Togo First

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Le Togo devrait accueillir vers cette fin d’année (du 16 au 17 décembre 2019), un Symposium régional sur l’Intelligence artificielle, selon le média La Tribune Afrique.

Avec comme thème, « Pour une Intelligence artificielle (IA) éthique et inclusive au service du développement durable, de la paix et de la sécurité en Afrique de l'Ouest », l’évènement sera l’occasion de poser la première pierre de l'Agence francophone pour l'Intelligence artificielle (AFRIA), annoncé depuis plusieurs mois, dans la ville d’Aného (40km de la capitale Lomé).

Le média panafricain informe par ailleurs que la rencontre, coorganisée par le gouvernement togolais, l'Unesco, l'OIF, la Cedeao, et l’Uemoa, devrait réunir différents ministres de l’économie numérique dans l’espace francophone, le Réseau des institutions en charge de la Francophonie en Afrique de l'Ouest (RESIFAO), le Centre des hautes études du ministère français de l'Intérieur (CHEMI).

Seront également de la partie, les acteurs de l’enseignement supérieur du Togo, avec l'Université de Lomé, et du milieu de l’entrepreneuriat, avec des startuppers et des opérateurs privés, ainsi que des bailleurs internationaux.

D’ores et déjà, l’évènement attend plus d’une centaine de participants, notamment Cina Lawson, ministre en charge de l’économique numérique au Togo.

Ayi Renaud Dossavi

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Les stridulations émanant du Nigeria sont remontées jusqu’au marché togolais ce jeudi, suite à un nouveau rebondissement dans la décision du géant de l’est de fermer ses frontières avec le Bénin et le Niger. Après la tomate, cette fois-ci, c’est le marché noir du carburant qui subit de plein fouet les secousses de la « sanction » nigériane, précipitant les Togolais dans les stations d’essence.

Mercredi, le Colonel Hameed Ali, un des patrons de la douane nigériane a indiqué que son pays   maintiendrait ses frontières fermées, jusqu’à ce que ses voisins (pays limitrophes à l’ouest) « finissent par accepter les conditions mises en place pour favoriser les politiques économiques » du Nigeria. La nouvelle orientation de la première économie d’Afrique a été mal ressentie, dans un premier temps, sur les marchés béninois qui desservent le Togo. Dans ce pays voisin où le Kpayo (nom béninois de l’essence de contrebande) représente une part importante de la consommation, le prix a presque doublé depuis le 20 août.

Le Nigeria a en effet été en mesure de « bloquer complètement l'afflux de marchandises illicites », et surtout « d'empêcher l'exportation de produits pétroliers illicites », comme le soulignait le Colonel Hameed Ali.

Une ruée vers les stations d’essence qui se retrouvent submergées par la demande

Si au Togo, l’essence de Contrebande « Boudê », représente encore une proportion relativement moins importante dans la consommation locale, les fluctuations de prix du frelaté ont  cependant « toujours » montré les signaux d’une augmentation prochaine des prix à la pompe. Ainsi, constatant une flambée sur le marché parallèle, une foule immense, anticipant une pénurie de l’or noir, s’est ruée vers les stations-services.

En moins d’une journée, cette hausse a entrainé une situation des plus exceptionnelles : les prix du marché noir ont décollé en flèche, se situant à des niveaux supérieurs à ceux des stations-services restées stables malgré le vent de panique. En effet, au Togo, le carburant est subventionné et son prix est plafonné. Dans la nuit de jeudi, sur le marché parallèle, le litre se négociait à 1000 FCFA, voire 1100 FCFA dans certains quartiers de Lomé, et à près de 2000 FCFA dans certaines localités de l’Intérieur du pays, contre le prix plancher de 564 FCFA dans les stations d’essence légales.

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« J’ai fait la queue pendant au moins une heure de temps avant d’avoir mon carburant », s’offusque un Loméen qui doigte le Nigeria. « Je pense que c’est à cause du Nigéria », a poursuivi l’indigné qui a enfin réussi à se procurer son Super sans plomb.

