Togo First

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Les rideaux sont tombés ce vendredi 14 juin 2019 sur le tout premier forum économique Togo-Ue, avec des notes de satisfaction.

La cérémonie de clôture présidée par le Premier ministre Komi Selom Klassou s’est tenue en présence de Bruno Hanses, Représentant de la Cheffe de la délégation de l’UE au Togo, Cristina Martins Barreira et de nombreuses personnalités.

Ce premier rendez-vous d’affaires avec l’Europe des 28 a été l’occasion d’échanges, de panels de haut niveau, de présentations de projets, de réseautage, et de rencontre B2B. Près de 70 conférenciers ont animé plusieurs panels sur des thématiques diverses, allant du développement inclusif à l’importance des partenaires au développement, en passant par l’agriculture, l’énergie, la transformation manufacturière, l’accès au financement, ou encore les infrastructures.

Selon le Premier ministre, la moisson a été des meilleures pour la partie togolaise. A l’heure de dresser le bilan des retombées, on annonce plus d’1,3 milliards d'euros, soit environ 852 milliards FCFA de promesses fermes faites par les investisseurs européens. Une bouffée d’oxygène pour le PND dont 65% des investissements (5 milliards $) reposent sur le secteur privé.

«Le processus d'émergence est bel et bien enclenché au Togo et est en cours de réalisation », s’est félicité le Chef du Gouvernement.

Pour Germain Meba, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo, « Ce Forum économique qui s'achève, est le parfait exemple du partenariat économique qui gagne, soutenu par une Coopération internationale »

« Maintenant, il s'agit de tirer le meilleur profit de ce forum et de travailler ensemble... L'UE est prête à intensifier son soutien », déclarera à sa suite, Bruno Hanses, qui appelle Lomé à « poursuivre sans relâche la politique des réformes ».

« Le Togo a besoin d'être accompagné dans sa marche vers le progrès », conclura Komi Selom Klassou, un appel de pied « aux opérateurs économiques du Togo comme d'ailleurs ». Une consultation avec la partie européenne est prévue « très bientôt » afin de plancher sur les premières conclusions de ce forum. L’objectif est de déboucher sur un plan d’accompagnement sur la période 2021-2025. Quant au prochain forum Togo-Ue, aucune date n’a encore été communiquée.

Alors que le Forum Economique Togo-UE tire vers la fin, Germain Mèba, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo révèle qu’au total, ce sont près de 150 projets bancables ;  141, plus exactement qui ont été retenus par le comité de sélection mis en place.

Les porteurs de ces projets dont le nombre a été porté en hausse de 50 par rapport aux prévisions initiales, devraient incessamment passer aux rencontres B2B qui se tiendront à la fin de la cérémonie de clôture afin de tenter de capter des financements européens.

Dans l’ensemble, il s’agit de projets qui concernent divers secteurs, de l’agriculture au tourisme en passant par le secteur des hydrocarbures, le secteur manufacturier et bien d’autres. Tous ces projets structurants ont pour dénominateur commun de se loger à l’un des 3 principaux axes du Plan National de Développement (PND 2018-2022).

En rappel, à l’axe 1 de la planification de son développement,  le Togo vise à mettre en place un hub logistique d’excellence et un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région. A l’axe 2, il ambitionne de développer des pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives.

Au dernier axe, les pouvoirs publics togolais prévoient de  consolider le développement social et renforcer les mécanismes d’inclusion.

Séna Akoda

Environ 70% de la population togolaise ont moins de 35 ans. Cette population essentiellement jeune tente courageusement de prendre son destin en main, en s’appuyant sur un environnement des affaires en constante amélioration.

A la faveur du forum économique Togo-UE qui se poursuit et s’achève ce vendredi 14 juin, pouvoirs publics, représentants de dispositifs d’accompagnement, entrepreneurs et représentants du système des Nations Unies se sont réunis autour d’un panel dédié à la question.

