Togo First

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Le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) ambitionne de se doter d’une stratégie globale de communication. Cette stratégie voulue « efficace », devrait permettre de mener plusieurs actions. Notamment « gérer l’ensemble des flux d’échanges (internes et externes), assurer le savoir et la compréhension mutuelle et la prise de conscience ».

La stratégie de communication visera également à susciter une implication et un niveau d’engagement nécessaires à la réussite des actions menées. A terme, l’idée est de provoquer « un changement de comportement pour une amélioration des conditions de vie des ménages bénéficiaires des produits et services de l’institution ».

Pour atteindre cet objectif, le consultant retenu aura, en plus de l’élaboration de la stratégie de communication, à proposer des améliorations au dispositif organisationnel de communication du FNFI.

De même, il proposera des outils de communication pour rendre visibles les acquis du FNFI auprès des acteurs internes et externes ; et un plan de formation au profit des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du plan de communication.

En rappel, l’annonce s’inscrit dans la mise en œuvre de la mesure d’attribution de 25% de parts de marchés publics aux jeunes et femmes entrepreneurs.

Hormis les exigences techniques y afférentes, ne sont autorisés à faire acte de candidature que les jeunes et femmes entrepreneurs qui se sont inscrits dans le répertoire ouvert à leur profit.

Séna Akoda

L’Agence UMOA-Titres, régulateur et coordonnateur du marché des titres publics, a livré ce lundi le classement par pays des meilleurs Spécialistes en Valeurs du Trésor (SVT). Une évaluation qui porte sur l’ensemble des missions des SVT, c’est-à-dire leur participation aux émissions, leur niveau de contribution sur le marché secondaire et enfin la qualité de leur collaboration avec les Trésors nationaux.

Intermédiaires financiers importants, les SVT sont les seuls habilités à participer directement aux émissions du Marché des titres publics. Ils sont également chargés de l’animation du marché secondaire et conseillent ainsi qu’assistent les Etats dans leurs politiques d’émissions. Ils sont vingt-neuf dans l’Uemoa, soit vingt-trois banques et six SGI, tous évalués pour cette édition 2018.

Au Togo, la filiale d’Ecobank détrône Orabank, et se fait décerner la palme d’or. Orabank Togo, premier actif bancaire, n’est plus désormais que le deuxième SVT le plus engagé sur les titres publics togolais. Il est suivi par Coris Bank qui complète le podium. La BOA et la Banque publique en cours de privatisation, UTB, ferment ce classement pays. La Banque d’Etat est l’un des rares SVT qui financent les titres publics des autres pays membres, sans y avoir une représentation.

Fiacre E. Kakpo

L’appel à candidature du Africa Netpreneur Prize, lancé par la Fondation Jack Ma, à l’intention des entrepreneurs du continent se cloture Juin 2019. Ce qui laisse donc encore deux jours postuler cette compétition dotée d’un prix de 1 millions $, à se partager entre les 10 lauréats qui seront sélectionnés cette année.

Le Prix, ouvert à tous les pays d'Afrique, et ciblant des acteurs de tous les secteurs, notamment traditionnels et technologiques, vise à identifier à identifier les dix meilleurs entrepreneurs numériques de l’année 2019.

A noter que l'Africa netpreneur prize initiative (ANPI), met un accent particulier sur les petites entreprises, les femmes entrepreneurs et les personnes qui travaillent à améliorer les communautés locales.

Les demi-finalistes seront annoncés au mois d'août, et les dix premiers finalistes prendront part à la Grande finale en novembre.

Postuler ici :  Netpreneur Africa.