Le marché noir désormais alimenté par les stations légales ?

La situation semble encourager également la spéculation, et des pratiques douteuses. Ainsi, selon certaines sources, des individus iraient acheter de l’essence en quantité à la pompe, pour la revendre ensuite sur le circuit parallèle, accentuant la pénurie conjoncturelle, alors que l’approvisionnement prévisionnel des stations se fait attendre.

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« Les vendeurs de boudê s’approvisionnent maintenant dans les stations. C’est cela qu’ils sont en train de revendre », a soufflé un conducteur de taxi-moto.  

Une fermeture qui impacte les circuits d’approvisionnement « parallèles »

La fermeture de la frontière nigériane pour des raisons de contrebande massive, semble peser de plus en plus sur certains circuits économiques de ses voisins.  Au Togo, si la mesure a d’abord affecté la filière Tomate, au point de pousser le gouvernement à donner un coup de pouce aux producteurs, son impact monte donc d’un cran dans les autres secteurs, et risque d’accentuer la dégradation de la balance commerciale.

Les échanges commerciaux entre les deux pays d’Afrique de l’Ouest sont, en effet, estimés à environ 1,4 milliard $, selon Comtrade, l’agrégateur des flux commerciaux mondiaux des Nations-Unis. Ces échanges  sont notamment dominés par les produits pétroliers dont les importations vers le Togo, pèsent pour environ le milliard de dollars, sans comptabiliser l’essence frelatée qui transite par le Bénin.

Dans la matinée de ce vendredi, la situation semble pour le moment revenir à la normale. Quoi qu’il en soit, Abuja reste déterminé à garder ses portes fermées à ses voisins de l’ouest, du moins, jusqu’à ce qu’ils s’entendent sur les modalités de circulation des denrées dans la sous-région. »

Rappelons, que le Nigeria somme surtout le Bénin d’arrêter de saper son économie en déversant du riz asiatique sur son marché, pour préserver ses « maigres réserves de change » et assurer sa sécurité alimentaire avec son programme national rizicole.

 Fiacre E. Kakpo & Ayi Renaud Dossavi

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Des réformes sont introduites dans les curricula de formation scolaire au Togo, à la veille de la rentrée scolaire 2019-2020 au Togo. Selon Taïrou Bagbiègue (photo), ministre chargé de l’enseignement technique, à cette rentrée, douze établissements vont dispenser des cours en maçonnerie, électricité, menuiserie, plomberie et bâtiment, consacrant l'ajout de nouvelles filières technioco-professionnelles.

Dans la même lignée, il informe que 4 établissements donneront des formations en transformation agro-pastorale. Le ministre togolais précise, dans le même élan, que l’accès à ces formations technico-professionnelles est ouvert aux élèves du niveau 3è. Auparavant, seuls ceux qui décrochaient leur Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) pouvaient se qualifier pour ces études. 

L’ajout de nouveaux curricula de formation est mu, détaille le ministre par la volonté des pouvoirs publics d’intégrer le Plan National de Développement (PND 2018-2022), notamment ses deux 1ers axes, aux offres scolaires. Le ministre énonce d’ailleurs des statistiques qui confortent l’option gouvernementale de préparer les élèves aux perspectives d’emplois prévisibles d’ici à 4 ans. 56% des offres d’emploi relèvent actuellement du domaine agricole. 

En rappel, l’Axe stratégique 1 du PND vise à faire du Togo, un hub logistique et un centre d’affaires de référence dans la sous-région. S’agissant du 2è axe, il ambitionne de développer au Togo, des pôles de transformation agricoles, manufacturiers et d’industries extractives.

Séna Akoda

L'ambassade des USA au Togo via son centre renommé "Emerging Voices' Center" lance un appel à candidatures pour recruter 12 jeunes entrepreneurs togolais porteurs de projets technologiques.

Ces jeunes âgés de 35 ans au plus seront retenus sur la base de la parité genre (6 hommes et 6 femmes). Ils devraient bénéficier d'une formation de deux mois, apprend-on, qui alliera théorie et pratique.

