Plus de 1000 participants, 141 projets bancables, 852 milliards FCFA pour les projets bancables et 6 milliards d'euros pour les projets structurants du PND, c’est le bilan chiffré du 1er Forum Economique Togo-UE organisé au Togo, du 13 au 14 juin dernier.
L’information a été confirmée ce mercredi 19 juin, au cours d’une conférence de presse-bilan et perspectives de cet événement inédit dans l’histoire des relations économiques entre le Togo et son partenaire européen.
Au-delà des chiffres qui traduisent un intérêt des participants pour cette rencontre et des promesses d’investissements, les interventions se sont pour l’essentiel, concentrées sur l’amélioration du climat des affaires. « Nous tous avons reconnu que le moteur de la croissance, c’est le secteur privé. Et les attentes du secteur privé tournent en général autour de la création d’un cadre attractif aux investissements », relève la ministre conseillère du Chef de l’Etat togolais, coordonnatrice de la Cellule Climat des Affaires (CCA), Mme Sandra Ablamba Johnson.
La N°1 de la CCA rappelle que les dernières statistiques publiées par la CNUCED, structure onusienne en charge du commerce, révèlent une hausse de près de 15% des IDE à destination du Togo. Une performance qui rame à contre-courant de la tendance drastiquement baissière, voire de 45% dans certains pays africains, précise-t-elle.
« La graine est semée, elle commence à porter des fruits ; nous avons tous intérêt à nous y accrocher et à en tirer le bénéfice », conclut-elle son propos.
Sur le crédit des résultats présentés, Kodjo Adedze, ministre en charge du commerce et du secteur privé, affirme que le forum a renforcé la visibilité et la crédibilité du Togo en tant que destination sûre des investissements. Il ajoute sans détour que « d’un coup d’essai, le FETUE est un coup de maître ».
Dans ce registre de satisfecit, Germain Mèba, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) représentant le secteur privé, a déclaré qu’avec le FETUE, « c’est la 1ère fois que nous constatons une collaboration sincère du gouvernement avec le secteur privé ». Il soutient que le FETUE a tenu toutes ses promesses; et encourage toutes les parties prenantes à construire l’après-événement de manière à capitaliser sur les résultats qui en découlent.
FETUE, point de départ d’« un renouveau dans les relations entre le Togo et l’UE »
« Plus qu’une simple rencontre d’hommes d’affaires, le FETUE a marqué à notre avis, un renouveau dans les relations entre le Togo et l’Union Européenne », estime Bruno Hanses, chargé d’affaires à la Délégation de l’Union Européenne au Togo. Il rappelle que le Chef de l’Etat togolais Faure E. Gnassingbé et le Vice-président de la Commission Européenne Jyrki Katainen, avaient insisté sur l’alignement entre la vision traduite dans le Plan National de Développement (PND 2018-2022) et celle de l’UE, notamment à travers l’Alliance Afrique-Europe pour des investissements et des emplois durables.
Si de l’avis du Chargé d’Affaires européen, « le FETUE a été une excellente vitrine internationale pour le Togo », « il ne devra pas être considéré comme une fin en soi », nuance-t-il. Au contraire, il doit être perçu « comme le début d’un nouveau partenariat entre le Togo et l’UE axé sur l’appui à l’investissement, le renforcement des relations commerciales, la création d’emplois ».
Séna Akoda
La Banque d'investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) procède depuis le 28 mai, à une opération de mobilisation de ressources via un emprunt obligataire. L’opération qui connaitra son épilogue le 26 juin, vise à lever 25 milliards FCFA.
Au total, 2,5 millions de titres, de nominal 10 000 FCFA, qui écherront sous 7 ans, c’est-à-dire en 2026, sont émis. Les intérêts rémunérés au taux de 6,4%, seront payés semestriellement ainsi que le remboursement du principal qui, quant à lui, interviendra avec différé de deux semestres.
Les fonds obtenus sont destinés exclusivement à financer, dans six (6) pays dont le Togo, sept (7) projets dans les secteurs de l’énergie, de l’industrie, de l’hôtellerie et des services financiers.
Au Togo, le bras financier de la CEDEAO prévoit d’injecter 6% de ce montant, soit 1,5 milliard FCFA, dans Diwa Industries, une compagnie togolaise spécialisée dans la production industrielle, la fabrication de bouteilles de gaz, d'emballages métalliques et accessoires.
Au cours d’une visite officielle au Brésil où l’idée d’organiser un Forum économique Togo-Brésil a été scellée, Robert Dussey, patron de la diplomatie togolaise, et son hôte Wilson Witzel, gouverneur de l’Etat de Rio de Janeiro, ont jeté hier, les bases d’une coopération plus dynamique entre leurs pays.
