Togo First

Togo First

69 000 euros, c’est la bagatelle que pourra remporter chacun des deux lauréats de la compétition que lance l’incubateur marocain Impact Lab en partenariat avec INWI, opérateur téléphonique du même pays.  

Ce concours est dédié aux entrepreneurs africains qui développent des solutions innovantes autour de l’inclusion financière et s’inscrit dans le cadre de la 5ème édition de l’Impact Camp prévue du 25 au 31 août prochain au Maroc.

L’événement, apprend-on, accompagne les entrepreneurs à fort impact social et environnemental. Les candidatures se font via cette plateforme.

Après la phase des candidatures, 15 projets devraient être sélectionnés pour participer à l’Impact Camp. 8 équipes concurrentes seront retenues à cette étape comme ayant validé leur ticket pour participer aux INWIDAYS qui devraient se tenir en janvier 2020.

A l’apothéose des journées dédiées à l’opérateur téléphonique marocain, les deux projets les plus innovants en matière d’inclusion financière seront dévoilés. Ils décrocheront chacun, la cagnotte ci-dessus chiffrée.

Hormis l’enveloppe, chaque porteur de projet gagnant bénéficiera d'une incubation de 6 mois assurée par IMPACT Lab, indiquent les promoteurs de l'événement.

Séna Akoda

Globalement satisfait de la mise en œuvre des réformes économiques, le Fonds monétaire international (FMI), vient d’approuver un nouveau décaissement de 34 millions $ en faveur du Togo.

Cette nouvelle porte à 175 millions $, le total des fonds décaissés dans le cadre du programme triennal soumis à une facilité élargie de crédit d’un montant de 244,8 millions $ convenu avec les autorités togolaise en mai 2017. Depuis, le Togo a réussi à honorer toutes les échéances et devrait, dans cet élan, consommer à l’échéance, l’intégralité de la ligne de crédit.

Bien que des dérogations aient été faites à la demande des autorités togolaises, notamment la révision des critères liés au financement intérieur et au solde primaire intérieur, Lomé a poursuivi le train des réformes, indique le Fonds.

« Le Togo a rempli le critère de convergence de l’Uemoa relatif au déficit budgétaire en 2017 et 2018, deux ans plus tôt que le calendrier arrêté par les Etats membres... Les réformes de la gestion des finances publiques avancent», se satisfait « globalement », Tao Zhang, DG adjoint et Président par intérim du Conseil d’Administration de l’institution de Bretton Woods.

Si le fonds salue l’amélioration du climat des affaires, il redoute toutefois que les tensions socio-politiques ne viennent entraver la relance de l’économie togolaise. « Les risques demeurent importants, notamment du fait des tensions socio-politiques au niveau national et des problèmes de sécurité au niveau régional », s’inquiète l’institution dirigée par la Française Christine Lagarde, rejoignant S&P, qui en début de mois, évoquait les mêmes inquiétudes.

Si, à partir d’août 2017, le pays a été émaillé de manifestations socio-politiques avec le lot de violences qui s’en sont suivies, le calme est revenu depuis le second semestre 2018, offrant un terreau fertile à l’investissement privé, stimulé à son tour par les grands projets publics achevés au cours des années précédant la crise.

Fiacre E. Kakpo

Alors que Sani Yaya, ministre de l’Economie et des Finances avait annoncé en 2019, tabler sur un déficit budgétaire global de 1,5% du PIB au maximum, à un an de l’entrée en vigueur de la norme communautaire des 3%, le gouvernement togolais vient de recevoir l’autorisation du FMI de faire glisser dans une certaine mesure son gap.

Une situation sympathique pour Lomé dont plus de 40% du budget est à orienter cette année vers le service de la dette. Les recettes domestiques peinent à décoller et les dépenses sociales de plus en plus importantes, sont devenues un casse-tête.

Ce feu vert vient désamorcer ce casse-tête d’autant plus que le pays qui vient de lancer le PND, un programme à 4 622 milliards, malgré moult recours ponctués de succès, au marché financier régional, est annoncé sur les marchés financiers internationaux pour mobiliser 500 millions d’euros, d’ici septembre.

« Une augmentation temporaire du déficit budgétaire est justifiée pour permettre de financer certaines dépenses urgentes. Malgré cet assouplissement des objectifs budgétaires, le Togo se conformerait au critère fixé par l’UEMOA pour le déficit en 2019 et en 2020.», a déclaré hier, Tao Zhang (photo), DG adjoint et président par intérim du Conseil d’administration du FMI, à l’issue de la 4e quatrième revue de l’accord FEC en faveur du Togo.

Après avoir culminé à 9,6 % du PIB en 2016, le déficit budgétaire a été ramené à 2,1 % en 2017 pour remonter à un taux estimé à 6,7 % en 2018. En 2019, il était prévu qu’il s’améliore pour s’établir à 1,6 % du PIB.