Dans son intervention, Damien Mama, représentant du Système des Nations Unies au Togo a relevé que près de 40 000 jeunes sont déversés chaque année sur le marché. « L’Etat ne peut faire face, seul à la problématique de l’emploi des jeunes et femmes », a-t-il relevé.

Intervenant en tant que ministre en charge de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Victoire Tomegah-Dogbe a rappelé les programmes, les projets et mécanismes mis en place par l’Etat pour accompagner les jeunes. FAIEJ, PAEIJ-SP, l’ANPGF,  le FNFI, etc. Elle a surtout mis l’accent sur la mesure présidentielle de 20% de part de marchés publics attribuée aux jeunes et femmes entrepreneurs depuis 2018, portée à 25% depuis avril 2019. Elle a de ce fait convié les jeunes à se saisir des opportunités que l’Etat offre.

Yves Badohoun, Vice-président du Patronat togolais, a dans la même lignée, insisté sur le sens de l’entrepreneuriat des jeunes. « On peut mettre en place les meilleurs dispositifs mais si les jeunes ne sont pas programmés pour se prendre en charge, il n’y aura aucune évolution sur la question », a-t-il précisé.

Edem Bessanh, success story de l’entrepreneuriat togolais, a salué les dispositifs mis en place. Il a également sollicité des garanties de l’Etat, au nom des jeunes entrepreneurs de référence, Komi Dovi Koudou de Natuthé Kinkeliba, Ismaël Tanko de Tanko Timati et bien d’autres, pour leur permettre de décrocher des financements nécessaires à leur industrialisation et à leur croissance. De même, il souhaiterait disposer d’un site pour installer son unité industrielle de production, dans les agropoles dont celle de Kara est la phase pilote.

Séna Akoda

L’ex-premier ministre du Bénin, actuellement Managing Partner chez SouthBridge Group participait ce vendredi 14 juin à Lomé, au panel intitulé « Togo, le centre d’affaires, d’investissement et de la haute finance émergente d’Afrique de l’Ouest ». C’était dans le cadre du 1er forum économique Togo-Ue, 2e journée.

L’occasion pour le financier, ancien patron du plus grand fonds d’investissement d’Europe continentale, de revenir sur les avantages comparatifs du Togo.

Selon lui, les réformes opérées depuis 2010 ayant permis la modernisation des infrastructures clés de la capitale, notamment le Port de Lomé, ont porté leurs fruits.

Ainsi,  « le Togo est extrêmement en avance sur tous les sujets de sécurité maritime, et d’économie bleue», selon Lionel Zinsou.

Cette avance permet aujourd’hui au pays de disposer d’importants avantages comparatifs capables de porter son ambition qui est de faire coexister un hub financier avec un hub logistique, a-t-il fait entendre.

Lionel Zinsou dit être impressionné par la façon dont le Togo joint l’acte à la parole.

« Le Togo dit ce qu'il fait et fait ce qu'il dit », s’est satisfait le Franco-béninois qui révèle aussi que la célérité des réformes et de leur mise en œuvre, « impressionne tout le monde en Europe ». Des percées que le porte-flambeau de l’afro-optimisme attribue au leadership du Président Faure Gnassingbé.

« Le Port de Lomé, c’est surtout la vision du Président... C’est seulement ici (Port de Lomé) et à Kribi qu’on peut réceptionner des bateaux de 8000 conteneurs... », Souligne-t-il car entre 1968 où le dernier wharf a été démonté à Lomé et 2019, la plateforme portuaire a parcouru bien de chemin pour se positionner au rang du plus important Port de transbordement de la sous-région. « Le Port de Lomé est un bon exemple. Parce qu’à Lomé, il y a des gens qui ont investi et qui vont continuer à investir des milliards de dollars dans la plateforme portuaire »

Au Chapitre des recommandations, le banquier d’affaires conseille aux autorités togolaises d’attirer également des banques mauriciennes, de mettre l’accent sur la formation professionnelle axée sur les métiers liés aux services financiers, de promouvoir le bilinguisme, et de renforcer les infrastructures corollaires notamment les télécommunications pour rendre l’économie attractive.

