Selon la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) dans son dernier rapport annuel, le Togo a enregistré une hausse des recettes budgétaires de 13,4 points de pourcentage, en 2018, comparativement à l’année précédente.
Le document indique que cette progression est la deuxième plus importante de l’espace Uemoa (Union économique et monétaire d’Afrique de l’Ouest), couvert par la Banque. Le pays vient ainsi derrière le Niger (+23,5%) et devant le Burkina Faso (+12,3%), formant avec eux le trio de tête pour cet indicateur.
Dans l’ensemble, les recouvrements se sont élevés à 12 832,7 milliards FCFA (18,4% du PIB) dans l’Union, à fin décembre 2018, en hausse de 1 094,0 milliards FCFA soit 9,3%, par rapport à l'année précédente.
Cependant, tempère l’institution sous-régionale, « en dépit de cette amélioration du recouvrement des recettes, le taux de pression fiscale est resté faible à 15,7% en 2018, demeurant en deçà de l'objectif communautaire de 20% au minimum, visé à l'horizon 2019 ».
Rappelons que l’Office togolais des recettes (OTR), chargé du recouvrement, s’est fixé pour mission, en 2019, de collecter 669 milliards FCFA en taxes et impôts. Un objectif qui, selon l’OTR, a été atteint à 48,8%, pour le premier trimestre de cette année.
Ayi Renaud Dossavi
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Pour le premier trimestre de cette année 2019, le Togo enregistre une hausse de 16,0% des dépôts dans les institutions de microfinance ou Systèmes financiers décentralisés (SFD), informe la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, dans son dernier rapport sur la situation de la microfinance dans la zone Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine).
Avec une telle progression des dépôts, le Togo se place deuxième dans la Zone, pour la période sous revue, derrière le Mali (+20,0%), et devant, respectivement, la Côte d'Ivoire (+15,1%), le Sénégal (+10,3%), le Bénin (+9,9%), le Burkina Faso (+3,7%) et le Niger (+0,5%).
Des résultats à mettre en comparaison avec le fait, qu'en 2018, le pays enregistrait la plus importante hausse des dépôts dans l'Union.
Notons par ailleurs que, dans l’ensemble, le montant des dépôts collectés pour ce trimestre dans l’Uemoa s'est établi à 1390,8 milliards FCFA contre 1248,7 milliards FCFA, une année plus tôt, ce qui représente une progression de 11,4%. De même, l'accès des populations aux services financiers fournis par les institutions de microfinance s'est accru de 10,4%, en glissement annuel.
Ayi Renaud Dossavi
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La capitale togolaise accueillera en fin de ce mois (31 août 2019), la quatrième édition du Lomé Tech Expo, un Salon des Technologies et Innovations.
L’évènement, visant à promouvoir l'entrepreneuriat de la jeunesse par la recherche de l'excellence, est porté par le magazine Afrique IT et le Centre d'Etude des Nouvelles Technologies et Energies (CENTECH). Il est annoncé pour se tenir à la salle Concorde de l’Hôtel 2 Février, en plein cœur du quartier administratif de Lomé
La rencontre, centrée sur l’innovation technologique, qui a été hébergée, les deux précédentes éditions, par les villes de Kara et Sokodé, est ouverte à tous, particulièrement aux jeunes.
A noter qu’en sus de l’évènement, se tient le Concours J'INNOV qui primera les 3 meilleurs projets innovants, et auquel sont éligibles, tout jeune, groupe de jeunes ou start-up, portant un projet innovant.
S’inscrire au Salon.
Ayi Renaud Dossavi
L’agrobusiness togolais pourrait bénéficier de financements en provenance de l’Etat du Mississippi (USA).
Phil Bryant, Gouverneur de cet Etat du Sud des Etats Unis, « a exprimé sa volonté de contribuer au développement du Togo par la mobilisation des investissements directs américains, dans le secteur de l’agrobusiness », a annoncé le Chef de l’Etat togolais Faure Essozimna Gnassingbé, sur son compte twitter, hier 12 août.
C’était à la suite d’une séance de travail à Lomé entre lui, certains membres du gouvernement togolais et le N°1 de cet Etat qui se trouve à la tête d’une délégation composée, entre autres, des représentants du secteur privé américain.
Au cours de cette rencontre, les atouts dont regorge le Togo, les avancées qu’il a réalisées ainsi que ses opportunités pour les investissements privés, ont été présentés. L’accent a surtout été mis sur l’environnement des affaires en constante amélioration et le classement du Togo dans le top 10 des pays réformateurs au monde, d’après le Doing Business 2019.
