Le Projet de construction de la ligne haute tension de 161 KV, qui couvre Dapaong-Mango a enregistré une évolution. 9 entreprises candidates pour l’exécution de ce projet, qui devrait permettre d’électrifier 43 localités rurales togolaises, viennent d’être pré-qualifiées pour les deux lots du marché.
Présélectionnées sur un total de 17 soumissionnaires parmi lesquelles on ne note aucune entreprise togolaise, ces entreprises devraient franchir une autre étape à l’issue de laquelle seront retenues les entreprises en charge des deux lots.
Le projet global comprend plusieurs composantes. Baptisé « Projet de la ligne de transport Mango-Dapaong et réseaux de distribution », il est financé par un prêt de quarante-six millions (46 000 000) dollars $ de la Banque Islamique de Développement (BID).
Le projet vise à sécuriser l’alimentation de la zone du nord Togo, à travers l’extension du réseau haute tension 161 kV de la CEB de Dapaong à Mango. Il vise entre autres à interconnecter Dapaong au réseau de la CEB situé sur le territoire du Bénin, et à améliorer le taux d’accès à l’électricité dans les zones couvertes.
Séna Akoda
Le personnel de l'Agence nationale pour la sécurité alimentaire du Togo (ANSAT), se forme pour trois jours, depuis ce Jeudi 29 août 2019 à Lomé. Il s’agit de se mettre à niveau, en matière de gestion des stocks nationaux, et de se mettre en normes avec les règlements de la sous-région.
« L'agence nationale de la sécurité alimentaire du Togo gère les stocks depuis longtemps, et il faut s'adapter aux outils sous-régionaux de gestion », explique Napo Gnonfam, Chef division transformation et commercialisation à l’ANSAT, « afin que la gestion nationale des stocks, et la gestion sous-régionale des stocks soient harmonisées. »
Notons qu’en plus du personnel de l'ANSAT, la formation, qui est délivrée par le Cabinet d'audit et expertise comptable (AEC), va également concerner les femmes revendeuses de céréales.
Cette initiative bénéficie du soutien financier de l'UE, à travers le Programme d’Appui au Stockage de Sécurité Alimentaire en Afrique de l'Ouest, dont le but est d'appuyer la Cedeao, dans la mise en œuvre d'une Stratégie régionale de stockage et de sécurité alimentaire.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi :
Rachat des céréales par l’ANSAT : une nouvelle procédure en place pour bancariser les coopératives
Le ministère en charge du Commerce veut mettre en vigueur les unités de mesure du Système international (SI), dans les échanges commerciaux. Un atelier s’est ouvert, hier jeudi 29 août 2019 à Lomé, afin de valider l'instauration de la démarche.
Au Togo, les ventes de produits agricoles, de pêche et de chasse, sont essentiellement réalisées à l’aide d’unités non conventionnelles, notamment des bols et des tas, dont les capacités varient d'un milieu à un autre. Une pratique qui, du fait de ces variabilités, pénalise tant les producteurs que les consommateurs, d’un bout à l’autre de la chaine.
Ainsi, pour le ministère en charge du commerce, « l'utilisation des bols-mesure au Togo, instruments de mesure non conventionnels, doit nécessairement disparaitre », afin de laisser place « à l'utilisation des instruments de mesure conventionnels », tels que les unités du SI.
A titre d’exemple, la vente en tas devrait être délaissée en faveur de la vente au poids, ce qui permettra de réduire les conflits liés aux procédures de mesurages. De quoi assurer également la garantie des transactions, et protéger les producteurs et les consommateurs.
Notons que cette démarche du ministère vise également à s’harmoniser avec les règlements de l'Uemoa (Union économique et monétaire Ouest africaine), qui a institué ce système de métrologie dans ses états membres.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi :
Le Togo soumet l’importation de biens et services aux normes de qualité
Le promoteur du thé kinkeliba, Adama Koudou (photo), qui ambitionne de voir son produit dans toutes les tasses au Togo, vient de déployer son projet dénommé « 1000 cafétérias Thé kinkéliba». Ce, même s’il n’est parvenu à mobiliser qu’une partie des ressources nécessaires.
