Selon des données compilées par Togo First sur la base d’un rapport de l’institut national en charge des statistiques (INSEED) au Togo, 73 467 entreprises sont dénombrées dans le Grand Lomé.
Avec cette donnée, la capitale togolaise se taille la part du lion dans la cartographie des entreprises qui opèrent sur le territoire. Rapportée aux 115 880 dénombrées, cette statistique révèle en effet que ce sont 63,4 % du total des entreprises évoluant au Togo, qui sont installées à Lomé.
Dans ce rapport qui ne fait aucune distinction selon que les entreprises opèrent dans le secteur formel ou informel, la région des Plateaux occupe la deuxième place avec 10,1 %. Ensuite arrive la région Maritime avec 8,3 %. Les régions Centrale et des Savanes pour leur part, se réservent respectivement 6 % et 5,4 % des entreprises implantées sur le territoire.
Au Togo, le poids de l’informel est toujours prédominant. 85,5 % des entreprises répertoriées évoluent dans ce secteur, précise le rapport.
Ceci semble montrer l’ampleur des efforts que devraient consentir les pouvoirs publics en vue de formaliser une si forte proportion d’entreprises et obtenir leur contribution à l’économie nationale.
Le pays dispose d’un dispositif pour la formalisation des entreprises du secteur informel. Il s’agit de la DOSI (Délégation à l’organisation du secteur informel), logée au secrétariat d’Etat auprès du président de la République, chargé de la Finance inclusive et du Secteur informel.
Séna Akoda
L’agence sous-régionale de planification de la dette UMOA-TITRES annonce une dernière émission de titres du Trésor togolais au 2è trimestre, pour le 28 juin prochain. Le pays émet sur le marché financier une obligation assimilable du Trésor, d’une valeur de 20 milliards FCFA.
Stipulée pour 36 mois de maturité, cette offre est fractionnée en titres d’un nominal de 10 000 FCFA et assortie d’un taux d’intérêt de 6,25%.
Les titres souscrits prendront de la valeur à partir du 1er juillet 2019. Les remboursements devraient arriver à échéance le 03 juin 2022.
Dernière émission au 2è trimestre 2019, cette opération est en revanche la 1ère rencontre à distance du pays avec les milieux d’affaires ouest-africains, après l'organisation de son 1er forum économique avec l’Union européenne (UE). Cet événement, au regard du bilan dressé, a connu un succès au-delà des attentes initiales.
L'opération devrait conclure un trimestre au cours duquel le Togo a confirmé sa bonne signature sur le marché financier sous régional.
Séna Akoda
Après avoir connu une hausse sensible de plus du double sur la période 2015-2018, en passant de 150 millions à un peu plus de 350 millions $, le portefeuille de la Banque Mondiale au Togo se stabilise à 385 millions $ au Togo, à ce jour. L’information résulte d’un communiqué de presse de l’institution de Bretton Woods parvenue à la rédaction de Togo First.
L’amélioration de ce portefeuille au cours du 3è trimestre 2019 s’explique, selon l’institution financière, par les « actions entreprises par toutes les parties impliquées dans la mise en œuvre des projets ».
A l’analyse, indique Hawa Cissé Wagué, Représentante Résidente de la Banque mondiale, l’institution juge satisfaisant le niveau d’exécution d’un bon nombre de projets et a contrario, « modérément satisfaisants, très peu de projets.»
Sur la période, le taux de décaissement de l’institution sur les projets a également évolué, « atteignant 19% aujourd’hui, au-dessus de la moyenne de la région Afrique » révèle l’atelier consacré à une mini-revue de performances du Projet d’Appui au Secteur Agricole (PASA) et du Projet de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO).
Pour le portefeuille susmentionné, la Banque Mondiale finance au Togo 17 projets. Ceux-ci « couvrent l’ensemble du territoire et concernent plusieurs secteurs notamment santé, éducation, développement communautaire et filets sociaux, emploi des jeunes, agriculture, télécommunications, mines, énergie, infrastructures urbaines et gouvernance ». 43% du financement de la Banque Mondiale au Togo est constitué de dons, précise-t-on.