Selon l'annonce de l'ambassade des USA au Togo, Emerging Voices' Center, c'est le nouveau nom du centre américain situé au sein de l'ambassade. Il a été rénové, indique-t-on, pour réaligner ses missions sur les objectifs de promotion de la croissance économique à travers les initiatives économiques des jeunes. Il est équipé pour soutenir la formation professionnelle, l'éducation, le perfectionnement professionnel et le réseautage.

Les candidatures sont reçues sur cette plateforme.

Séna Akoda

Goha Attisso (photo), jeune artiste sculpteur togolais s’est adjugé l’oscar de la créativité africaine au concours international de sculpture qui a eu lieu Caire.

Sculpteur de géants, découvert très tôt à la faveur de sa 1ère exposition dans la capitale togolaise,  il est sensible à plusieurs sujets dont l’environnement.

"On doit prendre soin de notre nature, pour éviter certaines maladies. Quand l’environnement n’est pas propre, ça peut amener beaucoup de maladies. Et pour moi, je dois ramasser les choses qui peuvent amener des maladies. C’est pourquoi j’utilise les boîtes de conserve pour pouvoir rendre notre cadre de vie propre", avait-il confié à VOA.

Depuis, le jeune qui sculpte sur bois, s’est lancé un défi: perfectionner son art pour marquer sa présence à l’international et rendre disponible ses œuvres dans les grandes galeries.

Séna Akoda

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77 délégués-pays ont été élus dans le cadre du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HTCE). Les résultats du vote électronique organisé en ce sens ont été annoncés de source officielle ce mercredi 11 septembre 2019.

Ces délégués-pays, points focaux de cette instance censée représenter la diaspora du pays, couvrent 4 zones géographiques (45 en Afrique, 19 en Europe, 7 en Asie et Océanie et 6 dans les Amériques).

Ces 77 représentants, qui se sont démarqués de 314 candidats en lice, ont été élus par un peu plus de 151 181 votants. La prochaine étape, pour cet organe consultatif, est l’installation officielle de son bureau, prévue au mois de novembre prochain à Lomé.

Rappelons que, selon le ministère des affaires étrangères, le HTCE se veut un instrument de développement mis au service de la diaspora, avec notamment pour vocation de « rassembler tous les togolais de l’Extérieur », et de « promouvoir partout la défense des intérêts et des droits des Togolais et des Togolaises, et surtout leur assurer un bien-être, en apportant un soutien à chaque fois que les circonstances l'exigent. »

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, le Fonds monétaire international (FMI) est de plus en plus optimiste. Pour la seconde fois cette année, l’institution de Bretton Woods vient d’ajuster ses notes, révisant à la hausse ses prévisions de croissance pour le pays.

Si le Fonds avait déjà, en mars, revu à la hausse les prévisions de croissance du Togo, les passant de 5% à 5,1%, cette tendance s’est confortée, récemment.

 « Après une forte décélération en 2017 due aux tensions sociopolitiques, l'activité économique a repris en 2018 et cette reprise s'est poursuivie au premier semestre de 2019. La croissance économique devrait s'accélérer légèrement, passant de 4,9 % en 2018 à 5,3 % en 2019 », a en effet déclaré Ivohasina Fizara Razafimahefa, chef de la mission qui a séjourné à Lomé du 28 août au 10 septembre 2019, dans le cadre de la 5ème revue du programme soutenu par une Facilité élargie de crédit (FEC).

Globalement, l’Institution salue « l'important effort budgétaire amorcé en 2017 » qui « s'est poursuivi à fin juin 2019 », de même que le niveau satisfaisant de recouvrement des recettes, et les dépenses globales qui ont été inférieures aux prévisions.

« Si les politiques actuelles sont maintenues au second semestre de 2019, le Togo respectera pour la troisième année consécutive le critère de convergence relatif au déficit budgétaire de 3 % du PIB fixé par l'UEMOA », souligne la mission qui se félicite de l'amélioration du climat des affaires.