Ayi Renaud Dossavi

Lire aussi:

https://www.togofirst.com/fr/tic/2705-3237-encore-5-semaines-pour-postuler-au-africa-netpreneur-prize-dote-d-1-million

Le 22 février 2018, Téolis se lançait sur le marché togolais, mettant fin à plusieurs années d’attentisme aux relents suspicieux. Un nouvel opérateur est né. Sur ses épaules, les attentes d’un marché atypique, capricieux, mû par un seul espoir : voir la connectivité internet et les coûts s’améliorer. Que ne donnerait-il (marché) pour surfer sur le « haut et le très haut débit », tant le concept  est placardé, parfois vendu vainement pour servir les insatisfactions ? Le Pari d’un nouvel opérateur est risqué à court terme et  Michel Bagnah (photo), grand manitou des Télécoms dans l’Hexagone, le sait, mais foncera tête baissée. Au détour  d’un après-midi vernal, Togo First a croisé son chemin. Interview exclusive avec Michel Bagnah, Président du Conseil Administration de Téolis SA.

Togo First : Il y a un an, Téolis faisait son entrée sur le marché togolais des FAI. Que vaut-il aujourd’hui? Quel bilan peut-on dresser de ses activités ?

Michel Bagnah (MB) : En effet. Il y a un an, nous avons été les premiers à démarrer nos activités et les seuls à respecter le délai de lancement strict de 9 mois (GVA et Téolis, à l’obtention de la licence en juin 2017, s’étaient engagés à démarrer leurs activités sous neuf mois, NDLR). Aujourd’hui, Teolis a pris pied sur les différents marchés, à savoir : les entreprises, le grand public et l’international.

Les entreprises apprécient nos offres pour leur fiabilité, leur stabilité et aussi le caractère symétrique de nos installations. Vis-à-vis d’elles, nous avons une position de partenaire, et non pas que de fournisseur de tuyaux, avec ouverture sur une large panoplie de services à forte valeur ajoutée.

Le grand public a été lancé en décembre 2018 et est aujourd’hui déployé dans quasiment tout Lomé, et nos clients sont satisfaits de la promesse tenue quant au débit annoncé, et de son caractère symétrique. Certains nous trouvent cher mais c’est parce qu’ils philosophent sur les débits annoncés au lieu de comparer les débits réellement délivrés.

Enfin, l’international est également largement amorcé en collaboration avec notre partenaire stratégique, c’est-à-dire l’opérateur national.

Togo First : Vous avez lancé fin 2018 l’offre forfait Dream pour les ménages et les start-up. Les frais d’installation fixés à 80 000 FCFA pour des forfaits mensuels allant de 20 000 à 59 000 FCFA. A côté, GVA fournit son box (fibre optique à domicile) de 33Mbps à 30 000 FCFA pour l’installation et 30 autres mille par mois pour le forfait. Comment s’en sort-on sur un marché aussi compétitif avec des multinationales comme Vivendi qui surfent sur leurs expériences dans d’autres pays africains et surtout la présence et la connaissance du terrain de Canal+?

MB : Je vous recommande de revérifier les retours d’expériences africaines auxquelles vous faites allusion. Les investissements nécessaires pour mettre en place, maintenir et sécuriser des infrastructures fibrées, sont colossaux, et vont demander pas mal de temps. Il nous reste et restera encore longtemps pas mal de « délaissés de la fibre », de « déçus de la fibre » qui décident de remplacer ou backuper la fibre, malheureusement pas aussi fiable qu’attendue, en matière de qualité et de bande passante garantie, car on la partage avec tous ses voisins.

Nous prônons la diversité de sources culturelles contre l’enfermement dans une source culturelle unique qui peut être, tout compte fait, hors de prix pour le consommateur moyen. Nous sommes pour la production et la consommation culturelle locale, et nous n’avons pas peur de proposer et soutenir des schémas alternatifs aux modèles issus de l’histoire malheureuse des siècles passés.

Nous ne commercialisons pas les mêmes produits que Vivendi. Ils ont un objectif qui est le leur, nous avons le nôtre, et je pense  qu’il y a de la place pour tout le monde dans l’écosystème togolais. Ils sont sur de la fibre. Parce que pour faire de l’audiovisuel, il faut faire de la fibre. Teolis par contre, est  purement sur de la connexion. Nous savons répondre à des gens qui sont en ville ou dans le monde rural. Je dirai que nous sommes complémentaires et ne ciblons pas le même segment de marché.