Séna Akoda
Pour le premier trimestre 2019, on note une amélioration de la performance de deux projets phares, financés par le Groupe de la Banque mondiale dans le secteur agricole au Togo. A savoir le Projet d’appui au secteur agricole (PASA), et le Projet productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO-Togo).
L'information est portée au public par l’institution de Bretton Woods, le jeudi 20 juin 2019 dans le cadre d’une « mini-revue de performance du portefeuille » des projets qu’elle finance dans le pays, avec les projets PASA et PPAAO comme cas d’école. Ainsi, « la performance du portefeuille s’est améliorée au cours du premier trimestre de 2019 », a indiqué Hawa Cissé Wagué (photo), représentante résidente de la Banque mondiale au Togo, à l’ouverture de la rencontre.
Cette amélioration s’explique « grâce aux actions entreprises par toutes les parties impliquées dans la mise en œuvre des projets». Par ailleurs, « le taux de décaissement a augmenté atteignant 19% aujourd’hui, au-dessus de la moyenne de la région Afrique ».
Rappelons que le PASA, d’un coût estimé à plus de 26 milliards FCFA, vise notamment à augmenter la production agricole au Togo. Le PPAAO-Togo pour sa part, se concentre sur le renforcement des mécanismes et procédures de diffusion des technologies améliorées dans le secteur pour un coût total de plus de 17 millions $, dont 12 millions financés par la Banque mondiale.
Ayi Renaud Dossavi
Réuni en sa 113e session, ce jeudi 20 juin, le conseil d’administration de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a donné son aval pour la mise en place de deux facilités de crédit, au profit des pays de l’Uemoa, dans le cadre du Projet régional d’électrification hors réseau (Rogep).
Il s’agit d’une ligne de crédit de la Banque mondiale et de gestion d’une subvention du Clean Technology Fund (CTF), un fonds d’investissement climatique de l’institution de Bretton Woods, dédié au financement des technologies propres dans les pays en développement.
La ligne de crédit, une enveloppe de 79,96 milliards FCFA de l’Association internationale de développement (IDA), servira à étendre l’accès à l’électricité hors réseau « pour les ménages, entreprises et institutions publiques grâce à une approche régionale harmonisée de déploiement de systèmes solaires autonomes modernes ».
« La BOAD y jouera le rôle d’intermédiaire entre la Banque mondiale et les banques locales qui financeront les entreprises de fourniture de services dans les huit Etats membres de l’UEMOA », a expliqué l’institution basée à Lomé.
La subvention du Fonds pour les technologies propres, d’un montant de 39,18 milliards FCFA, est quant à elle, destinée à couvrir 50 à 80% des pertes de crédit liées aux défauts technologiques des équipements du projet Rogep. Sa mise en place est prévue pour démarrer en 2020.
En soutien au Rogep, la Banque mondiale avait approuvé, mi-avril, en faveur de 19 pays de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel, un financement de 224 millions $ pour intensifier le déploiement du hors réseau. Le financement comprenait une enveloppe de 150 millions $ de l’IDA, branche de la Banque dédiée aux pays en développement, et d’une subvention de 74,7 millions $ du CTF.
Les acteurs du financement des chaînes de valeur de transformation alimentaire se rencontrent, ces 20 et 21 juin 2019, à Abidjan, où se tient un atelier autour de la Plateforme d'action pour les systèmes alimentaires en Afrique de l’Ouest.
Le Togo est fortement représenté à cette rencontre, par Mazamesso Assih, Secrétaire d’Etat auprès du président de la République, chargée de l’Inclusion financière et du Secteur Informel, et Aristide Agbossoumonde (photo), directeur général du Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA SA).
Au cours de cette rencontre, le N°1 du MIFA a fait une présentation de l’expérience du Togo en matière de financement des acteurs de chaînes de valeur, notamment par le truchement du MIFA. Et « cette expérience du Togo a été très appréciée pour son approche globale qui permet de réduire le risque et de promouvoir le financement bancaire du secteur agricole », de l’avis d’Aristide Agbossoumonde.
Avec cette participation, le responsable du MIFA entend prendre part à la « réflexion sur les actions à mener en vue de sécuriser une alimentation en qualité et en quantité en Afrique de l'Ouest. Et, rencontrer les acteurs de l'industrie agro-alimentaire pour des partenariats au profit des producteurs togolais ».
