Togo First

Togo First

En ligne avec son plan de croissance, la Conférence internationale des contrôles d'assurances et de réassurances (CICA-RE) ambitionne de porter, d’ici à 2020, son capital de 30 milliards FCFA à 50 milliards FCFA. Cette opération va consacrer une hausse de 20 milliards FCFA du capital de la Compagnie commune de réassurance des Etats membres de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances .

Pour ce faire, l’institution qui compte déjà dans son actionnariat, les Etats membres, des compagnies d’assurance, de réassurance et des institutions financières, envisage d’approcher de gros investisseurs.

« Il est question d’aller vers d’autres institutions pour renforcer l’actionnariat de la compagnie », dévoile-t-on. On indique qu’il va être institué une cession légale en faveur de la CICA-RE.

A partir de 2020, les compagnies d’assurance vont céder à la compagnie 5% des affaires qu'elles vont souscrire, en dehors de quelques branches comme la maladie. Aussi, en cas de sinistres, la CICA-RE supportera leur prise en charge à hauteur de 5%. Ceci devrait lui permettre de conserver plus de primes sur le marché.

Séna Akoda

Les utilisateurs de WhatsApp auront de la publicité sur leurs statuts à partir de 2020. Annonce faite par Facebook, détenteur de l’application de messagerie utilisée par plus d'un milliard de personnes quotidiennement, dans plus de 180 pays à travers le monde.

Cette information signe la monétisation progressive de WhatsApp, rachetée par Facebook en février 2014, pour la bagatelle de 19 milliards $. Cependant, indique le géant américain du numérique, qui semble décidé à rendre sa pub le moins intrusif possible, les utilisateurs auront le choix de visionner ou non ces éléments.

Si les fondateurs de WhatsApp s’étaient montrés hostiles à cette intrusion de la publicité sur l’application, il n’en est pas moins que la pratique est assez courante pour les utilisateurs africains et togolais, où les statuts servent souvent de canaux de diffusion d’affiches et messages publicitaires.

En 2018, le Togo enregistrait un total de 670 000 utilisateurs actifs des médias sociaux, représentant 8,3% de la population, selon l’outil de gestion des réseaux sociaux Hootsuite.

Ayi Renaud Dossavi

Le Togo ouvre un programme de formation au Programme national de développement (PND) à des étudiants togolais « d’exception » inscrits en Master et issus des universités de Lomé, de Kara et de l’UCAO. Entièrement pris en charge par l’Etat, il est dénommé «Programme Présidentiel d’Excellence du Plan National de Développement» (PPEP).

Les inscriptions s’achèvent le 5 juin prochain ; à la fin de cette période, 20 étudiants devraient être sélectionnés pour suivre un programme complémentaire à leur Master. Ledit programme sera implémenté par l’organisation ShARE qui a développé un savoir-faire dans le monde entier dans la formation de talents, et est assis sur 4 piliers fondamentaux : l’acquisition de compétences professionnelles, l’ouverture au monde, le leadership et les enjeux du PND.

Au cours de la formation, les étudiants seront outillés aux méthodes de conseils – notamment la résolution des problèmes, la communication effective, l’analyse et la gestion de projets.

Ils travailleront en outre sur des projets réels du PND pendant leur cursus: du développement des infrastructures, aux programmes de santé et d’éducation, en passant par des initiatives de création d’emplois, entre autres.

Le programme permettra au pays de renforcer son administration avec les compétences issues de cette formation. En effet, celles-ci, une fois le volet « formation » terminé, devraient travailler auprès du gouvernement pour une période de 3ans, dans différentes institutions clefs à l’implémentation du PND.

Pour candidater, les étudiants doivent être togolais, avoir au plus 28 ans avant le lancement du programme, et être actuellement inscrit dans un programme de master 1. Ils pourront s’inscrire au secrétariat de leur faculté ou sur le site www.share-share.org/ppep/

 

Séna Akoda

Détrôner tout simplement Maggi, le géant mondial de l’agroalimentaire et spécialement du marché des bouillons ou « cubes » comme on aime à l’appeler en Afrique depuis des décennies, c’est l’audacieux pari que s’est lancé Ajavon Ayité, jeune entrepreneur togolais en créant son bouillon Africube via son entreprise Ahoenou (« de chez nous » en mina). Présentée comme plus saine, la nouvelle alternative est composée de soja, d’oignon, de gingembre et de moutarde de Néré. Mais 02 ans après son lancement, le bouillon tarde encore à faire saliver comme espéré. Après tout, les vieilles habitudes ont la dent dure, dit-on, surtout lorsqu’elles ont littéralement fait partie de votre quotidien depuis vos premiers pas. Togo First est allé à la découverte de cette entreprise. 