Togo First : Faire le corporate avant les ménages. Une stratégie payante ?

MB : Cette stratégie était indispensable car nous avions besoin d’une partie des flux de trésorerie du Corporate, moins gourmand en investissement, pour financer les infrastructures grand public, nous permettant de remplir nos engagements auprès des autorités et servir le grand public sur le Grand Lomé en 2019.

Togo First : Le prix de vos offres minimum est à 20 000 FCFA. On sent un décalage entre les capacités du marché que vous ciblez et les offres que vous proposez. Vos forfaits ne semblent-ils pas échapper au Togolais lambda ?

MB : Certes, nos forfaits commencent à 20 000 FCFA, mais pour 4 Mbps. Cela veut simplement dire que le méga est à 5 000 FCFA. Avec 1Mo, vous faites déjà des mails. Nous  commençons à ce prix parce qu’aujourd’hui, les gens veulent par défaut 4 Mbps. Il y a peu de clients qui demandent le Mbps.

Alors est-ce trop cher ? Aujourd’hui dans les retours clients, à qualité équivalente, ce n’est pas cher.

La question sera peut-être mise en réflexion quand nous aurons fini d’installer les clients qui payent 20 000 FCFA. Actuellement, il y en a beaucoup qui souscrivent. Il y a de très bons retours. Les abonnés sont contents. Les clients qui sont prêts à payer 20 000 sont assez nombreux. Notre préoccupation est moins de baisser les prix que de nous déployer sur tout Lomé et d’être sûrs que tous les quartiers sont bien desservis. Tout Lomé y compris la périphérie. Parce que c’est bien plus là-bas que la demande est forte.

Togo First : Vous confiez à la presse un plan d’investissements de 3 milliards FCFA sur les cinq prochaines années. Où en est-on dans sa réalisation ?

MB : On est déjà dans le plan. Nous avons prévu d’investir progressivement. A ce stade, nous avons mis en place un centre réseau. On a deux nœuds, un dédié aux entreprises, le second au grand public. Nous avons installé des secteurs dédiés aux entreprises au niveau de notre centre technique. Il y a aussi quatre secteurs dédiés au grand public

Dans la région de Zanguéra on a installé un Pop (point de présence) et aussi à Agoè, pour couvrir toute cette partie de Lomé. Celui de Baguida est en cours. Une fois achevé, tout le Grand Lomé serait couvert.

C’est un premier niveau d’investissement. Téolis a aussi beaucoup investi en logiciels en interne pour piloter ses activités, les activités Télécoms étant très coûteuses. Vous n’êtes pas sans savoir que le paiement de la licence d’exploitation en tant qu’opérateur n’était pas donné. Toutes ces dépenses font partie du plan d’investissement qui va s’accélérer.

Ce qui reste à faire, c’est surtout l’intérieur du pays. L’engagement de couvrir  l’intérieur du pays reste entier. Il reste aussi à ajouter des services à valeur ajoutée qui sont demandés par nos clients. La télésurveillance par exemple, des packages Microsoft, de la cybersécurité, nous sommes pas mal sollicités sur ces segments.

Nous travaillons également sur l’observatoire de la transformation digitale. De quoi s’agit-il concrètement ? Avec l’observatoire, nous  proposons aux entreprises de se faire benchmarker par rapport à leur niveau de transformation digitale pour voir si elles sont en retard, au bon niveau ou en avance. On fait ensuite des recommandations pour les amener à atteindre la moyenne de la transformation digitale des entreprises togolaises. C’est un projet que nous pilotons en partenariat avec le magazine Cio-Mag.

Togo First : Microsoft, conseil en intégration digitale…Visiblement, Téolis semble  glisser du terrain de la fourniture d’internet pour des activités de consulting

MB : Teolis n’a pas pour objet d’offrir des activités de conseil mais reste à l’écoute de ses clients afin de mobiliser son réseau de partenaires, et apporter la combinaison de réponses la mieux adaptée. Le partenariat avec Microsoft a pour but de répondre aux besoins bureautiques et collaboratifs de nos clients, en plus de la connectivité. Cela relève d’une demande de certains clients et nous permet d’apporter une réponse globale et complète.

