Togo First

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Les 4è Rencontres Africa vont se tenir les 21 et 22 octobre 2019 au Maroc et les 24 et 25 octobre au Sénégal.

Via la plateforme d’affaires BtoB qui est une de ses activités phares, cette convention économique "ambitionne d’accompagner l’essor des secteurs d'activités les plus prometteurs en Afrique", estime Dossa Owouko (photo), point focal-pays de l’événement au Togo. Après une participation togolaise qui, de son avis, a été une réussite, les opérateurs économiques qui opèrent au Togo sont invités à visiter http://2019.rencontresafrica.

Plus spécifiquement, le représentant-pays cible les opérateurs économiques évoluant dans les BTP/Infrastructures/Energies, la Santé, l’Agriculture, l'Agro-industrie, l’Industrie et les TIC. L’idée à terme, est de leur permettre de « nouer des relations d’affaires durables, booster leurs activités et créer des emplois en ligne avec les objectifs du Plan National de Développement (PND)», indique-t-il.  Cette année, Dossa Owouko espère une centaine de participants en provenance du Togo.

Séna Akoda

Il s’est ouvert, en ce début de semaine, une session de formation sur les méthodes pour combattre la chenille légionnaire d'automne au Togo. La rencontre réunit, entre autres, les agents de terrain l’Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT), rattaché au ministère de l’agriculture, et des producteurs leaders, sélectionnés pour l’occasion.

Il s’agit de les outiller sur la détection des chenilles, avec l'appui de la technologie, et les nouveaux moyens mis à leur disposition pour lutter contre ce ravageur, qui se nourrit de feuille et de tiges de plus de 80 espèces végétales. Notamment, le maïs, le riz, le sorgho, la canne à sucre, les légumes et le coton.

Entre autres innovations, l’usage de l'intelligence artificielle est intégrée à une application sur smartphone, pour détecter la présence de la chenille sur une plante.

La session de formation, prévue pour être rééditée sur toute l’étendue du territoire, se tient avec l’appui du FAO et de la Banque africaine de développement. Rappelons qu’en mars 2019, le Togo a bénéficié d’1 million $, en don, de la part de ces deux institutions, pour lutter contre ce ravageur.

Ayi Renaud Dossavi

Lire aussi:

Lutte contre l’invasion de la chenille légionnaire d'automne : don d’un million de dollars de la BAD et du FAO

La Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET) mise sur l’optimisation de ses ressources financières pour faire face à ses charges d’exploitation et relever les défis auxquels elle se trouve confrontée.

A cet effet, elle a annoncé privilégier l’option prépayée avec les compteurs « Lafia » pour éviter des factures de consommation impayées de la part de nouveaux clients.

Mais en outre, elle a mis en place un mécanisme pour amener l’administration publique, généralement considérée comme un mauvais payeur, à s’acquitter de ses charges de consommation d’énergie.Une rencontre entre la CEET et les directeurs administratifs et financiers de l’administration publique et ses démembrements a eu lieu récemment en ce sens. Les participants ont eu l'occasion, au cours de cette séance de travail, d’échanger sur ce nouveau mécanisme. De fait, informe l’institution en charge de la production et de la distribution de l’énergie électrique au Togo, cette session a permis de « présenter le mécanisme relatif au règlement des factures de l'administration publique, échanger sur la certification des factures de consommation publique, fédérer et sensibiliser au règlement régulier et rapide des factures ».

Séna Akoda

Au premier trimestre 2019, le trafic total de passagers de l'Aéroport international Gnassingbé Eyadema (AIGE) a connu une hausse de 6,7% par rapport à la même période, un an plus tôt, selon les données cumulées par la Société Aéroportuaire de Lomé Tokoin (SALT). De plus, sur les cinq premiers mois de cette année (de Janvier à mai), l’AIGE montre une tendance à la hausse plutôt soutenue sur cet indicateur, toujours en glissement annuel.

Ainsi, le trafic global de passagers est estimé, à fin mai 2019, à 150 661 arrivées, contre 133 016, à mai 2018. De même, la principale plateforme aéroportuaire du Togo agrège 95 279 départs pour ces cinq premiers mois, contre 88 403 l’année précédente. Soit des progressions de 13,3% et 7,8% respectivement, d’une année à l’autre, sur cette période.

En contraste, le trafic de marchandises (le fret aérien) a légèrement baissé, dans le même temps. Avec une diminution de ces résultats cumulés, en variation annuelle, de 2,3 points de pourcentage. Autre bémol : pour le mois de mai 2019, l'activité économique du Togo est marquée par une baisse du trafic aéroportuaire (de même que des exportations et importations de biens). Une période basse qui se matérialise concrètement à l’AIGE, par une réduction générale dans le flux de passagers, arrivées et départs compris. Avec environ 10% en moins dans chaque cas (-10,6% et -9,1%, respectivement, par rapport à avril 2019). Les correspondances depuis Lomé ayant, quant à elles, diminué de 14,1%.