A l’heure où le Togo mobilise toutes ses ressources pour mettre en œuvre son Plan national de développement (PND) et diversifie sa coopération bilatérale, la signature d’un accord pour promouvoir les investissements brésiliens au Togo est souhaitée. La mise en partenariat de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT) avec l’Etat de Rio de Janeiro devrait être un pas décisif en ce sens.
Robert Dussey a également dans son viseur un accord pour promouvoir l’intégration universitaire et faciliter les inscriptions des étudiants togolais dans les universités publiques ou privées de Rio.
Dans le domaine de la culture et du tourisme, le Togolais et son vis-à-vis sont convaincus du bénéfice que les deux Etats pourraient tirer des échanges.
Par ailleurs, un accent a été mis sur l’axe 1 du PND où le Togo ambitionne d’être un hub logistique et un centre d’affaire par excellence. L’expertise de Rio de Janeiro, qui abrite des institutions financières et sert de centre d’affaires, est sollicitée à cet égard.
Séna Akoda
Le promoteur de boissons Champiso est à la recherche de 650 millions FCFA pour s’industrialiser. Lors du panel consacré à la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes organisé à la faveur du 1er Forum Economique Togo-UE, il a déclaré avoir besoin de 650 millions FCFA pour passer à la phase industrielle de production industrielle de ses boissons « Champiso » préparées à base du champignon.
Ces boissons « bio » sont particulièrement prisées pour leur vertu « détox ». Avec cette annonce, l’entrepreneur PME-PMI 2017 ambitionne ainsi de franchir un nouveau cap dans son plan de croissance.
Pour réaliser cet objectif de croissance, Edem Bessanh, responsable de cette start up affirme être à la recherche de potentiels bailleurs ou investisseurs. Bonne nouvelle, MIFA SA se positionne parmi ces potentiels partenaires : « nous sommes en discussions avec les partenaires locaux, notamment Mifa qui se porte garant pour nous accompagner ».
Selon les informations révélées à Togo First, les démarches sont déjà en cours et les discussions engagées dans cette lignée. « Mifa a déjà commencé à travailler avec nous. Et les discussions sont en cours », a souligné le "roi" des boissons Champiso.
Si les discussions débouchent, le Mifa devrait idéalement permettre à Champiso d’accéder à un financement conséquent et de soutenir sa migration vers une production industrielle.
Séna Akoda
Dix-huit mois après la pose de la 1ère pierre de l’Institut de Formation en Alternance pour le Développement (IFAD d’Elavagnon, préfecture de l’Est-Mono, à 235 km de Lomé), le chef de l’Etat togolais Faure Essozimna Gnassingbé a procédé à son inauguration ce mardi 18 juin.
Dédié à l’aquaculture, cet institut a vocation à former des ressources humaines en ligne avec la nouvelle politique agricole du pays et l’Axe 2 du Plan National de Développement qui accorde une attention particulière au développement du secteur agricole.
Selon les informations, il permettra au bout de 3 ans de formation, aux élèves, nantis d’un baccalauréat professionnel, de créer leur propre entreprise. La formation est conçue sur l’approche par compétence-motivation, et se concentrera sur deux variétés de poissons : le tilapia et le clarias.
L’IFAD d’Elavagnon s’insère dans un programme présidentiel qui s’articule autour de la création de 10 IFAD sur le territoire. Méli-mélo, en dehors de l’agriculture, sont concernés la logistique, le bâtiment, les transports et le numérique.
Ce programme participe d’un arsenal de mesures pensées au sommet de l’Etat togolais en guise de rempart à la lancinante problématique de chômage et de sous-emploi des jeunes, en assurant une meilleure adéquation formation-emploi.
Séna Akoda
Le Glopal peace index 2019 (GPI), dernier rapport sur la paix dans le monde, publié par l’Institut pour l’économie et la paix (IEP), indique que la crise sociopolitique de 2017-2018 a coûté au Togo 646,9 millions $, soit environ 378 milliards FCFA. Une perte quantifiée par le paramètre « Coût économique de la violence », qui représente 5% du PIB du pays.
A noter que le Togo a perdu 9 places dans ce classement mondial de la paix, par rapport à l’année dernière (classement dominé par le trio de tête, Islande, Nouvelle-Zélande et Portugal). Le pays est aujourd’hui 108ème de ce classement et obtient un score du même niveau que la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, ses voisins d’Afrique de l’Ouest, ou encore l’Ouganda.
Par ailleurs, cette 13ème édition du GPI indique que l’impact économique global de la violence au Togo (« Economic impact of violence »), pour la période sous revue, représente un peu plus de 1 milliard $.
