque mondiale.
L’objectif était de plancher sur les éléments-clés du diagnostic effectué pendant 04 mois sur tout le territoire par les consultants de l’Organisation mondiale du transport routier (IRU) ainsi que sur les esquisses de pistes de solutions qui doivent permettre d’orienter des actions futures.
Ce diagnostic fait partie d’un vaste programme d’assistance technique d’une durée de 41 mois, qui devra permettre d’améliorer le cadre légal et réglementaire ou encore à renforcer les capacités de ce secteur qui assure plus de 90 % du déplacement des personnes et des biens sur le périmètre national.
L’ambition à terme, est de parvenir à une formalisation et à une professionnalisation des transports routiers, dans la lignée de la politique de modernisation du secteur entrepris par le gouvernement.
Le projet cadre d’ailleurs avec les ambitions déclinées dans l’axe 1 du PND qui veut faire du Togo d’ici 2022, un hub logistique d’excellence et un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région.
Octave A. Bruce
Une délégation togolaise composée de Samuel E. Mivedor, PDG de Togo Invest SA, de Patrick Daté Tévi-Benissan, SG de la Présidence de la République togolaise, Etsri Homevor, Secrétaire général au ministère en charge de la Planification du développement et de Koffi Sodokin, économiste, est à Pékin pour le suivi du Forum de coopération entre l’Afrique et la Chine (FOCAC).
Le FOCAC, couplé au Business Forum entièrement dédié au Togo, était la 1ère rencontre destinée à la présentation du Plan National de Développement (PND 2018-2022) aux investisseurs internationaux, notamment ceux de la Chine.
Faisant le suivi des pistes de partenariat et d’investissements dont les bases ont été posées à cette occasion, la délégation togolaise a fait une escale au siège de la China Road and Bridge Corporation (CRBC).
Rappelons que le géant chinois des BTP avait manifesté son intention de réaliser le corridor logistique prévu par le PND. Cet ouvrage devrait assurer la connexion entre le Port de Lomé et les pays de l’hinterland. Cette entreprise, déjà présente au Togo sur le projet routier Lomé-Vogan-Anfoin (LVA), a réalisé également les travaux de reconstruction du pont d’Amakpapé.
Séna Akoda
Le Togo a produit au total pour plus de 20 millions de têtes de poulets ces dernières années. Toutefois, cette production n’a pas été suffisamment quantitative pour minimiser l’importation de poulets de chair.
Pour booster le sous-secteur de l’élevage de la volaille, les sociétés Heugan & Associés Négoces (Hans) SAS, en collaboration avec Synergie Eurobec International du Canada et New Tech Distribution de la France, ont monté un projet dénommé « Togo Volailles ». Celui-ci a été présenté en fin de semaine dernière.
Si à sa phase pilote le projet ambitionne de produire par semaine 1 million de poussins et 300 000 poulets de chair, il table dans 5 ans, sur une production hebdomadaire de 1,5 million de poulets de chair. Et ce, suivant de nouvelles technologies et dans des installations de pointe, assure-t-on.
L’idée est de réduire de 10 % l’importation de la volaille au Togo et en Afrique de l’Ouest et de rendre le produit plus accessible aux populations, en termes de coût.
« Le prix de revient du poulet produit au Togo est trop élevé par rapport au poulet importé. En outre, le prix d’achat du poulet importé est trop élevé par rapport au pouvoir d’achat. C’est à ces 2 paramètres qu’il faut absolument répondre : diminuer le prix de revient du poulet produit ici et amplifier la production qui va minimiser les importations », souligne Daniel Ropert de Synergie Eurobec International.
En phase pilote, le projet devrait créer pour 7 000 emplois directs et indirects. Selon ses promoteurs, à cette étape, sa mise en route devrait mobiliser 25 milliards FCFA. Ainsi, ceux-ci recherchent du financement.
Ils lancent en effet un appel aux investisseurs, gouvernements, partenaires de développement ou institutions financières à financer « Togo Volailles » par « actionnariat ordinaire ou privilégié ou par voie de subvention » pour sa mise en place effective.