A ce panel, on pouvait retrouver, Dominique Strauss-Kahn, ancien Directeur Général du Fonds monétaire international (FMI), et Keynote Speaker, Ade Ayeyemi, Directeur Général d’Ecobank, ou Ronke-Amoni Ogunsuliré, Représentante SFI/ Banque Mondiale pour l’Afrique de l’Ouest. Les échanges ont été modérés par Paul-Harry Aithnard, Directeur General, Ecobank Côte d’Ivoire.

Alors que la conjoncture mondiale semblait peu favorable aux investissements directs étrangers (IDE), le Togo fait partie des pays ayant tiré  l’Afrique vers le haut en 2018.

Les entrées d’IDE à destination du Togo, ont poursuivi leur tendance haussière, pour la deuxième année d’affilée, cumulant 102 millions $, selon le World Investment Report, publié mercredi 12 juin par la Cnuced. Une hausse de 15% en relation avec les 88,3 millions de l’année dernière, que l’institution onusienne attribue, en partie, à la Zone franche de Lomé.

« Dans certains cas, les gouvernements accordent des tarifs préférentiels pour les services portuaires, les télécommunications, l'électricité et l'eau fournis aux entreprises établies dans les zones économiques.», ont souligné les experts de la Cnuced, citant la loi n°2011-018 portant statut de Zone franche industrielle au Togo.

Ce rapport intervient alors que Lomé tient son 1er forum Togo-Ue, où les autorités togolaises comptent mobiliser une partie des 65% des investissements privés devant servir à la réalisation du PND. Le Document de la Cnuced arrive également le jour même où le Parlement togolais a adopté à l’unanimité un nouveau code d’investissements plus compétitif.

Au Togo, le stock intérieur des IDE a atteint 1,79 milliard $ en 2018, contre 450 millions il y a dix ans (2008).

L’Afrique à la hausse dans un monde à la baisse

Les flux d'IDE vers l'Afrique ont défié la tendance mondiale à la baisse (les flux mondiaux ont chuté de 13%) et se sont élevés à 46 milliards de dollars, une hausse de 11%, après des baisses successives en 2016 et 2017. Et ce, malgré le ralentissement des flux entrants dans certaines grandes économies du continent, dont le Nigeria, l'Egypte et l'Ethiopie. Ces contreperformances ont été compensées par de fortes augmentations dans d'autres pays, en particulier en Afrique du Sud.

« Cette augmentation a été soutenue par la poursuite de la recherche de ressources, la diversification de certains investissements et une reprise en Afrique du Sud après plusieurs années de faibles entrées de capitaux ... Une demande croissante et la hausse des prix de certains produits de base, ainsi que des investissements soutenus dans des secteurs non-extractifs, sont en grande partie responsables de l'augmentation des flux d'IDE vers le continent.», expliquent les experts de la CNUCED.

Afrique de l’Ouest : le Ghana détrône le Nigeria

En 2018, les entrées d’IDE en Afrique de l’Ouest ont  chuté de 15 % pour s'établir à 9,6 milliards de dollars, soit le niveau le plus bas depuis 2006. Les craintes liées aux élections présidentielles ainsi que l’agressivité du gouvernement fédéral nigérian vis-à-vis de certaines multinationales, ont porté un coup dur aux investissements directs. L’IDE à destination de ce pays a diminué de 43 % pour s'établir à 2 milliards de dollars.

Le Nigeria se fait ainsi détrôner par le Ghana, devenu le principal bénéficiaire des IDE en Afrique de l'Ouest, même si ses entrées ont diminué de 8 % pour atteindre 3 milliards de dollars. La majeure partie de l'IDE est orientée vers le gaz et les minéraux.

Au détour d’Afromarketers Tour 2019, Kossi Assiobo, promoteur de l’initiative, confie à Togo First, partenaire de l’événement, que la transformation digitale des entreprises est aujourd’hui incontournable. Le thème retenu pour le forum organisé dans le cadre de cet événement est: « Le marketing africain à l’heure du digital ».