Une délégation du ministère en charge de l’Agriculture, conduite par Noël Koutera (photo), N°1 de ce département, entame ce 18 juin une tournée dans la région des Plateaux (environ 174 km de la capitale togolaise via la Nationale N°1). L’objectif est d’aller au contact des acteurs du secteur agricole du milieu, notamment des agriculteurs, des transformateurs ainsi que leurs représentants sur le terrain.
La tournée devrait permettre à la délégation ministérielle de visiter les fermes, de participer à des rencontres d'échanges avec les fermiers afin de leur présenter la vision du gouvernement et la partition qu’ils devront jouer dans la perspective de l’essor du secteur agricole togolais.
Plusieurs activités sont inscrites au menu de cette mission de travail. On note à ce titre, la pose de la première pierre NSCPA (nouvelle société de commercialisation des produits agroalimentaires), à Kamina, par le Premier ministre, M. Sélom K. Klassou, la visite de l’Entreprise de Services et Organisations de Producteurs (ESOP riz Elavagnon), suivies d’échanges avec les techniciens et entrepreneurs agricoles.
Cette tournée devrait s’achever demain, sur un agenda tout autant chargé. Il est, entre autres, prévu la visite et des échanges avec les acteurs bénéficiaires des fours améliorés à Nangbéto, de fabrique-glace, caisses de protection de poissons et des pêcheurs à Agbonou.
Séna Akoda
Le ministère de la justice annonce une tournée sur l’ensemble du territoire pour sensibiliser les magistrats togolais sur un Guide de règlement juridictionnel des litiges fonciers.
Ce document articulé autour de 55 questions-réponses, vise à lutter contre l’insécurité juridique et judiciaire dans le domaine du foncier. Il introduit ainsi des clarifications, notamment en matière de droit de propriété immobilière.
Par exemple, ce Vade-mecum stipule que, le titre foncier irrégulier ou frauduleux, pourra être annulé en vertu du principe selon lequel « la fraude corrompt tout ». Qu’en cas de conflit entre 2 titres fonciers ayant les apparences de régularité, et se rapportant au même fond, le titre foncier le plus ancien prime sur le plus récent.
L’objectif pour le Ministère est de notamment poser les bases d’une jurisprudence plus cohérente en matière de foncier au Togo. Son appropriation par les magistrats s’avère donc capitale pour sa mise en oeuvre, d'où cette tournée. Le projet a fait l'objet d'une présentation, lors du dernier conseil des ministres, ce Lundi 17 juin 2019.
A noter que cette tournée de sensibilisation comprendra, outre le Garde des sceaux, les ministres en charge de l’urbanisme et de l’administration territoriale, ainsi que les représentants des services compétents de l’Office togolais de recettes (OTR).
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo s’achemine vers une restructuration administrative de son territoire, par la suppression la Préfecture comme collectivité territoriale. En effet, un projet de loi a été adopté en ce sens, hier lundi 17 juin 2019, par le gouvernement réuni en conseil des ministres.
Cette décision s’inscrit dans la démarche de décentralisation et de libertés locales, amorcée depuis quelques années déjà au Togo. Le processus connaitra d’ailleurs un tournant majeur le 30 juin prochain, date des futures élections locales, où quelques 1257 sièges de conseillers municipaux seront pourvus.
En supprimant la Préfecture, il s’agit pour le gouvernement de résoudre certaines contradictions internes, qui résultent notamment de sa décision d’organiser la république togolaise en deux niveaux de collectivités territoriales (Communes et Régions).
A noter que le projet de loi propose également, pour les futurs élus locaux, un mandat de 6 ans renouvelables 2 fois.
Ayi Renaud Dossavi
Bientôt un Forum économique Togo-Brésil. L'information est portée au public par Robert Dussey, ministre des affaires étrangères togolais, à travers son compte Twitter officiel, ce lundi 17 juin 2019.
Cette rencontre, qui vise à promouvoir le Plan national de développement (PND), et à attirer l’investissement brésilien au Togo, devrait se tenir au Brésil dans les prochains mois, en présence du président Faure Gnassingbé, ajoute à cet effet le portail officiel de la diplomatie togolaise.
Notons que cette annonce fait suite à la visite de Robert Dussey chez le géant d’Amérique latine, où le diplomate a été reçu à Brasilia par son homologue Ernesto Araújo, chef de la diplomatie brésilienne.
Pour le pays d’Afrique de l’Ouest, il s’agit également d’obtenir l’appui du Brésil en matière agricole, un appui qui « pourrait apporter une contribution déterminante à la relance de ce secteur au Togo ».
Rappelons que la semaine dernière, du 13 au 14 juin 2019, le pays a tenu son premier forum économique avec l’UE, dont se félicite le gouvernement togolais, et qui lui a permis de sécuriser plus de 852 milliards FCFA de promesses fermes, de la part des investisseurs européens.
Ayi Renaud Dossavi
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