De grands travaux de construction ou réhabilitation d’infrastructures économiques prioritaires (marchés, etc.) sont annoncés dans 5 villes togolaises à savoir Aného, Atakpamé, Sotouboua, Kara et Dapaong. Ces ouvrages seront réalisés au titre du Projet d’appui à la décentralisation (PAD).
Selon un document de l’Agence d’Exécution des travaux urbains au Togo (AGETUR-Togo) consulté par Togo First, c’est le groupement d’entreprises Banca-Engineering-Poly Consult qui est retenu pour mener les études architecturales, techniques et d’impact environnemental et social des travaux prévus à Aného, Atakpamé et Sotouboua.
S’agissant des travaux de même nature annoncés à Kara et Dapaong, ils seront exécutés par le groupement Betra-Bâtir.
Le PAD vise à renforcer les villes ciblées comme pôle de croissance à travers la promotion des circuits économiques ou plus particulièrement par l’utilisation pérenne des infrastructures réalisées ou réhabilitées. A terme, l’idée est de renforcer la gouvernance locale.
Dans sa 1re phase, ce projet financé à hauteur de 7,8 milliards FCFA, soit 12 millions d’euros, par la coopération allemande (GIZ) et une contribution attendue à 1,2 milliard de l’Etat et à 140 millions FCFA des villes bénéficiaires a ciblé Kpalimé, Tsévié et Sokodé.
Séna Akoda
A Fin mai, le délai moyen nécessaire à la réalisation d’une transaction de transfert de propriété, encore appelée mutation totale, est passé à 6 jours, contre 10 jours à la même époque, un an plus tôt. C’est ce que révèlent les statistiques de la division de la conservation foncière.
Autre fait important, le nombre de titres mutés durant ce seul mois a plus que doublé. 40 dossiers ont été traités durant le mois de mai contre 16 en 2018. Une tendance induite par les réformes incitatives entreprises depuis le début de 2018 et qui se sont accentuées cette année. En conséquence, les chiffres du transfert de propriété ont explosé depuis janvier, franchissant la barre des 60 dossiers traités par mois (60 en janvier et février, 66 en mars, 65 en avril et 40 en mai).
Cette année, le gouvernement togolais s’est engagé sur un autre chantier de réformes, dans la continuité des mesures incitatives prises l’année dernière. Mesures qui ont porté leurs fruits avec une amélioration du score et du classement du Togo dans le Doing Business sur l’indicateur « Transfert de propriété ».
Au nombre de ces nouvelles réformes, la fusion des formalités à la conservation foncière, qui aura permis d’accélérer les procédures, la réduction des frais d’enregistrement et de mutation qui sont désormais forfaitaires, fixés à 35 000 FCFA, ainsi que la mise en place d’une grille tarifaire par les notaires, en ce qui concerne leurs émoluments sur les opérations de transfert de propriété. A cela, s’ajoute une série de réformes en matière de création d’entreprise, de raccordement à l’électricité, de résolution des litiges commerciaux et de fiscalité. Ces réformes ont stimulé une dynamique dans le monde des affaires, avec pour effet la reprise de l’activité économique au second semestre 2018, qui s’est poursuivie en 2019, après une période d’atonie observée en 2017.
Le Centre de contact Majorel qui a été inauguré hier 8 juillet à Lomé, ambitionne de créer au total 500 emplois à moyen terme (à l'horizon 2021). L’information est diffusée via le communiqué de presse de la filiale togolaise de la coentreprise créée par l’allemand Bertelsmann et le marocain Saham.
Actuellement, la société regroupe près de 150 employés. A fin 2019, elle a en ligne de mire une prévision de 300 emplois, confortée par la qualité des ressources humaines au Togo.
Ce facteur est par ailleurs l’une des raisons ayant incité le groupe à implanter son centre à Lomé : « le Togo offre un bassin d’emploi de qualité, des infrastructures de haut niveau et une proximité avec un grand nombre de clients déjà installés dans le pays », constate Imane Benaziz (photo), directrice des opérations du groupe en Afrique subsaharienne.
Si l’ouverture du centre Majorel de Lomé entre dans la stratégie d’expansion du groupe, côté togolais, elle est en harmonie avec l’axe 1 du Plan national de développement (PND 2018-2022). L’ambition des pouvoirs publics à ce niveau est de faire de la capitale togolaise, un centre d’affaires d’excellence.
Avec dans son viseur la création de 500 emplois à moyen terme, l’implantation de ce centre participe à l’objectif de 500 000 emplois envisagés d’ici 2022.