Séna Akoda
Coup d’envoi, lundi 24 juin, des académies solaires dans les cinq centres de formation retenus. La première vague de 450 apprenants, à raison de 90 par centre, a démarré sur les chapeaux de roue, a communiqué Kya Energy Group, la start-up togolaise mandatée pour appuyer le volet formation du projet Cizo.
Dans le cahier des charges qui lui a été assigné, l’entreprise dirigée par le Togolais Yao Azoumah devra, au total, former en 6 mois 3000 techniciens (600 par académie), aux techniques d’installation et de maintenance des kits solaires de dernière génération, sous le modèle PAYGO. Les formations se déroulent à Lomé, Kpalimé, Sokodé, Kara et Dapaong.
Le démarrage des académies solaires intervient après la formation des formateurs qui aura permis d’outiller 50 techniciens.
Lancé en 2017, avec pour objectif d’électrifier 2 millions de Togolais, à l’horizon 2022, les ambitions du Projet Cizo ont été revues à la hausse depuis le lancement de la stratégie nationale d’électrification en juin 2018.
Gozem, la société détentrice de la 1ère application de réservation en ligne de taxis et motos à Lomé, revendique plus de 100 000 courses effectuées à ce jour. Dans un communiqué parvenu à la rédaction de Togo First, cette structure fondée par le Nigérian Emeka Ajene se félicite de cette performance réalisée de novembre 2018 à ce jour.
« Nous avons construit […] une offre de transport sûre, fiable et pas chère que les Loméens [les habitants de Lomé, NDLR] aiment utiliser. Nous sommes fiers de ce résultat et nous nous tournons vers les 100 000 prochaines courses, avec pour objectif d’améliorer le service et de le rendre encore plus accessible à tous », a affirmé Jean-Martial Moulaud, le responsable de Gozem-Togo.
Ce résultat, selon Gozem, est par ailleurs un indicateur de l’évolution du nombre d’utilisateurs de la plateforme de réservation de courses avec chauffeur. Il traduit en outre la sûreté et la fiabilité de ses prestations, à des tarifs abordables, selon elle.
Deux mois après le déploiement avec les « Zémidjans » (conducteurs de motos-taxis), la société a ajouté le segment « réservation en ligne de véhicules » à ses activités. Elle annonce, pour très bientôt, son expansion dans d’autres pays d’Afrique francophone, avec pour 1er point de chute, le Bénin, en juillet prochain.
Séna Akoda
Vlisco lance, dans le cadre de sa compétition dénommée « Vlisco Fashion fund », un appel à formation pour 90 créateurs de mode togolais.
Selon les informations, il s'agit d'une initiative qui vise à renforcer les capacités professionnelles des jeunes créateurs de mode, stylistes et couturiers, dans l’élaboration et la présentation de projets bancables, susceptibles d’attirer de potentiels investisseurs dans le domaine.
Pour les responsables-Togo du leader néerlandais du Wax, également propriétaire des marques Woodin, Uniwax et GTP, l’idée est de soutenir les créateurs de mode togolais et de leur offrir une plus grande visibilité aussi bien à l’échelle nationale, qu’internationale. Et, à terme, d’aider les talents togolais à promouvoir leur propre label.
« Dans la formation, il sera question de mettre l’accent sur le marketing, comment gérer le client, comment gérer son temps pour faire des créateurs de mode togolais, des personnes qui se démarquent », a expliqué Barbara Amouzou-Lokadi, Responsable Marketing Vlisco-Togo.
A cet effet, l’appel à formation est destiné aux Togolais des deux sexes, travaillant dans le domaine de la mode et, plus précisément, aux jeunes créateurs de mode, capitalisant moins de 3 ans d’expérience.
L’enregistrement des candidatures (CV + 2 photos de création), court jusqu’au 7 juillet prochain via le site officiel de Vlisco, ou à son siège à Lomé pour les dossiers physiques.
Max.ng, la start-up nigériane spécialisée dans le transport, a récemment levé 7 millions $ en vue de s’implanter dans 10 pays d’Afrique de l’Ouest, renforcer son équipe de travail et développer au cours des prochaines années un système de transport et de livraison avec des véhicules à trois roues.
Cette facilité, obtenue auprès d’un groupe d’investisseurs internationaux et africains, dont la firme de capital-risque Novastar Ventures, et le fabricant japonais de matériel de motocyclette Yamaha Motor Co. Ltd, vient porter le total des fonds levés par Max.ng à 8,5 millions $, à ce jour.