« Le développement de l’investissement et la promotion du financement dont a besoin la mise en œuvre du PND ne peuvent se faire que dans un environnement attractif », a souligné en ce sens Sandra Ablamba Johnson, ministre-conseillère en charge du Climat des affaires.
D’autres rencontres sont annoncées pour éventuellement sceller et concrétiser les bonnes intentions. Phil Bryant invite, à cet effet, « le Chef de l’Etat togolais à une visite dans l’Etat du Mississippi où sera établi un lien très fort avec des entreprises de l’agrobusiness », informe la Cellule de communication de la présidence togolaise.
Cette rencontre, dont la date reste à préciser, augure d’heureuses perspectives pour le secteur de l’agriculture qui contribue à 40% du PIB au Togo.
Séna Akoda
Pour booster le commerce et les investissements entre les USA et l’Afrique, l’Administration Trump a conçu « Prosper Africa », un programme qui devrait remplacer, à partir de 2025, l’African Growth and Opportunity Act (AGOA).
Bénéficiaire de l’AGOA, le Togo figurera parmi les pays pionniers de ce nouveau programme. Cette annonce a été faite par Phil Bryant, gouverneur de l’Etat du Mississippi, lors de sa récente visite au Togo, selon la Cellule de communication de la présidence togolaise.
Selon les propos du N°1 de cet Etat du Sud des Etats Unis, ce choix porté sur le Togo tient compte de la vision de développement du pays et de la contribution attendue du secteur privé à sa mise en œuvre. De fait, le pays attend du secteur privé, près de 3 000 milliards FCFA pour financer son Plan National de Développement (PND 2018-2022). Ceci représente 65% du total des ressources à mobiliser, soit 4622 milliards FCFA.
Notons qu’à propos de « Prosper Africa », Tibor Nagy, sous-secrétaire d'Etat américain aux Affaires africaines, lors de sa tournée sur le continent, déclarait qu’il « bénéficiera grandement aux pays soutenant l’ambition et l’innovation du secteur privé ». Il devrait permettre, selon le responsable, aux producteurs des pays africains d’avoir accès à un marché de consommation américain de plus de 300 millions de personnes, avec un pouvoir d’achat de 13 000 milliards $.
Séna Akoda
De 2012 à 2017, 92 milliards FCFA ont été mobilisés pour la Politique nationale de développement à la base (PNDB) au Togo. Information fournie dans le cadre de la dernière évaluation de ce Programme, présentée en fin de semaine dernière (vendredi 9 Août 2019), lors d’une rencontre présidée par Victoire Tomégah-Dogbé (photo), ministre en charge du Développement à la base.
Ainsi, durant la période sous revue, ces ressources ont notamment servi, à la mise en place de plus de 300 unités de transformations de produits agricoles, la réalisation de plus de 1 300 microprojets, ainsi qu’à restructurer et renforcer plus de 5 530 comités de développement à la base.
De même, plus de 2 600 infrastructures sociocommunautaires de base (salles de classes, unités de soins périphériques, marchés, forages…) ont été réalisés, dans le cadre de la promotion des infrastructures de base.
Notons également que le segment des filets sociaux a permis à 30 000 femmes de bénéficier de transferts monétaires, et de créer plus de 27 000 emplois temporaires. Plus de 29 millions de repas chauds ont été servis dans plus de 300 écoles sur le territoire togolais.
Pour rappel, la PNDB comprend un ensemble de projets financés par le gouvernement togolais, avec l’appui technique et financier de partenaires. Notamment, le Groupe de la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, la Banque ouest-africaine de développement et le Programme des Nations unies pour le développement.
Ayi Renaud Dossavi
En fin de semaine dernière, l’Assemblée nationale a autorisé le gouvernement à ratifier le traité de l’AAMAC (Autorités africaines et malgache de l’aviation civile).
La ratification de ce texte devrait permettre au Togo de renforcer sa coopération avec les autres Etats membres de ce traité en matière de sécurité aérienne, notamment ceux membres de l'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA).
De fait, ce sont ces Etats qui ont signé ce traité dont l'objet est la mise en place d'une organisation internationale de coordination et de supervision de la sécurité de l’aviation civile. L'accord vise entre autres, à « établir et maintenir un niveau régional uniforme de sécurité acceptable, promouvoir l'efficacité et l'uniformité dans le processus réglementaire et de certification ». L’idée est d’« éviter la multiplication des certifications, garantir un niveau uniforme de protection de l'environnement » ou d’« aider les parties à remplir leurs obligations au titre de la convention de Chicago », relative à l’aviation civile internationale.
Au cours de la même session parlementaire, les députés ont donné le feu vert pour la ratification de l’accord de services aériens entre le Togo et le Burkina Faso et celui de transport aérien avec les USA.