Séna Akoda
« Le but de ma visite au Togo est de voir comment nous pouvons accroître nos opérations et soutenir le secteur privé togolais pour le développement du pays, notamment quand il s’agit de créer des emplois, des activités économiques et d’apporter un impact positif pour le pays ». Ce sont les propos tenus par Sérgio Pimenta (photo), à sa sortie d’une entrevue, ce jour, avec Komi Sélom Klassou, Premier ministre togolais.
Comme annoncé, le vice-président pour l’Afrique et le Moyen-Orient de la Société Financière Internationale (SFI) a entamé, lundi, une tournée au Togo. Dans le cadre de cette visite à forte portée économique, il est accompagné de Jean-Claude Tchatchouang, Administrateur Afrique du groupe de la Banque mondiale.
Alors que le Togo engage un processus de transformation structurelle de son économie qui devrait mobiliser 4 622 milliards FCFA, dont près de 3 000 milliards attendus du secteur privé, cette visite devrait avoir une portée bien particulière.
Sérgio Pimenta semble en effet s’aligner sur la vision de développement du Togo sur la période 2018-2022 traduite dans le PND. Il en est ainsi notamment lorsqu’il évoque création d’emplois, perspectives d’accroître les financements en guise de soutien au secteur privé, impact positif sur le pays, etc.
Séna Akoda
La start-up New Road Company a présenté, en fin de semaine dernière, Choco Noor, sa boisson chocolatée instantanée.
Selon son 1er responsable, Adoyi A. Bimon-Isso, la production de Choco Noor s’inscrit dans la droite ligne du Plan National de Développement (PND 2018-2022). Le produit « made in Togo » est issu de la transformation du cacao.
Selon la start-up dont les responsables affirment surfer sur un cadre incitatif à l’auto-emploi et à l’entrepreneuriat des jeunes, « Choco Noor est un produit naturel, bio et de qualité ». Elle assure également que le produit est fabriqué avec le cacao et les céréales du Togo et répond à toutes les normes prescrites par les organes certificateurs, à savoir l'Institut togolais de recherches agronomiques (ITRA) et l’Institut national d’hygiène (INH).
Des propos que confirment Martin Kokou Aziato, chef section Technologie alimentaire à l'ITRA, et son confrère de l’Institut national d’hygiène (INH), Dikeni Kondi Ousmane.
Mr Kokou Aziato déplore au passage le faible taux de transformation du cacao pourtant produit en quantité en Afrique. Il salue l'initiative de la jeune pousse New Road Company de transformer ce produit sur place et encourage les Togolais à consommer du « made in Togo ».
Séna Akoda
Les choses s’accélèrent. Sauf un changement de dernière minute, le Togo devrait tenter le marché international des eurobonds, d’ici la fin de ce trimestre. Le gouvernement aurait choisi son option : un eurobond plutôt qu’un emprunt commercial. Comme annoncée par le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, alors en visite à Londres, la capitale britannique, en juin dernier, l’opération portera sur un montant de 500 millions d’euros.
Comme Ecobank qui a réussi, entre mai et juin, à mobiliser 500 millions d’euros sur le marché principal du London Stock Exchange (LSE), la bourse londonienne, Lomé compterait capitaliser sur l’expérience du groupe bancaire panafricain.
Une délégation togolaise serait attendue à Londres dans les prochaines semaines pour des contacts avec les investisseurs internationaux institutionnels, présage d’un roadshow, et prendre le pouls du marché. Il s’agit d’une autre visite après celle effectuée, avec le top management d’Ecobank, par certains responsables togolais, le mois dernier.
Après avoir obtenu de l’agence S&P ses toutes premières notations souveraines, le Togo a multiplié les consultations pour lancer son émission obligataire en devises étrangères, alors que la dette publique est sur une courbe descendante et que le pays vient d’obtenir un satisfecit du Fonds monétaire international (FMI) pour les efforts d’assainissement des finances publiques.
La dernière en date est la rencontre entre le ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, et un groupe d’assureurs internationaux, en fin de semaine dernière, à Cotonou, où la prochaine levée de fonds a été le plat de résistance.
Lomé, sous pression de refinancement, a l’ intention de lever ces fonds pour éponger une partie de sa dette intérieure dont les échéances arrivent en cascade, dès cette année. La maturité de cette euro-obligation qui sera en toute vraisemblance, libellée en euro, devise à laquelle est arrimée le FCFA, en parité fixe, devrait dépasser les sept ans.