« La poursuite des efforts dans ce domaine [climat des affaires, ndlr] sera essentielle pour atteindre les objectifs du Plan national de développement et contribuera à promouvoir une croissance économique inclusive. »

Dans cette dynamique, le Fonds projette un taux de 5,5% pour le Togo en 2020 (soit 0,1 point de pourcentage de moins que le taux légèrement plus optimiste de 5,6% attendu du côté des autorités togolaises), à « mi-chemin » de l’échéance du PND, qui vise en effet un taux de croissance de croissance de 7,6%, à l’horizon 2022.

 Ayi Renaud Dossavi

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A la recherche de 15 milliards FCFA, le Togo a émis des bons assimilables du trésor (BAT) de ce montant sur le marché financier régional UMOA-Titres. Stipulée pour une maturité de 364 jours, cette émission qui devrait être bouclée le vendredi 20 septembre 2019, vient d’être annulée. C’est ce qu’annonce l’agence régionale de planification de la dette UMOA-TITRES.

En effet, par communiqué daté du 11 septembre, cette agence  « porte à la connaissance des investisseurs de l’Union (UEMOA) que l’Etat du Togo a décidé de surseoir à l’émission des Bons Assimilables du Trésor (BAT), de maturité 364 jours et d’un montant de quinze (15) milliards de FCFA».

Les fonds initialement prévus pour être mobilisés auprès des investisseurs, devraient permettre d’alimenter le Trésor Public togolais et combler son besoin de financement au titre de l’exercice budgétaire 2019.

Selon les données officielles, le taux d’endettement du Togo est actuellement à 70% et projeté à 73% à fin 2019.

Séna Akoda

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Dans le cadre de son programme de coaching en faveur des jeunes entrepreneurs, INNOV’ UP Togo, le centre entrepreneurial des femmes d’affaires, va accueillir le 20 septembre prochain, Sahouda Gbadamassi-Mivedor (photo), directrice générale du Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes (FAIEJ).

Cette rencontre, la 6è édition d’Innov’Up coach, sera consacrée à un «  partage d’expériences » et permettra à la N°1 du dispositif institutionnel d’accompagnement des jeunes entrepreneurs d’édifier  son auditoire sur le chemin de l’entrepreneuriat avec son parcours.

Les jeunes entrepreneurs désireux de prendre part à cette session pourront s’inscrire gratuitement ici.

L’initiative « INNOV’UP Coach » vise à inspirer les jeunes entrepreneurs ou potentiels entrepreneurs à travers la présentation d’« une vision globale des différentes facettes de l’aventure entrepreneuriale », selon Candide Leguede, Coordinatrice nationale d’Innov’Up. Plus spécifiquement, c’est un homme ou une femme, modèle de réussite qui raconte son parcours dans le but de susciter l’émulation auprès des jeunes.

A la 5è édition, l’invité spécial était Laurent Tamegnon, DG de la Société d’Administration de la Zone Franche et président du Conseil National du Patronat du Togo.

Séna Akoda

Une réunion autour de la 5G réunit plusieurs représentants de pays africains depuis ce lundi 09 septembre 2019 à Lomé. La rencontre, qui s’inscrit dans le cadre d’un forum économique régional sur les Télécommunications en Afrique, s’étend sur toute cette semaine. Elle est organisée par l’Autorité de réglementation des secteurs de postes et télécommunications (ART&P), à l’initiative de l’Union internationale des télécommunications.

Au cœur des échanges, la transformation numérique et la promotion de technologies futures pour la mise en place d’économies numériques sur le Continent. Il s’agit également de discuter de l’éclosion d’un environnement socio-économique numérique favorable à la réalisation des objectifs de développement durable.

Pour l’ART&P, le Togo ne veut pas être en reste, en ce qui concerne les grands changements liés à ces nouvelles technologies. C'est pourquoi il est opportun de réfléchir, d’ores et déjà, aux possibilités qu’offrent la technologie 5G.

Ayi Renaud Dossavi

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