En ce qui concerne le consulting, nous venons d’annoncer le lancement de Vitalis, une nouvelle structure en conseil et intégration digitale. Vitalis est une entreprise de droit togolais et d’actionnariat majoritairement togolais, qui aura pour vocation d’assurer des prestations de conseil et d’intégration afin d’accompagner la transformation digitale des entreprises africaines.

Elle couvre justement ce segment qui n’est pas l’activité principale de Téolis. Concrètement, Vitalis sera en mesure d’accompagner ses clients, tant sur des prestations de conseil stratégique, de conseil métier, que d’assistance au pilotage de projets de toutes sortes, et plus généralement d’assistance à la maitrise d’ouvrage. Ce qui parait encore plus intéressant, c’est l’originalité de cette entité qui repose sur une gouvernance à forte expérience acquise sur des grands projets réalisés en Europe et qui aura la charge d’encadrer et de former des consultants locaux.

Togo First : alors que vous étiez positionnés sur la technologie 4G (FH/LTE), vous annonciez il y a quelques mois un partenariat avec la CEET. Cet accord devrait vous permettre de déployer la fibre optique à Lomé. Pourquoi un tel basculement et où en êtes-vous dans le déploiement de la fibre optique ?

MB : Nous privilégions toujours la technologie FH qui offre aujourd’hui des possibilités de moins en moins éloignées de celles de la fibre. Notre partenariat avec la CEET avait pour objet de nous mettre au même niveau que nos homologues, et de répondre à des demandes ponctuelles de certains de nos clients. L’ambition n’est pas de couvrir Lomé de fibres.

Togo First : le gouvernement a lancé depuis fin 2018 l’ouverture partielle du capital de l’opérateur public. Avec votre manteau de patron de Téolis, comment appréciez-vous cette opération et que peut-elle apporter à votre start-up ?

MB : C’est une excellente initiative qui devrait donner les moyens à l’opérateur national d’accélérer la couverture du territoire par son réseau fibré, afin de permettre à des fournisseurs de services comme Teolis de partager une infrastructure plus complète, à des coûts plus optimisés.

Il y a d’autres initiatives portées par le gouvernement, qui permettront certainement d’améliorer l’écosystème. Par exemple, bien que nous n’ayons pas été impliqués dans la conception du Carrier Hotel, nous en serons potentiellement utilisateurs si les prix sont intéressants.

Togo First : Comment peut-on améliorer la qualité de l’internet au Togo ?

MB : On y travaille. Tout ne peut se faire en un jour. Je pense qu’il faut optimiser les prix d’accès à la capacité et c’est en cours. Il y a des discussions aujourd’hui. Les prix publics ont baissé mais les prix d’accès à la capacité internationale, non. Du coup, les opérateurs sont pris en sandwich. La baisse des prix favorisera plus d’investissements et de déploiements.

Il faut aussi travailler la collaboration entre les opérateurs. A Téolis, nous n’avons pas pour stratégie de faire des infrastructures, par contre on doit pouvoir partager l’infrastructure qui est faite par les autres. C’est-à-dire que si j’ai un client dans un quartier qui est fibré par Togo Telecom, je dois pouvoir passer par leur réseau pour accéder à des prix optimisés.

Togo First : Si vous deviez faire le portrait du marché togolais, du haut de vos 12 mois d’expérience, que diriez-vous ?

MB : Le marché togolais s’est significativement transformé depuis quelques années avec l’arrivée des nouveaux FAI, ce qui constitue sans discussion un premier grand succès, avec la diminution drastique des coûts de connexion. On observe également une consommation de plus en plus forte de contenus avancés, avec de nouvelles contraintes de cybersécurité, induites par le haut débit.

