Togo First

Togo First

Un Conseil des ministres s’est tenu hier mercredi 7 août 2019 à Lomé. Il a permis, entre autres, à Demba Tignokpa, ministre de la Planification du Développement et de la Coopération de faire une présentation du Mécanisme de réponse immédiate (MRI) mis en place par le groupe de la Banque mondiale.

« Ce nouvel outil permettra désormais à la Banque mondiale de mobiliser dans un délai très court, les fonds IDA devant faciliter les interventions face aux différentes urgences », indique-t-on.

Qualifié d’instrument flexible, le MRI permet d’accéder  à 5 % du portefeuille non décaissé de l’IDA en 30 jours pour l’appui aux communautés affectées par certains évènements. Notamment les catastrophes  d’origine climatique, humaine et environnementale à l’instar des inondations, des sécheresses, des épidémies et épizooties, des crises alimentaires et des chocs économiques sévères.

Selon les informations diffusées par le site http://planification.gouv.tg, portail web du ministère de la Planification du Développement et de la Coopération, « le MRI peut faire mobiliser au profit du Togo, un montant d’environ 15 millions USD, environ 8,5 Milliards de F CFA en cas d’urgence ou de catastrophe ».

La coordination du MRI sera assurée par un organe que le gouvernement précisera, informe le Conseil des ministres. Celui-ci « aura pour missions, entre autres, de donner les orientations générales nécessaires pour la bonne exécution du mécanisme ».

Séna Akoda

Le togolais Jimi Hope a rendu l’âme en France. Celui qui se considérait comme l’artiste le plus complet de sa génération a succombé à une courte maladie, mais aussi à la mélancolie quotidienne créée par la perte de son enfant. « Docteur Blues », l’homme qui peignait à la lame de rasoir, part sur une ballade rock d’une tristesse qui ne fera pas oublier tout l’art qui émanait de celui qui aimait se surnommer « The Best ».

Le plus grand rockeur d’Afrique contemporaine ne chantera plus l’espoir. La nouvelle est tombée aux aurores, le lundi 5 aout. Jimi Hope, l’artiste togolais qui enchantait les mélomanes du continent par ses mélodies et ses riffs de guitare endiablés a rendu l’âme. Celui que beaucoup considèrent comme le premier rockeur africain, emporte avec lui certaines des années les plus folles de l’art africain. Car plus que sa guitare, sa voix, sa lame de rasoir ou ses sculptures, c’est tout l’être du Togolais qui irradiait cet art, dont il souhaitait se servir pour sauver l’Afrique.

« Hope est mon nom, l’espoir est permis »

Définir un artiste aussi particulier que Jimi Hope, c’est un peu accepter le fait que personne ne pouvait saisir pleinement l’essence de cet homme. Alors, comme tout le monde on en revient à l’une de ses musiques favorites, celle qui, si elle ne véhicule ni son désir de liberté, ni son énergie aussi bien que le rock, permet finalement de comprendre l’un des principaux traits de caractères du Togolais.

guitare

 

« Le blues, comme le cacao, est parti de l'Afrique.»

Jimi Hope était profondément africain. Pour lui, le blues était l’un des principaux moyens d’affirmer son appartenance au continent tout en revendiquant son identité, son histoire. « Le blues, comme le cacao, est parti de l'Afrique, puis a traversé l'océan avant de revenir sous forme de chocolat. Mais la base du blues, c'est l'Afrique », explique-t-il durant une interview.

La base de Jimi Hope était également l’Afrique, très présente dans chacune de ses expressions artistiques. Loin des sentiers battus et des codes, l’artiste togolais a toujours manifesté un profond désir de libérer l’Afrique et sa jeunesse. Peut-être que le blues signifiait pour lui, le bleu de chauffe, la tenue de travail qui lui permettrait de libérer, à sa façon, le continent. Ce style musical très mélancolique a une histoire également teintée d’espoirs ; de retour pour ses créateurs, mais d’émancipation surtout, pour Jimi Hope.

L’artiste, convaincu de sa fabuleuse prédestination, a toujours vu en lui-même un moyen de promouvoir son pays et par ricochet de développer le continent.

espoir

 

« L’espoir est permis.»

« On vend le Christ plus que la bière dans mon pays ! Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Mais l’espoir est permis. Hope est mon nom, et j’ai foi en l’avenir de mon pays », clame-t-il fièrement durant une interview. Jimi Hope n’est pas comme les autres et son histoire, comme lui, n’a rien de commun.