Selon les analystes d’Attijari Global Research (AGR), les Etats africains ont effectué 77 sorties sur les marchés des eurobonds pour un montant de 87,4 milliards $, entre 2012 à 2018. Rien qu'en 2018, quelque 25 émissions ont été réalisées. Parmi les pays émetteurs, on compte l’Egypte, le Gabon, le Congo, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la Tunisie, le Rwanda, l’Ethiopie, le Kenya…
En 2019, le Bénin, pays voisin du Togo, logé dans la même catégorie par S&P, avait réussi à lever 500 millions d’euros d’eurobonds.
Fiacre E. Kakpo
Le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé (photo), devrait procéder, ce lundi 8 juillet, à l’inauguration du centre de contact Majorel.
Cette cérémonie annoncera la mise en service d'un centre spécialisé dans la gestion de l’expérience client.
Cette société, en tant que prestataire extérieur, permettra entre autres aux entreprises, de mieux gérer leur clientèle, notamment via le traitement des appels entrants téléphoniques, les courriers papier et électroniques.
Selon les informations, Majorel est une entreprise cofondée par le géant allemand Bertelsmann et le marocain Saham. Son ouverture à Lomé est en ligne avec le Plan national de développement (PND 2018-2022).
En effet, le ministère togolais des Postes, de l’Economie numérique et des Innovations technologiques indique que « son installation à Lomé rentre dans la droite ligne de l’Axe 1 du PND qui vise à faire du Togo, un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région ».
Hormis le président togolais, Cina Lawson, ministre des Postes, Moulay Elalamy, PDG du groupe Saham, Thomas Mackenbrock, DG du groupe Majorel ou encore Ghita Lahlou, administratrice de Majorel sont annoncés à la cérémonie d’inauguration.
Séna Akoda
L’acte 3 du concours « Meilleurs Jeunes Entrepreneurs » s’est déroulé vendredi 05 juillet à la Place des Banquets du Palais de la Présidence de la République Togolaise.
Dans le cadre de ce concours, 3 catégories ont été prévues. Dans la 1ère catégorie qui vise les anciens lauréats ou entrepreneurs confirmés, Komi Dovi Koudou (photo), le spécialiste de Natuthé Kinkéliba s’octroie la 1ère place avec une enveloppe de 2, 5 millions FCFA. Il est suivi de son binôme en matière de production bio, Edem Bessanh, le roi des boissons Champiso qui gagne 500 000 F de moins.

La 2è catégorie, celle des petites et moyennes entreprises, a récompensé 3 jeunes entrepreneurs avec 2 millions, 1,7 million et 1,5 million FCFA, par ordre de mérite.
La dernière catégorie dédiée aux très petites entreprises, a mobilisé quelques 6,3 millions distribués à 7 lauréats évoluant dans divers secteurs. Ce sont la production végétale, la transformation agroalimentaire, la production animale, l’artisanat et les services.
A ces lauréats, s’ajoutent 10 jeunes du FAIEJ, PRADEB et du PAEIJ-SP, dont l’engagement a été reconnu et récompensé. Chacun d'entre eux a reçu 200 000 FCFA.
Selon Sahouda Gbadamassi-Mivedor, n°1 du FAIEJ, l’idée qui sous-tend l’organisation de la soirée de récompense des jeunes entrepreneurs est de « créer un cadre d’émulation et de récompense du mérite des jeunes entrepreneurs qui excellent et nous font rêver, nous font croire en la jeunesse Togolaise, malgré les clichés qui peuvent persister et les difficultés qui ne manquent pas ».
Quant à Victoire Tomegah-Dogbé, ministre en charge de la jeunesse, elle affirme qu’au travers de cet événement, « nous célébrons l’excellence d’une jeunesse qui a décidé de se démarquer par son travail, son talent, pour cette noble mission : le développement de sa communauté en créant des entreprises, de la richesse et des emplois ».
Entre autres personnalités présentes à cette cérémonie, on notait Sandra Ablamba-Johnson,ministre-conseillère du Chef de l'Etat togolais, en charge de la Cellule Climat des Affaires (CCA).
Séna Akoda
Faire du neuf avec du vieux, l’astuce est vieille comme le monde et n’a a priori rien d’emballant. Mais « d’emballage » si ! C’est le pari pris par deux jeunes Togolais, Amedjonekou Edem et Mihluedo Kwassi en initiant ‘MiabéProduit’. La startup créée il y a quelques mois, remet au goût du jour les amuse-gueules et autres friandises qui ont bercé l’enfance de nombreuses personnes, jusqu’à la dernière décennie, avant de perdre sensiblement en notoriété au profit de produits plus softs. Du « souklézi » au « gonazo », en passant par le coco rapé, « molou » et tapioca frit, MiabéProduit fait de la culture du vintage sa marque. TogoFirst est allé à sa découverte.
