Le Togo pourrait participer à la 5è édition du forum « Investir en Afrique » qui se tiendra du 10 au 12 septembre prochain au Congo Brazzaville.
Reçu ce mercredi 04 septembre par le Chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé, Jean Jacques Bouya, président du Comité d’organisation de cet événement, a adressé, au nom du président congolais Denis Sassou Nguesso, une invitation au Togo pour y prendre part.
L’émissaire congolais, déclare avoir noté un intérêt du président Togolais pour cette rencontre économique : « je pense que pour la promotion d’investissements sur le continent, il faut faire en sorte que les échanges économiques se fassent et le président ne peut qu’accueillir cela favorablement, puisque c’est un rendez-vous continental ». Et d’ajouter : « Je crois que la promotion des investissements sur le continent et la stimulation des échanges économiques sont des questions qui tiennent à cœur au président togolais».
Le Togo est à la recherche d’investissements étrangers en faveur de son Plan National de Développement (PND 2018-2022). Il a, en ce sens, participé récemment à la 7è Conférence Internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique (TICAD 7).
Le forum « Investir en Afrique » se tient de manière alternée entre la Chine et l’Afrique. Il est co-organisé avec la Banque Mondiale et la Chine.
Séna Akoda
La Délégation à l'organisation du secteur informel (DOSI) organise depuis hier mardi 03 septembre 2019, une session de formation de 10 jours à Tsévié (36 km de Lomé), à l’intention des formateurs et conseillers en entreprises du Projet national de promotion de l’entreprenariat rural (PNPER).
Ces travaux, qui se font avec l’appui du Bureau international du travail (BIT), visent à renforcer les capacités des participants sur les mécanismes indispensables pour le développement et la gestion des entreprises, ainsi que l’augmentation du chiffre d'affaire. Il s’agira ainsi pour eux d’acquérir les outils nécessaires dans le but d'améliorer l'accompagnement offert aux jeunes entrepreneurs togolais, pour améliorer leur réussite sur le terrain.
Lancé en 2014, le PNPER vise à contribuer à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration des conditions de vie en milieu rural. Le Projet se concentre en particulier sur les jeunes et les femmes, à travers le développement de l'entrepreneuriat rural.
Ayi Renaud Dossavi
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Selon une annonce de la fondation Tony Elumelu, l’ouverture des candidatures dans le cadre de l’édition 2020 de son programme de promotion de l’entrepreneuriat en Afrique, est prévue au 1er janvier prochain.
"Si vous êtes un entrepreneur, préparez-vous au 1er janvier 2020 pour postuler au programme d'entrepreneuriat de la Fondation Tony Elumelu et avoir la chance de recevoir un financement de 5000 $, une formation et un mentorat ". C’est l’invitation qu’adresse cette institution aux jeunes entrepreneurs africains.
Au total, 215 000 candidatures ont été enregistrées pour la cohorte 2019. Un an plus tôt, le programme recevait 151 000 dossiers. Si 62 000 candidatures ont été soumises par les femmes, un an plus tard, le compteur a affiché 90 000 dossiers.
25 candidatures en provenance du Togo dont 18 émanant des entrepreneurs togolais, ont été sélectionnées. Leurs projets portent dans une proportion dominante, sur l’agroalimentaire et l’agrobusiness. Les secteurs d'activités privilégiés par les porteurs de projets Togolais sélectionnés, varient aussi entre la communication et les TIC.
Séna Akoda
6 pays sont réunis à Lomé depuis hier mardi 3 septembre 2019, pour une rencontre sur comment développer le solaire et faciliter l’accès de cette énergie verte, à un cout abordable, aux populations. L’atelier est initié par le ministère des mines et de l’énergie, en collaboration avec l'Alliance solaire internationale (ASI).
Concrètement, les participants planchent sur la mise en place d’un cadre supranational de passation de marchés par l'agrégation de la demande, et sur la mise en place de mécanismes de garantie communs aux pays adhérents. A terme, il s’agit de faire baisser les coûts de ces projets.
Ces travaux s’appuient notamment sur une étude de faisabilité réalisée par le Cabinet Ernst & Young, commanditée par l’Agence française de développement (AFD).