Cette conjoncture a provoqué, globalement, une régression du trafic aéroportuaire (de 7,4 points de pourcentage) en mai 2019, par rapport à avril. Bien que le fret aérien se démarque de cette tendance, en effet, il est en hausse de 21,7%, par rapport au même mois de mai, une année plus tôt.

Par ailleurs, le mois d’avril a de quoi faire légèrement pâlir son suivant, avec une progression globale du trafic aérien de 1,4% et 16,3%, en variations mensuelle et annuelle, respectivement, dans la logique générale des tendances à la hausse observées pour ces cinq mois cumulés.

Ayi Renaud Dossavi

La 2è édition de l’enquête permanente sur le commerce des services démarre au Togo ce mardi 20 août et s’achèvera le 21 octobre prochain. 

Dirigée par l’INSEED (l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques et Démographiques), elle vise à créer une base de données qui renseigne sur les transactions internationales de services, et s’inscrit dans le cadre du projet portant sur la mise en place des statistiques sur le commerce international des services dans les Etats membres de l’UEMOA. 

Elle reçoit également l’appui de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce  et le Développement (CNUCED).

Diverses catégories de services sont concernées par cette enquête, notamment la transformation, l’assemblage, l’étiquetage, les services d’emballage sur des intrants. Selon Koamé Kouassi, directeur général de l’INSEED, « les données de l’EP-CIS 2 couvriront les importations et les exportations de services suivant les catégories et le pays partenaire ». Elles « serviront à la réalisation des études de marchés, à l’élaboration et au suivi des collectes agrégats macroéconomiques et travaux de recherche et d’analyse économiques », a-t-il précisé hier à la faveur du lancement de cette enquête.

La 1ère édition de cette enquête, menée du 1er au 30 octobre 2018, avait permis de dénombrer 349 entreprises dans le secteur des services.

Séna Akoda

Dans l’espace Uemoa, on note une augmentation de la production de phosphates pour 2018, ressortant à 2.738.100 tonnes en 2018, contre 2.307.900 tonnes un an plus tôt. Soit une progression annuelle de 18,6%. C’est ce qu’indique le BCEAO dans son Rapport annuel couvrant 2018.

Cette augmentation, consécutive à la bonne tenue de la demande, est portée principalement par le Togo, avec une hausse de 28,5% de la production, et le Sénégal, avec une hausse de 14,1% de ses extractions.  

Outre le phosphate, la production d’or a également augmenté dans l’Union, durant la période sous revue, en termes de production minière. Contre, à l’inverse, un repli, dans la production d’uranium, et de pétrole, avec notamment une régression de 17,2% et 16,3%, respectivement en Côte d'Ivoire et au Niger.

Ayi Renaud Dossavi

L'Agence régionale pour l'Agriculture et l'Alimentation (ARAA), basée à Lomé, a lancé un appel à proposition de Projets, dans le cadre d’une initiative qui promeut la commercialisation du Bétail Viande en Afrique de l’Ouest. 

Elle dispose pour cela d’une enveloppe de 3 millions $, avec le concours financier de la Coopération Suisse (DDC).

Sont à cet effet recherchés de projets « innovants », qui permettront de renforcer le développement de l'élevage et du commerce du bétail, en Afrique de l'Ouest et au Tchad, à l'échelle de larges territoires.

Les acteurs intéressés ont jusqu’à ce vendredi 25 août 2019, pour constituer leur dossier et postuler. Délai de rigueur.

Rappelons que l’ARAA est une structure technique spécialisée de la CEDEAO (Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest), intervenant dans le domaine agricole. L’Agence a été lancée en septembre 2013.

Consulter ici l’Avis d'Appel à Propositions de Projets.

Ayi Renaud Dossavi

Afrobaromètre vient de publier le rapport d’une enquête réalisée sur la période 2016-2018 pour évaluer non seulement le niveau de connaissance mais aussi la perception des Africains sur les changements climatiques et leurs effets sur l’humanité tout entière.

afrobarometre

Selon les résultats de cette enquête qui a couvert 33 pays africains, un Togolais sur trois a entendu parler ou a eu connaissance du phénomène planétaire des changements climatiques.

Pour 1 Togolais sur 3, changements climatiques et dégradations des conditions météorologiques sont liés.