Nous nous adaptons donc en apportant également des contenus audiovisuels « benchmarkés » par rapport aux appétences des populations togolaises locales et éloignés, des services à valeur ajoutée, mais également un accompagnement à la cybersécurité. Nous pensons que le monde rural va se développer significativement dans les années à venir, en cohérence avec les initiatives nationales, et qu’il est important que nous adaptions nos services, à cette nouvelle demande.

Interview réalisée par Fiacre E. Kakpo

 

Téolis a également lancé en 2018 une fondation éponyme dont le but est de soutenir et d’accompagner des projets dans le domaine de l’Education, la Culture, la Santé, le Sport et l’Environnement et les milieux ruraux. A cet effet, le fournisseur d’accès internet consacre 1% de ses redevances au financement des projets de ladite Fondation.

 

Le Togo a bouclé, ce vendredi, le premier semestre 2019  sur le marché financier régional, à la faveur d’une émission d’obligations de maturité 3 ans.

L’opération s’est soldée par un succès, dans la lignée de toutes les incursions  effectuées par le pays durant cette première partie de l’année. Résultat : 22 milliards FCFA levés qui iront financer les dépenses de l’Etat au titre du budget, gestion 2019. L’objectif était de mobiliser 20 milliards FCFA. A nouveau, l’engouement a été sans appel, le montant global des soumissions ayant atteint 40,2 milliards FCFA, soit un taux de couverture de plus de 200%.

Cette opération porte à 211 milliards FCFA le montant total mobilisé par le Trésor public togolais sur ce marché durant les 6 premiers mois de l’année. Pour la deuxième partie de l’année, le Togo prévoit d’y lever environ 200 milliards FCFA dont 130 milliards d’obligations. Le pays compte également négocier, d’ici septembre, un emprunt sur les marchés financiers internationaux. On s’attend à un eurobond libellé en euro.

Au Togo, la croissance économique de 2018 a été plus forte que prévue, avec une progression de 4,9%, soit 0,1 point de pourcentage de plus qu'anticipé. C’est une information de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, dans son dernier Rapport sur la politique monétaire dans l'Umoa (Union monétaire ouest-africaine), particulièrement sur l’évolution récente de la croissance économique et perspectives des pays.

Un gain porté par la hausse plus importante de la production agricole au cours de la campagne 2018/2019.

Par ailleurs, apprend-on, l’amélioration de la croissance au Togo au premier trimestre de 2019, ainsi qu’au Niger, est venue partiellement compenser les performances économiques de l’Union monétaire, avec des baisses relatives enregistrées en Côte d'Ivoire, Mali et Sénégal.

Notons que sur la base des dernières statistiques publiées par les services officiels, l'activité économique est demeurée soutenue au sein de l'Union en 2018, avec une progression du PIB, de 6,5%, après 6,6% en 2017 (en termes réels). Une dynamique principalement portée par le secteur tertiaire, avec une contribution de 3,5 points.

Ayi Renaud Dossavi

Sur 407 projets présentés par les opérateurs économiques togolais lors du FETUE, 141 ont été jugés bancables et ont suscité des promesses fermes de financement de l’ordre de 852 milliards FCFA.

« Un suivi permanent sera fait », assurent le gouvernement togolais et l’UE pour l’aboutissement des promesses de financements européens faites à Lomé les 13 et 14 juin derniers.

A cet égard, si l’UE déclare veiller à ce que le maximum de projets retenus bénéficie de financements, Germain Mèba, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT), plaide pour sa part, pour que les banques togolaises jouent également leur partition.

Mais l’après-forum ne s’attardera pas uniquement sur les 141 projets bancables qualifiés. Selon le ministre Kodjo Adedze, une attention particulière sera accordée même aux 266 projets non retenus par le comité mis en place.

Le sommet de l’Etat attachera du prix à ce que tous les projets soumis trouvent du financement, a-t-il révélé. De fait, assure-t-il, tous ces projets pourront créer des emplois et de la richesse en ligne avec les objectifs du PND.

