A cette veille du 1er Forum économique Togo-UE (FETUE), rencontre d’affaires et d’investissements qui se tiendra dans la capitale Lomé, Togo First fait un tour d’horizon des relations bilatérales commerciales qui existent entre le pays-hôte, et l’Europe des 28.
En 2017, les échanges bilatéraux entre l’Union européenne et le Togo se chiffraient à 2,9 milliards $. Sur ce volume d’échanges, le Togo a importé pour 2,8 milliards $ et exporté seulement pour 91,4 millions $ vers son partenaire commercial.

Les transactions commerciales ont ainsi entraîné une balance commerciale largement excédentaire en faveur de l’Union européenne.
Le Togo était le 62ème client de l'UE-28 (0,1% de ses exportations), et son 136ème fournisseur en 2017.
Dans le détail, l’UE importe principalement du Togo, des produits de base, agricoles et miniers. Notamment les oléagineux, graines, céréales et fruits (17,1 millions $), et le cacao et ses préparations (16,3 millions $). Le Coton togolais importé par l’UE représente quant à lui 7,5 millions $, les fruits et noix, 5,5 millions $. Enfin, le café et les épices, 4,8 millions $.
De grandes disparités semblent être la constante dans ces échanges. Ainsi, le Togo exporte principalement des matières premières, en échange de produits manufacturés et transformés, ce qui n’est pas sans impact sur la balance commerciale du pays d’Afrique de l’Ouest, qui est, incidemment, le principal exportateur de fruits bios de l’Uemoa vers la zone euro.

Selon les données de l’agrégateur des Nations unies, Comtrade, les relations commerciales entre le Togo et certains de ses partenaires du Vieux continent, notamment la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne, varient d’un partenaire à un autre.
Togo – Hexagone (France)
Le commerce bilatéral représente 362 millions $, largement en faveur de la France (en 2017, les importations de produits français par le Togo, représentent 334,2 millions $ ; contre 17,8 millions en sens inverse). Avec une balance commerciale négative à 326,5 millions $ pour le Togo, qui est par ailleurs le 84ème importateur de produits français dans le monde, et son 139ème plus grand exportateur pour cette année.
Togo - Allemagne
Les échanges de biens entre le Togo et l’Allemagne en 2017, sont quant eux moins importants, représentant un marché global de 50,7 millions $. Le pays d’Afrique de l’Ouest a vendu pour 2,8 millions $ et acheté pour 48 millions $.
L’ancienne colonie germanique se situe dans les profondeurs du classement des clients de l’Allemagne, occupant la 148ème place. Elle est son 168ème fournisseur en termes d’importations.
Togo – Grande-Bretagne
Pour finir, selon Comtrade, les flux commerciaux entre le Togo et l’Angleterre représentent 48,9 millions $, avec des exportations togolaises marginales qui cumulent 0,7 million $ de recettes. La facture salée à l’import aura coûté 48,2 millions $ à l’économie togolaise en 2017, après un important pic de 448 millions $ observé en 2012.
En 2017, le Togo était le 117e marché d'exportation du Royaume-Uni et son 182e marché d'importation.
Ayi Renaud Dossavi
La microfinance Coopérative d’épargne et de crédit SIFA vient de bénéficier d’un crédit de 340 000 $ octroyé par la fondation luxembourgeoise Grameen Crédit Agricole (GCA).
Cette somme qui avoisine les 200 millions FCFA devrait permettre à l’institution de microfinance entièrement dédiée à la cause des femmes rurales, Soutien aux initiatives de femmes pour l'autopromotion (SIFA), de maintenir, voire d'améliorer, son offre de services d'épargne et de crédit aux femmes pauvres des zones rurales du nord-Togo.
Un coup de pouce qui devrait permettre à la cible de « générer davantage de revenus », indique un document en lien avec cette opération.
A terme, via l’octroi de ce crédit, GCA et SIFA ambitionnent d’autonomiser leurs clientes.
En décembre 2018, la microfinance d’origine confessionnelle revendiquait 38 000 membres, dont 86 % de femmes, un actif total de 6 millions $, un portefeuille de prêts brut de 4,8 millions $ et des dépôts de 600 000 $.
GCA, pour sa part, est une émanation du Crédit Agricole, banque de détail française, et Muhammad Yunus, fondateur de la Grameen Bank of Bangladesh.