En effet, 36% de Togolais associent les changements climatiques aux mauvaises conditions météorologiques. Avec leur lots de bouleversements induits, notamment le réchauffement ininterrompu du climat, la recrudescence des catastrophes naturelles, les tsunamis, les pluies torrentielles et leurs conséquences dévastatrices.

Si au total, plus de la moitié des Africains (63%) ont cette connaissance des changements climatiques qu’ils lient aux dégradations des conditions météorologiques, en Afrique de l’Ouest, les Togolais sont les 2è après le Bénin (37%) à les assimiler ainsi.

Sur les 33 pays africains sondés, les populations mauricienne, gabonaise et ougandaise semblent plus averties sur le phénomène que toutes les autres. En revanche, la Tunisie, le Libéria et le Mozambique ont les peuples les moins informés, ou du moins ceux qui n’établissent pas forcément le lien entre changements climatiques et mauvaises conditions météorologiques.

Selon l’enquête Afrobaromètre, seulement 19% de Togolais affirment que tout en sachant ce que sont les changements climatiques, ils n’ont pas été sensibilisés aux mesures à prendre pour lutter contre les changements climatiques et contenir leurs effets.

Cette donnée semble traduire la portée et l’efficience des actions qu’entreprennent les pouvoirs publics togolais, leurs partenaires techniques et financiers et la société civile, pour faire face aux changements climatiques et contenir leurs effets. Notamment le Programme de Lutte contre le Changement Climatique (PALCC) financé à hauteur de 10 millions d’euros dont 5,5 millions (soit 3,6 milliards de FCFA) aux ONGS et à l’Office de Développement et d’Exploitation des Forêts (ODEF) pour les actions communautaires.

Les initiatives en faveur du reboisement qui se déploient, l’institution d’une journée nationale de l’arbre, la promotion des énergies renouvelables, de l’agro-écologie, etc, auraient, à la lumière des données publiées, un fort impact sur les Togolais, dans une proportion notable. Le pourcentage de Togolais qui déclare n’avoir pas été sensibilisés est de fait, l’un des plus bas en Afrique où la moyenne s’est établie à 29%.

Paradoxalement, le pays dispose d’une forte proportion de population qui affirme n’avoir aucune notion des changements climatiques. Selon Afrobaromètre, il s’agit de 45% de la population totale du Togo. Une donnée qui, sans toutefois alarmer au regard du pic (69%) et de la moyenne (43%) sur le continent, devrait susciter des réflexions pour mieux orienter les actions.

Séna Akoda

En termes d’exportations de café et de cacao, le Togo a ouvert l’année 2019 en nette hausse. Ainsi, au premier trimestre, le Togo a exporté 2 379 433 kg de café, soit une hausse de 13% par rapport à la même période, en 2018, tel que l’informe la direction générale des études et analyses économique, du ministère de l’économie et des finances, dans son Tableau de bord de l’économie togolaise.

De même, la cabosse s’est exportée en hausse de 271% (de 1278 tonnes au 1er trimestre 2018 à 4743 tonnes cette année). La performance est à tempérer cependant, sachant que le pays n’a produit localement, que 2258 tonnes de la fève, soit un peu moins de la moitié de ce qui a été vendu à l’extérieur. Cette différence ne doit toutefois pas occulter le fait que la production de cacao a plus que doublé, d’une année à l’autre. En effet, elle culminait à 1 660 tonnes en 2019, selon les chiffres officiels.

La production de café, quant à elle, est revenue en baisse de 30%.

Ayi Renaud Dossavi

Le Togo va se doter prochainement de moyens supplémentaires de lutte contre la corruption, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Suivant une recommandation du comité de lutte contre le terrorisme du Conseil de sécurité de l'ONU, en accord avec la nouvelle loi sur la sécurité intérieure, le pays mettra sur pied des cellules d’investigation financière au sein de sa police et de sa gendarmerie.

Les hommes et femmes devant composer ces cellules bénéficieront de moyens sophistiqués d'intervention et de formations adaptées. Dans le contexte mondial, africain et ouest-africain où les fléaux visés bouleversent la paix et la sécurité des Etats et des populations, le Togo souligne la nécessité de se doter de ces dispositifs. 

« Les dispositions seront prises pour non seulement créer ces cellules mais aussi former les personnels qui vont les animer », indique le Général Yark Damehane, ministre  togolais en charge de la sécurité. La création de cette police d’investigation financière devrait compléter l'arsenal légal et institutionnel existant en matière de répression des infractions de corruption, de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme.

Le pays dispose déjà d’une Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF). Il est également membre du Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (GIABA). Cette institution régionale dont les commandes sont actuellement confiées au Togolais Kimelabalou Aba, se veut« une réponse majeure et la contribution de la CEDEAO à la lutte contre le blanchiment de capitaux » dans son espace.

 Séna Akoda

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