Séna Akoda

L’un des points forts du Forum économique Togo-UE (FETUE) qu’a abrité Lomé les 13 et 14 juin derniers est d’avoir permis de présenter aux investisseurs venus d’ailleurs et des 28 pays de l’UE, les projets phares du Plan national de développement (PND 2018-2022).

Selon Kodjo Adedze (photo), ministre du Commerce et de la Promotion du secteur privé, le projet de dédoublement de l’Autoroute de l’Unité, qui se loge dans l’Axe 1 du PND, intéresserait plusieurs investisseurs. Il l'a laissé entendre à la conférence de presse-bilan du FETUE.

Le projet vise à rendre plus fluide le trafic entre Lomé et Ouagadougou, et partant vers d’autres pays de l’hinterland en abrégeant le temps et le coût du parcours.

Si le montant des investissements promis en faveur de ce projet spécifique n’a pas été révélé, il y a toutefois lieu de rappeler que selon le ministre, le gouvernement table globalement sur plus de 6 milliards d’euros, au profit de l’ensemble des projets structurants du PND, à la fin du FETUE.

Devrait-on en déduire que ce projet dont la réalisation ne doit mobiliser que 620 millions $, soit moins de 550 millions d’euros, est entièrement couvert par les promesses faites par les investisseurs lors du FETUE ? Le suivi des acquis de cette rencontre, auquel s’engagent le Togo et son partenaire européen, devrait permettre de situer l’opinion sur la question.

Séna Akoda

Une rencontre du Comité des partenariats public-privé (PPP) se déroule dans la capitale togolaise ces 27 et 28 juin 2019. Ouverte par Christian Adovelande (photo), président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), elle devrait permettre aux participants d’évaluer les évolutions enregistrées dans les pays membres de l’UEMOA en matière de PPP.

Cette initiative s’inscrit dans la lignée de la volonté du bras financier de l’UEMOA de diversifier au profit de ses Etats membres, les sources de financement de leurs projets de développement.

A l’avant-garde sur la question, la BOAD avait déjà lancé en 2017, une unité régionale de développement des PPP (URD PPP) pour accompagner les Etats dans leur approche de ces instruments de financement.

Au Togo, cette réunion intervient dans un contexte de mise en œuvre du Plan national de développement (PND 2018-2022) dont les PPP sont le mode de financement par excellence.

Notons que le Centre autonome d'études et de renforcement de capacités pour le développement au Togo (CADERDT) a multiplié ces derniers mois, des rencontres sur les PPP.

Séna Akoda

189 milliards FCFA. C’est le total des montants levés par le Togo, au 27 juin 2019, veille des résultats de sa dernière sortie du premier semestre sur le marché financier régional.

Ce cumul a été mobilisé à la faveur de 11 opérations, qui  auront permis au Trésor public d’encaisser 51,35 milliards FCFA de bons (3 émissions) et 137,5 milliards d’obligations (8 incursions). Pour le reste de l’année, le Togo prévoit de faire 9 incursions en vue mobiliser au total 200 milliards FCFA dont 130 milliards d’obligations.

Vendredi, le pays devrait connaître les résultats d’une nouvelle sortie, un emprunt obligataire 3 ans, le septième de l’année sur cette maturité, qui vise à mobiliser  20 milliards pour couvrir les dépenses budgétaires.

Sa dernière intervention sur cette maturité de 3 ans, le 31 Mai dernier, taux moyen 6,29%, s’était soldée par un succès. Alors que la dernière opération sur cette maturité dans l’Union est l’émission du Burkina Faso effectuée le 7 juin au taux moyen de 6,19%. Les derniers taux du Togo, tout type d’opérations, sont restés dans la fourchette de 4,8 et 7,8%.

En ce qui concerne le service de la dette due au marché régional, l’Etat s’est acquitté de 137 milliards, au terme du premier semestre. Le prochain rendez-vous de remboursement est pour l’entame du deuxième semestre, juillet. Ce remboursement porte sur un montant de 35,6 milliards.

Fiacre E. KAKPO

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