Togo First : Pourquoi « MiabeProduit » ?
MiabéProduit : MiabéProduit est un concept, une marque que nous essayons de créer pour donner une identité à certains de nos produits locaux. Le marché est déjà considérablement envahi par les produits locaux, certes, mais notre vison est de créer autour de ces produits une communauté de personnes qui aura à redécouvrir les produits qu’ils avaient l’habitude de consommer quand ils étaient plus jeunes. Cela procure toujours de la joie de retrouver des aliments qui ont bercé votre enfance.
T.F : Comment est née l’entreprise ?
MP : Elle née d’un constat. Nous avons remarqué qu’une certaine partie de la population prend de plus en plus l’habitude de faire ses emplettes dans les supermarchés. Et la plupart des produits qui figurent dans les rayons sont des produits importés dont nous ignorons les conditions de production. Au même moment, nous avons des produits locaux, sains qui trainent sur des étals au bord des voies et exposées au soleil. Tout simplement parce qu’ils ne sont pas valorisés.

C’est de là qu’est venue l’idée MiabéProduit ou notre produit en langue locale. Nous avons commencé sans aucun accompagnement institutionnel, avec nos propres moyens, des aides de toute nature provenant de proches. Mais nous avons quand même bénéficié d’un accompagnement technique et des conseils du Cabinet SDK Conseil qui est spécialisé dans le suivi et l’accompagnement des jeunes entrepreneurs, ce qui nous a permis d’ailleurs de faire notre première sortie officielle lors de la foire « Entrepreneuriat au féminin ».
T.F : Quels sont les réactions quand vous présentez vos produits ?
MP : L’étonnement et le ravissement dans la plupart des cas. Le fait est que tous nos produits sont déjà assez connus. Du coup le marché est déjà là et acquis. Il nous suffit de bien faire pour que cela soit adopté à nouveau. Cela fait toujours plaisir de voir le ravissement sur le visage d’une personne qui s’extasie sur un produit ou un aliment qui a marqué son enfance ou sa génération.
T.F : Comment comptez-vous conquérir le marché togolais ? Avez-vous des partenaires sur le terrain ?
MP : Je crois qu’avec une bonne politique commerciale nous pourrions espérer conquérir tout le marché togolais. Nous sommes de jeunes entrepreneurs avertis et ceci nous permet d’être rassuré que quelles que soient les difficultés sur le terrain, le rôle d’un entrepreneur est de chercher un moyen pour les surmonter. Nous avons déclenchés une procédure de partenariat avec un certain nombre de supermarchés de la capitale et progressivement nous irons dans l’intérieur du pays.
T.F : Quelles sont vos difficultés ?
MP : Le financement, comme pour toute nouvelle startup. Nous avons commencé avec nos moyens de bord et cela nous cause énormément de difficultés.
Cela entraîne donc une incapacité à satisfaire la demande sur le marché par rapport aux commandes que nous recevons. Je dois aussi préciser que MiabéProduit a opté pour le bio. Toutes les matières premières que nous utilisons pour la fabrication de nos produits sont issues du bio tout comme les emballages qui sont biodégradables. Ceci, dans le but de respecter les normes de la protection de l’environnement et aussi pour préserver une santé saine pour nos consommateurs.
T.F : Quelles sont vos perspectives à long terme ?
MP : Voir MiabéProduit dans les rayons de tous les supermarchés du Togo, ainsi que ceux des pays de la sous-région. Concurrencer rudement les produits importés et enfin exporter MiabéProduit vers la diaspora présente en Occident.
Interview réalisée par Octave A. Bruce
La Représentation au Togo de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) va sortir le chéquier pour appuyer les efforts des pouvoirs publics togolais visant à améliorer la sécurité alimentaire dans la région des Savanes. Cette institution a en effet signé ce vendredi 5 juillet, un protocole d’accord avec le ministère togolais de l’Agriculture, la Croix Rouge, l’Agence nationale de la protection civile et l’Institut de Conseil et d’appui technique (ICAT).
Portant sur 41,4 millions FCFA, ce financement s’inscrit dans le cadre du projet « Appui au renforcement de la résilience des ménages affectés par les inondations dans la région des savanes».
Ainsi, en dehors de son appui au renforcement de la sécurité alimentaire, ce coup de pouce devrait permettre d’accompagner les populations sinistrées dans la région ciblée, victimes des inondations en période pluvieuse.
Dans le détail, le protocole prévoit l’identification et la distribution de kits alimentaires à 900 personnes, des formations en techniques agricoles, la mise en place et l’animation d’Associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC) ainsi que de Clubs d’écoute communautaire (CEC).