Le fabuleux parcours d’un esthète précoce

Jimi Hope, à l’état civil Senaya Koffi, est né le 12 octobre 1956 à Lomé. Étonnamment, durant ses premières années où l’art est déjà présent, c’est le dessin qui occupe les journées du jeune Togolais. A 6 ans, il dessine et réalise déjà quelques tentatives de peinture. A 8 ans, c’est plutôt la culture qui va occuper les journées oisives du jeune artiste. Il fabrique de petites statues d’ébène qu’il vend à la sauvette. Dans une interview, il révèlera plus tard que ces premières sculptures ont aidé à financer sa carrière de chanteur. La musique, justement, ne commence à occuper son esprit qu’à l’âge de 10 ans. C’est dans cette période qu’il découvre les disques de Jimi Hendrix et de John Lee Hooker. Ce mélange de rock et de blues définira ses bases musicales.

Il commence à pousser la chansonnette au collège, avant de se faire connaître, dès l’âge de 13 ans, dans le groupe qu’il dirige : Acid Rock. Malgré le succès du groupe, il choisit de poursuivre une carrière solo entre les années 70 et 90. A cette époque, les Togolais découvrent une musique à laquelle ils sont peu exposés : le rock. L’énergie de Jimi Hope ne tarde pas à conquérir les foules. Malgré, le boycott de son style musical par la télévision, il continue de séduire les mélomanes du continent et même du monde entier. En 2007, aux Etats-Unis, il recevra la distinction de meilleur rockeur africain. Loin de calmer ses ardeurs, la récompense déclenche une véritable fièvre créatrice musicale chez l’artiste.

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« Mon feeling est énorme, il vient des tripes. »

Aujourd’hui, il affiche 12 albums et une multitude de concerts dans le monde. Il a rencontré et collaboré avec de grands noms comme Nina Simone et Jean Jacques Goldman. « Je suis né artiste et être né artiste c’est comme une maladie. J’ai écrit pendant toute ma vie près de 3000 chansons et je n’en ai même pas chanté 500. J’ai beaucoup de chansons dans mes tiroirs », confie-t-il dans une interview.

Concernant sa musique, son verdict est clair. « Je fais partie des plus belles et des plus grandes voix du monde parce que quand on m’écoute on ne peut pas m’interpréter comme on interprète tout le monde. Mon feeling est énorme, il vient des tripes. Pour chanter du Jimi Hope, il faut avoir des couilles. Ce que je fais, il faut l’aimer pour le faire ». Effectivement, l’artiste déborde de créativité. Et à un moment, la chanson ne suffit plus pour l’exprimer entièrement.

Les regrets de la fine lame de l’art africain

En dehors de ses nombreuses chansons, Jimi Hope laisse également des centaines de tableaux et de fresques qu’il rêvait d’exposer dans la rue. En effet, de retour au Togo à une époque où beaucoup l’imaginent au crépuscule de sa carrière artistique, Jimi Hope délaisse sa guitare, mais retourne à la peinture, un premier amour. Il développe une technique de peinture particulière utilisant des lames de rasoirs.

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« Ce que je fais, il faut l’aimer pour le faire.»

Le succès de ses toiles est immédiat. Il offre ses fresques pour décorer certaines places publiques de Lomé. Il rêve d’une rue plus colorée. D’ailleurs, tout son art, il assume le destiner à la rue et refuse d’exposer ses œuvres dans de grandes galeries. Il préfère les exposer dans la rue. « Jimi Hope a le profond désir de contribuer à la diffusion de l'art dans la rue. Il rêve de concerts populaires et de foules enthousiastes », confie son ami Charles Debbash. Finalement, après une cinquantaine d’années de carrière, l’artiste décède des suites d’une courte maladie. Mais pour certains de ses proches, le premier rockeur africain était déjà un peu mort lorsque son fils ainé est décédé, le 19 juillet 2016, dans un accident de circulation à Lille. Environ 3 ans plus tard, l’artiste togolais l’a rejoint dans l’au-delà.

 

Servan Ahougnon, pour Ecofin Hebdo.

Au Togo, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes (ARCEP), se dote d’un nouveau siège, nichée dans le pôle administratif de la capitale, Lomé.

L’infrastructure, financée par l’ART&P (Autorité de réglementation des secteurs des postes et télécommunications) à hauteur de 2,2 milliards FCFA, pour 60 mois de travaux, a été inaugurée ce mercredi 7 août 2019, par Komi Selom Klassou, premier ministre du Togo.

Pour le chef du gouvernement, le renforcement de l’Arcep devrait fortement contribuer à « attirer davantage le secteur privé », « accélérer les investissements dans le secteur » et « assurer les conditions de concurrence optimales au bénéfice des consommateurs ».