Notons qu’un tel système commun demande entre autres d’harmoniser les cadres législatifs et réglementaires nationaux propres à chaque Etat. Il s’agit du Bénin, Burkina Faso, Gabon, Mali, Niger, et Togo.
Ayi Renaud Dossavi
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Via le Projet de Développement et de Gouvernance Minière (PDGM), le gouvernement togolais va réhabiliter certaines carrières et mines. Et au besoin, fermer d’autres sites d’exploitation. C’est ce qu’indique un document consulté par la rédaction de Togo First.
En ce sens, le pays envisage de se doter d’un guide et vient de lancer par le canal du ministère des Mines et de l'Energie, un avis à manifestation d’intérêt pour les services d’un consultant en charge de cette tâche.
La mission de ce spécialiste devrait consister notamment, à organiser des visites de terrain pour observer certains sites miniers et carrières exploités ou en exploitation. Le consultant aura, en outre, à consulter les populations riveraines, les opérateurs économiques et autres acteurs pour recueillir leurs avis sur les techniques de réhabilitation et de fermeture.
A terme, le consultant retenu devrait proposer un guide pour l’élaboration d’un plan de gestion, de fermeture ou de réhabilitation s’appliquant à tous les sites miniers. Sur la base du document attendu, il sera procédé à la réhabilitation de certaines carrières et mines et à la fermeture d’autres, notamment les carrières sauvages d’exploitation de sable, apprend-on.
Séna Akoda
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Le Togo perd du terrain au sein l’Uemoa dans les échanges commerciaux avec le Reste du monde. Bien que les ventes du Togo aient sensiblement augmenté depuis 2008, la part du pays dans les exportations de l’Union s’est constamment dégradée sur la décennie.
Représentant 5,6% en 2008, elle a chuté annuellement en moyenne de 5 points de pourcentage pour tomber à 3,3% fin 2018, son plus bas niveau depuis la crise financière mondiale.
Si jusqu’en 2013, le Togo a augmenté sa contribution aux échanges de l’Union, cette tendance s’est inversée à partir de la crise des matières premières en 2014. La dynamique baissière s’est accentuée l’an dernier, avec un nouveau repli, dans un contexte où les importations ont subi, quant à elles, moins de perturbation depuis que les cours des matières premières ont dévissé.
La contraction s’est répercutée sur la balance commerciale, qui, s’est à nouveau, érodée, fin 2018, après l’apparente amélioration observée en 2017. Au premier trimestre 2019, le coup de froid s’est poursuivi, avec un nouveau creusement du solde commercial. La progression moins importante des exportations a peiné à combler des importations plus fortes.
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Le Nigéria a fermé récemment ses frontières avec le Bénin, entre autres à cause d’activités massives de contrebande de produits comme le riz pratiquées sur cet axe, selon les raisons évoquées. Ces activités de contrebande menaceraient, selon Muhamadu Buhari, la politique d’autosuffisance alimentaire mise en place.
Sachant que cette frontière (le Poste de Sèmè) se trouve sur l’axe terrestre Abidjan-Lagos, passant par Lomé, il est édifiant de s’interroger sur l’importance des échanges commerciaux Togo-Nigéria, et ce qu’ils représentent.
Selon l’INSEED, le pays le plus peuplé d’Afrique constitue le 7ème partenaire d’importation du Togo. Au premier trimestre de cette année, Lomé a acheté pour plus de 10 milliards FCFA (10 200 193 486 FCFA) de biens, en valeur f.a.b. (frais de transport inclus). Des importations, au demeurant, en hausse de 14,8% par rapport à 2018.
Plus encore, Lagos est le 1er fournisseur du Togo au sein de la Cedeao (35,7% de ses importations sous-régionales, au premier trimestre 2019). Ce qui positionne le Nigéria devant le Ghana (27%), la Côte d'Ivoire (12,6 %), distançant de loin le Sénégal (7,8%), selon les statistiques.
Par ailleurs, l’agrégateur Comtrade des Nations unies informe qu’en 2018, les échanges bilatéraux Togo-Nigéria représentent à eux seul un marché de plus d’1,1 milliard $. Une assiette très largement dominée par le géant nigérian (qui importe seulement 31millions $ en biens du Togo).