Séna Akoda
Le Conseil d’Administration (CA) de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) approuve ce 20 juin, le financement sous forme de prêt de 20 milliards FCFA en faveur du projet d’aménagement et de bitumage du tronçon Katchamba-Sadori, long de 60 km (Route Nationale N°17, Nord-Togo), apprend-on de sources proches de l’institution financière.
Cette décision qui s’inscrit dans la droite ligne de l’ambition affichée par les pouvoirs publics togolais de doter le pays d’infrastructures routières modernes, est prise au 113è CA de la BOAD, dans la capitale togolaise.
Selon les informations, en dehors de l’approbation de ce projet, plusieurs autres opérations dont des prêts à court, moyen et long terme, des lignes de participation et prises de participation sont soumises aux administrateurs. Ainsi, à l’heure où nous mettons en ligne cette information, l’institution bancaire vient d'approuver également un prêt de 30 milliards FCFA pour la Construction, la réhabilitation et l’équipement d’infrastructures scolaires en Côte d’Ivoire.
Le Burkina Faso s’en tire également à bon compte. Le CA vient de valider un financement de 20 milliards FCFA pour son Programme d’appui au développement des économies locales (PADEL) dans six (6) régions (Hauts-Bassins, Sud-Ouest, Centre, Plateau Central, Cascades et Centre-Ouest).
Ce programme prévoit en outre, la mise en place d’une ligne de crédit d’1 milliard FCFA au profit de 3 000 micro et très petites entreprises, ainsi que le renforcement des capacités techniques de 2 000 Unités de production informelle (UPI).
Séna Akoda
Ethiopian Airlines, sacrée « champion africain de l’année 2019 » au Africa CEO Forum 2019, vient de s’associer avec Asky Airlines en lançant le 15 juin dernier, des vols directs entre Johannesbourg et plusieurs villes africaines, informe un communiqué parvenu à la rédaction de Togo First.
Précisément, il s’agit de Libreville, Douala, Lagos et Lomé.
Ce nouveau plan d’itinéraire « vise à améliorer le réseau aérien de la compagnie nationale éthiopienne et celui de la compagnie panafricaine basée dans la capitale togolaise », indique le communiqué.
En vertu de ce partenariat, Asky Airlines devrait desservir par vols directs les destinations précitées, à partir de la métropole sud-africaine.
La cible de ces nouveaux itinéraires se constitue, souligne le document, « d’un large éventail de voyageurs y compris les voyageurs d’affaires ».
Cette innovation devrait faciliter les voyages vers les villes africaines énumérées, en abrégeant le temps de voyage et en supprimant les escales d’une ville à l’autre.
« Nous recherchons toujours des méthodes de voyage efficaces pour relier les gens aux différentes parties du monde. Le lancement de ces nouveaux itinéraires minimisera le temps de déplacement et assurera que nos clients arrivent toujours à destination en toute sécurité », déclare Abel Alemu, directeur régional d'Ethiopian Airlines pour l'Afrique australe.
Séna Akoda
Le projet d’électrification rurale CIZO pourrait être le 1er bénéficiaire réel du 1er forum économique Togo-UE que vient d’abriter la capitale togolaise.
« Nous pouvons d’ores et déjà annoncer que l’UE est en train de finaliser avec la BAD, un appui au projet d’électrification rurale CIZO dans le cadre de ce plan d’investissement », a déclaré en ce sens Bruno Hanses, Chargé d’Affaires à la Délégation de l’UE au Togo, ce 19 juin 2019.
Ce projet qui vise l’électrification rurale et la promotion des énergies renouvelables par l’utilisation de kits solaires individuels, est déjà dans sa phase de déploiement et compte deux opérateurs accrédités, à savoir le géant Britannique BBOXX et SOLEVA. Près de 10 000 menages ont été électrifés grâce à cette initiative, annonçait-on.
Comme mesure incitative pour l'adoption de cette solution, le gouvernement a annoncé effective à compter de début mars et ce pour 36 mois, l’allocation d’une subvention mensuelle de 40% sur les factures des ménages détenteurs d’un kit solaire individuel (le chèque solaire CIZO).
Les préoccupations énergétiques, convient-il de le souligner, se révèlent vitales pour la mise en œuvre réussie des différents axes du PND.