Concrètement, l’entrepreneur Togolais veut installer 1000 cafétérias au Togo pour faire la promotion de la consommation du thé kinkeliba. Le projet vise, selon le meilleur entrepreneur Togolais, édition 2019, à « amener les Togolais à adopter le thé kinkéliba ». Ceci devrait passer par une automatisation du processus de conditionnement, et la baisse des coûts de production. Avec pour objectif ultime, une réduction significative du prix unitaire du sachet de thé.
La consommation en masse de ce produit aux multiples vertus thérapeutiques, vantées par les spécialistes, devrait, espère-t-il, entraîner la limitation de la « consommation des produits importés ».
De fait, le thé kinkeliba, souligne son promoteur, « a plusieurs vertus thérapeutiques comme le renforcement du foie, du cœur et des reins».
Séna Akoda
Lire aussi :
Le Togo mise sur la transformation de la noix de cajou (anacarde) pour booster cette filière et ses exportations.
Mercredi 28 août 2019, le Chef de l’Etat Togolais Faure Essozimna Gnassingbé, et le Japonais Export Trading Group ont engagé des pourparlers afin d’installer au Togo une unité industrielle de transformation de cette culture.
Selon les informations, cette entreprise qui opère au Togo depuis 10 ans, notamment dans le commerce du café, du cacao et des légumineuses, apportera son appui aux pouvoirs publics dans la mise en place de cette unité. « L’installation de cette unité qui devrait créer des emplois et de la richesse, marquera une étape décisive dans la politique de transformation de la noix de cajou et du développement de cette filière au Togo », indique des experts.
Notons que le Togo table sur une production de 24 000 tonnes au cours de l’année 2019, et 30 000 tonnes annuelles d’ici 4 ans. Sur la période, la filière devrait générer 20 000 emplois.
Déjà, en octobre 2018, le pays instituait une taxe au cordon douanier fixant le prélèvement sur le kilogramme de la noix de cajou transformée à 5 FCFA et celui sur le kilogramme de la noix de cajou brute à 45 FCFA. Cette mesure fiscale vise à promouvoir la transformation de cette culture.
Séna Akoda
Lire aussi :
Togo : une stratégie fiscale destinée à booster la transformation locale de la noix de cajou
Anacarde : le Togo vise une production de 24 000 tonnes en 2019
Le Togo a vendu 1 035 tonnes de noix de cajou à l’Inde au premier trimestre
Au titre de la campagne 2018, le Togo a exporté 15 000 t de noix de cajou
Pour la campagne agricole 2018-2019, la production de maïs au Togo, s’élève à 886 630 tonnes selon les informations de la Direction des Statistiques Agricoles, de l’Informatique et de la Documentation (DSID). Avec une telle production, cette graminée constitue le principal produit vivrier du Togo.
Sa culture est pratiquée par environ 1 500 000 producteurs.
En plus de servir à la consommation des ménages (ruraux et urbains), le maïs constitue une source de revenus. Cette céréale génère un revenu moyen net de 223 000 FCFA/ha, ce qui en fait la principale source de revenu pour les exploitations agricoles, après les cultures de rente (café-cacao, coton, et Soja), selon les données de la DSID.
La culture du maïs occupe plus de 700 000 hectares au Togo, soit 40% des superficies consacrées aux cultures vivrières. De fait, avec une présence dans les quatre zones agroécologiques, la production du maïs connait une hausse constante depuis les années 1990, particulièrement dans les régions septentrionales du territoire.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
La filière soja emploie près de 300 000 personnes au Togo
Togo : les exportations de cacao ont presque triplé au premier trimestre 2019
Depuis hier, mercredi 28 août 2019, il s’est ouvert à Koloma (République de Guinée), la 3ème réunion d’évaluation du Free roaming en Afrique de l’Ouest. Cette rencontre de deux jours, réunit les acteurs du secteur télécom et les organes régulateurs de sept pays de la sous-région : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Sénégal, et Togo.
En effet, ces pays ont signé une entente en novembre 2016 pour abolir entre eux les frais d’itinérance mobile. Une initiative visant notamment à accélérer l'intégration sous-régionale par les télécommunications.
La rencontre est donc l’occasion d’apprécier les résultats obtenus, d’évaluer « ce qui a marché, ce qui n’a pas marché et ce qui peut être mis en œuvre pour améliorer le processus », selon Antigou Chérif, DG de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunication (ARPT) de Guinée.