Togo First : pourquoi Africube, sur un marché déjà considérablement envahi par des bouillons de tout genre ?

Ayité Ajavon : Pourquoi Africube ?!? Eh bien tout est parti d’une publication sur Facebook qui a retenu mon attention. Elle parlait des « dangers des cubes Maggi »; j’ai poussé plus loin ma curiosité et mes doutes furent confortés : ces bouillons étaient dangereux pour la santé. Plusieurs questions me vinrent donc à l’esprit. Pourquoi consommons-nous des bouillons qui viennent de l’extérieur, non consommés par les populations dont sont issus ces grands groupes de l’agroalimentaire, et qui sont visiblement mauvais pour la santé, mais massivement utilisés par les Africains dans leurs sauces ?

Et on nous répète même sans cesse, publicités à l’appui, que sans ces bouillons, nos sauces ne sont pas gouteuses, il y avait un vrai problème! Le souci majeur que nous pointons est le glutamate, un exhausteur de goût, qui modifie de manière artificielle la saveur d’un aliment en donnant un message au cerveau pour lui faire croire que « c’est bon ». Le glutamate éteint de plus le mécanisme de satiété donc favorise l’obésité, le diabète, etc. Aussi il est à prendre en compte la forte concentration de ces bouillons en sel (environ 50% de leur poids net) quand on connait les dangers d’avoir un régime alimentaire trop riche en sel. 

T.F : Comment est née votre entreprise ? Avez-vous bénéficié d’un accompagnement institutionnel ?

A.A : Notre société Ahoenou Sarl a été créée en novembre 2016 sur fonds propres. Elle a officiellement démarré ses activités en Juillet 2017 avec la mise sur le marché de son produit Africube. Notre équipe est composée de jeunes talents de chez nous ayant des compétences dans les domaines aussi variés que la gastronomie, l’agro-alimentaire, le commerce, le marketing et la distribution. Parlant d’accompagnement, nous avons eu la chance de bénéficier, tour à tour du soutien du FAIEJ (Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes, ndlr) et de l’ANPGF (Agence nationale de promotion et de garantie de financement des PME/PMI, ndlr) dans le processus de développement de notre entité et de nos activités. Nous saisissons cette occasion pour leur témoigner toute notre gratitude.

T.F : Comment réagit le marché vis-à-vis de vos produits, quand on sait que les habitudes ont la dent dure en parlant des bouillons traditionnels comme Maggi ?

A.A : Même si la concurrence est bien installée, nous sommes les seuls à proposer un produit naturel et local. Tous les autres sont des exhausteurs de goût fabriqués à base de produits chimiques et arômes artificiels. Les consommateurs étant de plus en plus conscients de l’impact de l’alimentation sur la santé, un accueil favorable a été apporté à Africube qui aujourd’hui se positionne comme une alternative saine et locale aux cubes industriels. Même si du travail doit être encore fait pour apporter l’information à toutes les couches de la population, les réactions positives des consommateurs nous confortent dans notre mission de mettre à la disposition de nos concitoyens des produits sains, naturels et nutritifs.

T.F : Comment comptez-vous conquérir le marché togolais ? Avez-vous des partenaires sur le terrain ?

A.A : Pour conquérir le marché togolais nous comptons d’une part sur une campagne de proximité pour être plus près de la population. Quartier par quartier, marché par marché, maison par maison, nous ferons connaître Africube au plus grand nombre.

36514 inTogoFirst 36514 A la decouverte dAfricube le bouillon qui veut remplacer Maggi dans le OcB

Avec les encouragemetns de Victoire Dogbé, Ministre du développement à la base, de l'artisanat, de la jeunesse et de l'emploi des jeunes.

D’autre part, nous communiquons énormément sur l’aspect santé et les avantages liés à l’utilisation de produits sains et naturels dans nos aliments. Par exemple nous mettons en avant la moutarde de néré qui est l’ingrédient star d’Africube et qui aide à réguler la tension artérielle. Actuellement nous travaillons avec des partenaires distributeurs, nutritionnistes et des professionnels de la santé.

T.F : Quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes confrontés ?