Pour l’institution basée à Washington, « l’amélioration de l’efficacité des dépenses sociales devrait être une priorité pour l’avenir », et les  réformes du climat des affaires dans les finances publiques devraient s’accentuer.

L’an dernier, le Togo a fait une percée remarquable dans le Doing Business, avec un bond de 19 places. Quant aux recettes, elles ont peiné à prendre, et ont été finalement dopées de justesse, par les recettes temporaires.

Afin d’éviter un creusement hors norme à l’issue de l’opération internationale, le Fonds insiste sur la nécessité « d’accroître les recettes permanentes afin de préserver l’assainissement budgétaire durement acquis et de créer un espace budgétaire pour des dépenses sociales et d’infrastructures.»

Fiacre E. Kakpo

L’information est rendue publique via un appel à manifestation d’intérêt du Projet d’appui à la gouvernance économique (PAGE) pour la mission de professionnalisation de la fonction de passation des marchés publics au Togo. De cette mission, il est attendu des services qui se structurent en trois axes phares.

Le 1er axe est relatif à la création des métiers liés à la commande publique au sein de l’administration publique. A ce titre, il est prévu la réalisation de l’état des lieux et l’évaluation du niveau de professionnalisation de la fonction de passation des marchés publics et l’élaboration du référentiel des emplois liés aux marchés publics.

A ce niveau, les réflexions devraient tourner en outre, autour de la création, l’organisation et la détermination des attributions d’une cellule chargée de la commande publique au sein des entités qui commandent les marchés publics.

S’agissant du 2è axe de la mission, il porte sur diverses tâches en lien avec le renforcement et le développement de l’expertise en passation de marchés publics. Notamment l’élaboration d’un plan stratégique sur trois ans qui prévoit la formation continue des acteurs de la commande publique pour leur adaptation à leur poste de travail et à leur activité.

Le dernier pilier de la mission porte sur la création d’un corps des gestionnaires de la commande publique.

Séna Akoda

Entamée hier, pour une durée de 72h, la grève des institutions bancaires au Togo a été suspendue ce mercredi. L’annonce a été faite via communiqué par la principale centrale syndicale bancaire (Synbank).

Cette interruption de la grève intervient à la suite de la rencontre s’étant tenue, la veille, entre le ministre de l’Economie et des Finances togolais, Sani Yaya, et les principaux responsables syndicaux, afin de trouver une issue favorable au conflit de travail qui opposait, depuis des mois, le groupe d’assurance NSIA-Togo et ses employés.

A l’origine de ce mouvement d'humeur, le licenciement jugé « abusif » de 09 employés du groupe, dans le cadre d’un « plan de restructuration » annoncé par l’assureur. Les revendications apposées portaient donc sur la réintégration pure et simple des employés licenciés et la démission de deux dirigeants du groupe, « exerçant sans permis de travail », selon les syndicalistes.

Finalement, au sortir de la rencontre avec le ministre et des divers appels au dialogue du gouvernement, notamment en Conseil des ministres et à l’issue d’une assemblée générale, le Synbank a annoncé avoir été « satisfait à 80% dans les revendications ».

Selon les syndicalistes, il a été obtenu le versement des droits aux collègues licenciés sans toutefois une réintégration au sein de l’entreprise. Ils devraient être placés au sein d’autres institutions. Egalement, des dispositions seraient en train d’être prises afin de résoudre la question du remplacement des responsables en question.

Les banques ont rouvert de nouveau à 10h ce matin.

Octave A. Bruce

Le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest tient ce mercredi 26 juin dans la capitale togolaise, un forum sur le renforcement de la gouvernance d’entreprise et la promotion des investissements financiers en Afrique de l’Ouest.

Pour l’organisation ouest-africaine, la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme devrait participer des efforts menés dans le sens du renforcement de la gouvernance d’entreprise et la promotion des investissements financiers en Afrique de l’Ouest. Sur le sujet, il semble se dégager une convergence de vues entre cette institution et le premier ministre Komi Sélom Klassou qui a ouvert les travaux de la rencontre. Il déclare à cet effet : « on ne peut plus dissocier la sécurité, l’économie et le développement ».

Par ailleurs, il a plaidé pour des actions plus efficientes visant à lutter contre le terrorisme et à assécher les réseaux de financement et souhaite une mise en œuvre plus efficace par les acteurs nationaux, des mécanismes mis en place à cet égard. Notons que le GIABA est dirigé par un Togolais, le juge Kimelabalou Aba.

Au Togo, le budget de l’Etat, gestion 2020, sera présenté et adopté exclusivement sous forme de programmes en remplacement du budget de moyens, actuellement en vigueur.