Notons que cet organe, crée en 1998 et opérationnel depuis janvier 2000, a pour fonction de réguler les marchés de communications électroniques et des postes, dans un contexte de modernité et d’évolutions technologiques. Ainsi, pour le gouvernement togolais, cette inauguration s’inscrit dans la perspective de l’axe 1 du PND, qui vise notamment à faire du Togo un hub de services, et un centre international d’innovation et de compétence digitale dans la sous-région.

Ayi Renaud Dossavi

"Promouvoir les investissements et faciliter les échanges par le levier de la technologie", tel sera le thème du Salon FERIN, porté par l'association Terreau Fertile, prévu pour les 10 et 11 octobre prochains à Lomé.

La rencontre, officiellement annoncée au public ce mercredi 07 Aout 2019, se veut un rendez-vous international pour les entreprises, porteurs de projets, jeunes diplomés, investisseurs, et également représentants de l'administrations publiques au Togo. Il s'agit ainsi d'offrir un cadre d'échange entre ces divers acteurs, en vue de faciliter l'échange d'informations, notamment en faveur des jeunes porteurs de projets togolais.

Outre les conférences-débat, expositions, ainsi que la dizaine d'ateliers qui devraient jalonner cette première édition du Salon, notons que l'évènement aura pour point d'orgue, la phase finale du concours de projets T-Fertile, à l'intention des jeunes entrepreneurs togolais.

La compétition, ouverte aux participants agés entre 18 et 25 ans, ou aux startups de moins de 3 ans d'existence, est dotée de trois enveloppes, respectivement de 1 million FCFA (1er prix), 500 000 FCFA ( Prix Spécial entrepreneuriat féminin), et 300 000 FCFA (Prix spécial coup de coeur du Public), en plus d'offres d'accompagnements pour la mise en place de ces projets. Tous les domaines porteurs d'innovation technologique sont concernés: Agriculture, Santé, Education, Fintech, Agroalimentaire, etc...

Le Concours T-Fertile, est ouvert jusqu'au 30 Aout 2019.

Pour postuler ou plus d'informations, visiter le site du Salon FERIN. 

Ayi Renaud Dossavi

Fermé pour cause de travaux de rénovation, le boulevard des Armées va être bientôt livré à l’Etat et rouvert à la circulation. L’information résulte d’une visite de Zoubératou Kassa-Traoré, ministre togolais en charge des Infrastructures et Transports sur le site des travaux.

Cette route transversale est longue de 2,8 km et relie le quartier Bè à l’est de Lomé à la partie ouest, notamment le CHU Sylvanus Olympio. Pour 5 mois consommés correspondant à 52 % du délai contractuel de 8 mois accordé, le taux de réalisation est estimé à 95 %, précise-t-on.

« Il reste les travaux de signalisation horizontale et verticale et l’achèvement des travaux d’éclairage public. Dans un mois au plus, on peut boucler tous les travaux », informe-t-on.

Selon les prévisions annoncées, les travaux devraient s’achever d’ici à septembre prochain et la voie rouverte à la circulation. Ceci devrait être une bonne nouvelle pour les populations riveraines et les usagers de la route.

Notons que c’est Midnight Sun, entreprise togolaise de BTP avec de bonnes références, qui est en charge des travaux. Elle a exécuté, quasiment dans des conditions similaires, la route Notsé-Tohoun-Frontière du Bénin, longue de 57 km, qui désenclave la zone à fort potentiel agricole du Moyen-Mono.

Séna Akoda

« Aujourd’hui, aucune administration ne peut évoluer seule », c’est par ce constat basique qu’Essowavana Adoyi (photo), commissaire des impôts à l’Office togolais des recettes (OTR), a introduit la nécessité de coopération entre les administrations fiscales africaines.

A la faveur de la 3e réunion consultative des autorités compétentes du Forum africain des administrations fiscales (ATAF) qui devrait se refermer ce jour dans la capitale togolaise, l’importance des échanges de renseignements à des fins fiscales a été rappelée avec force.

En effet, les administrations fiscales africaines misent sur les échanges de renseignements pour optimiser la mobilisation des recettes.

Afin de favoriser les échanges de renseignements à des fins fiscales entre pays membres de son réseau, l'ATAF a installé une plateforme que la réunion de Lomé a permis, entre autres, de revoir.

Le besoin de coopération en matière de renseignements à des fins fiscales est justifié par la nécessité pour les administrations fiscales africaines d’optimiser les recettes fiscales, dans un contexte d’accroissement sans cesse des charges des Etats, explique Essowavana Adoyi.

Plus concrètement, le partage des meilleures pratiques en matière de renseignements fiscaux et les échanges d’informations fiscales ont pour but ultime d’appliquer l’impôt prévu à toute opération imposable.

« Aucun revenu ne doit échapper à l’administration fiscale sauf s’il en est exonéré ».