Séna Akoda
La question revêt tout son sens au détour de la participation du Togo au 5th Annual Debate qui s’est tenu dans la capitale britannique, du 5 au 7 juin dernier.
Face aux investisseurs britanniques, le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé (photo), entreprenant une opération de séduction des milieux d’affaires réunis, a mis l’accent sur le hub financier que représente la capitale togolaise.
« Le pays abrite le siège de plusieurs institutions financières panafricaines, régionales ou sous-régionales », a-t-il affirmé.
Notamment celui du groupe bancaire panafricain Ecobank Transnational Incorporated (ETI), le siège de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), de la Banque d’Investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), etc.
Il a fait observer que le mouvement amorcé par ces institutions semblait suivi par certaines banques commerciales. A titre d’illustration, Oragroup. En revanche, a-t-il constaté, il n’existe pas de Business School de référence à Lomé.
Ce constat, dressé en plein roadshow présidentiel pour le financement du PND 2018-2022 pourrait-il être un hasard de calendrier ?
A l’analyse, le N°1 togolais, à demi-mot, plaiderait pour la création d’une grande école de commerce au Togo, pour former les ressources humaines et les mettre à disposition de ces institutions.
Au-delà, la mise en place d’une école de commerce de ce rang pourrait stimuler les jeunes à se lancer dans les affaires, et à miser sur l’accompagnement financier des banques.
Séna Akoda
La somme de 6,736 millions d’euros, l’équivalent de 1 milliard FCFA, va être déboursée pour la réhabilitation, le renforcement des postes sources et des réseaux Moyenne Tension (MT) et Basse Tension (BT). Et plus spécifiquement, pour la réhabilitation de réseaux MT souterrains et le renforcement de réseaux aérien et souterrain.
Ces travaux, prévus sur une durée de douze mois, devront être exécutés par le groupe tunisien STEG INTERNATIONAL SERVICES qui contrôle la filiale « Société Tunisienne de l’Electricité et du Gaz » (STEG), de plus de 45 ans d’expériences, apprend-on.
En effet, cette société vient de remporter le marché afférent aux travaux susmentionnés, à la suite d’un processus d’appel d’offres international lancé par la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET).
Les travaux seront exécutés dans le cadre du PRISET (Projet de Réforme et d’Investissement dans le Secteur de l’Energie au Togo), financé par l’Association Internationale de Développement (IDA), une institution de la Banque mondiale.
Séna Akoda
Le Togo prévoit d’effectuer une sortie sur les marchés financiers internationaux d’ici les trois prochains mois, a confirmé le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé lors d'une interview à Londres. L’opération devrait permettre de mobiliser 500 millions d’euros (328 milliards FCFA) alors que le pays vient de se faire attribuer ses toutes premières notations souveraines.
La semaine dernière, l’agence de notation financière américaine Standard and Poor’s avait rendu sa copie de l’évaluation de l’économie togolaise, attribuant au pays la note B (Catégorie très spéculative) aussi bien pour sa dette extérieure à long et à court terme en devises étrangères qu’en monnaie locale. « Nous prévoyons que l'activité économique bénéficiera de la récente modernisation d'infrastructures clés, comme l'achèvement de vastes travaux au port de Lomé, qui est actuellement le seul port en eau profonde d'Afrique de l'Ouest, et l'ouverture du nouveau terminal de l'aéroport Gnassingbé-Eyadema en 2016», a déclaré S&P pour soutenir son évaluation.
Un Eurobond garanti par la Banque mondiale ?
Selon le n°1 togolais, les fonds levés (de maturité plus longue) serviront principalement à rembourser une partie de la dette intérieure (à maturité généralement plus courte), dont le service tend à être plus coûteux.
Lomé ouvre la réflexion sur la possibilité de passer par des eurobonds ou un prêt syndiqué ou une institution multilatérale. En dehors d’un eurobond, « nous avons d'autres possibilités », a répondu le Chef de l’Etat. Toutefois l’option d’un emprunt obligataire (eurobond) libellé en euro, la devise européenne, réputée globalement stable et surtout arrimée, en parité fixe, au FCFA, semble plus plausible.
D’un autre côté, la Banque mondiale travaillerait, en ligne avec un nouveau cadre de partenariat Pays (CPP), à octroyer des garanties IDA au Togo pour cette transaction. Un coup de pouce qui pourrait offrir des conditions favorables du marché.