Avec la ratification de ces deux textes, le ciel togolais devrait s’ouvrir davantage. Elle permettra en outre « la croissance du trafic ainsi que l’arrivée des touristes et des hommes d’affaires », selon le ministre en charge des Transports, Zouréhatou Tchakondo-Kassa Traoré.
Séna Akoda
Vendredi 9 août dernier, le Togo bouclait sa 3è sortie sur le marché financier régional UMOA-TITRES pour le compte du 3è trimestre 2019. Globalement, les souscriptions enregistrées s’élèvent à 29,5 milliards FCFA mobilisés auprès des investisseurs de toute l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et correspondent à un taux de couverture de 147%.
Selon l’annonce de l’agence UMOA-TITRES, le pays s'adjuge 22 milliards FCFA. Ce résultat consacre son 3è succès de rang sur le marché financier régional où il brille par de bonnes performances marquées par des sursouscriptions depuis le 2è trimestre. « Cette opération s’inscrit dans le cadre de l'exécution du programme d'émissions de titres publics du Togo en conformité avec la stratégie à moyen et long terme de gestion de la dette.», indique l’agence régionale de planification de la dette.
Avec ce succès, le Togo conserve sa place parmi les bons émetteurs de l’union et confirme le retour de la confiance du marché financier régional. En effet, en dehors du Togo, ceux-ci viennent le plus souvent du Bénin, du Burkina, du Sénégal et de la Côte-d’Ivoire.
Notons que le pays se fixe 115 milliards FCFA comme objectif financier ce 3è trimestre, comme au trimestre précédent. Sur cette période, il a enregistré 319 milliards FCFA de souscriptions et retenu 121 milliards FCFA.
Séna Akoda
Le Togo évolue vers la validation de son mécanisme de qualification et de classification des entreprises, bureaux d’études et laboratoires du BTP. Selon des sources proches de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP), la validation technique de ce document vient d’être faite. Celle-ci devrait être suivie d’une validation finale par toutes les parties prenantes du secteur des BTP, assure-t-on.
Ministère de tutelle, ARMP, entreprises de BTP, bureaux d’études, laboratoires de BTP et acteurs de la société civile devraient participer à cette dernière étape. Ces acteurs pourraient éventuellement exprimer leurs préoccupations, faire des propositions ou amendements pour améliorer le document.
A terme, ce processus devrait déboucher sur une classification des diverses structures qui interviennent, chacune avec ses attributions, dans le secteur des BTP. Ce classement se fera en fonction de plusieurs critères, notamment la taille, la capacité technique des entreprises concernées, l’effectif, le niveau de qualification et de compétence de leurs ressources humaines, leurs ressources financières, leurs références en termes de réalisation ou de contrôle de l’exécution d’ouvrages publics, etc.
Une fois cette étape franchie, « certaines structures ne pourront plus être qualifiées pour certains marchés publics », explique-t-on.
On tend ainsi progressivement vers l’assainissement et la professionnalisation du secteur des BTP au Togo. Désormais, conclut la source, on saura « Who’s Who » (ndlr : qui est qui), au sein du secteur.
Séna Akoda
Le Togo vient de lancer un processus devant aboutir à une utilisation sûre, sécurisée et pacifique du nucléaire en adoptant un projet loi en ce sens.
Certes, admet le Conseil des ministres tenu hier, « les applications des rayonnements ionisants procurent d’importants avantages dans de nombreux domaines, notamment la santé, l’agriculture, l’industrie (civile et militaire) et la recherche scientifique ».
Dans le domaine de la santé, le nucléaire facilite le dépistage, le traitement des cancers et la sécurité sanitaire des aliments. Dans le sous-secteur de l’élevage, il contribue à l’accroissement de la productivité des terres, multiplication des variétés de terres fertiles, à l’amélioration de la croissance, de la reproduction et renforce la résistance du bétail aux maladies.
Toutefois, « le nucléaire et les rayonnements ionisants qu’il véhicule, comportent des effets potentiellement nocifs, pouvant résulter d’une utilisation inappropriée, d’accidents ou d’actes malveillants, dont il est impératif de protéger les personnes, la société et l’environnement », souligne le Conseil.
Avec ce projet de loi, le Togo veut « se conformer aux recommandations de l'Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) en se dotant d’un cadre juridique bien structuré qui lui permet de satisfaire les standards internationaux en matière de législation et de réglementation de l’utilisation sécurisée et sûre du nucléaire dans un but pacifique ».
Le pays a adhéré à cette agence le 30 novembre 2012.
Notons qu’après cette étape d’adoption du projet de loi, c’est au parlement qu’il reviendra en dernier ressort, d’accorder son quitus au processus initié.
Séna Akoda