Or, « si les administrations fiscales ne s’entendent pas pour échanger le maximum de renseignements fiscaux, plusieurs opérations susceptibles d’être imposées pourraient leur échapper », a indiqué le commissaire des impôts. Ce qui, à terme, devrait avoir des incidences sur leurs performances en matière de mobilisation des recettes.

Séna Akoda

Dans la capitale togolaise, un séminaire organisé par l’Institut international des assurances (IIA) souligne l’intérêt pour les entreprises africaines de recourir à ce produit. Ceci fait suite à un constat selon lequel l’assurance-crédit-caution est un produit peu utilisé par les PME/PMI africaines et d’ailleurs rarement offert par les professionnels des assurances.

Avec pour fil conducteur « L’assurance-crédit-caution : typologie des polices, principes de tarification et gestion des sinistres », la rencontre de Lomé vise essentiellement à présenter ce produit aux experts venus des pays membres de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CIMA). A savoir : Mali, Niger, Sénégal, Tchad, Côte d’Ivoire, Gabon, Togo, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Comores, Congo, Guinée équatoriale.

Le recours à cette forme de garantie se justifie, de l’avis de Kossi Tofio (photo), directeur de cabinet au ministère togolais de l’Economie et des Finances, par le fait qu’elle préserve les entreprises contre le risque d’insolvabilité de leurs clients et limite, de ce fait, les impayés.

En pratique, « l’entreprise perçoit le montant de sa facture » tandis que « le risque d’impayé est transféré à la compagnie d’assurance », explique ce cadre.

Séna Akoda

Prévue pour prendre fin ce lundi 05 août, la foire "Made In Togo" va se poursuivre jusqu’au 12 août prochain.

Cette décision d’accorder une semaine supplémentaire à l’événement forain est justifiée par la grande mobilisation et le fort engouement pour cette manifestation qui fait la promotion de la production et du savoir-faire togolais, indiquent les organisateurs.

Cette année, l’événement est axé autour de la valorisation et de la consommation des produits locaux. Ce thème s’aligne manifestement sur l’ambition des pouvoirs publics d’intégrer la consommation des produits togolais  dans les habitudes alimentaires de leurs concitoyens.

Deux gestes semblent illustrer cette volonté : d’abord, la consécration d’un ministère aux questions liées à la consommation locale.  Ensuite, l’obligation faite au personnel du ministère de l’Agriculture, de la Production Animale et Halieutique de ne faire la promotion que des mets et produits  locaux, lors de la célébration de la fête des travailleurs, le 1er mai dernier.

Séna Akoda

Le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) va se doter très prochainement d’un logiciel de gestion informatique et outil de surveillance de marque SOLARWINDS. Cet outil devrait lui permettre de gérer son portefeuille de façon plus efficiente.

A cet effet, en ligne avec les dispositions du Code des marchés publics et délégations de service public, l’institution sollicite des offres de la part des jeunes et femmes entrepreneurs enregistrés dans la base de données de la direction nationale du contrôle des marchés publics (DNCMP). 

Le marché ouvert a pour objet : l’acquisition et l’installation du logiciel de gestion informatique et outil de surveillance SOLARWINDS.

En faisant appel à l'expertise des jeunes et femmes entrepreneurs, l’institution placée sous la tutelle de Mazamaesso Assih, secrétaire d’Etat auprès du président de la République, se met en harmonie avec la mesure qui leur attribue 25 % des parts des marchés publics.

L’offre ne s’adresse toutefois qu’aux entrepreneurs qui répondent aux qualifications requises pour exécuter ce marché.

Séna Akoda

dimanche, 04 août 2019 13:29

Togo : Ecobank vire au vert

Le groupe Ecobank dont le siège se trouve dans la capitale togolaise adopte l’énergie solaire photovoltaïque comme source d’alimentation.

Il vient d’installer des panneaux solaires qui devraient lui permettre de couvrir en partie les besoins de son siège en énergie électrique.

La banque accompagne ainsi la transition énergétique amorcée par les pouvoirs publics togolais, qui visent d’ici à 2030, à avoir 50% de part du renouvelable dans le mix énergétique.

L’institution financière s’est, par le passé, associée à diverses initiatives de protection de l’environnement, notamment la célébration de la journée de l’arbre au Togo au cours de laquelle le pays promeut le reboisement pour faire reculer la désertification.

La banque panafricaine n’est toutefois pas la 1ère à amorcer ce virage. Orabank-Togo a installé à son agence de Tsévié (36 km de Lomé via la nationale n°1), un système photovoltaïque de 20 KW. Dans la même lignée, elle prévoit l’installation d’un autre d’une capacité de 400 KW  à son siège à Lomé.

Séna Akoda

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