Atténuer les pressions de refinancement
Alors que le Togo croupissait sous une dette publique qui a atteint 82% de son PIB en 2016 en raison des énormes investissements opérés pour la modernisation de ses infrastructures, le pays, soutenu par un programme triennal du FMI à partir de mi-2017, a réussi à réduire en moins de deux ans, sa dette de plus de 10 points de pourcentage. Une performance saluée par le Fonds qui estime que le risque de surendettement extérieur est désormais ‘’modéré’’.
Une fin de chapitre qui coïncide avec l’émergence de pressions de refinancement de la dette intérieure qui s’annoncent en cascade sur les cinq (5) prochaines années, alors que le pays vient de lancer son plan de développement. Le PND dont les investissements globaux sont estimés à plus de 8 milliards $ repose à 65% sur le secteur privé.
22e émetteur africain d’eurobonds ?
En cas d’eurobonds, le Togo rejoindrait ses voisins béninois, ivoiriens, et sénégalais, tous logés dans la catégorie « très spéculative », dans le box des pays de l’Uemoa ayant déjà tenté cet instrument de financement. La plus récente, l’eurobond du Bénin qui a permis au pays de s’offrir 500 millions d’euros.
Selon les données de la Banque d’investissement londonienne axée sur les marchés émergents Renaissance Capital, citée par le Financial Times, le Togo deviendrait ainsi le 22ème pays africain à émettre un eurobond. Jusque-là, ce mode d’émission de titres publics a bien réussi aux pays du continent.
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Le Togo noté « B » avec perspectives stables par Standard & Poor’s
Le coup d’envoi officiel des travaux de la centrale thermique Kékéli Efficient Power sera donné par Faure Gnassingbé, président du Togo, le 12 juin prochain, veille du Forum économique Togo-UE (FETUE). Information fournie par le portail officiel de l’évènement
De fait, la cérémonie de pose de la première pierre de cette infrastructure, implantée dans la zone portuaire de Lomé, est inscrite aux activités précédant cette rencontre internationale, les 13 et 14 juin 2019.
La centrale, devant atteindre une puissance de 65 MW, et visant à augmenter la capacité de production énergétique du pays, devrait demander 18 mois de travaux. A la charge du groupe espagnol Grupo TSK (EPC), de l’allemand Siemens, et le groupe Eranove, groupe basé à Paris.
Ce dernier avait, en effet, bénéficié d’une convention de concession avec le Togo, signée le 23 octobre dernier, et lui octroyant le permis de construction et d’exploitation de l’infrastructure, pour une durée de 25 ans.
L’ouvrage, d’un coût global de 64 milliards FCFA, est cofinancé par la BOAD et Oragroup.
Ayi Renaud Dossavi
Sera bientôt disponible, l’édition 2019 du Guide pratique des affaires au Togo. Il sera présenté le 11 juin prochain, lors d’une rencontre autour du climat des affaires.
Conçu et élaboré par une équipe pluridisciplinaire, l’ouvrage publié par l'Agence Focus Yakou, se veut un recueil d’informations de nature juridique, économique, financière et fiscale, qui renseigne sur le cadre des affaires dans le pays.
Ce guide, destiné notamment aux opérateurs économiques, et aux investisseurs, à qui il devrait permettre d’évaluer, préparer, exécuter ou administrer leur programme d’investissement au Togo, sera effectivement lancé le 11 juin prochain. A l’occasion d’une table-ronde, centrée sur le Climat des affaires au Togo, avec pour thème « Doing Business, Réformer pour améliorer les performances des entreprises ».
Une rencontre qui verra la participation d’importants acteurs du milieu des affaires, de l’investissement et de l’entrepreneuriat au Togo et à l’éxtérieur.
En effet, sont notamment attendus comme panélistes, des représentants de l’International Finance Corporation (IFC, du Groupe Banque mondiale), de TogoInvest S.A., du Fonds d’Investissement Adiwale Partners, de la société Maersk Line, de l’Autorité de Réglementation des Marchés Publics (ARMP), et d’Africa Global Recycling (AGR).
Ayi Renaud Dossavi
Signature officielle, hier jeudi 6 juin 2019 à Lomé, d’un engagement de L'Agence togolaise de la normalisation (ATN), à impliquer davantage les femmes et augmenter leur représentativité dans l'application et la prise en compte des normes, dans tous les domaines d'activité au Togo.