Notons que si le rapport d’évaluation montre des résultats positifs et satisfaisants, il indexe également des ajustements à entreprendre, afin qu’à terme, le free roaming soit profitable aux populations de ces pays signataires et simplifie les déplacements d’un pays à l’autre.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi :
Vers la résolution du problème d’interférences télécom aux frontières Togo-Ghana
Au Togo, trois filières agricoles se prêtent le plus à la mise en place d’une assurance agricole. Il s’agit du maïs, du riz fluvial, et du coton. L’information ressort d’une récente étude de faisabilité en vue de la mise en place d’une assurance agricole au profit des producteurs togolais.
Le rapport de cette évaluation, pour le compte du ministère en charge de l’agriculture, avec le pilotage du Mifa SA (Mécanisme incitatif de financement agricole, fondé sur le partage des risques), a fait l’objet d’une restitution ce jeudi 29 août 2019 à Lomé. Une rencontre qui a réuni les acteurs du milieu agricole, de l’Etat, des assurances, des banques et microfinances, et de la promotion de l’entrepreneuriat au Togo.
Selon les conclusions de l’étude, ces trois filières sont retenues comme les plus assurables, et réunissent toutes les conditions pour le démarrage de pilotes. A noter que chaque pilote devra se faire en fonction des types de risque principale, notamment la sécheresse et l’excès d’eau.
Le document offre également une feuille de route des actions à mener pour rendre opérationnel un programme d’assurance agricole durable au Togo. De quoi servir de cadre de références pour les prochaines étapes, entre autres la sélection des modèles d’entreprise à implémenter pour assurer les producteurs agricoles.
Rappelons que l’initiative, pilotée par le Mifa SA, bénéficie de l’appui technique et financier de la Banque africaine de développement (BAD).
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi :
Vers la mise en place d’un système d’assurance au profit du secteur agricole togolais
Le Mifa et le Fonds Africain de Garantie signent un accord pour développer le secteur agricole
Accès des PME/PMI aux crédits agricoles : le Togo et la BAD balisent la voie
MIFA: 1500 kg de cire d'abeille livrés au Groupe Koster Keunen
Par un nouvel appel d’offres émis mercredi 28 août 2019, le Togo sollicite le marché financier régional UMOA-Titres, en vue de mobiliser 20 milliards FCFA d’ici le 06 septembre prochain.
Selon l’annonce d’UMOA-Titres, l’agence régionale de planification de la dette, cette opération est prévue via la mise sur le marché des obligations assimilables du trésor (OAT).
Le Trésor public, vise ainsi à « mobiliser l’épargne des personnes physiques et morales en vue d’assurer la couverture des besoins de financement du budget de l’Etat », cette année.
L’opération est stipulée pour une maturité de 60 mois (5 ans), et une valeur nominale unitaire de 10 000 FCFA. Elle arrivera donc à échéance le 09 septembre 2024. Les obligations souscrites produiront des intérêts annuels à raison de 6,5% à partir du 09 septembre 2019.
Notons que depuis le 2è trimestre 2019, le marché financier réagit très favorablement aux sollicitations du Togo, avec à la clé des sursouscriptions des titres qu’il émet.
Séna Akoda
Le Togo prend part à la 7è Conférence Internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique (TICAD 7). L’une de ses ambitions est de capter des investissements privés Japonais en faveur de son plan de développement. L’idée, est d’obtenir la contribution des hommes d’affaires du pays asiatique pour la mobilisation des 3 000 milliards FCFA attendus du secteur privé pour financer ce plan.
En ligne avec cet objectif, les pouvoirs publics togolais envisagent déjà l’après-TICAD 7 et la perspective d’affermir les partenariats noués avec le secteur privé Japonais. Aussi, informe la cellule de communication de la Présidence togolaise, le Togo convie à Lomé en novembre prochain, les hommes d’affaires japonais à des « journées d’échanges qui vont être organisées en partenariat avec l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA) et dédiées à l’aide publique au développement (APD)».
Notons qu'actuellement, le japonais Toyota Tsutso Corporation est présent au Togo à travers ses filiales CFAO Motors et CFAO Technologies. Mitsubishi pour sa part, est attendu très prochainement sur le secteur de l’énergie, plus précisément l’initiative CIZO.
Séna Akoda