« Ce thème a été choisi parce que le digital est présent dans nos vies aujourd’hui. Le marketeur doit pouvoir s’adapter. Il est de plus en plus présent dans la vie des Africains connectés ; il nous faut maîtriser ces outils pour toucher nos cibles », a expliqué le promoteur d’Afromarketers. Ceci passe d’une simple présence en ligne (se doter d’un portail web, avoir un e-mail comme point de contact supplémentaire) à la conception d’une véritable stratégie marketing digitale.

Apportant de l’eau au moulin du promoteur de l’événement, Valentin Dogbey, consultant en stratégie digitale, incite les entreprises à saisir les opportunités qu’offre le digital pour développer leurs activités. A ce propos, il souligne l’impulsion que devrait donner la structure dirigeante à la transformation digitale des entreprises.

« La transformation digitale n’est pas juste une question de technologie. Avant le déploiement de la technologie, il faut une vision ; et celle-ci est dictée par le leadership, le Top management. C’est au Top Management de dicter la vision, de mettre en place des moyens pour que les collaborateurs puissent maîtriser cette stratégie », a-t-il martelé.

Dans la même veine, a-t-il fait constater, « les entreprises qui existaient avant la révolution numérique et qui continuent d’exister aujourd’hui sont des entreprises qui ont réussi à intégrer des compétences digitales. En revanche, celles qui n’ont pas réussi cette migration vers le digital n’ont pas survécu ».

Séna Akoda

En ligne avec l’agenda du Forum Economique Togo-UE, EUROCHAM-Togo, la chambre économique européenne du Togo a été lancée ce 13 juin 2019.

Avec ce lancement, la nouvelle institution portée sur les fonts baptismaux le 3 juin dernier, devrait jouer un rôle clé dans la construction et la consolidation voulues, de relations durables et pérennes entre le Togo et son partenaire, le vieux continent.

Il est à rappeler que c’est Charles Kokouvi Gafan, PDG chez Bolloré Transport & Logistics Togo et homme à plusieurs casquettes, qui assure la présidence de cette chambre. Es qualité, il a reçu le document de création de la nouvelle structure ce jour.

Notons que la mise en place de cette chambre traduit la volonté des investisseurs européens installés au Togo, de se doter d’une institution à même de défendre leurs intérêts dans le pays. Et, au-delà, la volonté des secteurs privés togolais et européens de renforcer leurs relations d'affaires.

Un mémorandum d’accord a été signé  à cet effet, entre la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) et EUROCHAM-TOGO.

Un mois après l’acceptation par le chef de l’Etat togolais de l’invitation d’adhérer au Centre de développement de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE), le Togo franchit un nouveau cap.

Sani Yaya, ministre togolais de l’Economie et des Finances, vient de signer, ce 13 juin, la lettre d’adhésion à ce Centre, en marge du forum économique Togo-UE qui se tient à Lomé, en présence de Mario Pezzini (photo), directeur dudit centre.

En rappel, une délégation togolaise conduite par Victoire Tomégah-Dogbé, ministre en charge du développement à la base, a pris part du 21 au 23 mai 2019, à la 5ème réunion  du Comité directeur du Centre de développement de l’OCDE, à Paris. A la faveur de cette rencontre, celle qui dirige également le cabinet du président de la République togolaise avait déclaré : « L’adhésion au Centre de développement de l’OCDE est une opportunité unique pour partager en toute solidarité nos expériences, profiter de celles des autres pays membres et mutualiser nos ressources ».

Le Centre de développement de l'OCDE est un forum indépendant de partage des connaissances et de dialogue, permettant aux pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques et aux économies en développement de collaborer sur un pied d’égalité.

Le premier Forum économique Togo-UE a été officiellement lancé à Lomé ce jeudi par le Président de la République, SEM Faure Essozimna Gnassingbé.

C’était au cours d’une cérémonie d’ouverture, à laquelle ont pris part le commissaire à l’emploi et à l’investissement Jyrki Katainen, Mario Pezzini, Directeur du Centre de Développement de l’OCDE, des membres du gouvernement ainsi que de nombreuses personnalités du continent à l’instar du Tycoon nigérian Aliko Dangoté.