Concrètement, après cette rencontre qui s’est tenue au Centre administratif et des services économiques et financiers (CASEF), au cœur de Lomé, les femmes occuperont des places de direction dans les comités techniques de normalisation de l’ATN, en convergence avec l’Objectif du développement durable numéro 5 (ODD5). Ce qui implique, de fait, qu’elles soient dûment outillées sur les normes en vigueur, en fonction de leur secteur d’activité.
Pour rappel, les normes adoptées par l’ATN interviennent « dans tous les compartiments du pays », ainsi que le souligne son directeur général, Fossou Lawson-Hetchely (photo).
De plus, selon l’agence, cette démarche s’inscrit dans la perspective du Plan national de développement, notamment dans son 3ème axe, centré sur l’inclusion sociale.
Ayi Renaud Dossavi
Le logisticien Agility Global Integrated Logistics (GIL) a donné le jeudi 6 juin à Londres, son engagement moral de s'installer au Togo. Une lettre d’intention a été signée à cet effet entre son DG pour l’Afrique, Geoffrey White reçu en audience par le Président de la République, et le ministre togolais en charge du Commerce et du Secteur privé, Kodjo Adedze.
En vertu de l’accord, la compagnie, l'un des principaux fournisseurs mondiaux de solutions logistiques et d'infrastructures connexes, s’engage à construire à Lomé, un parc logistique, au profit des entreprises locales et régionales. Aucun autre détail n’a filtré.
Le projet va permettre de matérialiser davantage l’axe 1 du Plan national de développement (PND) qui vise à faire du Togo, un hub logistique d’excellence et un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région.
Une autre initiative de ce genre, portée par Togo Invest, la firme d’Etat chargée des projets structurants, fait partie des projets phares du PND et serait, sur le plan de l’exécution, à un niveau plus avancé. Les études de faisabilité étant terminées.
« Avec son partenaire SOGEA SATOM, Togo Invest vise à développer sur une superficie d’au moins 50 ha, une plateforme logistique Multiservices et autres installations logistiques à la sortie de la ville de Lomé.», indique la holding d’Etat sur son portail web.
Agility se revendique la plus grande entreprise de logistique au Moyen-Orient. Avec plus de 40 marques sous gestion à travers le monde dont plusieurs datent du milieu des années 1800, la compagnie se réclame « l’un plus grands fournisseurs mondiaux de solutions logistiques intégrées et le plus grand propriétaire et promoteur privé de biens immobiliers industriels au Moyen-Orient et en Afrique du Nord».
Les parlementaires ont adopté ce jeudi 6 juin 2019, la loi sur le crédit-bail. Instrument de financement encore très peu utilisé au Togo, le crédit-bail est un contrat en vertu duquel, une institution financière loue un bien immobilier ou mobilier, corporel ou incorporel à un client qui y dispose du droit d’usage, paie les loyers pour une durée déterminée avec l’intention de s’en procurer à un prix fixé d’avance entre les parties, tenant compte, au moins pour partie, des versements effectués à titre de loyers.
Cette loi offre les outils de promotion du crédit-bail en incitant les PME togolaises à se tourner vers ce type de financement peu connu, qui pourtant leur permet de financer leurs outils de production à des conditions plus favorables, comparativement aux autres crédits classiques.
« L’adoption de la présente loi revêt donc une importance majeure et offre à notre pays un cadre juridique adéquat permettant au système bancaire d’améliorer l’accessibilité du secteur privé au crédit pour accroître ses activités.», a souligné Demba Tignokpa (photo), la ministre de la Planification du Développement et de la Coopération.
Selon elle, « le crédit-bail, dont les effets d’entraînement reconnus sur les autres produits financiers tels que le capital-risque, l’affacturage et les crédits bancaires, constitue un instrument privilégié de financement» pour les PME.
Adopté en Conseil des ministres le mercredi 13 juin 2018, le projet de loi relatif au crédit-bail est un texte communautaire visant à permettre aux pays de l’Uemoa de bénéficier des effets de levier qu’offre un tel mode de financement. Si le poids du crédit-bail mis en place dans l’Uemoa reste encore très faible par rapport au portefeuille global de crédit, au Togo, le montant est quasi-nul en 2017, selon les données de la BCEAO.