Pour sa part, les approvisionnements de Lomé chez son voisin d’Afrique de l’ouest, se composent essentiellement de produits pétroliers et dérivés (1,1 milliard $ en 2018).
Ayi Renaud Dossavi
Pour un coût estimé à 970 millions FCFA, l’Office Togolais des Recettes va bientôt avoir son datacenter. Ce dispositif permettra à l’institution en charge de la mobilisation des recettes fiscales et douanières au Togo, de stocker, traiter ou distribuer à distance ses données.
Prévue au titre du Projet d’Appui à la Gouvernance Fiscale (PAGFI), la construction de ce centre de données a été répartie en deux lots. Le premier, remporté par le groupement d’entreprises tunisien « Tunisie Micro-Informatique (TMI)-IT&NET Services » pour plus de 945 millions FCFA, porte sur la fourniture, l’installation et la mise en service d’équipements informatiques.
Le deuxième lot, attribué au Béninois Computer et Télécom Technologies à la suite d’un avis d’appel d’offres international, sera réalisé pour environ 23 millions FCFA.
L’exécution des travaux en lien avec le marché devrait démarrer en octobre prochain. Si le délai de livraison des travaux dont se compose le 1er lot, est de 16 semaines, s’agissant du 2è lot, il est de 12 semaines.
Séna Akoda
Koffi Edem Agbeko (photo à droite) a décroché le premier prix du concours de projets, lors du dernier Salon du digital et de l’innovation de Logex, qui s’est tenu le mois dernier à Lomé.
Un prix que le jeune originaire d’Atakpamé (161 km de Lomé) a décroché grâce à son prototype : un sac solaire, capable d’alimenter une ampoule de 5 watts. Ce système ambitionne de permettre aux élèves des zones non électrifiées, d’avoir accès à de la lumière.
Lors de ce salon organisé par la société de services numériques, de cybersécurité et de matériels informatiques Logex, deux autres innovations ont également été primées. Il s’agit, respectivement en 2ème et 3ème places du podium, des projets Open Trade, de Barry Thierno, et V-LAB, de Harold Sehoue et William Ouédraogo.
Open Trade est une plateforme de E-commerce, connectant clients et vendeurs, et qui veut donner une meilleure visibilité aux jeunes entrepreneurs. V-LAB pour sa part est un laboratoire virtuel, qui permet la simulation d’expériences scientifiques.
Ayi Renaud Dossavi
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C’est à un expert en datacenters, APL, 30 ans d’expérience, bien implanté en Europe et en Afrique, que le gouvernement togolais a confié la maîtrise d’œuvre de la construction du centre d’hébergement en colocation, Carrier hotel de Lomé.
L’infrastructure d’environ 12 milliards de FCFA (15,3 millions d’euros), est financée par la Banque mondiale, dans le cadre du Programme Régional Ouest-Africain de Développement des Infrastructures de Communication (WARCIP).
Si sa réalisation a été confiée à la compagnie togolaise BTP Centro, et à CFAO Technologies & Energy qui s’occupera de la partie infrastructure, énergie et environnement, c’est APL qui dirige la maîtrise d’œuvre.
Le Français devrait conduire la direction, le pilotage et la coordination des travaux, et surtout assurer le commissioning. APL qui revendique plus de 2800 missions et réalisations accompagnera également les autorités togolaises pour la certification par Uptime Institute (concepteur de l’architecture Tier), ainsi que la mise en place des équipes d’exploitation, et des normes respectueuses de l’environnement.
Sur ce dernier volet, le datacenter Tier III évolutif Tier IV (500 m² de salles serveurs) dont les travaux sont actuellement en cours, sera alimentée en partie avec de l’énergie solaire. Un segment sur lequel la compagnie française a récemment étoffé son expertise et ses offres, grâce au rachat de Neutreo, un bureau d'études en ingénierie de l'environnement qui accompagne les acteurs du numérique.
Selon Lomé, le carrier Hotel devrait contribuer à améliorer la connectivité, au profit des PME et de l’administration publique, tout en réduisant les coûts et en assurant une infrastructure sécurisée et fiable. Les travaux de construction du centre d’hébergement de Lomé couvrent 15 mois.
Fiacre E. Kakpo.
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