A.A : Faire connaître AFRICUBE à la population togolaise, c’est là la principale contrainte. Dans le marché hyper concurrentiel des bouillons culinaires, pour se faire connaître, il faut absolument faire appel aux médias de masse comme les télévisions, radios, les panneaux publicitaires, pour diffuser notre message au plus grand nombre sur l’ensemble du territoire. Et vous pouvez facilement imaginer qu’une campagne publicitaire de cette ampleur coûte énormément. La capacité à faire face à ces problèmes financiers est notre principale difficulté.

T.F : Et en chiffres, Africube, ça donne quoi ?

A.A : 18 employés, plus de 2 000 000 sachets sticks vendus, plus de 8 pays où le bouillon est distribué (Togo, Benin, Mali, Ghana Burkina, France, USA, entre autres, ndlr) et plus de 50 points de distribution.

T.F : Quelles perspectives ?

A.A : A long terme notre objectif sera d’abord de conquérir la sous-région puis l’Afrique tout entière. Ensuite, nous exporter dans le monde entier, quoi que cela se fasse déjà mais à très faible fréquence. Nous envisageons également de nous lancer dans la fabrication d’autres produits alimentaires locaux et sains.

Interview réalisée par Octave A. Bruce

Au 31 décembre 2018, la CICA-RE, compagnie commune des réassureurs des Etats membres de la CIMA (Conférence interafricaine des marchés d’assurances), a réalisé un chiffre d’affaires de 53 milliards FCFA.

Ce résultat traduit une hausse de 15% du chiffre d’affaires réalisé douze mois plus tôt. Il semble refléter la bonne santé du secteur des assurances en général, et celui de la réassurance en particulier dans l’espace couvert par l’institution financière dont le siège se trouve dans la capitale togolaise.

En 2017, l’institution engrangeait 46 milliards FCFA, signe déjà d’un boom du secteur des assurances en général et plus particulièrement celui de la réassurance.

Conforté par sa performance record en 2018 et les 4 milliards cinq millions FCFA de bénéfices dégagés, le « réassureur qui rassure » pourra procéder à la distribution des dividendes aux actionnaires, « si le conseil d’administration arrête les comptes tels que proposés », indique-t-on.

Son actionnariat se constitue des Etats fondateurs, d’une kyrielle de compagnies d’assurance et de réassurance et d'institutions financières.

Séna Akoda

Mise en place d’un accord de partenariat, ce jeudi 23 Mai 2019, entre l'Autorité de réglementation des secteurs des Postes et Télécommunications (ART&P) et les associations de défense des droits des consommateurs du pays. L’accord vise à former et outiller ces organisations de la société civile, en vue de créer une synergie d’actions entre l'acteur étatique et les consommateurs togolais, dans la défense de leurs droits et intérêts.

Quatre associations ont pris part à cette signature, dont l’Association des consommateurs du Togo (ATC), qui prévoit notamment des concertations périodiques entre ces acteurs.

Pour l’ART&P, cet accord découle des prérogatives qui lui sont définies par la loi, son fonctionnement, en effet, « l'Autorité doit traiter de toutes les questions touchant aux intérêts des consommateurs », souligne Abayo Boyodi, son directeur général.

Ainsi, il s’agit de « mieux travailler dans ce sens », notamment pour une meilleure gestion des plaintes des consommateurs togolais, ou dans les contextes de sensibilisation sur certains produits.

Ayi Renaud Dossavi

Le Togo va solliciter le marché financier régional Umoa-Titres pour rechercher 15 milliards FCFA, le 31 mai prochain. Une fois encore et en ligne avec son calendrier prévisionnel des émissions au 2ème trimestre 2019, c’est par obligations assimilables du Trésor qu’il espère réussir cette opération.

Pour atteindre son objectif, le pays a fractionné les 15 milliards FCFA en des obligations d’une valeur nominale unitaire de 10 000 FCFA. Les obligations souscrites auront une maturité de 36 mois. Leur date de valeur étant annoncée pour le 03 juin 2019, ces titres arriveront à échéance le 03 juin 2022. Ils sont assortis d’un taux d’intérêt de 6,25% l’an, dès la 1ère année, précise l’avis d’appel d’offres de l’agence sous-régionale de planification de la dette.

Le remboursement des obligations se fera le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance (remboursement in fine).

Notons que le 17 mai dernier, le Trésor public togolais avait mobilisé 60 milliards FCFA et retenu 22 milliards FCFA alors qu’il ne recherchait que 20 milliards FCFA sur le marché Umoa-Titres. Le pays confirmait ainsi sa bonne signature sur le marché financier régional.