L'entreprise qui met en relation des particuliers avec des conducteurs de motos-taxis, et « construit une infrastructure technologique pour rendre la mobilité sûre, abordable et accessible à 1 milliard d'Africains », ambitionne « de créer une infrastructure technologique et opérationnelle en Afrique de l’Ouest », ainsi que l'informe le cofondateur Adetayo Bamiduro.
Du reste, Max.ng cible, à terme, un marché de 80 milliards $ en Afrique subsaharienne. En Afrique de l'Ouest, l'entreprise s'étendra au Ghana et en Côte d'Ivoire, et ajoutera de nouvelles classes de véhicules - y compris des motomarines et des taxis à trois roues.
Cette année 2019, le Togo a vu l’implantation de deux start-up nigérianes dans le domaine du transport: Gozem, spécialisé dans le transport de passagers, et Kobo360, une plateforme de logistique pour poids lourds.
Ayi Renaud Dossavi
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115 880. C’est le nombre d’entreprises qui opèrent actuellement au Togo, selon le dernier Recensement général des entreprises (RGE) dont les résultats ont été rendu publics jeudi 20 juin par l’Institut national en charge des statistiques (INSEED). Une liste mixte, composée aussi bien des entités formelles qu’informelles.
L’informel règnerait en maître sur l’économie togolaise. Statistiques saisissantes : 85,5% des entreprises répertoriées évoluent dans le secteur informel, pour seulement 14% dans le formel.
Lancé de janvier à mars 2018 par le ministère de la Planification, du Développement et de la Coopération, ce recensement général permet au gouvernement de disposer d’une cartographie actualisée des entreprises en vue d’une amélioration du climat des affaires et l’atteinte des objectifs du Plan national de développement (PND).
L’opération financée conjointement par le gouvernement, l’Union européenne et la Banque mondiale à hauteur de 960 millions FCFA, a permis de dessiner la carte les grands pôles économiques du Togo.
Ainsi, le Grand Lomé est largement en tête, abritant 63,4% des entreprises opérant sur le sol togolais. Il est suivi de la région des Plateaux qui en concentre 10,1%, la région maritime (hors Grand Lomé) arrive en troisième position avec 8,3% et les régions de la Kara, Centrale et des Savanes ferment le classement avec respectivement 6,8%, 6% et 5,4%.
Le Port de Lomé maintient son hégémonie sur le segment du transbordement en Afrique de l’Ouest et du centre. La plateforme togolaise s’est vue à nouveau, décerner la prestigieuse distinction du meilleur port de transbordement pour la troisième année consécutive, la semaine dernière, par la Fondation African Ports Awards, une association internationale qui œuvre pour l'excellence des ports africains.
C’était à l’occasion du 40e conseil annuel de l'Association de gestion des ports de l'Afrique de l'Ouest et du Centre (AGPAOC), qui s'est tenu du lundi 17 à jeudi 20 juin à Lomé.
Avec un règne sans partage sur le segment « transbordement » depuis 2017 ainsi qu’un prix du Meilleur Port performant en progression de trafic en 2017, Lomé étoffe son palmarès.
Pour les autorités portuaires togolaises, cette distinction est non seulement une reconnaissance des efforts de modernisation entrepris ces dernières années par les autorités togolaises, mais également un encouragement à continuer à faire de la plateforme portuaire de Lomé, un véritable outil d’intégration sous-régionale.
« Le rôle de l'Etat est plus que déterminant dans la compétitivité des ports à travers les mécanismes de concession et de régulation des activités maritimes et portuaires.», a reconnu Fogan Adegnon, le DG du PAL.
Le Grand prix de la meilleure productivité de terminal à conteneurs revient au port de Téma (Ghana), celui en matière de transit au Port autonome de Cotonou (Bénin). Ces distinctions ont été décernées sur la base des données des années 2016, 2017 et 2018 fournies par le cabinet Codex, désormais considéré comme agence de notation des ports africains.
Au Total, 24 ports d’Afrique de l’Ouest, du Centre de la côte occidentale africaine s’étalant de la Mauritanie à l’Angola, étaient en compétition.