Déjà présenté au parlement fin 2018 pour familiariser les députés avec cette approche Programme, le budget-programme est une initiative de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) pour instaurer une plus grande cohérence entre ses objectifs de développement et ses capacités budgétaires.

Hier mardi en Conseil des ministres, Sani Yaya (photo) de  l’Economie et des Finances, a présenté le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP), soubassement de ce système budgétaire.

Ledit document dont l’élaboration a démarré depuis plusieurs mois, « projette pour une période de trois ans (2020-2023), les recettes et dépenses budgétaires par grande catégorie ».

 

« Il permettra au gouvernement, dans sa recherche de l’efficacité et de l’efficience dans les choix stratégiques et de gestion des allocations budgétaires, d’appliquer la budgétisation axée sur les résultats par l’opérationnalisation des budgets-programmes dans toute l’administration publique pour compter du 1er janvier 2020. », indique le relevé du Conseil des ministres.

Le document qui rejoint le PND 2018-2022 mis sur orbite le 4 mars dernier, « tient compte des orientations et priorités » du plan de développement quinquennal, selon Sani Yaya.

L’élaboration des documents de programmation pluriannuelle des dépenses (DPPD) ou budget-programme (BP) a été appuyé par le Fonds monétaire international (FMI) et l’Union européenne. Une task force d’experts nationaux en budget-programme a été mise sur pied pour accompagner les départements ministériels et les institutions.

Le gouvernement togolais renforce les dispositions applicables en matière de marchés publics. En Conseil des ministres, le 25 juin, il a transposé par décret dans l’ordre juridique interne, la directive UEMOA relative à l’éthique et à la déontologie dans les marchés publics et délégations de service public.

Si la transposition d’un texte antérieur datant de 2005 permet le contrôle et la régulation des marchés publics, son application révèle en revanche des insuffisances en matière de lutte contre les pratiques et comportements indélicats.

En adoptant le décret qui introduit dans la législation togolaise la directive communautaire relative à l’éthique et à la déontologie dans la commande publique, le gouvernement togolais semble mû par la volonté de mieux assainir les marchés publics et les délégations de service public.

De fait, ce texte prévoit un ensemble de règles auxquelles devraient se soumettre tous les acteurs de la commande publique : de l’agent public en charge de la commande publique à son supérieur hiérarchique, en passant par tout candidat retenu par une autorité contractante pour participer à une procédure de passation de marchés.

A terme, l’objectif est d’accroître la crédibilité, voire la transparence de la commande publique et de la gestion des finances publiques. A ce propos, il est à noter que le texte prévoit des sanctions à l’encontre de « l’agent public qui, intentionnellement, par négligence ou par imprudence, enfreint l’une des dispositions » de la mesure communautaire incorporée.

Séna Akoda

Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de qualité de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Ecoqual), la CEDEAO cible 5 produits prioritaires à la certification : les noix de cajou, les huiles végétales, le ciment, l’eau et le poisson.

Une certification qui vise à faciliter l’accès à des produits et services sûrs et sécurisés, répondant aux normes établies, en Afrique de l’Ouest. Et qui devrait également aider les acheteurs, les vendeurs et les autres parties prenantes à mieux s’entendre en matière de procédures d'évaluation de la conformité, dans la sous-région. Information portée par le portail d’information Commodafrica.

A cet effet, il s’agit de faire en sorte « que les entreprises respectent la qualité, car cela leur sera bénéfique non seulement en les rendant concurrentielles sur le marché, mais également en protégeant les consommateurs et l'environnement », explique Yaya Niato, représentant de la Commission de la CEDEAO chargée de la promotion des entreprises et du secteur privé.

Notons que pour cette année le Togo ambitionne de produire 24 000 tonnes d’anacarde.

Ayi Renaud Dossavi

Par décret pris en Conseil des ministres hier 25 juin, le gouvernement togolais vient de transposer dans sa législation, la disposition communautaire UEMOA qui réglemente certains contrats en lien avec l’exécution des travaux publics. Notamment la maîtrise d’ouvrage public déléguée, l’assistance à maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre.

La réglementation de ces contrats qui se concluent le plus souvent dans le domaine de la construction devrait permettre de combler un vide qui existait dans le domaine de la commande publique au Togo. Par cet acte, le Togo se dote  d’un dispositif juridique qui lui permet de mieux conduire et coordonner les grands projets ou travaux pour lesquels les autorités contractantes ne disposent pas de compétences en interne.

Par ailleurs, avec cette mesure qui fixe les contours juridiques des contrats visés, les autorités contractantes disposent dorénavant d’un support juridique pour recourir à la maîtrise d’ouvrage public, à l’assistance à maîtrise d’ouvrage et à la maîtrise d’œuvre toutes les fois que le projet à exécuter leur semble complexe. Cela devrait améliorer leur capacité d’absorption des crédits.

Séna Akoda

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