Pendant 02 jours, Lomé sera la terre d’accueil de plus de 300 investisseurs venus des 28 Etats de l’UE. Au menu, des panels, des rencontres et réunions d’affaires, ainsi que la présentation de plusieurs projets structurants du PND.

 « Le présent forum est la meilleure traduction de la convergence de vue entre la Commission Européenne et le gouvernement togolais sur la nécessité de consolider les liens en œuvrant ensemble à promouvoir davantage l’investissement et la création d’emplois », a  affirmé le Chef de l’Etat lors de son allocution.

Le n°1 togolais a ensuite évoqué la solidarité entre l’Europe et le Togo, solidarité qui « sera justement au cœur des échanges durant ces deux jours ».

« Le progrès est un long cheminement solidaire. Nous en sommes d’autant plus convaincus que c’est par votre mobilisation à tous que cette importante rencontre sera une réussite », a indiqué le Chef de l’Etat.  

« Nous marquons aujourd’hui avec ce forum une étape majeure dans cette ère de renouveau entre l’Union Européenne et le Togo », a-t-il conclu.

Plus de 1 000 participants ont assisté à cette cérémonie d’ouverture qui a débouché sur un panel animé par Mario PEZZINI, Directeur du Centre de Développement OCDE, Carlos LOPES, Ancien Secrétaire Exécutif des Nations Unies-pour  Commission Economique pour l’Afrique (CEA),
Aliko DANGOTE, PDG du Groupe éponyme, et d’Etienne GIROS, Président d’European Business Council for Africa (EBCAM) et Président Délégué de Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN). Ledit panel a porté sur le développement soutenu, inclusif, durable et équilibré du Togo
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Trois autres activités ont également marqué cette cérémonie : la signature de la lettre d’adhésion du Togo au Centre de développement de l’OCDE, le lancement de la Chambre de Commerce et d’Industrie UE-Togo (Eurocham Togo) et la signature du mémorandum d'accord entre la Chambre de Commerce du Togo et les Chambres de Commerce et d'Industrie Européennes.

Le Chef de l'Etat togolais Faure Gnassingbé et Jyrki Katainen, Vice-président de la Commission européenne devraient, en  accord avec l’agenda prévisionnel du forum économique Togo-UE, procéder ce 13 juin au lancement des activités de la Chambre de Commerce Européenne.

Cette institution  devrait, entre autres activités, « représenter la communauté d’affaires européenne en République du Togo vis-à-vis des autorités publiques, des organisations corporatistes et des instances européennes ; faciliter le développement de la présence et de l’activité des entreprises originaires des pays européens au Togo ; faciliter et multiplier les échanges avec les Chambres de commerce nationales et régionales des pays européens », selon son comité exécutif.

Mais combien sont-elles exactement, ces entreprises européennes qui évoluent dans le secteur privé togolais ?

Selon les données compilées par Togo First, sur la base des statistiques disponibles au Centre de Formalités des Entreprises (CFE), 123 entreprises européennes ont été créées au Togo en 2018.

Une proportion de 6% quelque peu marginale, rapportée aux 1920 entreprises créées par des personnes de nationalités étrangères dans ce pays sur la même période. Mais une donnée qui contraste très fortement avec le poids des entreprises d'origine européenne ou détenues par des Européens, dans l’économie du Togo.

En effet, en 2017, les données rendues publiques par l’OTR positionnaient la filiale togolaise du pétro-gazier français Total-Togo au 2è rang des meilleurs contributeurs aux impôts avec 22 milliards FCFA versés en 2016. Au cordon douanier, Total-Togo était le 1er contribuable de l’OTR avec 19 milliards FCFA acquittés. Une année plus tard, une autre entreprise détenue par les Français (Brasserie du Bénin) s’est ajoutée à elle pour former le TOP 2 des meilleurs contribuables de l’OTR, selon les résultats publiés en 2018.

 Séna Akoda

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