Autres annonces phares de l’UE
Selon Bruno Hanses, « l’UE va s’assurer que le maximum de projets d’investissements puisse bénéficier du Plan européen d’investissement extérieur qui a été présenté lors du FETUE».
Entre autres annonces, l’UE devrait faire le suivi des jalons de partenariat posés à Lomé entre les opérateurs économiques du Togo et les investisseurs européens, en continuant à animer le réseau B2B créé, et qui contient 141 projets bancables sélectionnés. Elle mettra en place une facilité d’appui à ces projets.
L’institution européenne travaillera également à renforcer l’appui aux entreprises dans l’agroalimentaire, qui souhaitent exporter vers l’Europe et à appuyer l’opérationnalisation de l’EUROCHAM-Togo, la Chambre de Commerce Européenne au Togo.
Séna Akoda
Plus de 1000 participants, 141 projets bancables, 852 milliards FCFA pour les projets bancables et 6 milliards d'euros pour les projets structurants du PND, c’est le bilan chiffré du 1er Forum Economique Togo-UE organisé au Togo, du 13 au 14 juin dernier.
L’information a été confirmée ce mercredi 19 juin, au cours d’une conférence de presse-bilan et perspectives de cet événement inédit dans l’histoire des relations économiques entre le Togo et son partenaire européen.
Au-delà des chiffres qui traduisent un intérêt des participants pour cette rencontre et des promesses d’investissements, les interventions se sont pour l’essentiel, concentrées sur l’amélioration du climat des affaires. « Nous tous avons reconnu que le moteur de la croissance, c’est le secteur privé. Et les attentes du secteur privé tournent en général autour de la création d’un cadre attractif aux investissements », relève la ministre conseillère du Chef de l’Etat togolais, coordonnatrice de la Cellule Climat des Affaires (CCA), Mme Sandra Ablamba Johnson.
La N°1 de la CCA rappelle que les dernières statistiques publiées par la CNUCED, structure onusienne en charge du commerce, révèlent une hausse de près de 15% des IDE à destination du Togo. Une performance qui rame à contre-courant de la tendance drastiquement baissière, voire de 45% dans certains pays africains, précise-t-elle.
« La graine est semée, elle commence à porter des fruits ; nous avons tous intérêt à nous y accrocher et à en tirer le bénéfice », conclut-elle son propos.
Sur le crédit des résultats présentés, Kodjo Adedze, ministre en charge du commerce et du secteur privé, affirme que le forum a renforcé la visibilité et la crédibilité du Togo en tant que destination sûre des investissements. Il ajoute sans détour que « d’un coup d’essai, le FETUE est un coup de maître ».
Dans ce registre de satisfecit, Germain Mèba, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) représentant le secteur privé, a déclaré qu’avec le FETUE, « c’est la 1ère fois que nous constatons une collaboration sincère du gouvernement avec le secteur privé ». Il soutient que le FETUE a tenu toutes ses promesses; et encourage toutes les parties prenantes à construire l’après-événement de manière à capitaliser sur les résultats qui en découlent.
FETUE, point de départ d’« un renouveau dans les relations entre le Togo et l’UE »
« Plus qu’une simple rencontre d’hommes d’affaires, le FETUE a marqué à notre avis, un renouveau dans les relations entre le Togo et l’Union Européenne », estime Bruno Hanses, chargé d’affaires à la Délégation de l’Union Européenne au Togo. Il rappelle que le Chef de l’Etat togolais Faure E. Gnassingbé et le Vice-président de la Commission Européenne Jyrki Katainen, avaient insisté sur l’alignement entre la vision traduite dans le Plan National de Développement (PND 2018-2022) et celle de l’UE, notamment à travers l’Alliance Afrique-Europe pour des investissements et des emplois durables.
Si de l’avis du Chargé d’Affaires européen, « le FETUE a été une excellente vitrine internationale pour le Togo », « il ne devra pas être considéré comme une fin en soi », nuance-t-il. Au contraire, il doit être perçu « comme le début d’un nouveau partenariat entre le Togo et l’UE axé sur l’appui à l’investissement, le renforcement des relations commerciales, la création d’emplois ».
Séna Akoda