Séna Akoda

Lucia Allah-Assogba, jeune togolaise, promotrice de  la plateforme Togosimé, figure parmi les 10 femmes noires les plus inspirantes en 2019 selon les résultats de la 1re édition du concours international des femmes inspirantes. Ce concours vise à célébrer les femmes noires inspirantes et à mettre en lumière leurs initiatives qui ont un impact significatif sur les communautés.

Togosimé (marché togolais en Ewé, langue parlée au Sud-Togo) est une plateforme qui fait la promotion des produits « made in Togo » et les commercialise.

« Je tiens à féliciter Lucie Allah-Assogba, fondatrice de Togossimé,qui a été une fois encore récompensée lors du concours international Femmes noires inspirantes », a déclaré ravie Victoire Tomegah-Dogbé, ministre de tutelle de nombreux dispositifs institutionnels dédiés à l’accompagnement des jeunes sur la voie de l’entrepreneuriat.

Etoile montante de l’entrepreneuriat togolais, Lucia Allah-Assogba a décroché son prix dans la catégorie Initiative lors de la soirée de gala au Québec. Ce prix est le 2e à l’actif de la jeune entrepreneure, après celui de « Jeune entrepreneur francophone ».

Séna Akoda

Voici la liste des 10 femmes noires inspirantes 2019

Lauréates Catégorie Initiative

-    Nelly Fhrasmane Porlon et Houria Belkadi Benjebour

-    Venunye Lucia Ahoefa Allah-Assogba et Kossi Nunyeameto Assigbe

-    Angelique Marguerite Berthe Diène  et Stéphane André Pierre Diène

Lauréates Catégorie Personnalité

-      Elza Ritchuelle Boukandou (Gabon)

-      Sabine Monpierre (Le Canada, originaire de la Guadeloupe)

-      Hermione Kangnidé Ligan (Bénin)

-      Angélique Marguérite Berthe Diène (Le Canada, originaire du Sénégal)

-      Lydie Manéré (Canada, originaire de la Martinique)

Les Guest Stars

Catégorie Initiative

Sandra Adzowavi Sakponou Adenka et Adetade Ronnisha Adenka (Entrepreneure américaine originaire du Togo)

Catégorie Personnalité

Amelevi Jacquelin Sokpoly 

La validation d’un document pour une nouvelle politique minière au Togo est à l’étude depuis hier, jeudi 23 mai 2019, dans la capitale Lomé. Son entrée en vigueur ouvrirait la voie vers une nouvelle politique du pays, vis-à-vis de l’exploitation de ses ressources minières.

Ainsi que l’explique Dèdèriwè Marc Ably-Bidamon (photo), ministre en charge des Mines, qui a ouvert ces travaux, ce document « participe à la définition des types d’investissements, concourant d’une part à la croissance économique et d’autre part à la réduction de la pauvreté à travers les activités minières ».

En effet, selon le gouvernement togolais, il s’agit notamment de promouvoir un secteur minier durable, tourné vers la transformation, et qui répond « aux attentes légitimes des populations ».

Notons que cette session de validation intervient dans le cadre du Projet de développement et de gouvernance minière (PDGM), avec l’appui du Groupe de la Banque mondiale.

Pour rappel, mi-avril dernier, deux nouveaux parcours licence ont été ouverts à l’université de Lomé, toujours dans le cadre du PDGM : en Géologie minière, et Chimie analytique Mines et Environnement, visant à former une nouvelle génération de spécialistes du secteur minier au Togo.

 

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage annonce la construction de trois aires d’abattage, d’un coût global de plus de 400 millions FCFA, en vue d’améliorer la capacité et la qualité de la production de viande, dans le cadre de son Projet d’Appui au Secteur Agricole (PASA).

Les trois localités prévues pour accueillir ces ouvrages sont Kara, Sokodé (respectivement situées à 416 km et 340 km au nord de Lomé), et Kpalimé, située à 128 km au nord-ouest de la capitale.

Les travaux pour chaque aire comprennent notamment : la construction d’un bâtiment d’exploitation, d’un bâtiment administratif, d’un bloc sanitaire et d’un bloc de traitement (brûlage, traitement des têtes, pattes et peaux).

La réalisation de ces travaux, s’inscrivant dans l’axe 2 du Plan National de Développement, a été officiellement lancée ce jeudi 23 mai 2019, par Noël Koutéra Bataka (photo), ministre en charge de l’Elevage, à Djamdè dans la région de Kara.

Ayi Renaud Dossavi

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